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 i'm dancing with the devil › payton

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Bellamy Jagger
too young, too dumb to realize
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MESSAGES : 967 SINCE : 20/11/2015 NICKNAME : dameron (marie) ALTER EGO : henry le canari & portia le lama FACE, @ : j. morris rien que pour vos yeux

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MessageSujet: i'm dancing with the devil › payton   Sam 21 Nov - 19:29


PAYTON ARRYNS
“i'm dancing with the devil”

c'est un frisson dans sa nuque alors que ses poils s'hérissent sur toutes parties de son corps. c'est la claque d'un bonheur salvateur après des heures d'une lutte contre la nature. une acharnement, un effort paru insurmontable. c'est un cri dans le silence, et des souffles de joies dans les coeurs. c'est une nouvelle vie qu'il tient dans les bras, qu'il essuie gentiment, qu'il tend à la mère en sueur. une journée de travail bien remplie. l'homme est fatigué d'une fatigue bienfaitrice qui lui donne cette force qui l'anime toujours. sept ans qu'il voit naitre des enfants et pas un seul jour il n'en a remit en question son choix premier. c'est pour cette sensation extatique qu'il accepte de se lever dans la nuit, de trimer des heures durant. c'est pour voir des familles voir le jour qu'il ne compte plus les siens. de toute façon, il n'a pas grand chose à faire de mieux. personne ne l'attends ce soir, Connie ayant préféré dormir chez une amie. ou chez l'amant, qui sait. il a faillit lui demander hier. il en a abandonné l'idée. pas besoin de ça. pas besoin de se foutre en l'air pour cette histoire. il préfère penser à cet enfant, ce garçon à qui il prédit une vie heureuse. une prière silencieuse pour lui souhaiter bonne chance, et voilà que sa journée se termine. sa garde s'arrête. rien ne semble pouvoir gâchée cette journée. petite pause dans une existence explosive qui lui mine le moral. aujourd'hui, Bellamy va bien. aujourd'hui il est serein. il sourit presque à Ripley qui se plaint d'être de nuit, il salut ses collègues, il ne râle pas même en voyant la queue devant les ascenseurs. il prend les escaliers, presque joyeux. presque sans aucun soucis à l'esprit. il dévale les marches, jusqu'à s'arrêter net. jusqu'à perdre son air détendu. jusqu'à voir disparaitre son insouciance momentanée. c'est sur Payton qu'il tombe. et il ne sait pas quoi dire à la blonde. celle-ci l'a embrassé, quelques jours auparavant. et voilà qu'ils se fixent. qu'ils se croisent, première fois depuis sa fuite silencieuse alors qu'il essayait de comprendre ce qui avait bien pu se passer. des questions pleins la tête. des mots qui lui brulent les lèvres. lui l'ombre silencieuse n'ose pas. il la fixe encore un peu, puis s'éloigne. descend une nouvelle salve de marches, avant de s'arrêter, de se tourner vers elle, indécis. un choix qu'il ne fait pas, puisqu'après réflexion le voilà dévalant l'escalier à nouveau... avant de le remonter quatre à quatre, sortant son courage pour de bon de ses poches. « Je sais qu'en ce moment c'est pas la joie avec ma copine, mais je l'aime et on va rester ensemble. Je ne sais pas ce que tu voulais, mais Connie compte beaucoup trop, ça fait des années qu'on est ensemble. » il parle vite, sans réfléchir. il a les mains moites. il essaye de se justifier, de se dire que ce n'est rien. de s'imaginer qu'il n'a pas repensé à ses lèvres depuis. « Bref, tu ne devrais pas faire ça, vraiment. Vraiment j'aime Connie, je sais qu'elle a fait des erreurs mais ça va aller. Je suis désolé si j'ai pu te faire croire quoi que ce soit, ce n'en était pas mon intention. » il cherche quoi rajouter l'homme, il ne fait pas le fier. il regarde ses pieds, vide subitement. en réalité, il ne sait pas même ce qu'ils attendent l'un de l'autre.
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Dim 22 Nov - 15:34



{Sometimes I wake up by the door
That heart you caught must be waiting for you.}

✻ ✻ ✻

La journée avait été longue. Cela avait été une journée enrichissante, comme chaque journée qu'elle passait dans cet hôpital, et Payton ne rechignait jamais à faire des heures supplémentaires quand il s'agissait d'aider des patients. Ses patients. Depuis quelques temps, elle s'occupait d'un militaire qui retrouvait gentiment l'usage de ses jambes alors qu'on lui avait dit qu'il ne pourrait jamais remarcher. Payton, elle aimait les défis, et elle détestait le mot jamais. Si plusieurs médecins avaient rigolé en la voyant s'acharner sur ce patient dans l'espoir de lui rendre sa vie, aujourd'hui, elle pouvait redresser la tête. Après des mois à traquer les chirurgiens pour les persuader d'opérer, des nuits à faire des recherches et des séances de rééducation, cela avait fini par payer. Certes, il ne faisait que de bouger ses orteils, mais pour la jeune femme et ses collègues ayant participé au projet, c'était simplement un miracle et surtout le début d'une nouvelle vie pour lui. C'est après l'avoir ramené vers sa femme d'ailleurs qu'elle décida de prendre une petite pause bien méritée, elle qui n'avait même pas pris le temps de déjeuner. Si beaucoup de ses collègues se retrouvaient à l'étage dans leur salle de repos pour discuter de leur journée, la jeune femme elle préférait s'isoler de temps en temps, là où elle savait qu'elle pourrait souffler un moment loin du brouhaha de l'hôpital. Les escaliers étaient propices à ses moments de détente car peu utilisés, surtout à cette heure-ci. Après être allée s'acheter un encas et un café, la jeune femme s'installa sur les marches et apprécia ce petit moment de calme, où elle se retrouvait seule avec ses pensées. Malheureusement, c'était sans compter sur le passage qui se fût d'abord plutôt furtif d'une silhouette qu'elle reconnaissait parfaitement: Bellamy. Un frisson lui parcouru le dos. Celui qu'elle tentait d'éviter depuis ce fameux baiser qu'ils avaient échangé, un accident dont elle ne voulait plus parler. La jeune femme pensait qu'il ne ferait que passer, mais il semblait tout à coup prêt à rompre le silence pesant qui s'était installé entre eux. Dommage. Elle n'était absolument pas douée pour ce genre de situation, et encore moins celle-ci, lorsqu'il s'agissait de lui. Ses paroles la figèrent, mais elle n'était pas plus étonne que ça. « Jagger, respire, c'était qu'un baiser ok ? » Répondit-elle sur le ton le plus détaché qu'elle pouvait donner. Si à l'intérieur son ventre se tordait, son apparence calme et posée, feignant l'indifférence totale, Payton tentait tant bien que mal de lui faire comprendre qu'elle avait déjà oublié, que ce n'était absolument rien. Ce qui, après tout, pouvait passer... ils s'étaient embrassés, cela pouvait arriver à tout le monde, et normalement, Payton n'en aurait vraiment eu rien à faire. Mais là c'était un poil différent, même si elle semblait vouloir faire comme si cela ne l'était pas... car elle aussi, d'une certaine manière, regrettait son geste, non pas parce que c'était lui, mais parce qu'il y avait Connie. La jeune femme était tout bonnement incapable de savoir ce qu'elle voulait et n'avait toujours pas compris pourquoi elle lui avait sauté dessus comme ça. Le meilleur moyen d'échapper à la réalité pour elle c'était de faire comme si cela n'avait jamais existé, de fuir. Comme toujours. « Foutre le bordel dans votre adorable petit couple n'est pas mon intention. Je m'en carre de vos histoires. Ce baiser c'était sur le coup, mais c'est qu'un baiser. Oublie ça. Pas de quoi en faire un fromage je t'assure. » Souffla-t-elle d'un ton froid, en essayant de ne pas croiser son regard. Elle n'était pas très douée pour employer les bons mots et encore moins pour dire qu'elle était désolée, à dire vrai. Puis, ce n'était pas comme s'il lui avait rendu son baiser, il avait aussi sa part de tord dans l'histoire. Et l'entendre déblatérer des âneries du genre que leur histoire n'était pas terminée et qu'il croyait qu'elle attendait quelque chose de lui la mettait hors d'elle. Quand est-ce qu'il allait comprendre que cette femme ne méritait simplement plus son attention ? Elle l'avait trompée bordel, il fallait qu'il se mette ça dans le crâne. Si elle avait l'habitude de dire ce qu'elle pensait, la demoiselle préféra se mordre la langue, cette fois. « Si tu le dis, tombeur. » Rajouta-t-elle en lâchant un petit rire un poil moqueur, avant de lever discrètement les yeux au ciel. Sa naïveté la faisait fulminer à l'intérieur. Et si elle rêvait de le secouer comme un prunier pour lui faire comprendre de quitter cette fille qui le manipulait comme un pantin naïf, entendre ça de lui voulait clairement dire qu'elle ne pouvait plus rien faire. Certes, ce baiser avait été une erreur. Elle n'aurait pas dû. Mais ce n'était pas la mort, c'était qu'un baiser après tout, il fallait qu'il respire. En réalité, elle se sentait presque vexée. Vexée qu'il puisse croire qu'elle irait tout lui balancer ou la faire passer pour une nana sans cœur qui agit toujours sans réfléchir. La colère monta d'un coup en elle, comme si elle venait de tout assimiler, et son air posé qu'elle s'était fixé sur le visage peinait à garder sa place. La jeune femme se redressa d'un coup, prête à foutre le camp avant de lui en coller une. « Si ton seul souci c'est de savoir si je vais aller le répéter à ta chérie, ne t'inquiète pas. Ce petit secret restera entre nous. Maintenant que je t'ai rassuré, tu peux retourner roucouler avec miss polygame  sans te soucier du reste. Votre vie ne m'intéresse pas! Fais ce que tu veux de ta fierté, après tout, ce n'est plus mon problème. » Siffla la kinésithérapeute en serrant la mâchoire, lui jetant un regard accusateur. Il avait réussi à lui gâcher la fin de sa journée. Ou plutôt, Connie avait apparemment le don de tout gâcher. Parce que sans elle, tout ceci ne serait jamais arrivé, et Payton n'aurait pas cette attirance qui la déstabilisait et la privait de son contrôle auquel elle tenait tellement.
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Dim 22 Nov - 19:22


PAYTON ARRYNS
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cette joie que l'homme ressent est passagère. toujours la même histoire. une excitation proche de l'extase face à l'arrivée de l'enfant. un nuage d'adrénaline qui pourrait le porter jusqu'au bous du monde. et puis d'un coup, plus rien. sa vie à lui revient, claque puissante qui le secoue. parfois la descente est lente, petit nuage qui vois son altitude baisser pour ne plus qu'être un brouillard auprès du sol. parfois, un événement externe vient le faire tomber de son septième ciel. l'événement cette fois, c'est la blonde qui grignote dans les escaliers de l'hôpital, seule. un moment Bellamy se demande ce qu'elle fou là. pas à la cafétéria, pas dans une salle de repos. là, seule, comme cachée. mais de quoi ? il s'imagine un patient à l'agonie, un supérieur en colère, un amant en détresse. quelqu'un, une raison pour que cette ombre sur son visage existe. si il savait que l'ombre, c'est lui. il n'est pas habitué à tout ça Bellamy. il n'a jamais vécu ce moment gênant où l'on rencontre la fille draguée la veille dans un bar au détour d'une rue. Bellamy n'a jamais eu que Connie dans sa vie. que la jeune femme dans ses bras. une histoire qui en fait rire beaucoup qui se demandent pourquoi le garçon s'est senti obligé de s'emprisonner si vite. pas foutu de dire pourquoi, pas foutu de se comprendre. juste amoureux, juste sur que tout irait pour le mieux. voilà que Connie écarte les jambes pour un autre, et qu'on vient le tenter de se perdre à son tour. un monde de fou. c'est peut-être ça le truc. il a besoin de se dire que ce n'était rien, que Connie reste la seule dans son esprit. c'est pourtant si faux depuis quelques jours. et avec la sensation brulante au creux de ses reins dès lors qu'il pense à Payton et son baiser volé, il est de moins en moins sur de lui. c'est peut-être pour ça qu'il se sent obligé de se justifier, de tout ramener à elle. parce qu'il ne sait pas faire autrement, pas vivre autrement. et puis, parce qu'il n'assume pas les réactions de son esprit face à la panthère. « Qu'un baiser, ouais. » a-t-il le droit de se sentir déçu à cet instant ? il hésite, il se dit que non, que c'est atroce. qu'il ne devrait pas se soucier de ça, qu'il devrait être heureux de ne pas avoir à y penser. mais une part de lui, au fond, est chiffonné par la franchise creuse de Payton. vexé, presque. parce qu'au fond, il a adoré ça. quand bien même les regards des curieux l'avaient dérangé. quand bien même le souvenir trop présent de Connie l'avait perturbé. c'était surement la meilleure chose qui lui était arrivé depuis des mois. une chose au doux nom de Payton, aux yeux clairs, au caractère bien trempé. Bellamy, il se rend compte de la force de son attirance au fur et à mesure qu'elle parle, qu'elle le blesse. il comprend Connie, au fond. parfois, il est impossible de dire non à ces sensations qui nous engourdissent. à défaut de lui pardonner, il la comprend. et c'est pour cette exacte raison qu'il décide de tirer un trait sur Payton, sur son visage d'ange et sur ce qu'elle provoque en lui. tant pis pour les conseils de James, pour les encouragements d'Erin. l'infidélité ne fait en rien parti de son code génétique. il se refuse à tomber dans le même vice que sa compagne. pourtant, il veut comprendre. « Pourquoi m'avoir embrassé alors ? Excuses moi d'en faire tout un fromage comme tu dis, mais je n'arrive pas à te comprendre. Tu m'emmerdes pendant des semaines, tu me pousses à bous, et quand tu arrives enfin au résultat attendu tu me sautes dessus ? » mauvaise fois. il était content de pouvoir le lui rendre, ce baiser. « Tout ce que je vois, c'est que tu fais tout pour foutre la merde au possible dans ma vie depuis que tu t'es soudainement intéressée à moi. Mais c'est quoi ton but alors, si ce n'est pas de foutre le bordel ? À quoi tu joues ? » il n'est même pas énervé. il ne comprend pas, voilà tout. il est paumé. mauvais pour comprendre les femmes, il l'a toujours été, mais il lui semble toucher le fond avec celle-ci. un mystère qu'une part de lui aimerait percer -sans mauvais jeu de mot- alors que le reste de son esprit lui hurle de fuir et de ne pas se retourner. c'est la curiosité qui l'emporte, le mystère qui est plus fort. « Ne l'appelle pas comme ça. » il sert les dents, il est blessé. « Elle a fait une connerie, mais c'est pas pour ça qu'il faut lui jeter des pierres. Des conneries ont en fait tous, non ? » il la défend, aveuglé. incapable de discerner ce qui le rend malheureux. il n'a connu que ça, toujours. il ne veut pas se retrouver seul à nouveau, quitte à devoir essuyer les humiliations. il sert les dents, il ouvre plus grand les yeux. « Ma vie ne t'intéresse pas ? Alors pourquoi est-ce que tu viens juger Connie, la rabaisser devant moi ? Pourquoi ma fierté t'importe autant si tu t'en fous ? » il passe une main dans ses cheveux court, il ne sait pas quoi faire de son corps. « Mais qu'est-ce que tu fous à te mêler de ma vie ! Tu me veux quoi, à la fin ?! » il n'en peut plus. une parfaite inconnue des mois avant. maintenant, Payton juge et commente son existence. À en perdre la tête pour le brun qui a perdu le fil, qui se noie dans la logique.
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Dim 22 Nov - 21:06

L'attaque. C'était comme ça que Payton fonctionnait. Elle attaquait, avant qu'on le fasse à sa place et qu'elle prenne le risque d'être blessée. C'était son mécanisme de défense; elle se braquait vite, impulsive, sauvage. Alors, quand quelqu'un qui entre un tant soit peu dans son estime lui rentre dedans, Payton frappe. Elle frappe là où ça fait mal, elle blesse, pour se protéger elle. La jeune femme pensait qu'après ses réponses plus que glaçantes et tranchantes, il finirait par partir, par la laisser tranquille, qu'elle puisse oublier tout ça et passer à autre chose. C'était ce qu'elle savait faire de mieux, fuir. Mais le jeune homme était tenace, elle avait beau être désagréable, il restait là, planté devant elle à lui lancer des accusations qui lui tendaient tous les muscles de son corps. « J'en sais rien moi! Ça me prend, comme ça parfois. » Répondit-elle d'un ton détaché et las en levant les yeux au ciel, un léger sourire crispé sur le visage. Cette situation devenait ridicule. Elle était debout, devant lui, sur le point de partir. Mais il la retenait avec ses paroles dures, ses questions auxquelles elle n'avait pas de réponses à donner. Ou peut-être que si, mais ce serait des réponses qu'il n'avait certainement pas envie d'entendre. Elle fulminait, piégée, comme une lionne en cage. Elle le fixa d'un regard glaçant pendant qu'il déversait son flot d'incompréhension et de paroles blessantes. Elle serra les poings, mais ne flancha pas. « Il me semble, monsieur parfait, que tu ne m'as pas repoussée. Alors c'est bien beau ton petit discours là, mais t'étais aussi présent il me semble. » Siffla-t-elle en serrant les dents, croisant les bras sur sa poitrine. Il voulait quoi au juste ? Qu'elle explose ? Qu'elle l'embrasse encore une fois ? Qu'elle le gifle ? Payton détestait se sentir piégée. Il la mettait hors d'elle, à ses risques et périls. Pour éviter le carnage, la jeune femme prit le temps de déglutir, de prendre une grande inspiration avant de répondre à son énième question de manière civilisée. Elle fit un pas dans sa direction pour se poster devant lui, la tête haute. Il pensait peut-être la toucher avec ses mots durs, mais il en fallait plus pour la faire flancher. Et il avait réussi à la mettre dans une colère qui mettrait sûrement plusieurs heures à se dissiper. « T'as pas besoin de moi pour que ta vie parte en vrille, Jagger. Pourquoi ça t'intéresse autant ce que je cherche? Tu vas retrouver Connie, alors qu'est-ce que ça peut bien te foutre ce que j'pense, mh? » Glaçante, menaçante, elle arqua un sourcil en plantant son regard dans le sien. Elle n'était pas prête de lâcher, si c'était ce qu'il voulait. C'était mal la connaître. Oui, elle l'avait charrié pendant des semaines, mais à aucun moment Bellamy n'avait mit un stop à tout ça, à croire qu'il aimait se faire malmener par la blonde. « Je ne suis pas une hypocrite moi. J'appelle un chat, un chat. Va falloir que tu l'imprimes à un moment ou à un autre. T'es cocu. Et Tu seras sûrement cocu encore et encore, parce que les personnes comme ça, ça ne change jamais. » Elle n'y allait pas de mains mortes, la demoiselle. Son but était maintenant de taper plus fort que lui, et peut-être qu'il finirait par s'en aller, par oublier ce foutu baiser et par oublier l'existence de Payton. Elle n'était pas ce genre de femme, qui embrasse les maris des autres, non. Cette vision la répugnait. Elle lui avait fait la leçon sur l'infidélité de sa copine et n'avait rien trouvé de mieux à faire que de l'embrasser par la suite; elle ne se reconnaissait pas. Dire qu'elle n'a aucune attirance pour Jagger serait mentir. Elle ne saurait expliquer pourquoi cet homme beaucoup trop gentil et humble l'intéressait ainsi... peut-être parce qu'elle se rendait doucement compte que ce qu'elle recherchait n'était pas de ce qu'elle avait l'habitude de côtoyer. « Parce que je pensais simplement que tu valais mieux que les descriptions peu flatteuses que te donnent la plupart des gens dans cet hôpital. » Elle répondit presque en criant. Merde. Ce n'était pas tout à fait ce qu'elle aurait voulu dire à cet instant, mais c'était enfin une réponse plus que sincère. Elle était persuadée que c'était un type bien, un homme qui a des valeurs, qui est foncièrement bon. Elle ne s'était pas trompée. Il était loin d'être ce type niais et stupide que décrivaient les gens dans les couloirs. Et entendre ces rumeurs la rendait dingue. Elle aurait voulu le remballer encore, mais les mots sortirent sans qu'elle ne contrôle quoique ce soit. Payton se sentit tout à coup stupide, vulnérable. Elle baissa quelques instants les yeux en réalisant qu'elle venait de lui prouver qu'il comptait un tant soit peu pour elle. « Laisse tomber ça vaut mieux, oublie tout ça. Retourne vivre ta petite vie parfaite et continues de laisser les gens te rabaisser derrière ton dos. Après tout, si c'est ce qui te fais vibrer, si t'aimes les nanas qui te mènent par le bout du pif, c'est pas mon problème. J'ai essayé de t'aider, de t'ouvrir les yeux, c'était une grosse erreur. »  C'en était trop, elle ne pouvait pas supporter son regard une minute de plus, elle se ridiculisait désormais, c'était trop tard, elle aurait dû se mordre la langue avant de répondre. Malgré la tension et le malaise qui régnait désormais dans ces escaliers, la demoiselle tenta tant bien que mal de reprendre une voix plus posée et de remettre une distance entre elle et lui, avant que cela ne dégénère et qu'elle explose. Elle voulait partir, s'enfuir encore... mais ses pieds étaient cloués au sol, elle refusait d'abandonner sa fierté ici, dans ses escaliers.
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Lun 23 Nov - 0:24


PAYTON ARRYNS
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Payton sent le café, la fleur exotique et la vanille. un moment il tente de deviner quelle plante se cache derrière la senteur fraiche, douce caresse pour ses sens. et puis il se souvient d'où il est, de ce qui ce joue dans ces escaliers, et de Connie. c'est indécent. c'est incorrect. c'est si différent de lui. il s'en veut, pas pour longtemps cependant puisque c'est son incompréhension qui prend le pas sur le reste de ses sentiments. cette sensation de colère il lui semble l'avoir ressenti plus ces derniers jours que le reste de toute sa vie. envers Connie, envers Flynn, envers Dante. Payton ne déroge pas à cette nouvelle règle qui fait du teddybear de l'hôpital une tempête qui s'acharne et tombe où elle peut. comme pour éviter de se noyer lui même. c'est dur pour le garçon. il est déboussolé. il plonge. il cherche, il fait des efforts pour comprendre mais rien ne vient. c'est surement le pire, pour Bellamy. que de n'avoir qu'une moitié de réponse, et de ne pas savoir pourquoi. cette ignorance qu'il parvient toujours à combler au détour d'un livre, d'un site web. là c'est autre, là il ne peut ouvrir Payton pour comprendre. il ne saurait pas où couper. au dessus de l'oreille pour aller voir dans son cerveau, sur la poitrine pour explorer le coeur. il n'a jamais été très bon pour savoir d'où viennent les pathologies. sa première année d'internat a été une véritable torture pour lui, ratant ses points tant de fois qu'il en fut interdit de pratique. dangereux, qu'avait dit Olivia. dangereux, il l'est resté. ce sont ses mots qui blessent désormais, lui qui n'a jamais voulu faire de mal à personne. lui, trop doux, trop précautionneux pour blesser. « Tu embrasses des gens comme ça, parce que t'en as envie ? » c'est stupide, pourtant ça collerait presque avec l'image qu'il a du personnage. ce qu'il se garde bien de dire de peur d'être vexant. si il en a entendu par le passé des vertes et des pas mures sur cette femme libérée, il se refuse à suivre le reste de la population de l'hôpital et de la juger sur des on dit. de la juger tout court. qui est-il de toute façon pour le faire ? elle n'a aucun compte à lui rendre. mais l'idée de la voir embrasser un autre gars ne lui fait pas des plus plaisir. c'est débile. cette fille n'est rien pour lui. il s'en fou. il s'en fou carrément. pourquoi l'a-t-il abordé déjà ? il sent la chaleur monter aux joues alors qu'elle évoque le baiser, et sa réponse. pourquoi l'a-t-il abordé déjà ?! « Tu m'as surpris, voilà tout. » il cherche mieux, mais là il doit bien avouer qu'il n'a pas. « J'étais déboussolé, je me suis laissé porter par l'instant. Je n'aurais pas du. » parce que la fidélité est une vertus importante pour lui. pas parce que le baiser n'était pas bien. il était drôlement bien. des années qu'il n'en avait plus eu un comme ça avec Connie. voilà qu'elle lui revient encore à la gueule la blonde. quatorze ans. au bous de temps de temps, on fini par ne plus votre autre chose que l'être aimé. une douce torture. un piège terrible. elle semble en colère face à sa réponse et il fait un pas en arrière, histoire de se protéger d'une éventuelle gifle. mais la gifle ne vient pas, seul les mots viennent le frapper au visage. « Ça m'intéresse, c'est tout. » parce que personne ne s'intéresse à moi de cette façon, d'habitude. ça il ne le dit pas. il est sensible et naïf, pas complètement con. il est entier, mais sait se taire quand il le faut. il préfère ne pas prononcer le nom de sa compagne, il a l'impression que cet échange est le premier pas vers un adultère qu'il exècre. il aimerait partir comme elle le lui suggère, mais il n'en est pas foutu. trop curieux. désireux de voir la situation dans son ensemble, puzzle dont il résous l'image. et Payton qui utilise les mots dur qui le hante, et Payton qui accuse Connie. il n'est pas foutu de répondre. au fond de lui, il ne sait que trop bien qu'elle a raison. que sa copine n'est plus heureuse à ses cotés, plus satisfaite de cette vie à deux qu'ils ont laissé s'installer. mais y penser lui fait trop de peine, alors il préfère se voiler la face. il est prêt à abandonné, prêt à se dire que merde, ça n'en vaut plus la peine. et Payton décide de lui montrer son véritable visage. la carapace se fissure, il n'en revient pas. il perd sur son visage ces traits enragés qui l'habitaient. il a du mal à en croire ses oreilles, à dire vrai. est-elle en train de le défendre ? de le complimenter ? de lui donner de l'importance, voilà. lui, le gars qui n'existe pas. celui qu'on oubli, celui qu'on efface. et la tendresse qu'il voit dans son regard lui réchauffe le coeur. alors la panthère aurait un coeur ? sa voix elle s'adoucit, son ton se calme. Bellamy se sent s'apaiser. il est... touché ? il ne comprend pas tout, surprit par cette soudaine attitude qu'à la jeune Arryns. il ne sait pas quoi lui répondre, trop sonné. il la fixe longuement, en silence. il hésite, il souffle. « Tu penses que je vaut mieux ? » c'est tout ce qu'il arrive à retenir, le brun. on ne lui a jamais sorti ces paroles là. il sourit, il ne peut s'en empêcher. il ne sait pas garder une colère bien longtemps, pas assez entrainé. il est trop marqué par les mots de la blonde. « C'est gentil. » voilà. Bellamy coeur fondant, en vente dans les grandes surfaces, rayon frais. gros débile.
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Lun 23 Nov - 18:56

« Non, par obligation. » Répondit-elle ironiquement en levant les yeux au ciel, agacée. Décidément, il n'était pas prêt d'améliorer son cas. La belle pouvait concevoir qu'il ne comprenne pas son mode de vie ni son fonctionnement, car après tout, peu de gens comprenaient... c'était d'ailleurs une des raisons pour laquelle pas mal de nanas la regardaient de travers quand elle passait dans les couloirs. Certainement de la jalousie, dirait Duncan. Mais pour Payton, c'était comme si c'était marqué "garce sans cœur" ou "allumeuse" sur son front. Certes, elle était loin de coucher avec tout l'hôpital, d'ailleurs, elle mettait un point d'honneur à être respectée au sein de son travail. On pouvait facilement penser que la blonde était légère, mais en réalité, la plupart du temps, elle ne fait que jouer, provoquer, défier. Et elle avait réussi son coup apparemment, encore une fois. Elle l'avait surpris, lui. Ce qu'il ne savait sûrement pas, c'était qu'elle s'était surprise elle-même. Mais ça, il était hors de question de le mentionner. Il fallait qu'elle tienne, qu'elle soit fière, froide, distante. « Non, tu n'aurais pas dû. C'est pour ça qu'on ferait bien de ne plus en parler. » Répondit-elle sèchement, en serrant les poings. Elle avait de plus en plus de peine à tenir. Le seul moyen pour elle de le ramener vers le droit chemin, c'était d'être désagréable, de faire comme si tout ça n'avait été qu'un simple jeu pour elle. Il aimait Connie. « Mais pourquoi ça t'intéresse autant, bordel ? » Marmonna la kinésithérapeute, au bord du gouffre. Certainement que Connie n'était pas celle qui lui fallait, elle en était d'ailleurs persuadée... mais elle savait qu'elle était loin d'être un modèle non plus. Avec elle, tout serait dix fois pire. Elle était froide, tranchante dans les propos qu'elle tenait. Elle tentait de lui faire comprendre qu'il perdait son temps en voulant recoller les morceaux, qu'il se détruisait à petit feu. Malheureusement, il ne semblait pas comprendre. Il ne semblait l'écouter qu'à moitié. Il était là, à la regarder avec sa moue intriguée, avec ce regard qui arrivait à capter Payton, ce petit air gentil, apaisant, adorable qu'il dégageait. Le voir aussi calme l'énervait davantage. Pourquoi restait-il là? Pourquoi ne lui répondait-il pas plus méchamment? Elle le méritait pourtant. Elle n'attendait que ça, pour se sentir moins fautive, pour se sentir libérée à nouveau. La regarder ainsi ne l'aidait pas. Il la fixait, ne la lâchait pas du regard, quitte à donner davantage de gêne à la jeune femme, qui n'arrivait presque plus à le regarder dans le blanc des yeux. Il la déstabilisait. Et elle détestait cela autant que ça la troublait. Il ne manquait plus qu'il se focalise sur ses dernières paroles. Dernières paroles qui sortirent sans réfléchir, qui la mirent un peu plus à nu encore. Elle avait envie de disparaître sous terre. Elle avait envie de l'étrangler, de lui dire de partir, loin. Elle avait envie qu'il reste. Qu'il continue à la regarder comme ça. Elle ne savait plus. « T'es sérieux? C'est tout ce que tu retiens? » Lâcha-t-elle, incrédule. Les sourcils arqués, elle resta quelques instants silencieuse, à l'observer, les yeux grands ouverts. Observer ce petit sourire qu'il avait désormais sur le visage. Elle avait envie de rire. Il la faisait rire. Il arrivait à lui faire oublier sa colère en deux secondes. Jamais elle n'était tombée sur un homme aussi simple. Simplement bon. Un homme qui ne reste pas fâché, qui n'a pas un égo plus grand que lui, qui n'utilise pas les femmes. Un homme qui, même après toutes ses paroles dures à encaisser, était en train de lui sourire bêtement, comme si tout ceci n'avait été qu'une blague. Comme si elle comptait pour lui. Payton dut se retenir de sourire, elle aussi. Elle ne devait pas baisser la garde. Il ne devait pas rester. Il l'avait dit, Connie était toute sa vie. A croire qu'il était encore plus indécis qu'elle. « Contrairement à ce qu'on pense, ça m'arrive. » Répondit-elle dans un murmure, se retenant de pouffer de rire. Elle avait envie de le tuer. Il la troublait complètement. Désormais, elle devait redoubler d'efforts si elle voulait paraître énervée et montrer qu'elle lui était complètement indifférente. Apparemment, il était venu pour lui dire qu'il retournait avec sa petite amie, la traitresse, l'infidèle. Payton n'était pas censée l'en empêcher, il lui avait bien fait comprendre les choses. « Je voulais simplement t'aider, Jagger. Tu mérites mieux que Connie. Montre-leur à tous qu'ils se trompent sur toi. T'arrive bien à devenir un petit con quand tu veux, tu me l'as montré. Ben c'est le moment de le sortir. » Elle se devait de s'effacer, d'oublier tout ça. Mais il ne l'aidait pas, présentement. Qu'est-ce qu'elle disait là, au juste? Les mots sortaient à nouveau sans qu'elle ne contrôle quoi que ce soit. Il fallait qu'elle reprenne le dessus avant de recommencer le même schéma. Schéma qui ne les mèneraient nulle-part, et qui ne ferait qu'entacher un peu plus leur réputation déjà bien amochée. « Maintenant, tu fais comme tu veux, j'suis pas ta mère, ni ton amie. J'ai pas à me mêler de tout ça, j'aurais jamais dû le faire. T'es pas prêt. T'es pas prêt à faire face à la réalité. Tu vis dans un autre monde. » Elle aurait voulu prendre un ton plus glaçant, mais Payton parlait désormais calmement, sincèrement. Il ne voulait pas comprendre que Connie l'empoisonnait, elle ne pouvait plus rien faire pour l'aider désormais. « D'ailleurs, je sais toujours pas pourquoi t'es venu. C'était qu'un baiser, t'affoles pas, j'en parlerai pas. J'ai autre chose à faire (...) donc maintenant que je t'ai rassuré, tu peux partir Jagger et aller faire des muffins ou je ne sais trop quoi et me laisser terminer ma pause. » Et elle avait déjà bien assez d'embrouilles pour continuer à avoir cette relation bizarre et malsaine avec un homme au cœur occupé. Elle n'était pas comme ça. Ce n'était pas une garce, bordel.
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Bellamy Jagger
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Lun 23 Nov - 23:52


PAYTON ARRYNS
“i'm dancing with the devil”

un instant, Bellamy se demande si elle est sérieuse. pas toujours très doué pour déceler l'ironie, il se demande bien qui pourrait l'obliger à se jeter comme ça sur les hommes des services différents. enfin, de lui du moins. à bien y réfléchir, il ne lui connait pas d'histoires. les rumeurs vont pourtant si vite dans cette saleté d'hôpital. on dit d'elle des tas de choses, mais la réputation de fille facile n'en fait pas parti. quand bien même, Bellamy se sent toujours en décalage lorsqu'il s'agit de rumeurs. il hoche la tête, fait des petits sourires, puis oublie complètement le commentaire. on ne juge jamais personne mieux que par soi même. on ne juge pas tout simplement, on apprend à connaitre. un précepte apprit par sa mère et toujours mit en place. Bellamy il passe souvent pour une personne niaise, pour un fabuliste à l'humanité erronée. parce qu'il ne se méfie pas, qu'il fonce dans le tas en souriant. une sorte de Bouda qui croit en l'homme. être impossible pour beaucoup qui voient en lui une hypocrisie digne d'un homme politique. surement un trait hérité de son père. de son père par contre, il n'a pas l'éloquence. il se met à bafouiller dès que les termes deviennent trop personnels, dès que l'émotion prend le pas sur le reste. enfant. « Oui, c'est ça. On en parle plus. » il a les mains moites. soudainement sa langue l'a plus envie de s'arrêter, les mots ne peuvent s'empêcher de fuser. « C'est pas comme si ça voulait dire quoi que ce soit. On s'en fou de toute façon, on est des adultes. Des adultes qui ne parlent pas de choses quand ils n'en ont pas envie. » ça parait logique ouais. ça lui parait plus logique que les réponses qui lui viennent face aux questions de la blonde. c'est vrai ça, pourquoi ça l'intéresse autant ? parce qu'il est curieux de savoir l'effet qu'il lui fait ? parce qu'il ne peut s'empêcher de se rappeler du gout de sa chair ? parce que merde, c'était quand même vachement bien d'en embrasser une autre ? « J'en sais rien moi ! Je me posais la question, c'est tout. » même lui il ne se sent pas crédible. il ne se croirait pas à sa place. un comble. il n'a jamais vraiment sut mentir de toute façon. d'habitude, il se contente de rester silencieux, de s'effacer et de faire un sourire. d'être un mur dont on a pas besoin de se soucier, qui se gère tout seul. comme un grand. un grand qui n'arrive pas à rester fâché alors qu'elle lui dit des mots qui le retournent. d'un coup, elle n'a plus l'air de jouer la comédie. ferait-il envie la véritable Payton pour la première fois ? elle le perturbe plus encore que lors de leur baiser. c'est dire. il ne peut s'empêcher de la fixer, d'attendre la suite. il a envie de savoir, encore et encore. avide. « Bah. C'est juste que je ne m'attendais pas à ce que tu me dises ce genre de chose, quoi. Surtout toi. » ça par contre, il l'ose le dire. il soupire, il reprend. « C'est pas comme si tu m'avais montré la moindre sympathie, ces derniers mois. » elle lui voulait quoi d'ailleurs, en vrai ? elle qui n'avait jamais fait le moindre pas vers lui était soudainement devenue une sorte de brute qui insulte et pique le gouter d'un enfant. le gouter en moins, les insultes en plus soft. rien de bien gênant pour le garçon. il sourit un peu plus alors qu'elle parle, le regard ailleurs, comme pour cacher quelque chose. « Tu sais, je m'en fiche un peu de ce qu'ils disent. Je veux dire, je suis au courant que la moitié de l'hôpital me prend pour un manche. Même ma famille me prend pour un manche, j'veux dire. Je n'ai même pas réussi à finir mon internat. Mais je m'y suis habitué, tu sais. » il se rapproche d'elle, il en a besoin. il ne sait pas pourquoi, mais il en a besoin. il la fixe, hypnotisé. d'habitude, il aurait eu le réflexe de comparer son visage à celui de Connie, ses cheveux à ceux de Connie, son corps à celui de Connie. mais là, pour une raison qu'il ne comprendra surement jamais, Welch n'est plus là. juste un escalier aux murs pâles, et Payton. « Je ne vie pas dans un monde. Je suis conscient de son infidélité. Mais on est resté quatorze ans ensemble. J'ai besoin de me dire que ce ne sont pas quatorze ans pour rien, que je n'ai rien raté. » il est franc, bien trop franc avec cette inconnue qu'il n'a fait que croiser dans des couloirs. il se sent bien pourtant, à l'aise. moins en colère. simplement plus serein. elle essaye de se montrer blessante mais n'y parvient plus. sans trop savoir pourquoi, il se met en tête qu'elle ne pense pas ce ton condescendant, cette aigreur à peine voilée. « Très bien, je te laisse en paix. » il fait un signe de tête, il commence à descendre les escaliers, à nouveau. il ne peut s'empêcher de penser à James et à ses grands mots. il sait qu'il va le regretter, mais il s'arrête à nouveau, en bas de sa volée de marche. « James m'a dit que je devrais t'inviter à diner. Que tu étais une fille bien. Il me semble qu'il ne m'a pas menti. »
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Mer 25 Nov - 18:59

Lorsqu'il commença son monologue, Payton se posa plusieurs questions. Pensait-il réellement ce qu'il disait ou était-ce une manière de détourner le sujet ? La jeune femme hésitait, car elle ne l'avait jamais vu autant déblatérer de paroles en si peu de temps. Il semblait troublé, nerveux. Avait-il peur qu'elle en parle à ce point-là ? S'en était presque vexant, même si c'était elle-même qui ne désirait plus en parler. « Oui, on s'en fou, c'était rien. » Rajouta tout de même la kinésithérapeute d'un ton détaché, en plissant les yeux, observant minutieusement la réaction de Bellamy suite à sa réponse. Elle non plus ne semblait pas savoir ce qu'elle voulait. Lorsqu'il était enfin d'accord avec elle sur le fait que ce n'était qu'un simple baiser sans arrières pensées et sans attentes, la demoiselle n'apparaissait pas satisfaite. Si elle feignait de ne pas comprendre son comportement, elle savait pertinemment, au fond d'elle, pourquoi sa réponse lui importait autant. C'était parce que ce n'était pas rien. Payton n'embrassait jamais personne sans sentir une certaine attirance pour celle-ci. Et ô grand jamais elle n'avait embrassé personne comme ça, en plein milieu de l'hôpital, à la vue de tous. Il se posait la question, rien de plus. La belle arqua un sourcil, dubitative. Il ne semblait pas honnête non plus, c'était une certitude. Payton avait un don, elle savait pertinemment lorsque quelqu'un lui mentait. Et c'était le cas en ce moment. Bellamy lui cachait quelque chose. Il ne lui disait pas tout. Mais pouvait-elle vraiment lui en vouloir, elle qui était en train de faire exactement pareil? Après tout, elle faisait tout ça pour lui, pour son "couple". D'ailleurs, elle allait foutre en l'air son plan si elle continuait à parler, parler et parler sans réfléchir. Mais ça faisait tellement du bien de mettre une pincée de sincérité dans ses paroles, c'était tellement rare qu'elle se livre, ne serait-ce qu'un tant soit peu. Elle ne pouvait pas nier qu'il avait raison lorsqu'il lui sous-entendait qu'elle n'avait pas pour habitude d'avoir de gentilles paroles à son égard. C'était un de ses gros problèmes, à la demoiselle. Dès lors qu'elle sent qu'elle s'attache, elle s'arrange pour tout foutre en l'air. Bonne comédienne, princesse de glace, paroles tranchantes, elle ne lésine pas sur les moyens. Car, plus on fait mal, moins il y aura de chance que les personnes reviennent. La jeune femme regrettait toujours après l'avoir fait, mais c'était plus fort qu'elle. L'engagement était sa phobie. L'amour, chose inconnue, sa plus grande angoisse. Mais dès qu'elle l'entendait avoir un avis aussi négatif sur lui-même, la jeune femme semblait oublier ses mauvaises habitudes, le temps d'un instant, et reprenait visage humain, presque compatissante. « Tu n'as rien raté, Jagger. Vous avez passé de belles années ensemble, je n'en doute pas une seconde (...) ces moments resteront gravés en vous, ce sont de bons souvenirs, vous vous êtes construits l'un et l'autre, ensemble. » Elle aurait voulu employer un ton plus dur, mais sa voix était devenue si douce qu'elle en avait de la peine à se reconnaitre. En vérité, elle détestait le voir ainsi. C'était comme s'il avait abandonné tout espoir, mais qu'il continuait à essayer, en sachant pertinemment qu'il courait à sa perte. Il marchait, continuait encore et encore, il les portait tout deux à bout de bras. Et s'il ne faisait rien, bientôt, il s'écroulerait sous le poids de leur non-dits, de leurs mensonges, de leur aveuglement. Payton n'était pas douée en amour, ce n'était pas une première. Malgré cela, la demoiselle semblait cerner les gens, les connaître, et surtout, connaître les résultats d'un amour destructeur, voué à l'échec. « Mais quelque chose s'est brisé en vous. » Sa voix se fit plus faible, comme si elle souffrait pour lui, comme si elle connaissait parfaitement ce qu'il pouvait ressentir, ce que pouvait ressentir un couple amoureux, mais déchu. Bellamy se rapprocha, pour une raison qui lui échappa, et Payton fut quelque peu déstabilisée. Elle dut se faire violence pour ne pas partir en courant. Pour ne pas l'embrasser, encore. Elle ne savait plus. « Et tu ne pourras pas le réparer. Jamais. » Sa voix se cassa. Elle avait l'habitude de regarder les gens la tête haute, mais il était si proche, qu'elle termina par baisser le regard pour ne pas croiser le sien, pour ne pas qu'il puisse y déceler son empathie, son affection dans son regard brillant. Il fallait qu'il parte, il fallait qu'ils se séparent tout de suite. Payton avait besoin d'air, elle avait besoin de retrouver ses esprits. Elle le détestait autant qu'elle semblait attirée par sa personne. Elle ne savait plus comment réagir, ni ou donner de la tête. La jeune femme le regarda tourner les talons, les mains dans les poches de sa blouse pour masquer ses poings serrés. La blondinette eut presque un haut le coeur lorsqu'elle entendit le prénom de son frère. James ? Qu'avait-il bien put lui raconter ? Elle se mordit la lèvre, inquiète, avant de se pencher par-dessus la barrière pour sonder Jagger du regard, une dernière fois. « De quoi est-ce que tu parles? Comment tu--? A dî--A dîner? » Un mélange d'énervement, de frustration et de surprise, Payton ne savait plus quoi penser et finissait par balbutier, le ton de nouveau plus agressif. Entre James, pourtant si droit, qui poussait sa soeur vers un homme au cœur pris, et Bellamy qui lui fait un compliment inattendu qui lui allait droit au cœur, Payton avait l'impression d'être dans une autre réalité. Après tout ce qu'elle lui avait fait, elle ne comprenait pas pourquoi il était toujours là. Pourquoi il était toujours si doux, avec elle, finalement.
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Bellamy Jagger
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MessageSujet: Re: i'm dancing with the devil › payton   Mer 25 Nov - 23:00


PAYTON ARRYNS
“i'm dancing with the devil”

« Rien du tout. » Bellamy ment. il lui ment à elle, et se ment à lui même. Connie sait-elle pour ce baiser ? il n'en sait rien et n'en a pas grand chose à faire en fin de compte. c'est elle l'infidèle, pas lui. lui il ne fait que se mentir en affirmant tout haut que non, Payton et les frissons qu'elle lui inspire ne sont rien du tout. le reflet fantasmé d'une tendresse qui lui manque, qui n'est plus depuis des mois déjà. ils ont raison, tous, à dire que de toute façon plus rien n'allait. à dire qu'ils étaient plus distant, plus irritables. qu'ils ne s'entendaient plus comme avant. comme lassés. surtout elle, il lui semble. il lui semble n'avoir jamais changé de comportement. il lui semble avoir toujours été impeccable, à inviter au restaurant et à continuer d'enlacer entre deux naissances. il lui semble beaucoup de choses. il lui semble qu'elle lui plait, au final. et que ça fait mal. parce qu'il est amoureux, qu'il est fidèle. que dans quelques semaines, ça fera quinze ans. qu'il économise comme un fou pour la bague, la cérémonie et le voyage. que ça fait des années qu'il enchaine les heures supplémentaires pour Paris. il se sent stupide, maintenant. comme si tout ces projets n'avait plus aucun sens, comme si plus rien n'avait de gouts. avec ces conneries, il avait perdu quinze ans. à fabuler sur un corps qui n'était même plus sien. et il regarde Payton, et il se demande. si il aurait été plus heureux avec une autre. si il pouvait se permettre de tenter sa chance. si ça lui sert encore à quelque chose de se poser ces questions. elle semble aussi perturbée que lui. un instant, il arrive à sentir son souffle sur sa peau pâle. il se délecte de son regard océan qui le rend dingue. putain. il perd la tête. c'est fort, c'est vif, c'est irresponsable. c'est effrayant. il préfère penser à Connie. pour ne pas penser au reste. mais penser à Connie fait mal. penser à Connie, c'est penser à Payton. et inversement. Bellamy aimerait ne plus penser du tout. plus rien, le silence. « Tu en parles comme si tu nous connaissais. » il sourit, mélancolique. désireux de retrouver cette époque où tout allait comme sur des roulettes, où rien ni personne ne parvenait à le faire douter. elle semble si humaine, tout à coup. si différente. c'est elle, la véritable Payton ? dans ce cas, il l'adore. cette tendresse dans la voix, ces paroles dans le coeur. il est touché l'homme, il sourit. il sait qu'elle a raison, sur toute la ligne. sur le passé, le présent. sur le futur. « Je sais, mais ça vaut le coup d'essayer, quitte à s'épuiser à la tâche. » l'éternel optimiste, l'espéreux. le rêveur trop heureux, trop floué. il n'a plus rien à dire. alors il s'en va, il la laisse en paix. il sourit en l'entendant bafouiller. non, vraiment. cette version là de la jeune Arryns le rend toute chose. « Tu n'as qu'à lui demander, mais il était des plus motivés. » ça l'amuse, bien sur. il profite de la voir encore, la tête en arrière, fixant ses yeux perdus. « Tu sais, tu devrais tomber le masque plus souvent. Ça te va bien d'être toi même. » un clin d'oeil, et il disparait. dévale les escaliers, le coeur plus léger. l'esprit sur que plus rien ne se passera. qu'il a fait sa bonne action et qu'il peut désormais souffler. souffler, et retrouver Connie chez eux.
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