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 living like we're renegades (james)

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MessageSujet: living like we're renegades (james)    Lun 23 Nov - 17:53


    C'est avec des gestes vifs mais, précis qu'elle arracha le masque et se débarrassa de la charlotte difforme qu'elle portait libérant ainsi ses cheveux impeccablement tirés dans une queue-de-cheval. Elle n'était jamais aussi satisfaite que lorsqu'elle quittait le bloc opératoire -un endroit totalement morbide et dénué de chaleur- avec l'assurance que sa journée n'aura pas été vaine. Elle affichait un sourire de contentement et pour la première fois de la journée, elle pouvait souffler. Elle avait dû pratiquer une césarienne en urgence pour sauver la vie du nouveau-né dont le rythme cardiaque avait brutalement chuté. Elle enfila en vitesse et assez maladroitement, sa blouse blanche. Elle déambula dans le couloir, le dossier de la patiente, sous le bras qu'elle déposa à la volée, sur le bureau des infirmières pour qu'elle se charge du suivi post-opératoire. Elle déambulait dans le service, qu'elle avait arpenté des centaines de fois. L'odeur de l'anesthésiant qui embaumait l'atmosphère, une odeur indescriptible qui rebutait tant de personnes, ou encore le bip des machines qui se faisait entendre à intervalle régulier au milieu de ce va et vient incessant. Elle s'y sentait presque aussi bien que chez elle. Elle plongea la main dans la poche de sa blouse, les yeux rivés sur l'écran de son téléphone portable, elle allait devoir appeler une dépanneuse pour pouvoir rentrer chez elle. La carcasse métallique qui lui servait de voiture refusait toujours de démarrer.

    Absorbée dans la contemplation de son téléphone, elle entreprit de composer le numéro, sans regarder où elle allait. Trois secondes plus tard, elle fût bousculée par une interne visiblement surmenée, qui laissa tomber les poches de sang qu'elle transportait, surprise par le choc. Ces dernières explosèrent au sol transformant cette zone du couloir d'habitude si éclatante de propreté en une petite marre de sang. Eleanor se figea sur place. Ses chaussures, son pantalon, une partie de sa blouse s'en étaient incrustés. Des projections de sang teintèrent sa carnation d'habitude, plus pâle. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, l'interne avait disparu. Cela valait mieux pour elle. Sans trop réfléchir, Eleanor courut en direction des vestiaires des résultats en prenant au passage, sur l'un des chariots des femmes de ménage qui traînaient, un rouleau d'essuie-tout, même si elle savait le tout irrécupérable. Elle ne pouvait pas rester dans cet état, ce n'était plus Halloween et elle risquait d'apeurer les patients. Elle poussa la porte du vestiaire avec soulagement alors qu'elle essayait d'éponger tant bien que mal ses vêtements tâchés. Elle jeta le sopalin usagé dans la poubelle avoisinante. Il n'y avait rien à faire. Elle se précipita alors, vers son casier, qu'elle déverrouilla sans mal avec une frénésie qu'elle ne se connaissait pas. Elle n'avait qu'une hâte : se laver et remettre des vêtements propres. Elle se débarrassa de sa boucle tachée de sang qu'elle roula en boule dans son casier qu'elle laissa grand ouvert, elle était seule dans la pièce, tous les résidents étant déjà arrivés.
     

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MessageSujet: Re: living like we're renegades (james)    Mar 24 Nov - 1:03

James avait merdé. Il le savait, et il ne cessait d’y penser. Ce qui s’était passé avec Eleanor hier le contrariait. Il avait bien apprécié la compagnie de la jeune femme, charmante comme tout, intéressante au possible et divine lors de leurs ébats dans une des pièces e l’hôpital. Tout était allé très vite, ils n’avaient peut-être pas réfléchi suffisamment. Parce que s’il s’était bien comporté jusqu’à chez elle, la ramenant à cause de son problème de voiture, les choses s’étaient corsées une fois dans la demeure de Miss Johnson. Ils se tournaient autour, s’aguichaient sans retenue, et James ne s’imposait aucune limite puisqu’ils n’en avaient instaurées aucune lors de leur nuit de garde. Mais il avait été surpris par un joli petit minois d’environ trois ans. Une jolie petite fille qui s’avérait être la progéniture d’Eleanor. Il avait alors paniqué. Que se passerait-il dans la tête de l’enfant si elle surprenait sa mère dans une position assez incommodante pour les yeux d’une petite fille ? Il s’était immédiatement écarté de la mère de la petite en essayant de faire la conversation au bambin qui venait de se réveiller et qui avait besoin de sa mère. Totalement perdu, car il ne s’attendait pas à un tel retournement de situation, il avait mis les voiles très vite, quittant le domicile de la jeune femme comme un voleur. Et aujourd’hui il s’en voulait terriblement. Il avait voulu agir pour préserver la gamine, mais en aucun cas il avait pensé à l’effet que ça pourrait avoir sur la mère. En même temps, comment se serait-elle sentie si sa fille les avait trouvés en train de s’envoyer en l’air sur le comptoir de la cuisine ? Toute cette histoire était terriblement embarrassante et le docteur Arryns avait à cœur de trouver son homologue pour mettre les choses à plat et surtout s’excuser de son comportement un peu étrange. Alors qu’il arpente le couloir, il trouve du sang au sol, et inquiet, il suit les petites traces qui le mènent jusqu’aux vestiaires des résidents. Il pousse alors la porte avec fracas, craignant de découvrir un corps, et il tombe sur celle qu’il cherchait. « Eleanor ! Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? » S’approchant d’elle, il constate qu’elle n’a rien. Soulagé, il soupire, se disant qu’elle a dû se trouver là au mauvais moment. « Tiens prends ma blouse si tu veux, j’en ai une autre dans mon casier ! » Dit-il en retirant la sienne. Elle lui ira trois fois, mais c’est mieux que rien, n’est-ce pas ? Posant le regard sur la jeune femme, il hésite un instant avant de poser une question inutile au possible, maladroitement. « On peut discuter ? » Elle n’a pas le choix de toute façon, il veut se rattraper et il ne se défilera pas. « Je suis désolé d’être parti comme un voleur hier, mais je savais pas que t’avais une fille et ça m’a mis mal à l’aise de m’afficher devant elle. » Si Eleanor avait le droit de se divertir, elle devait aussi penser à sa fille, et James pensait donc que c’était une mauvaise idée d’avoir accepté l’invitation à boire un café.
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MessageSujet: Re: living like we're renegades (james)    Mer 25 Nov - 16:47



    Elle fit volte-face lorsqu'elle entendit la portée s'ouvrir à la volée. Heureusement, elle se referma aussi rapidement qu'elle s'était ouverte. Elle fut soulagée de découvrir que c'était James, même si elle n'était pas ravie de le revoir. Elle se sentait beaucoup moins embarrassée face à ce visage familier, que si elle avait dû faire face à un inconnu. Il avait vu tous les centimètres de sa peau. Se retrouver dans la même pièce que lui fit remonter en elle les souvenirs de la journée précédente qu'elle avait enfouie au plus profond de son être, en espérant les oublier. Le sentiment d’amertume était encore bien vif. Elle ne regrettait pas de s'être envoyée en l'air avec lui. Elle avait rencontré un homme charmant et très doué, il l'avait même ramené chez elle. Tout se passait bien, jusqu'à ce qu'il se volatilise après avoir fait la connaissance de sa fille. Elle avait toujours su que sa fille pourrait être un frein dans sa vie sentimentale et elle l'avait parfaitement accepté. Il était parti comme un voleur et cela l'avait blessé. Déçue, qu'il fasse partie de ces hommes-là, ceux qui partent sans rien, après avoir obtenu ce qu'il voulait ou au contraire, frustré parce qu'il n'avait pas eu ce qu'ils attendaient. «Une interne a fait tomber des poches de sang.» lui répondit-elle d'un ton plat, toujours en train d’examiner les moindres recoins de sa peau à la recherche d'éclaboussure qui lui aurait échappé.

    Elle ne voulait pas s'attarder dans le vestiaire, elle voulait être disponible pour la prochaine urgence, la prochaine patiente à aider, mais, elle savait pertinemment qu'elle ne pouvait pas rester dans cette tenue, qui n'était plus portable. «C'est gentil, mais, j'en ai toujours un de rechange.» s'exclama-t-elle, reconnaissante. Elle esquissa un léger sourire. Son timbre de voix ne laissait pas transparaître l'humiliation cuisante qui la hantait. Elle voulait effacer ce moment de son existence et elle était bien décidée à faire, comme s'il n'avait jamais existé. «Il y a vraiment rien à dire, Dr Arryns. » répondit-elle alors même si elle savait qu'elle ne pourrait pas l'empêcher de parler. Il s'était excusé, c'était déjà un bon point mais, cela ne changeait rien. Il était parti sans un mot. Elle lui en voulait moins qu'elle lui laissait penser, néanmoins. Prit de surprise comme il l'avait été, elle aurait probablement fait la même chose. Elle, elle avait rapidement disparu dans une autre pièce afin de se remettre les idées en place et de trouver une excuse à ce que sa fille avait vu, laissant Sarah, seule face à lui. «J'aurais dû te le dire. Je ne ramène jamais personne à la maison, normalement. Et, tu n'as vraiment pas soucis à te faire, elle n'a pas compris ce qui se passait. ». Elle était trop jeune pour comprendre, elle n'avait que trois ans. Elle se rapprocha de son casier, retira son t-shirt également taché et le roula en boule avant de le jeter dans son casier, comme elle l'avait fait avec sa blouse. Elle ne voulait pas s'étendre sur le sujet, simplement passer à autre chose.

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MessageSujet: Re: living like we're renegades (james)    Jeu 26 Nov - 16:27

James ne s’étonne pas quand elle lui donne la raison de toutes ces tâches de sang. Les internes sont toujours un peu sur les nerfs, cherchant à apprivoiser la pression qu’on exerce sur eux. « Oh… La maladresse des internes… Ca rappelle des bons souvenirs ! » Bons ou mauvais, au choix, mais James avait plutôt bien vécu ses jeunes années, ayant de quoi ricaner souvent par la maladresse de certains. Lui était bien trop calme et posé pour subir la pression même si ça ne l’avait pas empêché de se faire ridiculiser par ses supérieurs parfois. Aujourd’hui, il le vivait plutôt bien. Ce qu’il vivait mal en revanche, c’était le comportement qu’il avait eu la veille avec la résidente en obstétrique. Il s’était senti mal à l’aise et n’avait su comment réagir, mais plutôt que de la quitter comme ça, il aurait pu lui expliquer. Il souhaitait réparer son erreur aujourd’hui. Lui rendre service n’était pas un moyen de le faire, mais il avait déjà retiré sa blouse qu’elle déclinait son offre assurant qu’elle en avait une de rechange dans son casier. Haussant les épaules, se pinçant les lèvres, ne prenant pourtant pas mal son refus, il remit immédiatement sa blouse et la réajusta pour qu’elle soit impeccable. « Comme tu voudras ! » Elle avait l’air distante mais pas non plus rancunière au possible. Elle se laissait aller à un sourire, mais ça ne l’empêchait pas de remettre les choses à leur place en l’appelant par son nom comme pour instaurer une distance correcte entre eux, cherchant à oublier ce qu’il s’était passé. James ne voulait pas que ça se termine sur un faux-pas. Alors il avait commencé par des excuses, mais ça ne suffisait pas. Il avait été pris de court, et peut-être qu’Eleanor aurait dû lui mentionner l’existence de sa fille, mais elle n’avait pas prévu les événements. Il savait qu’elle n’avait pas envisagé que sa fille se lève si tôt et les trouve tous les deux dans une posture délicate. James ignorait si l’enfant avait un père, mais c’était la raison pour laquelle il ne voulait pas que l’enfant soit témoin d’une quelconque tentative de rapprochement entre Eleanor et lui. Même si elle était célibataire ou divorcée, on ne sait jamais ce qui peut se passer dans la tête d’un enfant de cet âge, et chaque événement peut avoir un impact non-négligeable. « J’imagine oui… Mais on ne sait jamais avec les gamins... Je ne veux pas que ta fille s’imagine quoi que ce soit. » Les enfants s’attachent vite, les enfants ont toujours des questions improbables, et parfois, ils s’imaginent des choses qui n’ont pas lieu d’être en plus de raconter ce à quoi ils assistent. James refusait d’impacter sur la fille de Johnson. « Ca a absolument rien contre toi, c’est que… » Il ne finit pas sa phrase, se contentant de soupirer, posant le regard sur la jeune femme en train de se changer avant de détourner le regard pour la laisser se changer en paix. Et puis, pivotant, il s’approcha d’elle, lui demandant « J’imagine que tu m’en veux ? » Le cas contraire serait surprenant.
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