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 she's searching for a lonely heart

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MessageSujet: she's searching for a lonely heart   Dim 13 Déc - 22:18


FARAH SEIF
“I found solace in the strangest place, way in the back of my mind. I saw my life in a stranger's face and it was mine. I had a one way ticket to a place where all the demons go, where the wind don't change and nothing in the ground can ever grow. No hope, just lies and you're taught to cry into your pillow but I survived”

NOM :  Seif, nom du paternel, un médecin palestinien PRÉNOM :  Farah, qui signifie joie AGE : vingt-quatre ans, la majorité révolue, même si on continue de lui demander ses papiers lorsqu'elle entre dans un bar, c'est le problème d'avoir une tête de bébé (et d'être, surtout, généralement la plus jeune du groupe, l'inconvénient d'avoir sauté une classe) SURNOM :  the quiet one/baby einstein, d'abord parce qu'elle parle peu et qu'elle le fait toujours à voix basse, lentement. Elle est peu bavarde, elle ne s'attarde pas auprès de ses collègues pour leur faire la conversation lorsqu'elle travaille. Ensuite parce que lorsqu'elle ouvre la bouche pour répondre à une question, Farah ne se contente pas donner la bonne réponse. Elle déballe son raisonnement, le pourquoi, le comment et si c'est un problème, elle est capable de donner plusieurs solutions détaillées. Ça en agace certains, d'autant plus qu'elle est plus jeune que la majorité de ses pairs. ORIGINES :  palestiniennes du côté paternel, norvégiennes du côté maternel, même si sa mère est née et a grandi aux Etats-Unis. STATUT :  célibataire parce qu'elle refuse de prendre le moindre risque et qu'annoncer à quelqu'un qu'on a le VIH a tendance à faire fuir la personne en question, étrangement. MÉTIER :  interne en chirurgie en première année, elle compte parmi les plus jeunes de sa promotion en raison de l'année d'avance qu'elle a prise, enfant, à l'école. TRAITS DE CARACTÈRE : douce, Farah ne ferait pas de mal à une mouche et son sourire la quitte rarement. C'est une fille sociable et profondément altruiste. Elle aime être entourée, même sans participer aux conversations qui se déroulent autour d'elle, et elle a la fâcheuse tendance de mettre les besoins d'autrui avant les siens. On dit souvent d'elle qu'elle est un peu trop naïve, un peu bonne poire mais Farah reste assez lucide. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds mais si son aide est requise, même si on cherche à l'attendrir ou à la manipuler pour l'obtenir, elle l'offrira sans hésiter. Elle est certainement un peu impulsive à ce propos, plus prompt à écouter son cœur que sa raison. De la gentillesse dirait-on mais ça tient également de son refus de faire souffrir les autres. Apprendre qu'elle était séropositive l'a profondément changée et elle est aujourd'hui bien plus méfiante avec ses proches. Se lier d'amitié avec quelqu'un n'est pas difficile mais accorder sa confiance l'est nettement plus. Elle est très discrète, secrète même, quant à sa vie privée et elle ne se dévoile pas facilement. Elle a de gros problèmes d'estime de soi et elle manque cruellement de confiance en elle, ce qui explique sa maladresse en matière de relations sociales, quelles qu'elles soient. Peu bavarde, elle ne manque toutefois pas de répartie et il n'est pas rare qu'elle fasse preuve de cynisme, presque sans le vouloir. Ambitieuse, elle a cependant un peu de mal avec l'esprit de compétition qui règne parfois à l'hôpital. Elle a soif d'apprendre, elle est curieuse de tout et n'importe quoi, prête à passer toute une nuit à lire pour être prête à répondre à de simples questions le lendemain. Elle est perfectionniste, ça frise l'obsession mais elle l'assume complètement. Ses amis la disent maniaque et ceux qui ont vécu avec elle peuvent confirmer. Farah est le genre de filles qui ne supporte pas le bordel et qui, à l'époque du lycée et de ses débuts à la fac, pouvait ranger l'appartement où elle avait fait la fête à quatre heures du matin, que ce soit le sien ou non. GROUPE :  Stethoscope. AVATAR :  c'est un problème (cf. plus bas) SCENARIO OU INVENTE ? :  inventé.

✃ It's as if I could not breathe without you.
Elle a grandi à Seattle et, bien sûr, elle aurait pu décider de faire ses études là-bas. Ses parents n'étaient pas très enclins à la laisser partir, surtout à seize ans, après tout ce qu'elle a traversé. Elle a su les convaincre, notamment grâce à l'aide de sa meilleure amie, déjà installée à San Francisco. Les premiers mois ont été difficiles, Farah avait besoin d'attention, de soutien et il lui est arrivé de regretter avoir quitté la maison familiale. Avec le recul, elle est heureuse de ne pas avoir cédé à l'envie de rentrer. Elle gère mal les situations de crise dans sa vie personnelle. Au travail, c'est différent, ce n'est pas pareil. Une fois la blouse raccrochée toutefois, c'est une autre histoire. Farah a tendance à fuir ses problèmes, quels qu'ils soient. Elle préférera s'enfuir si elle sent que quelqu'un lui en veut, si elle a fait une connerie, plutôt que d'agir en adulte et d'en parler. Elle espère effacer le problème en l'ignorant mais ça fonctionne rarement comme ça. Enfant précoce et très éveillée, Farah a sauté une classe (rien de très important, juste la première année d'elementary school) et elle a suivi un programme avancé au lycée, dont elle est sortie peu avant ses dix-sept ans. Il y a près de huit ans, elle a été agressée par un garçon de dernière année, au lycée. Un type qu'elle imaginait gentil, qu'elle trouvait mignon. Un garçon qu'elle n'aurait jamais autorisé à la toucher, parce qu'à l'époque, Farah n'était pas prête à franchir cette étape, d'autant qu'elle attachait une grande importance à sa virginité et prenait la sexualité très au sérieux. Elle a toujours été en avance pour son âge mais c'est une expérience qu'elle aurait voulu partager avec l'homme qu'elle aime. Le viol a été un traumatisme en soi, pour lequel elle consulte encore un psychologue d'ailleurs, et l'annonce de sa séropositivité, dans les semaines qui ont suivi l'agression, l'a achevée. Elle a mis de longs mois à se relever et ce n'est qu'à la fin du premier semestre qu'elle a pu rejoindre l'université et sa meilleure amie, à San Francisco. Malgré sa séropositivité, il lui arrive de se dire qu'elle pourrait fonder une famille un jour, plus ou moins naturellement. C'est possible, difficile mais possible, a-t-elle appris après des recherches. Elle aimerait pouvoir être mère, vraiment, elle sait qu'elle serait une très bonne mère mais elle est bien trop terrifiée à l'idée de tomber amoureuse à nouveau et de se retrouver seule après avoir avoué son secret. C'est déjà arrivé, ça arrivera à nouveau, c'est certain. Alors peut-être adoptera-t-elle, un jour, mais adopter quand on est une bombe à retardement célibataire, ça n'a rien d'évident. Farah a souvent été la plus jeune de sa classe, le bébé d'une bande. Son problème, c'est qu'elle n'est pas uniquement plus jeune que les autres, c'est qu'elle en a l'air. C'est un bébé d'un mètre quatre-vingt qu'on ne prend pas toujours au sérieux et ça l'agace profondément, surtout à l'hôpital. Elle compense en étalant un peu sa science, ce qui ne lui a pas valu de ne se faire que des amis. Elle gère mal les situations de crise dans sa vie personnelle. Au travail, c'est différent, ce n'est pas pareil. Une fois la blouse raccrochée toutefois, c'est une autre histoire. Farah a tendance à fuir ses problèmes, quels qu'ils soient. Elle préférera s'enfuir si elle sent que quelqu'un lui en veut, si elle a fait une connerie, plutôt que d'agir en adulte et d'en parler. Elle espère effacer le problème en l'ignorant mais ça fonctionne rarement comme ça.  Ses rares amis mis dans la confidence de sa séropositivité s'inquiètent beaucoup à son sujet, craignant certainement qu'elle sombre dans la dépression. Farah a accepté sa condition, elle sait que la maladie pourrait se développer du jour au lendemain et si elle est profondément effrayée à l'idée de devoir y faire face, elle chasse les idées noires dès qu'elle les aperçoit. Elle va bien, elle est séropositive mais elle va bien. Elle suit son traitement religieusement, elle se rend chaque fois par semaine à un groupe de soutien et, elle n'a pas peur de l'admettre, ça lui fait du bien, ça lui est bénéfique. Et elle est loin d'être seule. Même depuis un autre état, ses parents la soutiennent quotidiennement, comme ses amis. Sous ses airs de petite fleur fragile, Farah est une fille forte. Elle est consciente que la médecine n'est pas infaillible et que malgré le traitement, la maladie pourrait se développer. Son système immunitaire résiste au virus pour le moment et elle s'en réjouie mais elle reste lucide. Malgré sa séropositivité, il lui arrive de se dire qu'elle pourrait fonder une famille un jour, plus ou moins naturellement. C'est possible, difficile mais possible, a-t-elle appris après des recherches. Elle aimerait pouvoir être mère, vraiment, elle sait qu'elle serait une très bonne mère mais elle est bien trop terrifiée à l'idée de tomber amoureuse à nouveau et de se retrouver seule après avoir avoué son secret. C'est déjà arrivé, ça arrivera à nouveau, c'est certain. Alors peut-être adoptera-t-elle, un jour, mais adopter quand on est célibataire, malade qui plus est, n'a rien d'évident. Elle lit beaucoup, depuis qu'elle est en âge de le faire. Il n'est pas rare de la trouver au chevet d'un patient, un pull sur le dos et un livre à la main. C'est sa manière de s'échapper un peu, d'oublier un instant toute la souffrance qui l'entoure au travail et ses propres problèmes. Sa chambre est une vaste bibliothèque, si remplie que ses colocataires ont commencé à parier sur le temps que ça prendrait à ses étagères pour craquer. Elle amasse les ouvrages, parfois en différentes éditions, elle les empile dans chaque coin, chaque parcelle de sa chambre dont elle n'a pas besoin. Un livre qui passe entre ses mains voit ses pages cornées, sa tranche malmenée et Farah a tendance à relire ses œuvres préférées, plusieurs fois par an. Certains bouquins sont proches de leur fin, tant elle les a manipulés. Farah est une cuisinière catastrophique. Elle est incapable de préparer le moindre plat sans risquer sa vie ou celle d'autrui, les pâtes mises à part. Il est arrivé plus d'une fois que les pompiers aient été alerté par son détecteur de fumée et elle est devenue une sorte de running gag à la caserne du coin de la rue. Elle vit donc de plats préparés et de pizzas, lorsque ses colocataires n'ont pas pitié d'elle. Adolescente, elle s'est découverte une passion pour la boxe. Un passe-temps plutôt étonnant, lorsqu'on la connaît et elle rit toujours autant devant la mine surprise des gens qui l'apprennent. Elle pratique toujours, dans une salle non loin de son appartement, mais elle a abandonné son rêve de jouer les Hilary Swank pour la médecine. Farah a un faible pour la mauvaise télévision. Les émissions trash, la télé-réalité scénarisée et too much, les programmes de relooking violent et extrême, c'est sa cam. Il n'y a rien de mieux pour lui remonter un peu le moral, même si ça reste un plaisir coupable et qu'elle jurera être tombée dessus par hasard si on la prend la main dans le sac. Elle ne boit pas mais elle aime l'ambiance de certains bars, la joie qui les anime, le vacarme qui y résonne. Elle ne refuse jamais une occasion de sortir avec les gens qu'elle aime, même si elle est endosse généralement le rôle de Sam pour la soirée. Voir les autres s'amuser, avec l'aide de l'alcool ou non, lui suffit pour s'éclater. Et puis qui a besoin de s'enivrer pour passer un bon moment lorsqu'il y a de la musique et des amis autour ? Elle a un sens de l'humour assez particulier. Elle est très bon public, tout ou presque la fait rire mais c'est l'humour noir qui l'amuse le plus. C'est une fille discrète, qui n'aime pas se faire remarquer mais elle éclatera de rire devant un trait de cynisme ou une blague particulièrement horrible. Enfant, elle se rêvait princesse, astronaute et médecin, probablement les trois en même temps. Elle a suivi les traces de son père et elle s'est dirigée vers la médecine, assez jeune. Son père est très fier, il le lui répète souvent mais elle reste terrifiée à l'idée de le décevoir. Elle est le fruit d'une union très rare, voire encore taboue dans certaines sociétés. Sa mère est catholique, médecin retraité de l'armée ; son père, quant à lui, est musulman, lui aussi médecin. Ils se sont rencontrés en Palestine et ils ont dû faire face au refus de leur union par leurs familles respectives. Ainsi, Farah n'a jamais fréquenté ses grands-parents, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Elle connaît certains de ses cousins mais à l'époque où ses camarades de classe passaient leurs vacances chez papy et mamie, elle ne pouvait en dire autant. Ses parents ont tenu à l'élever selon des valeurs communes de tolérance et d'amour, et si Farah a reçu un enseignement sommaire en matière de catholicisme, c'est à la religion de son père qu'elle s'est rattachée. Beaucoup de gens sont surpris en l'apprenant, bafouillant dans la gêne qu'elle n'a pas "l'air d'une musulmane" et autres sympathiques réflexions toutes plus maladroites les unes que les autres. Farah connaît ce genre d'islamophobie, elle l'affronte depuis des années mais ça ne l'empêche pas de répliquer aussi vertement qu'au premier jour. Elle vit sa foi librement, sans l'imposer à qui que ce soit mais elle est toujours heureuse de pouvoir répondre aux questions de ses proches. Elle est tombée amoureuse, une fois, une seule et unique fois. Comme souvent, elle s'est précipitée dans cette histoire avec la passion qui la caractérise et elle s'en mord encore les doigts. Il a disparu une fois qu'il a appris qu'elle était séropositive et Farah en a beaucoup souffert. Aujourd'hui, elle fait difficilement confiance aux autres. Elle est très proche de ses parents. Elle les appelle plusieurs fois par semaine, au téléphone ou via Skype. Elle peut passer des heures à écouter ses parents chamailler joyeusement et, au fond, elle aimerait trouver quelqu'un avec qui partager une telle complicité. Leur couple est un modèle, un idéal qu'elle est convaincue de ne jamais pouvoir atteindre. Sa seule expérience de la sexualité réside dans le viol qu'elle a subi il y a presque huit ans. Ce traumatisme, accompagné du virus, a ruiné ses rares relations amoureuses. Elle est prudente dans le moindre geste, le moindre baiser si bien qu'elle n'est jamais vraiment parvenue à apprécier l'aspect physiques des quelques histoires qu'elle a vécu. Son refus d'aller au-delà de simples baisers a intrigué les garçons qu'elle a pu fréquenter mais hélas, pas autant qu'il les a déçu. Elle ne boit pas mais elle aime l'ambiance de certains bars, la joie qui les anime, le vacarme qui y résonne. Elle ne refuse jamais une occasion de sortir avec les gens qu'elle aime, même si elle est endosse généralement le rôle de Sam pour la soirée. Voir les autres s'amuser, avec l'aide de l'alcool ou non, lui suffit pour s'éclater. Et puis qui a besoin de s'enivrer pour passer un bon moment lorsqu'il y a de la musique et des amis autour ? Farah, c'est la rationalité incarnée, poussée parfois à l'extrême lorsqu'il s'agit de sa propre situation. Elle réalise combien elle a de la chance d'avoir pu vivre jusqu'à présent sans que la maladie ne se développe et elle continue de s'attendre à de mauvaises nouvelles à chaque visite médicale. Ce n'est pas du pessimisme, parce que malgré les progrès de la médecine et son niveau de vie, elle sait que son traitement ne peut pas éradiquer le virus. Le retarder, oui, peut-être même éviter qu'il ne se développe à terme mais le supprimer de son système, non. Elle s'est faite à l'idée qu'elle pourrait s'affaiblir du jour au lendemain et contrairement à ce que la majorité des gens pensent, même parmi ses amis, elle envisage ce changement avec sérénité. Rire est la plus douce des médecines et avec son groupe de soutien, Farah a trouvé le meilleur remède qui soit. Alors oui, ils échangent parfois des anecdotes, des souvenir, des sensations très difficiles, aussi dures à formuler qu'à encaisser mais ils savent se faire rire. Ils savent se rendre heureux mutuellement et même si elle ne l'avoue qu'à moitié, Farah se raccroche à cette parcelle de bonheur hebdomadaire comme à une bouée dans les moments difficiles. Elle n'a pas eu une adolescence des plus ordinaires, d'abord parce qu'elle était la plus jeune de son petit groupe d'amis. La différence d'âge n'était pas si flagrante que ça, à l'époque, même si on la taquinait beaucoup à ce sujet. Enfant, Farah rêvait d'être adulte pour faire toutes ces choses qu'elle enviait à ses parents. Conduire, payer, aimer, entre autres. Peut-être qu'elle a tourné trop rapidement le dos à son innocence, avide d'en apprendre plus sur le monde et sur les autres. Ce qui l'a surtout démarquée, à l'école comme ailleurs, c'est cette propension à vouloir faire entendre ses connaissances. Bon nombre de ses camarades de classe trouvaient ça absolument détestables, sans qu'elle comprenne pourquoi. Jill a tenté de lui expliquer, une fois, mais Farah n'a pas saisi pourquoi on lui reprochait de vouloir montrer qu'elle était cultivée et pas sotte. Avec les années, elle a compris le sens de son surnom de l'époque, miss je-sais-tout, et de la connotation péjorative qui l'accompagnait. Elle a tendance à se sentir à l'écart, depuis toujours. Malgré tous ses efforts pour se faire une place dans un quelconque groupe, il survient toujours un moment où elle se demande ce qu'elle fait là, pourquoi les gens qui l'entourent l'ont remarquée.


PSEUDO/PRÉNOM : scarlett glasses/Julia. AGE : what, no Arrow OU AS-TU CONNUS LE FORUM : Bazzart I love you FRÉQUENCE DE CONNEXION : quotidienne. CRÉDITS PHOTO ET CITATION : sia/alive, fun./one foot + ??? AUTRE : je tiens à préciser (et j'insiste là-dessus, d'ailleurs) que j'ai fait énormément de recherches pour ce personnage, sur plusieurs des thèmes que j'avais envie d'abord. Je sais qu'elle est plus jeune que l'âge minimum requis pour un interne et c'est pas juste par esprit de contradiction, ça fait réellement partie de ce que j'avais imaginé au départ pour Farah (aka la fille qui sent inadaptée et out of everything les trois quarts du temps). Tout ça pour dire que j'aimerais évidemment garder ça tel quel, mais si ça pose un problème (ce que je comprendrai évidemment I love you ), il suffit de me le dire et j'éditerai. J'ai également lu pas mal d'articles et recherches sur le VIH, qui est un thème bien trop important et actuel pour être traité à la légère et sans info. J'ai surtout tenu à vérifier qu'il était possible d'être médecin (et d'opérer) en étant porteur du virus et même si certaines questions d'éthique subsistent, d'après mes lectures (autres que Wikipédia et Doctissimo, rassurez-vous), c'est possible. Loin de moi l'envie de dire que je suis devenue une experte après quelques soirées consacrées à ça, surtout pas, mais j'ai un peu plus conscience de ce dans quoi je m'engage qu'avant, voilà. DONC ce charmant pavé n'a d'autre but que de vous assurer (vous as in l'équipe, le staff, les yeux qui passeront sur cette présentation, la personne qui prendra le temps de me lire) que j'ai pris le temps de me renseigner, pour ce perso et elle me tient vraiment à cœur, voilà I love you (sachant que j'ai déjà saoulé Justine avec un mp long comme le bras pour demander ce dc et j'ai même pas honte   ) AUTRE(S) COMPTE(S) ? : Al Simmons.



Dernière édition par Farah Seif le Mer 16 Déc - 14:01, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Dim 13 Déc - 22:18

✃  You are my paradise, but maybe I'm your hell
L'écran se fige une seconde, coupant sa mère au beau milieu d'une explication que Farah n'a écouté qu'à moitié, concentrée sur ses notes du dernier cas examiné à l'hôpital. Elle se redresse en entendant le juron qui échappe à sa mère et un sourire éclaire son visage fatigué. « Very cute mom, you swear like an old lady » pouffe-t-elle doucement, mâchonnant un peu extrémité de son stylo. Sale habitude qu'elle a attrapé avec le stress des révisions, à l'université. « Your mother is an old lady, Farah » intervient son père, dans le fond de l'écran. La jeune femme sourit de plus bel. Elle a presque l'impression d'être de retour là-bas, chez eux. Elle ne considère plus l'endroit comme sa maison, pas vraiment mais la tranquillité de leur petite banlieue résidentielle lui manque parfois. Ici, impossible d'échapper aux bruits de l'extérieur, à la vie qui court dans la rue. Voitures, piétons, sirènes, tout vient cogner contre les fenêtres et, parfois, ricoche contre les murs de l'appartement. Une fois n'est pas coutume, ses colocataires ne sont pas encore rentrés. Ils ne devraient pas tarder et, bientôt, la cuisine dans laquelle elle s'est installée résonnera des rires et des récits de leurs journées respectives. « I see how it is, Salim, do you wanna trade me for a younger woman? » réplique sa mère, par-dessus son épaule. Silencieuse, Farah regarde son père approcher et se pencher, un sourire tendre aux lèvres. « Never » répond-t-il avant de l'embrasser. Autrefois, Farah les regardait avec admiration, rêvant de vivre un jour la même chose. Aujourd'hui, elle ne peut empêcher l'envie d'investir son cœur, teintée de tristesse. Ses chances de trouver un homme capable de l'accepter, hell, de l'aimer semblent si minces, surtout après sa dernière histoire. Elle pensait vraiment avoir fait le bon choix en décidant d'atteindre un peu avant d'annoncer sa séropositivité. Les accusations immondes de Nick lui reviennent en mémoire, transpirant le ressentiment et le dégoût. Elle baisse les yeux, les dents plantées dans sa lèvre inférieure. « Baby, everything's ok? » demande sa mère, apercevant sans doute le moment de faiblesse malgré la mauvaise qualité de la webcam. Focus Farah, fuck. Elle se secoue et affiche un sourire lumineux, un masque qu'elle a appris à maîtriser au fil du temps – si bien qu'elle ignore parfois elle-même si ses propres élans de joie sont sincères et fondés, ou simples mécanismes bien huilés. « Yeah, yeah, don't worry, I'm just tired. Stayed up all night at the hospital and all. I should get some sleep » ajoute-t-elle avec un soupir. Le sommeil est presque devenu un luxe depuis le début de son internat et si la boxe ne lui avait pas offert un minimum d'endurance, elle serait probablement sur les rotules à force de courir entre les services chaque jour. « I'll talk to you later, ok? » reprend-t-elle et bientôt, après des au revoir toujours autant affectueux, ses parents raccrochent et leurs visages souriants disparaissent de l'écran. Ugh. L'époque où elle était encore cette petite fille un peu trop miss je-sais-tout, chouchoutée par Papa et Maman, lui manque terriblement parfois, surtout en ce moment.

*

« Farah... Far, Farah... FARAH ! » La voix de Jill, si proche de son tympan, presque comme si elle était à l'intérieur de sa tête, la fait sursauter. Farah se débat un instant avec les draps, peinant à ouvrir les yeux. Sa vue est un peu trouble, ses joues la brûlent et sa gorge est sèche, si sèche qu'elle pourrait certainement servir de râpe à légumes. « Babe, c'mon, get up, we gonna be late » la presse sa meilleure amie, tirant sur ses bras encore engourdis. Ugh, pourquoi tant de violence et, fuck, qui a acheté des ampoules si puissantes ? Fronçant les sourcils, Farah referme les yeux, bien décidée à retrouver les bras de Morphée. Ou whatever. Qu'on la laisse dormir, merde. « Farah, seriously, get the fuck up or I'll kill you 'cause there's no way I'll be late to work. And believe me, I'd like nothing more than to let you sleep but we have to get to that damn hospital. Your pager has been buzzing for the past hour, mine too, we have to go » continue Jill et, cette fois, elle a toute l'attention de Farah. La grande blonde ouvre à nouveau les yeux et même la lumière – turns out it's the goddamn sun – lui arrache une grimace, elle bondit hors du lit. On ne l'a encore jamais bippé en dehors de ses heures de travail et pour être honnête, elle ignorait même que c'était possible. Elle en est sûre et certaine, sa journée n'est pas sensée commencer avant plusieurs heures. Il doit y avoir un problème. Une fois encore, c'est Jill qui lui apporte des explications. « There's been an accident. Some cars, trucks maybe, I don't know but they're talking about that non-stop on the news. C'mon, I made some coffee » Bénie soit-elle, really. Farah ignore ce qu'elle a fait pour mériter une perle comme Jill mais elle ne l'échangerait pour rien au monde. Voilà plus de quinze ans qu'elles sont amies, depuis ce fameux jour où Farah a débarqué, vaguement en retard, dans une classe où tous les élèves la dominaient d'une bonne tête et d'au moins deux ans. Jill a été sa première amie, sa meilleure amie et sans elle, Farah n'aurait certainement pas eu le courage de venir vivre à San Francisco. Et quand bien même en aurait-elle eu la force, seule, ses parents ne l'auraient jamais accepté. Alors oui, Jill est une vraie perle, un petit bijou sans qui Farah aurait sombré depuis bien longtemps. « Oh, by the way, I've texted Dave, you know, from your support group, reprend-t-elle, une fois dans la voiture, and – c'mon, move your damn car, you jerk – and I told him you wouldn't make it tonight because of work. You should thank me, you know, because you forgot to give him your schedule for the week » Well, oops. Farah baisse le nez dans son café, un peu gênée. S'il y a bien une chose importante dans sa vie, sa carrière naissante mise à part, c'est ce groupe de soutien. Ils sont une petite quinzaine, tous à un stade plus ou moins avancé de la maladie et jamais Farah n'aurait imaginé se laisser autant porter par des inconnus. La première séance a été intense et, une fois rentrée, plongée sous les couvertures et les joues baignées par les larmes, elle a juré qu'elle n'y retournerait jamais. C'était sans compter sur Jill et Dave, le responsable, bien décidés à la soutenir qu'elle le veuille ou non. « Thanks. I didn't mean to, you know, forget it. I just, it's just – » Elle s'interrompt dans un soupir. Si on lui avait dit qu'être interne serait aussi chronophage et éreintant, elle y aurait certainement réfléchi à deux fois – sans pour autant changer d'avis, de toute évidence. « I know babe, don't worry » reprend Jill, bienveillante. Again, que ferait-elle sans Jill ? « You'd probably be laying in a ditch somewhere » rit-elle et Farah réalise qu'elle a probablement pensé à voix haute. Well, fuck. Elle rougit un peu mais ne répond pas, occupée à mobiliser ce qui lui reste de forces pour avaler ce café et enchaîner une garde avec le peu d'heures de sommeil emmagasiné la nuit passée. « C'mon babe, time to save lives » lance Jill en sortant de la voiture, lorsqu'elles parviennent enfin à l'hôpital. Time to save lives indeed, à en juger par les sirènes qui hurlent autour d'elles et le va-et-vient incessant des ambulances. La journée s'annonce longue.

*

En s'engageant dans des études de médecine, Farah savait qu'elle serait confrontée quotidiennement à la souffrance. Ses parents l'y ont préparée, ils n'ont cessé de lui répéter qu'il lui fallait s'endurcir, ne pas se laisser atteindre. Et, jusqu'à présent, elle estimait s'en être plutôt bien sortie mais rien n'aurait pu la préparer à un tel déluge de douleur. L'adrénaline l'a empêchée de paniquer tout au long de la journée mais à présent que le calme semble être à peu près revenu, ses émotions la rattrapent. Gorge et ventre noués, le cœur au bord des lèvres, elle s'échappe aussitôt que l'occasion se présente. De l'air, il lui faut de l'air. Elle traverse les urgences presque en courant et, heureusement pour elle, les ambulances ont disparu. Les abords des urgences sont déserts, à l'extérieur en tout cas, et elle se laisse glisser sur le bitume. Les genoux remontés contre sa poitrine, le visage enfoui contre ses cuisses, elle tente maladroitement de contrôler sa respiration erratique. En vain. Les larmes brûlent ses joues rouges et un sanglot presque enfantin la secoue. « Tough day, eh? » Oh non. Elle connaît cette voix, elle pourrait la reconnaître entre mille. Elle a un temps hanté ses pensées, orchestré ses cauchemars. C'est la voix du dégoût, du mépris, la voix de la honte. Nick. Farah relève la tête sans prendre la peine d'essuyer les larmes qui roulent encore sur sa peau. Il ne tressaille pas en croisant son regard, ne semble pas le moins du monde surpris. L'a-t-il suivie jusque-là ? « You lost anyone? » demande-t-il en prenant place à ses côtés et hell no, il n'a pas le droit d'être si nonchalant après ce qui s'est passé entre eux. Elle hausse un sourcil, sceptique devant tant de calme. Et, damn, pourquoi porte-t-il une blouse, lui aussi ? « Here, thought you could use some water » continue-t-il, comme si de rien n'était, en lui tendant une petite bouteille d'eau. Après une seconde de réflexion, Farah s'en empare, sans pour autant se départir de son air méfiant. Elle ne lui fait pas confiance, ni à lui ni à d'autres, certainement pas dans un tel moment de faiblesse. Certainement après tout ce qu'il lui a balancé, le jour où elle a eu le malheur d'être honnête avec lui. Pour son bien, pour leur bien à tous les deux, parce qu'elle tenait à lui et qu'il méritait de savoir. « So? Lost anyone? » répète-t-il lorsqu'elle fronce un peu plus les sourcils, sans comprendre. Quoi, il est venu lui faire la conversation ? Après tout ce temps, alors qu'elle ignorait qu'il travaillait là lui aussi ? C'est tellement saugrenu qu'elle rirait presque, dans d'autres circonstances. « A baby and her mother. It was... pretty bad » C'est un euphémisme mais elle est sous le choc, encaissant finalement toutes les émotions de cette journée. Toutes en même temps. Et voilà Nick, cet enfoiré, qui se pointe comme une fleur avec son eau et son sourire compatissant. « What the fuck are you doing here? » fait-elle, retrouvant ses esprits. Il se contente de rire d'abord, si gaiement qu'on jurerait qu'il ne vient pas de passer comme elle les heures précédentes au milieu de dizaines de blessés. « I work here, I'm a resident » explique-t-il. Oh no, hell no. Stupéfaite, Farah l'observe un moment, bouche entrouverte et yeux écarquillées, incapable de croire ce qu'elle vient d'entendre. « And you never thought it'd be nice to tell me? » crache-t-elle, irritée. Maintenant qu'elle y pense, elle réalise combien leur relation, si courte fût-elle, était basée sur un fantasme – son fantasme, celui de l'homme parfait, charismatique, aimable, protecteur, l'homme que Nick lui avait semblé être, entre deux soirées entre amis et une séance de révisions chez son colocataire avec qui elle partageait quelques classes à l'époque. Elle ignorait beaucoup de lui, à l'époque, mais ça ne l'a pas empêchée de foncer tête baissée. « Yeah, as if you've been totally honest with me » réplique-t-il et no, fuck no. Il n'a pas le droit, pas le droit d'être là, pas le droit de la voir craquer, pas le droit de remettre ça sur le tapis. Blessée, Farah lui jette un regard noir à travers ses larmes qu'elle sent redoubler d'ardeur. « Shut your fucking mouth. You don't get to say that, you don't get to do this after all this time. D'you think it's easy to tell people that aren't even your friends that you've got HIV? D'you really think I kept you in the dark just to be mean? Well, guess what asshole, I didn't. It wasn't about hurting you or playing you or leading you on or whatever, it was about protecting myself because believe it or not, that's not an easy thing to say! » Surprise par la propre violence de son ton, Farah blêmit. Elle hausse rarement la voix, s'énerve encore moins. Force est de reconnaître, malgré toute la volonté dont elle a pu faire preuve pour accepter sa maladie, que le sujet reste sensible – mais comment pourrait-il en être autrement lorsqu'elle fait face à ce type de réactions ? « Yeah, douche move. Sorry » marmonne-t-il. S'excuse-t-il à propos des mots qu'il vient d'avoir ou de son comportement passé ? En vérité, Farah n'a pas envie de savoir et la question reste logée au fond de sa gorge. Elle est fatiguée, fatiguée du mensonge, fatiguée de la peur, fatiguée de se contenter d'exister par crainte de ne pas pouvoir vivre normalement.

*

C'est sans joie que Farah répond à l'appel Skype cette fois. Elle est incapable de mentir à ses parents et elle sait déjà ce qu'ils vont lui dire. Qu'elle aurait dû s'y préparer, qu'elle aurait dû savoir à quoi s'attendre en s'engageant dans cette voie. Elle soupire, prête à encaisser leur pitié condescendante une fois de plus. Voilà pourquoi elle tente de ne pas se plaindre lorsqu'elle les appelle, même si elle ne sait pas leur cacher ses chagrins et ses déceptions liés à ses études. « Baby, are you ok? » demande immédiatement sa mère, sitôt que l'image se stabilise. Farah se mord la lèvre, damn it. Tout espoir d'échapper au sermon vient de s'envoler. « Do you want me to go get your dad? Is it– » Non, elle ne va pas la laisser s'inquiéter plus longtemps, elle imaginerait le pire, comme d'habitude. « No, mom, it's ok. I made a full checkup last week and the results came in yesterday, it's, well, it's still here obviously but I'm ok. Nothing new on that front » ajoute-t-elle avec un sourire qui a des airs de grimace. La maladie ne progresse pas, elle devrait se réjouir mais c'est difficile, après hier. « Then what is it? You look awful dear, no offense of course » commente sa mère, visiblement inquiète. La jeune femme hoche doucement la tête. Elle a l'impression de n'avoir absolument pas dormi, malgré les quelques heures de repos sur l'un des lits du Menphis Wave. « None taken, don't worry. I mean, I've seen my face in the mirror earlier and– yeah, I do look awful. It's just– yesterday, there's been an accident. Like, a huge accident, I've seen the pictures on the Internet and the news are still talking about it, there's shoots of the scene every now and then since it's really recent » Elle frémit en repensant au reportage qu'elle a aperçu, un peu plus tôt, en rentrant de sa garde. « They brought so many people to the ER, it was– mom, I've never seen so many people injured, so much pain. It was terrifying and we couldn't– mom, we didn't save everyone! » Sa voix se brise et son visage se tort pour retenir les larmes qui glissent de ses yeux malgré tout. Ses lèvres tremblent et elle baisse la tête, se sert un peu plus contre son oreiller. Jusqu'à présent, elle avait réussi à ne pas craquer, gardant tout ce qu'elle a vu, tout ce qu'elle a entendu à l'intérieur. Toutes les sensations qui sont passées sur elle sans s'arrêter reviennent soudain, en même temps, avec une force qui la violemment trembler. « Shh, baby » murmure sa mère, tendre. Farah relève le nez pour la regarder, un peu surprise. Elle s'est pourtant préparée à plus de dureté, plus de pragmatisme. Ses parents connaissent ce genre de situations, ils l'avaient prévenu le jour où elle leur a annoncé qu'elle voulait devenir chirurgien. « You can cry now, as much as you want. It's normal, ok? You can't be strong all the time, as long as you are during your shift, reprend-t-elle d'une voix douce, you'll see more of that, the pain, the sadness, you know, but I really hope you'll never get used to it. Never get used to seeing people die Farah, promise me » Malgré le chagrin qui la secoue, les sanglots qui l'assourdissent, Farah parvient à capter tout le sérieux du moment. Elle s'astreint à hocher la tête, reniflant un peu. « Good girl, la félicite sa mère en souriant, now, you need a long, hot bath. Maybe comfort food. I know for a fact that Jill makes a mean risotto. I can call her to ask her to make some for you if you want? » Même à des centaines de kilomètres, sa mère sait toujours comment la faire sourire. Rassérénée, Farah secoue la tête. « No, I'll ask her, don't worry. But, mom... thank you. Really. I love you » souffle-t-elle, les yeux humides. Seattle lui manque terriblement, si fort en cet instant qu'elle en a presque mal. Il est dur de quitter l'enfance, même lorsqu'on a grandi trop vite.

*

Le groupe de soutien, elle peut gérer, elle a appris à le faire depuis tout ce temps. On pourrait aisément croire qu'il en va de même pour ses visites médicales régulières mais non. Malgré toutes ces années à fréquenter les mêmes médecins, à répondre aux mêmes questions, à croiser les mêmes regards, Farah n'est pas habituée. Allongée sur la table d’auscultation du spécialiste, elle fixe le plafond en priant pour que l'examen passe plus vite. « How are you feeling lately? » demande le médecin, penchée sur sa tension, avec tant de nonchalance qu'on pourrait facilement imaginer qu'ils discutent de la pluie et du beau temps. Mais ce n'est pas le cas et Farah ne peut pas hausser les épaules avec détachement, ne peut pas éluder. Il faut qu'elle réponde, elle le sait. « Fine. The first few shifts kinda wore me out but I'm, well, I guess I'm getting better at dealing with it » Elle a surtout appris à tirer profit au maximum des lits des salles de repos et du peu d'heures de sommeil que son emploi du temps lui autorise. Mais ça, son médecin n'a pas besoin de le savoir, il lui recommanderait une fois de plus de se réorienter. Or elle n'est pas parvenue jusqu'à son internat pour tout abandonner. Ses parents lui ont promis de faire leur possible pour lui offrir une vie normale et elle s'est jurée de ne pas laisser la maladie lui mettre des bâtons dans les roues, tant que son système immunitaire tiendrait le coup. « As long as you get enough sleep and take your meds, you'll be fine indeed » reprend le docteur. Ses mains quittent son bras, emportent le tensiomètre et la jeune femme soupire, soulagée. Elle se redresse, en évitant toujours de croiser le regard du spécialiste. Un ami de ses parents, chaudement recommandé et, par bonheur, il n'a jamais émis le moindre jugement sur ses ambitions de devenir médecin, elle aussi. « Your mother mentionned something about stress, last time we talked. You were at the hospital last week, after the accident? » Il n'a pas besoin de préciser de quel accident ils sont en train de parler, Farah a compris. Et damn it, sa mère ne sait toujours pas tenir sa langue. Elle rougit un peu et baisse à nouveau la tête, soudain concentrée sur les manches de son pull qu'elle déroule méthodiquement. « You know, that kind of stress isn't good. For anyone, insiste-t-il et elle réprime son envie de lever les yeux au ciel, and for you, it's even worse. Maybe you should– » Mieux vaut qu'il s'arrête là, avant de dire quelque chose qu'ils regretteront tous les deux. Changer de médecin après tant de temps ne sera pas agréable mais Farah ne s'infligera pas la condescendance qu'elle sent arriver. Elle se redresse et l'arrête d'une main, les yeux plongés dans les siens. « It's fine. I'm fine. Besides, you shouldn't talk with my mother about me. Or my condition. Medical confidentiality, remember? » Elle sourit ou, en tout cas, tente de sourire mais c'est difficile, vraiment. Elle déteste ces contrôles, trop fréquents à son goût, mais s'il y a bien une chose qu'elle déteste plus encore, c'est qu'on s'imagine bien placé pour lui donner des conseils sous prétexte qu'on est au courant de sa maladie. Ça n'a rien d'un acte de rébellion, ce n'est pas non plus de la stupidité. Elle connaît les risques, tout comme elle connaît ses limites. Elle étudie la médecine, bordel, et même si ce type-là exerce depuis des années, il ignore tout de son quotidien. Elle va bien. Il l'a dit lui-même, tant qu'elle dort suffisamment et qu'elle continue à suivre le traitement, tout ira bien. Jusqu'à ce que ça ne suffise plus, évidemment.



Dernière édition par Farah Seif le Mer 16 Déc - 0:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Dim 13 Déc - 22:30

Moi nullissime en choix de vava mais en tout cas ce perso a l'air sublime **
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Dim 13 Déc - 23:10

Le perso a l'air tellement génial
Par contre je joue jamais de filles, donc pour les avatars féminins je peux pas aider
Rebienvenue ici. I love you
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Dim 13 Déc - 23:17

Merci beaucoup vous deux et vous en faîtes pas pour l'avatar, JE VAIS TROUVER (va bien falloir de toute façon, hehehe).

EN TOUT CAS MERCI I love you
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Dim 13 Déc - 23:31

REBIENVENUE!
Ce personnage est a tomber! C'est tellement passionant! Réserve-moi un lien!

Alors concernant les avatars, je suis pas très pro pour ça, mais je pensais à Shaileene Woodley en lisant le tout! Après elle est loin d'être comme Gigi Hadid, c'est sûr...
Après tu as Frida Gustavsson qui pourrait convenir, ou Marloes Host?
Tu la veux forcément blonde? Parce que sinon y a Ariana Grande ou Marina Nery, ou... Je sèche

EDIT: Shanina Shaik?


Dernière édition par James Arryns le Lun 14 Déc - 10:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 2:34

Re-Welcoooooooomme \o/
Alors aussi si tu veux des liens Brucie et moi on est partants. Bref cela dit ...
Un personnage bien bien bien intéressant comme je les aime Very Happy
en vava sinon bah j'pensais à Elisa Sednaoui pourquoi pas ou Juno Temple Heuuuuuu j'continue à chercher, promis!
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 15:23

JAMES, merci, merci, merci, ça fait tellement plaisir j'ai tellement peur d'écrire un truc absolument débile ou offensant, avec ce sujet donc ça fait vraiment chaud au cœur de lire ta réaction. Et merci pour les propositions je suis pas au top niveau mannequins donc j'ai dû googler la plupart des noms mais c'est adorable. Et puis Shanina Shaik pourrait bien convenir, au final alors merci beaucoup I love you

OUH, ELISA SEDNAOUI AUSSI merciii Toby autant pour les compliments que les propositions d'ailleurs, c'est super gentil d'aider un boulet dans mon genre merci, merci, merciii je vais encore réfléchir un peu, mais merci beaucoup
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 16:46

j'adore ton personnage ! I love you et rebienvenue sur le forum I love you concernant l'avatar, je ne pourrais pas vraiment t'aider.. Déjà je ne connais celle que tu voulais prendre xD bref, bon courage pour ça
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 16:52

Décidément Julia t'as le don pour nous pondre des persos de ouf.

Pour les avatars perso je suis pas du tout mannequin, donc je pourrais pas t'aider mais je peux en revanche t'envoyer une liste d'avatars d'actrices (disponibles) par mp si tu veux.

Réserve moi des liens, avec mes deux persos bien sûr, parce que voilà.

(re) Bienvenue en tout cas.
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 19:13

Bon sang, ton perso est tellement génial encore.
Rebienvenue, bon courage pour la recherche d'avatar, j'approuve Elisa pour ma part. I love you
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Leela Robertson

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MESSAGES : 1223 SINCE : 28/10/2015 NICKNAME : Mashed Woods - Justine FACE, @ : Priyanka Chopra

SCALPEL AND BISTOURI
Quote: « Je suture une banane dans l’espoir vain que ça réveillera mon cerveau. »
Surnom: Shiva
Répertoire:

MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 19:14

Tu sais déjà ce que je pense de ce perso
Mais si tu veux Gigi, elle est entièrement libre, la personne a largement dépassé les délais de réservation d'avatar Wink

_________________
Do it again, and I'll see you tomorrow, I want to get it, you've got something to borrow  Can't make it feel right on my own, that's when I turn you on again, I buy it, but it don't measure up, what is the missed ingredient.
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 20:32

ce perso qui promet tellement (mais tu connais déjà mon avis dessus ) je viendrai t'embêter pour des liens
(re)bienvenue sur le forum
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 20:52

oh mon dieu ce personnage
je suis nulle en aide pour les avatars mais j'ai tellement hâte de rp avec toi I love you
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Lun 14 Déc - 21:41

rebienvenue.
je sais pas si tu t'es décidée, mais du peu que j'ai lu, j'voyais bien Kate Harrison.
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mar 15 Déc - 20:38

Re Bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mar 15 Déc - 23:57

MERCI, merci merci merci mille fois mercis, vous imaginez pas à quel point ça fait plaisir de lire ce genre de commentaires sur une fiche à moitié remplie j'ai tellement angoissé en demandant ce dc à cause des thèmes et j'ai tellement envie de bien faire et je suis tellement contente de lire tous vos commentaires et tellement merci (et j'arrête de dire tellement, promis, mais c'est ça ou vachement, ce qui est pas super éloquent on en conviendra mAIS C'EST PAS LA QUESTION ). BREF, merci beaucoup, j'accepte avec grand plaisir toute idée de liens évidemment. AMOUR ET TENDRESSE SUR VOS JOUES

ET JUSTINE FALLAIT PAS DIRE CA j'ai regardé la date de la dernière visite de la personne en question et bon, ça fait depuis le 9 qu'elle n'est pas venue et je suis faible et si tu dis que c'est ok, bon, ben Arrow si par hasard la demoiselle revient d'ici la fin de la fin de son délai (idk quand c'est mais puisque sa fiche est dans les fiches en danger, je suppose que ça devrait pas tarder), je lui laisserai Gigi avec plaisir évidemment   et du coup, me reste plus qu'à relire et ce sera bon


Dernière édition par Farah Seif le Mer 16 Déc - 0:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 0:05

(re)Bienvenue parmi nous, quel personnage
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 0:08

Tu es juste magnifique. Gigi est sublime et je sais je l'ai déjà dit, mais ce personnage
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 0:13

Merci Wesley et Tobybaaabe, merci, t'es adorable
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 0:14

j'veux un lien avec Toby c'est O-BLIGE!
Mais c'est sincère, chui fan, j'ai hâte de lire touuuut Very Happy
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 0:48

Bien sûr, on se trouvera un lien
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 1:01

(re) bienvenue
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 14:03

Merci Malya
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MessageSujet: Re: she's searching for a lonely heart   Mer 16 Déc - 15:22

J'ai presque chialé.

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