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 In the dead of night | tobyn

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MessageSujet: In the dead of night | tobyn   Lun 14 Déc - 23:13

In the dead of night


Si j’avais su ce qui m’attendait ce jour je ne me serais probablement pas levée ce matin là. C’était pourtant pas le cas. Y’a des choses qui nous tombent dessus sans qu’on s’en rende compte. Sans qu’on le veuille vraiment d’ailleurs. Car oui, bien sûr soyons honnête. Qui pourrait vouloir qu’il y ait un carambolage sur le Golden Gate Bridge? C’était pas naturel, c’était une chose, un évènement qui avait causé tant de mort et de douleurs. Sur place je n’avais pas eu le choix que de ne … rien faire. En effet en plein milieu de mon jogging une voiture m’avait percuté et envoyée contre la rambarde et elle un peu plus loin. Si je n’avais rien ressenti sur le coup, c’était loin d’être le cas maintenant. Sebastian m’avait contactée. Me disant qu’il était là. Tout était arrivé très vite. Trop vite. La voiture. La douleur. Puis l’absence de bruit. De son. La panique puis le silence. Le bourdonnement, et puis voir la détresse des gens. C’était un peu comme si j’étais retournée en Afrique. Comme si c’était une situation de crise là bas. Alors je le cherchais lui. Mon meilleur ami. Sebastian, mon repère quand le monde tournait mal. Surtout que je le savais ici. J’avais eu peur qu’il lui arrive quelque chose.

Mais il m’avait retrouvé et avait insisté pour me ramener à l’hôpital au lieu d’aider sur place. J’avais pas eu trop le choix en fait. J’avais commencé à me sentir mal. Mon crâne. Mon ventre. Heureusement nous étions arrivés à l’hôpital à temps. J’avais deux côte fêlée et l’abdomen endommagé. Mais au moins aucune concussion ou hémorragie interne. J’avais besoin de repos. Et de soigner mes os tranquillement. Mais la douleur était intense.

Allongée dans un lit d’hôpital. C’était pas mon habitude. Et j’aime autant vous dire que je n’aime pas ça puisque ça me rappelle deux ans auparavant. Quand je suis revenue d’Afrique à cause de cette mine antipersonnel que j’avais déclenchée. J’étais sous morphine, infusée et ils avaient passé la soirée à me faire des tests ainsi qu’aux autre blessés. J’avais insisté pour qu’on ne s’occupe pas de moi. Pour qu’ils aillent voir « ceux qui en avaient besoin » je n’avais rien de grave. Je me sentais très bien. Bon forcément deux minutes après j’avais essayé de me lever et ça avait été une monumentale erreur. Sebastian avait été sur mon dos sans cesse et j’avais du presque le sortir de force de la chambre pour qu’il aille à l’appartement se reposer. J’avais rapidement trouvé le sommeil après ça. Shooté par les médicaments et mes muscles plus ou moins tous encore douloureux de l’évènement que je venais de vivre.

Mon poing se fermait fort et mon pouls s’accélérait. Je sentais mon corps se réchauffer et des gouttes de sueurs perler sur mon front. Tous les symptômes d’un cauchemar. Je ne dérogeais pas à la règle. J’étais de retour à New-York, mes parents m’annonçaient qu’une fois de plus j’avais tué des gens. Que c’était de ma faute. Que sans moi ils avaient été mieux et qu’ils auraient préféré que je meure moi aussi. Mon ventre se tordit de douleur et je sentis la bile remonter dans ma gorge. Un quart de seconde plus tard j’étais réveillée. La pièce était plongée dans le noir et mon souffle irrégulier perçait le silence. D’une main je couvrait ma bouche ou je sentais remonter l’acidité. Mais rien. Ca restait dans mon ventre. Me dévorant de l’intérieur. Comme la rouille ronge le fer. D’une main faible je mettais mes cheveux en arrière et passais ma main sur mon ventre douloureux. Je n’aimais pas ça. Être ici sans travailler. Je soupirais et appuyais sur le bouton pour relever mon lit. Je ne retrouverais pas le sommeil tout de suite. C’était certain. Il était deux heures. L’horloge l’indiquait dans un rayon de lune. Je fermais les yeux doucement pour éviter de penser. Puis un visage s’imposa a moi. Le sien. Ses yeux bleus ensorcelant. « Lenyn … » murmurais-je du bout des lèvres. Je m’en voulais de ne penser à lui que maintenant. De ne me demander s’il allait bien que maintenant. J’espérais. Non je voulais de tout coeur qu’il aille bien. Il ne méritait pas qu’il lui arrive quelque chose de mal. Je présentait qu’il lui était déjà arrivé bien trop de mal dans sa vie. Je tirais d’une main la couverture pour la retirer. Je devais aller le trouver. Le voir. M’assurer qu’il allait bien. Qu’il était toujours avec moi. Ses lèves, son visage, ses yeux et sa main sur mon visage me hantaient depuis cette soirée aux urgences où je lui avais recousu l’arcade. Oui. Je devais. Me lever était un supplice. Bouger était … je serrais ls dents en retirant la perfusion et ne réalisais qu’à ce moment que dans l’ombre, sur le pas de la porte. « C’est bien toi !? » dis-je plaintivement.
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MessageSujet: Re: In the dead of night | tobyn   Ven 18 Déc - 21:29

In the dead of night


Il détestait la voir dans cet état, son estomac en avait été noué toute la journée et il avait attendu la fin de la journée avant de faire son apparition dans sa chambre. Toby, étendue là, comme si elle était mourante, comme si on avait voulu la lui retirer. Lenyn n'arrivait pas à vivre avec cette douloureuse éventualité. Alors, il était resté là, il avait attendu que Sebastian rentre chez lui pour se poser sur la chaise à côté d'elle et la regarder trembler dans son sommeil. Il n'avait pas fermé les yeux une seconde, inquiet que quelque chose ne se passe alors qu'il dérivait vers d'autres contrées. Lenyn avait besoin d'avoir la confirmation qu'elle allait bien, que plus jamais elle ne serait en danger, que tout allait aller, oui... Pourtant, il avait vu les dossiers, il savait que Toby était hors de danger mais c'était plus fort que lui, il se sentait responsable. Après tout, la dernière fois qu'il avait croisé Toby, c'était pour le rafistoler et voilà qu'il la retrouvait pliée en deux dans un état pitoyable. Lenyn n'arrivait pas à s'y faire, peut être parce que justement ce soir là avait été comme un rêve. Il se rappelait fort bien des larmes de Toby, de l'émotion apparente entre eux alors qu'il tentait par tous les moyens d'effacer les gouttes d'eau de couler sur ses joues. Lenyn se rappelait de tout et surtout de ce qui l'avait atteint jusqu'au fond de l'âme. Ses lèvres sur les siennes. Tout cela avait été très soudain et surtout bien éphémère, le jeune homme en gardait un souvenir agréable mais c'était comme s'il n'avait été qu'un simple témoin. Cela avait été trop fugace pour qu'il ne puisse en prendre état, qu'il puisse lui témoigner son affection d'une manière ou d'une autre. Lenyn n'était pas un spécialiste de ce genre de choses, c'était même plutôt l'inverse mais heureusement, en tant qu'infirmier, il était plus que convenable. C'était peut être pour cela qu'il avait jonglé entre la pédiatrie et la chambre de Toby toute la journée, prétextant toujours un événement pour aller vérifier que tout se déroulait à la perfection. Il avait été là pour ramener un oreiller, il avait été là pour la perfusion, il avait toujours été là, dans un coin de la pièce, ou derrière les rideaux à attendre que la voie soit de nouveau libre de toute menace extérieure. Alors, qu'il soit là cette nuit n'était pas franchement étonnant. Lenyn voulait lui rendre ce qu'elle lui avait donné la dernière fois, lorsqu'elle l'avait soigné, si bien soigné qu'il ne gardait qu'une petite cicatrice sur le visage qui disparaîtrait sous peu, déjà. Lui en comparaison était bien impuissant face au cas de Toby. Elle avait été blessée lors du dernier grand accident en ville et il l'avait regardé arriver aux urgences sur les genoux de Monroe, totalement impuissant. Toute la nuit, Lenyn s'était donné d'arrache pied pour soutenir toutes les victimes, ses pensées partant fréquemment vers l'interne qui le hantait depuis longtemps déjà.

Alors, oui, il avait les yeux rivés vers le corps endormi de Toby. Lenyn avait passé un coup d'eau sur son front l'heure passée, elle faisait des cauchemars, souffrait dans son sommeil comme lui souffrait encore si souvent, avalé par les traumatismes de l'enfance. Il ne pouvait rien faire pour l'aider, juste être là et attendre qu'elle se réveille, que le temps fasse son travail et répare les blessures, d'abord les superficielles puis les plus profondes. Le temps, c'était tout ce dont l'interne avait besoin et du repos, évidemment. Elle bougeait plus depuis quelques minutes, c'était un signe avant-coureur qu'elle allait bientôt se réveiller et étrangement, Lenyn ne voulait pas qu'elle sache qu'il ait été si présent dans cette chambre. Rapidement, il se levait de sa chaise et se dirigeait vers la sortie, ce lien entre eux était trop intime et il ne comprenait pas ce que tout cela pouvait bien dire. Lenyn ne connaissait rien aux relations humaines, il ne voulait pas forcément l'expérimenter, le souvenir de la mort de son cadet le meurtrissant encore et toujours. Il ne voulait pas risquer de perdre quelqu'un d'autre, c'était bien trop douloureux, il ne voulait pas être mis en pièces encore et encore et encore. C'était comme un coup de marteau que l'on martelais sur un clou pour l'éternité, sans jamais s'arrêter ni diminuer le rythme. Il ne voulait pas vivre cela en s'accrochant aux jolis yeux bleus de Toby, à son sourire si communicateur, à tout ce qu'elle représentait dès qu'il la croisait dans les couloirs. Fuir valait bien mieux, oui... Sauf que sa voix résonna. Pas tout à fait réveillée, elle prononça son nom, un simple Lenyn qui ne voulait absolument rien dire certainement mais qui le fit s'arrêter instantanément. Son estomac en était noué, encore un peu plus alors qu'il se retournait, se postait contre l'encadrement de la porte, tâchant de retrouver ses esprits mais déjà, Toby se relevait. Cette fois, son esprit était bel et bien sur la planète Terre alors qu'elle voulait confirmation de sa présence. "Tu devrais t'rendormir, Toby... T'as besoin de repos, on a tous besoin que tu sois remise sur pied rapidement..." Lui tout particulièrement mais utiliser un nom groupé était toujours plus aisé dans son cas. "Tu n'as besoin de rien? Tant que j'suis là, autant que j'aille m'rendre utile pour t'ramener quelque chose si tu veux." Il lui lança un sourire, qu'elle ne verrait certainement pas dans la pénombre, mais c'était plus fort que lui. Oui plus fort, parce que Toby avait refermé sa blessure à l'arcade, qu'elle avait gagné son respect et son affection et que finalement, c'était peut être lui qui avait le plus besoin d'elle à ses côtés, sans le savoir.
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MessageSujet: Re: In the dead of night | tobyn   Lun 21 Déc - 0:41

In the dead of night


C’était assez difficile. Et je me sentais vraiment pas bien. J’étais là, je devais prendre soin de moi c’était ce que tout le monde passait son temps à me répéter sans cesse. Mais je ne pouvais pas. Comment être ici et devoir rester tranquille. Immobile presque. Bien sûr à chaque mouvement j’avais senti que ça me tiraillait. Mes côtes étaient douloureuses et il me faudrait du temps pour me rétablir entièrement. Mais il y avait tellements d’autres patients qui méritaient qu’on leur porte autant d’attention qu’on me portait. Je tenais pas en place. je refusais de rester tranquille. L’idée de rester là … j’étais comme un lion en cage. Je ne saurais pas vous l’expliquer autrement.

Ca avait été difficile oui. bien sûr je savais que je n’étais pas en forme. Que mon corps n’était pas du tout prêt à bouger trop, à se déplacer même presque … mais c’était comme ça. je voulais quand même bouger. J’avais besoin de bouger. Mais bien sûr … interdiction. Et ce cher Sebastien avait insisté lui aussi. Depuis quand il était pas de mon avis celui là! Juste pour m’faire chier j’suis sûre. Pfffft. Voila comment je devais fêter son retour ‘étais heureuse qu’il soit là. Et de qui plus est, qu’il soit là en étant en bonne santé. Et je ne pouvais même pas le fêter correctement. Je ne pouvais pas …C’était tellement frustrant. J’en pouvais plus. Heureusement que j’étais shootée par les médicaments. Je me sentais tellement mal que les collègues passent me voir. Qu’on vienne voir si tout va bien, si je suis en forme si j’ai besoin de rien … Pffft. Non. Je veux une seule chose. Me tirer de ce lit!

Ce sommeil forcé était pas forcément toujours bénéfique. Tout dépendait de mon état d’esprit. J’étais encore choquée par les évènements traumatisants que j’avais vécu. Par ce que j’avais vu aussi. C’était une espèce de retour en arrière. C’était très étrange. Alors autant certains petits laps de sommeils étaient des rêves agréables avec Seb par exemple. D’autres étaient sans rêve, ou sans souvenir de rêve en tout cas. Et puis … il y avait ceux de culpabilité. Ceux ou ma mère, mon père, July … ou on me disait que c’était toxique. Que j’étais vénéneuse. J’étais mortelle, je semais la mort autour de moi. D’abord en Afrique. Personne ne devrait m’approcher. Sous peine de mort.

Alors oui, mon estomac déjà probablement bien fragilisé par les médicaments qu’on m’a forcée à prendre, ne résistait pas. La bile brulait mes entrailles et je me réveillais en sursaut et en sueur. Je me réveillais mais ne rendais rien. J’avais probablement eu le bon réflexe à temps. C’était pas plus mal parce que j’avais aucune envie qu’on vienne me « rendre visite » parce que j’avais gerbé dans le haricot sur la table de chevet. Mais non. C’était … passé. Maintenant je n’avais aucune envie de dormir. Surtout si c’était pour retourner aux méchancetés de ma mère. Alors oui je pensais à la chose qui me venait à l’esprit : lui il était … omniprésent en ce moment dans mes pensées et je m’en voulais sincèrement de ne pas savoir de ne pas avoir cherché à savoir s’il allait bien. Bon je suppose que je l’aurais appris quelque part. Plus ou moins directement. Mais … Alors je prononçais son prénom. Je devais le voir. Me lever. Mon bras était douloureux à présent à cause de la perfusion que j’avais arrachée. Un bip commençait à se faire entendre mais j’étais incapable de m’en occuper pour le moment. Trop concentrée sur Lenyn, sur le fait d’éviter de penser à la douleur aux côtes. Mes mains avaient été bandées et je me souvenais à présent la petite « chute » qui m’avait valu des légères égratignures aux mains … et aux genoux aussi. Il était là. Les machines bilaient toujours pour prévenir que ce n’était pas normal mais je m’en foutais. Il était là. Une sorte d’immense joie m’envahit. Il était baigné dans l’ombre de la nuit et de la chambre. "Tu devrais t'rendormir, Toby... T'as besoin de repos, on a tous besoin que tu sois remise sur pied rapidement..." Sa voix. Bon sang sa voix me faisait un tel plaisir à entendre. C’était étrange de n’avoir plus eu d’ouie pendant un moment. L’idée maintenant que j’aurais pu ne plus jamais entendre sa voix me touchait profondément. Non je ne pouvais pas. Je posais un pied par terre. « Je veux plus dormir. J’ai déjà trop dormi. Je sers à rien ici » c’était un peu douloureux au niveau du genou mais … "Tu n'as besoin de rien? Tant que j'suis là, autant que j'aille m'rendre utile pour t'ramener quelque chose si tu veux." je soupirais un peu et posais le second pied par terre pour essayer de me lever. « J’aimerai bien sortir de là ! » soufflais-je doucement. Je n’avais pas encore mis tout mon poids sur mes jambes qu’on n’était déjà plus seuls. « Qu’est ce qui ce passe ici » dit la blouse blanche qui avait du être alertée par le bruit des machines qui carillonnaient maintenant mais que dans ma bulle je n’avais pas du tout remarqué. « L’infirmier Avery est juste venu me rendre visite. » dis-je en fronçant les sourcils. « J’ai le droit d’avoir de la visite quand même, non ? » dis-je plutôt abruptement. Pourquoi est ce qu’on venait nous déranger!
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