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 burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.

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MessageSujet: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Jeu 10 Déc - 16:35

highway skyline, back of a hurricane
Arizona & Wesley
Can we climb this mountain ? I dont know, higher now than ever before. I know we can make it if we take it slow. Let's take it easy, easy now. Watch it go. We're burning down the highway skyline on the back of a hurricane that started turning when you were young. And sometimes you close your eyes and see the place where you used to live, when you were young ▬ the killers, when you were young



Un rêve éveillé, c'était ce que j'avais l'impression de vivre. Ce sourire béat était accroché à mes lèvres depuis mon arrivée ici et les seules fois où il disparaissait pouvaient se compter sur les doigts d'une main. Bon, peut-être deux. Une journée magnifique commençait, et comme chaque matin, j'étais pressé de la dévorer. J'étais comme un gamin, impatient. L'impatience avait tendance à rendre négligeant, à précipiter les idées avant même qu'elles ne se concrétisent. J'étais arrivé sur le plateau, prenant soin de n'oublier personne avant de commencer à tourner pour l'émission de demain. J'étais encore entrain de peaufiner, d'améliorer, de trouver l'équilibre parfait. Les sourcils froncés, l'esprit désormais concentré, je ne perdais pas de vue mes gestes. Une fois que tout était enfin prêt, je m'autorisais une pause, prenant mon traitement anti-Tchernobyl avant de sortir fumer. Je fumais trop et, je détestais être dépendant mais je devais reconnaître qu'elle était devenue mon alliée au cours de ces dernières années. Reprenant, répétant les gestes, mes yeux se ferment. Je les connaissais par coeur, bien assez pour éviter tout accident. Mais lorsque je voulus ouvrir les yeux à nouveau, j'eus comme une absence. Mes paupières refusaient d'exécuter ce que je leur ordonnais, alors que mes mains continuaient leur entreprise. J'étais distrait. Je m'étais distrait à dire vrai et l'incident arriva. Mes muscles se crispèrent alors que j'entrouvris un seul oeil. « Wes ! Qu'est-ce que t'as foutu ? Tu t'es pris pour un oignon ? » Je me mis à rire, probablement nerveusement alors qu'un technicien s'approcha à la hâte. Ses traits étaient inquiets, durs et fermés. « Ca rajoutera du goût et de la couleur, c'est pratique non ? » Il prit un torchon et l'enroula autour de ma main, tout en me pressant vers l'extérieur. « Quoi ? T'as pas de fil et d'aiguille sur toi ? » Il roula des yeux et me jeta dans sa voiture. J'arquais un sourcil tout en pressant le torchon contre ma plaie. Il démarra au quart de tour, l'adrénaline s'estompait et la douleur se fit plus que présente. Une sensation que je n'avais pas ressenti depuis longtemps.

Des bribes d'images violentes vinrent tourmenter mon cerveau et ma nouvelle quiétude acquise. Je me rendais compte que je n'avais plus jamais repris le temps de penser au séisme, j'étais trop préoccupé à avancer pour prendre le temps de panser des blessures correctement. Je détestais rester dans ce qui n'allait pas, je préférais aller de l'avant. « Si tu veux faire du tourisme de la ville, y'a des moyens plus simples tu sais. » J'échappais un rire avant de sortir de la voiture, devant l'entrée du Memphis Wave. Devant la porte des urgences, toujours arborant un sourire bien que légèrement plus crispée qu'à l'accoutumée, je m'avance vers une infirmière. « Bonjour, comment ça va ? Est-ce qu'il y aurait de quoi coudre ici ? » L'infirmière se tourna alors, d'un air dépité avant de baisser le regard sur ma main. Le torchon était complètement imbibé de sang, il n'absorbait plus rien. Sa main captura mon bras fermement, elle me mit sur un lit et me débarrassa du torchon. La plaie restait visible, parcourant le long de mon index jusqu'à la naissance du poignet. Elle commença à désinfecter, avant de me fixer droit dans les yeux, comme si elle venait d'avoir une révélation. Crocodile Dundee aurait mieux fait de rester dans son bush. « Ne bougez plus, je reviens ! » Elle referma le rideau aussitôt et j'entendis au loin quelques rires, et quelques remarques amusantes à mon égard. Un cuisinier qui se coupe, c'est déjà ridicule mais un cuisinier qui se coupe au point d'arriver aux urgences, c'est pitoyable. Et je fis le choix d'en rire. Finalement le rideau s'ouvrit à nouveau, et l'infirmière avait complètement changé. Son visage m'était familier, plus que cela, il était singulier. J'ignorais son prénom mais je pouvais voir son nom. Stones. Nous avions voyagé malgré nous ensemble et je ne l'avais plus revue depuis l'aéroport. J'espérais qu'elle allait mieux et, machinalement, un grand sourire se dessina sur mes lèvres. « Bonjour docteur Stones, je sais qui a dormi sur mon épaule maintenant ! » L'infirmière revint en ricanant, fixant avec un air de terreur mais aussi d'admiration pour le docteur Stones, comme un enfant pris sur le fait par son professeur. Peut-être qu'elle l'était après tout.


© Gasmask


Dernière édition par Wesley Madden le Jeu 10 Déc - 18:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Jeu 10 Déc - 17:19

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wesona.
Encore le même matin. Elle se réveillait à cinq heures, allait courir pour décompresser, rentrait chez elle, prenait une douche, son petit-déjeuner et son préparait pour l'hôpital. Cela faisait six mois qu'elle était arrivée à San Francisco et pourtant elle n'arrivait pas à prendre autant ses aises que quand elle était à Baltimore. Elle aimait la pluie, le froid, la nuit étoilée. A San Francisco elle se retrouvait avec le soleil, la chaleur et le ciel caché par des grattes-ciel. D'un autre côté elle ne faisait pas grand chose pour aimer la ville, elle ne sortait pas, n'avait rien visité. Le seul chemin qu'elle prenait chaque jour depuis six mois était celui qui la menait de son appartement à l'hôpital. Elle ne connaissait rien d'autre, n'avait même pas pris la peine de sortir dans un bar ou au restaurant, elle restait cloîtrée chez elle en attendant que mal être passe, cependant comme il semblait omniprésent dans sa poitrine, sur une journée de vingt-quatre heures, elle restait vingt-heures à l'hôpital. Le sommeil était encore trop présent dans sa vie et dès qu'elle fermait les yeux elle avait l'impression de retourner là bas. Elle avait l'impression de revivre la mort de son frère encore et toujours, sauf que cette fois, celle de Josh s'y rajoutait. Alors pour éviter tout cela, elle enchaînait garde sur garde et quand elle n'avait rien à faire, elle partait s'occuper, s'amuser ou simplement vérifier la rééducation de ses petits patients. Parfois elle allait même aider aux urgences, de toute façon elles étaient toujours blindées alors un peu de main d’œuvre n'était pas de trop.
Terminant de signer la dossier d'un enfant à qui elle venait de poser un plâtre, elle fut surprise de se retrouver entourée d'infirmières qui semblaient tout aussi amusées que moqueuses, cette constatation tira Arizona de ses pensées et elle leva les yeux de son dossier pour planter son regard bleuté dans ceux d'une jeune femme qui riait à gorge déployée. « Excusez moi, mais vous êtes dans un hôpital ici, où des des personnes souffrent alors au lieu de vous esclaffer, pour quelque chose qui, j'en suis sûr, est certainement la blague de l'année, je vous conseille de retourner au travail, si vous n'en avez pas, je suis certaine que je peux vous trouver quelque chose. » Un faux sourire vint ponctuer sa remontrance alors qu'elle voyait la jeune femme filer à toute allure et le groupe se disperser. Arizona était nouvelle ici, pourtant tout le monde semblait déjà la connaître. D'un autre côté des médecins-militaires et qui ont fait l'Afghanistan et qui se sont retrouvés à Hopkins pour devenir l'un des plus prometteurs chirurgiens pédiatriques, on ne peut pas dire que cela courait les rues. Terminant de compléter son dossier, elle le tendit à l'infirmière derrière le bureau avant de glisser son stylo dans sa poche, scrutant l'heure de sa montre, elle se prépara à aller déjeuner quand une conversation entre internes attira son attention. Visiblement elles étaient toutes entrain de baver et contempler le derrière qui cachait, selon leurs dires, l'apollon star de l'hôpital. Génial une célébrité, voilà le grand sujet à la cafétéria dans moins d'une heure. « Il paraît qu'il s'est coupé en cuisinant, il est peut-être maladroit, mais il est sexy et un homme qui cuisine ça fait son effet … » « Ouais et en plus j'adore son émission Wesley Madden … il aura fait ma journée. » S'arrêtant brusquement à l'entente du nom du cuisiner, Arizona sorti rapidement son téléphone de sa poche avant de rechercher l'homme en question, sa face lui apparu en gros sur l'écran. Son sauveur, le gars qui lui avait proposé des bonbons pendant l'une de ses crises, le gentleman qui lui avait laissé sa voiture. Maintenant elle se souvenait avoir vu sa tête sur une affiche de quatre mètre de long en rentrant de l'aéroport.
Attrapant sans un mot le dossier que l'interne avait entre ses mains, elle fusilla cette dernière du regard lui faisant comprendre qu'elle n'accepterait aucun commentaire. Ouvrant ce dernier, elle commença à le feuilleter avant d'aller discuter avec l'infirmière qui avait admis le jeune homme, il s'était vraiment coupé en cuisinant, peut-être n'était-il pas si habile que ça finalement. Se dirigeant vers le lit du jeune homme, elle tira sur le rideau pour le découvrir. Oui aucun doute c'était bien lui, et elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà il lui adressait la parole et évidemment il fallait qu'il l’embarrasse, regardant l'infirmière déposer le kit de suture, Arizona n'avait aucun doute que cette dernière s'empresserait de raconter à ses commères de collègues, l'histoire selon laquelle le docteur Stones avait dormi avec le sexy cuisinier, évidemment elle allait en entendre parler pendant des semaines.
Approchant le tabouret du lit du garçon, elle posa le dossier près de lui avant d'enfiler des gants et d'examiner sa main. « Vous auriez pû me dire que vous étiez une star, j'aurai pu vendre les bonbons offerts sur internet, je serais peut-être même riche à cette heure ci … enfin je veux dire riche comme vous, au point d'avoir sa tête sur des affiches de huit mètres dans tout San Francisco. » Elle leva la tête pour trouver le regard du garçon, Arizona était habituée à l'argent, son père avait été colonel, se faisait toujours appelé ainsi d'ailleurs, sa mère une grande chef d'entreprise et elle, elle était chirurgien pédiatrique, elle gagnait parfaitement bien sa vie et était clairement dans le haut du panier de la population américaine, mais lui, il était très riche et d'après ce qu'elle avait lu, elle était sur le point de recoudre une main qui valait plusieurs millions de dollars, comment pouvait-on être aussi riche et aussi jeune. « Pour un cuisinier, vous ne me semblez pas très à l'aise avec les couteaux. » Souriant au garçon, elle désinfecta la plaie avant de se saisir d'une aiguille et d'un fil résorbable, les sutures étaient réservés aux internes, aux mauvais internes, ceux qu'on punissait, elle n'avait jamais été l'un d'entre eux et pourtant, elle, résidente de troisième année en chirurgie pédiatrique, s'apprêtait à exécuter une simple suture. Arizona se disait qu'elle lui devait au moins ça, qu'avec elle au moins le travail serait bien fait, sans cicatrice, il l'avait sauvé d'une crise de SPT en plein vol, elle lui devait au moins ça.
© Starseed
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Jeu 10 Déc - 18:23

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Arizona & Wesley
Can we climb this mountain ? I dont know, higher now than ever before. I know we can make it if we take it slow. Let's take it easy, easy now. Watch it go. We're burning down the highway skyline on the back of a hurricane that started turning when you were young. And sometimes you close your eyes and see the place where you used to live, when you were young ▬ the killers, when you were young


Finalement, le monde était bien petit et, quelque part, c'était assez rassurant. Parce que le sentiment d'être véritablement seul, dans le sens émotionnel était terrible et pourtant inévitable. Dans un nouvel endroit, dans une nouvelle vie, il s'agissait de tout recommençait mais je m'estimais heureux de n'avoir qu'à continuer ce que j'avais commencé quelques années auparavant. J'étais jeune, un des plus jeunes chefs d'Australie et mon immaturité s'était ressentie quand je n'avais pas voulu ouvrir mon restaurant, mais plutôt de vivre et de voyager. Je profitais comme je le pouvais et tant que j'avais cette chance, je ne me posais aucune question. J'admirais les gens qui avaient fait le choix des études et qui sauvaient des vies mais c'est une chose de sauver une vie physiquement, de réparer des corps mais quand il en vient de réparer les coeurs, la méthode n'est plus aussi claire. Alors, j'essayais d'aider, de faire rire et d'apporter un peu de joie et d'humour avec l'émission que j'avais. J'étais entouré d'héros dans cet hôpital, de personnes qui donnaient tout pour autrui, qui n'hésitaient pas à mettre toute leur énergie pour sauver une seconde de vie supplémentaire d'un patient. Et c'était ce que je pensais des secours en général et puis, il y avait la pratique. Ou du moins ce que j'imaginais dans la pratique. Une cour de récréation pour adulte, il y avait ceux qui réprimandaient et qui surveillaient et ceux qui étaient punis, les cancres et les bons élèves. J'observais, j'écoutais en attendant que l'infirmière ou interne ne revienne.

Les gens passaient devant le rideau, certains ralentissaient et d'autres ne prêtaient aucune attention, ce qui me rassurait quelque part. J'avais entendu quelques commentaires qui m'avaient fait sourire et, qui dans un autre contexte, m'auraient fait rire. Je ne comprenais pas encore tout ce que j'étais entrain de vivre, se faire interpeller dans la rue, demander des autographes, les cris. Ce que je faisais, tout le monde était capable de le faire, les coupures en moins bien sûr. Tout n'était qu'une question de volonté avant d'être une de technique. Si je pouvais transmettre quelques sourires et astuces, je devenais le plus heureux des hommes parce que j'avais l'impression de faire quelque chose de bien, de correct. Mais, d'un autre côté, nombreux étaient mes détracteurs à me considérer comme un gamin pourri gâté. Ainsi allait la vie. Le médecin Stones. Et quel médecin, une personne assez impressionnante et intéressante aussi et, je devais l'avouer, j'étais heureux de la revoir. Probablement un peu trop au point de l'embarrasser devant une interne. Je vis dans le regard de l'interne la traînée de poudre que je venais d'allumer. Je n'en loupais pas une, décidément. Je l'observais, toujours en souriant naïvement, à son oeuvre. « Faut supporter de voir sa tête en gros sur des affiches. Et le gros désavantage, c'est que les gens savent qui je suis mais que, par exemple, je ne sais pas qui vous êtes docteur Stones. » Sourire mutin accroché à mes lèvres, mon regard soutint le sien. Je venais d'apprendre qu'elle savait que j'avais réussi financièrement mais je savais désormais qu'elle aussi. C'était une manière d'apprendre à se connaître. Tout comme au moment de notre rencontre à l'aéroport. J'avais déjà vu ce genre de scènes et je comprenais. Je m'étais inquiété mais il n'y avait eu aucune affiche dans San Francisco pour que je puisse en savoir plus à son égard.

Sa phrase me fit rire, je penchais la tête, approuvant ses mots d'un geste de tête. « Je cherchais juste un prétexte pour venir à l'hôpital, vous retrouver et m'assurer que ça allait, je suis démasqué.. » Alors que je redoutais l'instant où elle planterait l'aiguille dans ma coupure, je préférais la dérision et l'auto-dérision dans notre cas. « L'oignon a été plus fort. » Je n'avais vu personne encore pour continuer à suivre mon traitement ici. Je continuais sur mes réserves d'Australie, mais l'incident de ce matin me laissait perplexe. Finalement, ma confusion s'en alla aussitôt que mon regard se posa sur les mains du docteur Stones et de ses gestes experts. « Le souci aussi avec ces affiches, c'est le déséquilibre que ça engendre. Je connais même pas votre prénom ni même ce que vous faites dans cet hôpital. Bon oui, recoudre des mains mais je peux vous dire que la personne là, elle était terrifiée. Vous êtes chirurgien ? » Je parlais trop, je l'avais senti avant l'incident de notre rencontre et j'avais peur de l'ennuyer avec mes phrases. Je pris une grande inspiration. Je n'aimais pas tellement les hôpitaux, ou du moins y aller pour moi. Rendre visite était naturel mais l'odeur, les bruits de course, la panique parfois, je détestais ce mauvais côté. Le sourire d'Arizona me conforta quelque part et je lui souris en retour. « Vous.. Je suis désolé de vous avoir embarrassé quand vous êtes arrivée. » Je passais ma main valide derrière ma nuque, tout en essayant de rester calme et immobile pour ne pas lui compliquer la tâche.


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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Jeu 10 Déc - 19:22

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Elle avait de rire, il l'amusait. Jamais elle n'avait rencontré un homme qui parlait autant en si peu de temps … pour autant il avait cet avantage de ne pas être lourd quand il s'adressait à elle, au contraire de  90% des hommes qui venaient lui parler depuis qu'elle était ici, le premier jour un chirurgien était venu la draguer pensant qu'elle était une infirmière ou une petite interne, il avait vite déchanté en remarquant son nom brodé sur sa blouse prouvant ainsi qu'elle avait plus que sa place au sein de l'hôpital et que non, elle n'était pas interne. En ce qui concerne ses patients, elle avait déjà reçu des dizaines de demandes en mariage, mais comme pour la plupart ces messieurs avaient moins de dix ans, cela n'avait pas tendance à la déranger , le problème venait surtout des parents de ces garçons, des pères qui lui faisaient des avances alors que leur petit bout était ici pour se faire opérer d'une tumeur ou pire … Par conséquent discuter avec un garçon comme Wesley avait tendance à lui arracher des sourires. « C'est peut-être mieux que vous ne sachiez pas qui je suis et puis entretenir le mystère était toujours plus attirant ? » Clairement elle flirtait avec lui, ce n'était rien de bien méchant, ni même trop brutal, c'était juste histoire de détendre l'atmosphère. Inspectant son entaille sous toutes les coutures elle devait avouer que c'était assez impressionnant, heureusement pour lui ce n'est pas bien profond, mais il ne s'était pas loupé, elle était bien curieuse de savoir comment est-ce qu'il s'était fait une chose pareille. Tout en continuant a observer la blessure, elle se mit à sourire à sa phrase, typiquement loveur, elle avait beau savoir qu'il jouait il ne pu s'empêcher de lever les yeux au ciel, attrapant l'aiguille, elle bloqua sa main priant pour qu'il ne se mette pas à crier comme une fille, histoire de briser son image. « La prochaine fois il suffit de me demander, évitez de vous blesser, c'est en contradiction avec le serment d’Hippocrate. » Comment à suturer la plaie, elle bloqua violemment son poignet pour éviter qu'il bouge et qu'elle ne lui fasse encore plus mal. Évidemment une nouvelle fois il s'était mis à parler et plus il ouvrait la bouche, plus elle devait avouer que sa présence lui était agréable, il était sûrement son patient le plus agréable. Relevant le regard vers le brun cessant son activité quelques secondes, un léger sourire vint de nouveau étirer ses lèvres. « Arizona. C'est mon prénom. Pas Nevada, Dakota, Iowa, juste … Arizona. Et en effet je suis chirurgien, résident en troisième année de chirurgie pédiatrique. D'habitude je m'occupe des enfants, pour vous j'ai fais exception. Il y a des avantages à être une du petit écran. J'avoue j'ai cherché votre page Wikipédia. » Haussant les sourcils, elle reprit la suture avant d'entendre de nouveau la voix de cuisinier s'élever dans les airs et se confondre en excuse. Terminant son travail, elle attrapa une compresse qu'elle appliqua sur la plaie après avoir nettoyer le tout. « Ce n'est rien. Je suis nouvelle ici, évidemment ils sont tous entrain de chercher des trucs à raconter sur moi. Alors avec ou sans vous, ils allaient parler. Et puis il y a pire que d'entendre sur soit qu'on a, ne serais-ce que dormi aux côtés d'un charmant cuisinier. » Retirant ses gants, elle attrapa le dossier avant de saisir d'un stylo présent dans la poche supérieure de sa blouse et d'y inscrire les soins prodigués.  
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Jeu 10 Déc - 22:24

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Nous n'étions qu'un dans une masse. Enfin, je n'étais qu'un dans une masse de patient pour le docteur Stones. Les gens se blessaient, bêtement, parfois gravement et parfois les deux réunis. Ce n'était pas un métier facile, il devait être épuisant physiquement mais aussi moralement et je me disais que, si j'arrivais à la faire sourire, alors peut-être que j'aurais réussi à alléger un peu sa journée et que si d'autres patients faisaient cela, alors les journées pourraient être plus légères pour tout le monde. Quel bisounours je faisais, mais j'en étais fier quelque part. Nous cachions tous nos aspirations, probablement rarement toutes mais la plupart. Des craintes et des blessures aux cicatrices à peine faites, aisément fragile. J'avais légèrement entrevu celle-ci, lors de notre rencontre et c'était ce qui expliquait pourquoi j'avais essayé de la retrouver mais je n'avais qu'un visage, aucun nom, rien. Une adresse approximative, oui par un chauffeur un peu curieux qui finalement avait oublié le tiers de l'information. Le destin faisait les choses mais il fallait parfois le forcer. Consciemment ou pas, avec douleur ou non. Aujourd'hui avait été l'inconscient, j'avais été imprudent avec cette lame mais rien n'arrivait par hasard. Ou, du moins, j'aimais y croire. J'échappais un léger rire, relevant le visage vers elle. « La preuve, je suis là devant vous. » Un nouveau rire sortit de ma bouche. Notre conversation était convenue mais drôle, et c'était ce qu'il y avait d'exceptionnel. Beaucoup trop de personnes ont tendance à se prendre au sérieux et à être triste, à ne plus savoir apprécier une discussion anodine.

Le médecin bloqua mon poignet fermement, tout en continuant à observer la plaie. Elle était particulièrement consciencieuse et j'appréciais de ne pas être un simple numéro mais une vraie personne pour elle. Je l'observais faire, immobile, probablement légèrement pâle, mais je pouvais dire que, malgré tout, j'avais une bonne résistance à la douleur. « Même ce serment à un nom. J'avais qu'un visage et des bonbons en moins. » Le regard plein de défi et taquin, je la laissais faire, jetant quelques coups d'oeil audacieux au travail du docteur Stones. Arizona, juste Arizona et rien d'autre, pas d'autres noms d'État des États-Unis. Je sentais toutes les mauvaises blagues dont elle a pu faire l'objet, un sourire compatissant étira mes lèvres. Il fallait croire qu'elle s'occupait des enfants, petits et grands et j'étais son exception de la journée, tout comme elle avait été la seule à qui j'avais été à peu près sérieux, en lui donnant des bonbons et en lui laissant une voiture avec chauffeur. J'ignorais que j'avais une page Wikipédia, j'arquais alors un sourcil avant de me mettre à rire plus franchement. « J'essaierais de vous chercher sur Wikipédia alors. Après, quelque part on est tous de grands enfants. Même un chirurgien mange des bonbons. » Je continuais à la regarder faire son travail, admiratif, sentant ma peau tirer désormais sous l'effet des points de suture. Les ragots partaient avec une vitesse déconcertante. D'autant plus qu'elle était nouvelle ici, je ne tenais pas à l'embarrasser devant ses collègues. Mais j'aimais taquiner les gens avec un sourire mutin.

Elle retira ses gants alors que je m'étirais légèrement, heureux de pouvoir bouger à nouveau. Je fis attention à ne pas avoir de gestes brusques, pour ne pas gâcher le travail d'Arizona, qui s'était appliquée et qui avait dérogé à sa spécialité pour moi. « Qui sait ce qui se passe derrière ces rideaux ? L'interne a du s'imaginer que le cuisinier passait à la casserole. » J'attendis qu'elle finisse de noter des choses sur ce que je présumais être mon dossier avant de lui tendre ma main valide. « Enchanté de vous connaître Arizona Stones, je suis Wesley Madden, cuisinier. C'est plus sympa qu'une page Wikipédia, non ? » Je serrais sa main, avant de commencer à me lever pour mettre ma veste. J'étais tiraillé entre l'idée de quitter ces lieux et cette odeur de sang et de désinfectant et celle de rester discuter avec Arizona, de la laisser compléter mon dossier médical ici, mais je n'osais pas. Je ne voulais pas parler de ce qui n'allait pas, alors qu'elle venait de me recoudre, de me réparer et j'étais prêt à retourner dans ma bulle, dans mon rêve mirifique. « Est-ce que vous travaillez ce soir ? Parce que, pour vous remercier, je pourrais vous préparer quelque chose pour tenir ? » Je lui offris un large sourire, de manière à ce qu'elle ne puisse pas y résister. J'étais conscient de mes atouts, surtout pour arriver à la fin de mes idées.


© Gasmask
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Jeu 10 Déc - 23:29

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Il était là à lui parler comme s'il la connaissait depuis toujours alors qu'il avait sûrement déjà vu le pire d'elle et pourtant pas une seule seconde il ne remettait ça sur le tapis, il ne cherchait pas à savoir pourquoi ni comment et pour ça lui en était reconnaissante. Comme quand il lui avait offert des bonbons pour la sortir de sa crise, alors que tout le monde autour d'eux était entrain de la regarder comme si elle était un animal de foire. Au début elle l'avait juste pris pour un dragueur de seconde zone, maintenant elle comprenait que sa gentillesse et le fait qu'il parle sans arrêt était tout simplement ce qu'il était. « Je ne mange pas de bonbons, jamais. C'est mauvais pour les dents, c'est plein de sucre et en plus ça fait grossir. D'ailleurs vous êtes peut-être un peu trop vieux pour manger des bonbons. » Souriant au garçon, elle secoua la tête doucement. Un enfant, voilà ce qu'il semblait être. Elle en côtoyait tous les jours et face à lui, elle avait l'impression de se retrouver de nouveau en pédiatrie. Parce qu'il était un enfant, un enfant d'un mètre quatre-vingt, très attirant et drôle, mais un enfant.
Serrant doucement sa main alors qu'il se présentait, elle ne pu s'empêcher de rire en l'entendant parler. « Les chirurgiens n'ont pas de pages wikipédia, c'est réservé aux célébrités, à ceux qui sont dans la lumière, nous on préfère l'ombre, le noir de la salle de radio, bref, c'est pas très glamour. Et en ce qui concerne les commérages, j'espère que je ne vais pas être étiqueter comme le médecin qui sort avec ses patients, même si les miens ont dix ans … bref vous avez compris » Grimaçant doucement à constat, elle appela une infirmière pour lui demander d'aller chercher des compresses et des antidouleurs. Parce que oui autant parler avec lui était agréable, autant il ne fallait pas oublier pourquoi il était là. Remerciant l'infirmière, elle lui tendit les quelques compresses ainsi que deux boîtes contenants des gellules. « Les compresses c'est pour refaire vos pansements, à refaire tous les jours, faîtes attention à l'évolution, mais normalement d'ici un mois tout sera bon. Je vous ai mis des fils résorbables, vous n'aurez pas à venir ici vous les faire retirer, cela va se faire tout seul. Les antidouleurs, vous en prenez au maximum trois par jours, le mieux c'est un avant chaque repas, pas avant de dormir. A ne pas mélanger avec de l'alcool, mais bon je ne pense pas que vous soyez stupide. » Souriant au garçon, elle signa le bon de sortie de son patient avant de lui tendre, glissant le dossier sous son bras, elle rangea son stylo dans sa poche avant s'apprêtant à sortir. Cependant, elle n'était pas certaine de le vouloir. C'est vrai, elle devait avouer qu'elle aimé passer du temps en sa compagnie, il avait été son rayon de soleil, sa bouffée d'air frais et pourtant elle devait le laisser partir, parce qu'il avait sûrement une vie, une fiancée ou petite amie, une grande réception ou autre, en bref, contrairement à elle, il avait une vie en dehors de cet hôpital et pour lui, elle ne devait être que la cinglée d'un soir dans un avion qui venait de le faire souffrir en lui enfonçant une aiguille dans le bras. S'apprêtant à le laisser partir, elle fut surprise d'entendre sa voix lui parvenir pour lui dire autre chose qu'un au revoir, non. Au lieu de ça il l'invitait à dîner, elle et elle n'avait aucune idée de sa réponse. Elle ne travaillait pas ce soir, mais pour autant était-elle capable de sortir ? De faire face au monde extérieur, de quitter sa parfaite petite bulle bien ronde pour la violence de ce qui l'entourait ? Et puis il était un homme, était-elle capable de sortir avec un homme, de rire à ses blagues, de s'apprêter, même si elle n'attendait rien pour ce rendez-vous ? Après tout elle était mariée, bon c'était pas un vrai mariage, bien qu'il était officiel. Décidant d'arrêter de se poser des questions, elle posa simplement son regard bleuté sur le jeune homme face à elle avant de sourire doucement. « Passez me prendre à vingt heures, je ne vous promets pas de rester toute la soirée, mais bon, au moins un peu. » Souriant une dernière fois au garçon, elle tira sur le rideau mettant fin à leur petit moment.
Elle était presque nerveuse. Elle n'avait aucune idée de comment cela allait se passer, si elle allait arriver à prendre sur elle. Lissant une nouvelle fois sa robe, elle avait envoyé un interne lui en acheter une ce qui avait donné un moment assez comique, Arizona terminait de signer la paperasse médicale. Elle n'était pas certaine d'être assez bien, cela faisait bien longtemps, depuis le lycée en fait, qu'elle n'avez pas été invité par quelqu'un. Elle avait tenté de faire un effort, remontant ses chevuex en un chignon dont certaines mèches ondulées venaient s'échapper pour encadrer son visage, des talons qui lui avaient été prêtée par une collègue, un maquillage léger et une robe rune qui épousait parfaitement sa taille avant de s'évaser dans le bas, elle espérait etre assez présentable pour lui. Évidemment tout le long de la journée, elle avait eu droit aux murmures, aux regards appuyés. La dernière rumeur en date est qu'elle sortait avec Wesley Madden, on les avaient même surpris entrain de s'embrasser alors qu'ils étaient sur le point d'aller plus loin, c'était dingue de constater l'imagination de certaines personnes. Souriant à la jeune femme à qui elle tendit ses dossiers, lui souhaitant par la même occasion une bonne soirée, elle fut surprise de voir dans le hall, son cavalier d'un soir l'attendait patiemment. Son impaire à la main, elle s'avança vers lui, un nouveau sourire collé aux lèvres. « Bonsoir, j'espère que vous n'attendez pas depuis longtemps. » Attrapant le bras du garçon, elle vérifia qu'il n'avait pas abîmé sa magnifique suture avant de laisser sa main glisser le long de la peau du garçon. « Heureuse de constater que vous n'avez pas détérioré mon chef d’œuvre. » Parce que clairement sa suture était de toute beauté, n'importe quel chirurgien plastique l'aurait applaudie. Se rendant compte que ses doigts glissaient toujours le long de la peau du beau brun, elle retira sa main rapidement, légèrement gênée de la situation. Elle commençait fort.
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Ven 11 Déc - 0:44

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Rarement je m'étais senti aussi à l'aise avec une femme. A dire vrai, j'étais tellement occupé à rire et à paraître pour un gamin que j'en oubliais une réalité déconcertante, Arizona était une très belle femme et je ne la ménageais pas avec mes idioties. A l'accoutumée, je serais entrain de bégayer, de chercher mes mots et de me mordre l'intérieur des joues, mais là, j'étais à l'aise. Peut-être parce que j'étais aussi rassuré de voir qu'elle semblait aller mieux. Sembler, oui parce que je ne la connaissais pas, tout comme elle ne me connaissait qu'à travers une page Wikipédia que je n'avais même pas lue parce que je n'étais pas narcissique au point de taper mon nom sur Google chaque jour, chaque heure comme certains. J'avais construit et j'avais payé un certain prix ce succès. Personne n'avait rien sans rien, et je pensais avoir ceci en commun avec Arizona. Si je ne lui parlais pas de sa crise de panique, ce n'était pas par égoïsme ou par désintérêt total pour sa personne, non, bien au contraire, c'était parce que, quelque part, je savais qu'en parler revenait à remuer un couteau rouillé dans une plaie presque guérie. Je ne voulais pas être le couteau. Si, un jour, elle éprouvait le besoin d'en parler, j'imaginais que ce serait à quelqu'un d'autre que moi, un inconnu avec qui elle a dormi, tête sur son épaule, qui lui a donné des bonbons dans un moment où tout le monde la regardait, tétanisée. Et ce regard là, je le détestais. C'était un regard d'impuissance pour la plupart des cas, mais pour les autres, c'était de la pitié ou de la curiosité mal placée voire perverse. Tout pouvait vite devenir incongru mais pas entre nous, pas maintenant. Je me mis à rire à sa remarque. Être trop vieux, j'oubliais qu'elle avait mon dossier médical. « Y'a pas d'âge pour ça, Arizona ! C'est peut-être mauvais pour le corps mais je peux assurer par une thèse scientifique que c'est bon pour l'âme. » Une thèse scientifique.. Je n'avais même pas fini le secondaire et voilà que je m'exposais ainsi. Je secouais la tête à cette idée, avant de poser mon regard à nouveau sur Arizona.

Les présentations étaient désormais officielles entre nous, plus de page internet ni d'affiche géante ou de visage sans nom. Les gens dans l'ombre faisaient beaucoup plus que ceux qui apparaissaient à la lumière. Au restaurant de Paul Bocuse à Tokyo, certes il était la tête pensante mais il avait toute une équipe pour exécuter, perfectionner et tout équilibrer. Chaque personne était essentielle dans une brigade et j'avais longtemps été dans l'ombre d'un géant de la cuisine et j'avais décidé de m'affranchir en retournant en Australie, dans mon pays. « Les gens dans l'ombre sont les plus admirables, ils doivent être excellents sans faire d'ombre et c'est extrêmement compliqué, je peux faire votre page si vous voulez ? Avec comme préférence, qui sort avec ses patients de dix ans en toute impunité.. Non, je plaisante, vous devez faire des ravages. A dix ans, je serais déjà à genoux devant vous avec une bague en haribo ou crocodile à mettre à votre doigt. Véridique. » Je continuais à rire, l'observant, les yeux probablement pétillant d'admiration. J'offris un large sourire à l'infirmière, dont les joues ne tardaient pas à virer écarlate alors qu'elle se retira lorsqu'Arizona la remercia. Elle m'expliqua ce qui allait suivre, le traitement et les contre-indications. Je l'avais écoutée attentivement, hochant la tête comme un élève studieux que je n'avais jamais été. « Vous m'avez ces points pour ne plus me revoir, non ?  » Je fis une fausse moue boudeuse avant de rire à nouveau. Je ne voulais pas partir et, surtout, ne plus la revoir. Alors, j'avais osé. C'était la première fois que j'osais une telle entreprise, mais lorsqu'une idée ronge l'inconscient au point d'envahir le conscient et qui crie à l'injustice si elle n'est pas accomplie, j'avais fini par céder. Un léger silence, le premier aujourd'hui, s'installa entre nous alors que j'attendais impatiemment sa réponse, soutenant son regard avec mes iris bleues. Finalement, elle céda, elle osait à son tour pour mon plus grand bonheur. Un large sourire béat se dessina sur mes lèvres alors que je pris le bon de sortie. « Je serai là, à vingt heures moins dix, même. Je suis prêt à vous attendre, ça sera une surprise. » Heureux, j'empoignais ma veste, lui emboîtant le pas.

Arrangeant le col de ma chemise devant le miroir, j'espérais être à la hauteur. Légèrement nerveux, je veillais à ce que tout soit à peu près agréable. Pour cela, j'avais privatisé une cuisine d'un restaurant situé en plein centre-ville, au dernier étage d'un immeuble où la vue était imprenable. Dès ma sortie de l'hôpital, j'étais passé au studio pour présenter des excuses et prendre le reste de la journée, me disant que demain, cela irait mieux et que j'allais pouvoir rattraper le peu de retard que j'avais pris -je m'y prenais à l'avance, surveillant le moindre détail pour le rectifier. J'avais passé l'après-midi à faire ce que j'aimais le plus; cuisiner pour quelqu'un. Des mets fins mais goûteux et copieux. Je n'étais pas un adepte de l'asperge dans l'assiette. Je surveillais l'heure, je ne voulais pas manquer à ma promesse. Je pris une douche, me changeai et pris la voiture avec chauffeur pour retourner à l'hôpital. Et, pile à l'heure où j'avais annoncée, je franchissais les portes de l'hôpital. Portant une chemise blanche avec un costume bleu nuit, je l'attendais dans le hall, jouant à tenir en équilibre sur une ligne invisible. Lorsqu'elle entra dans mon champ de vision, ma bouche s'entrouvrit légèrement avant de faire place à une sourire béat. « Bonsoir. Non, ne vous inquiétez pas, je suis loin d'être pressé ce soir. » J'avançais à mon tour vers elle, lui tendant mon bras pour l'accompagner dehors. Sa remarque me fit rire, j'y avais prêté grande attention. « J'ai hésité, je me suis dit que j'allais faire attention ce soir et d'être négligeant les prochains jours pour trahir le serment d'Hyppocrate et venir me confondre avec vos patients de dix ans. C'est pas crédible ? » Mon rire s'estompa légèrement, mes iris la découvraient enfin et, surtout, avaient l'occasion de pleinement la découvrir. Les antidouleurs faisaient effet et je me sentais comme sur un nuage. Elle était superbe. Le contact de sa main sur ma peau m'arracha un frisson, que je tentai de dissimuler alors. Je lui ouvris la portière, la laissant grimper à bord du véhicule avant de monter à mon tour. « Vous êtes sublime, Arizona. Heureusement que je ne vous emmène pas faire un laser quest ! » Le trajet fut incroyablement rapide alors que je descendis en premier pour lui ouvrir la portière, à nouveau. Je lui pris sa main délicatement. « Fermez les yeux, s'il vous plait. C'est une surprise. » Je passais ma main à vive allure et bien proche de ses yeux pour vérifier qu'elle jouait bien le jeu. Le son de l’ascenseur finit par me trahir, les portes s'ouvrirent et je continuais à la guider jusqu'à notre table, où le panorama était grandiose. J'imaginais qu'elle n'avait pas beaucoup d'instant de repos, alors autant essayer de les rendre agréables. « Pas trop déçue ? » J'enlevais ma veste, laissant mon regard se poser sur le sien à nouveau.


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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Ven 11 Déc - 16:02

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Elle ne s'attendait pas à ça. Évidemment il était était beau dans son costume, très classe, elle avait pensé qu'il l'emmènerait dîner dans un restaurant ou bien boire un verre quelque part, elle ne s'attendait pas à ça. Se détachant du jeune homme, elle s'avança sans un mot vers la grande baie vitrée à la vue panoramique, c'était … magique. Elle n'avait aucune raison de regretter le choix d'avoir accepté l'invitation, pas alors qu'il la mettait face à une chose pareille. Laissant ses yeux divaguer dans les lumières de la ville, elle posa sa main sur le verre admirant tout simplement la vue. Elle avait l'impression de se retrouver dans une bulle, volant au dessus de la ville, s'il voulait la faire rêver il avait réussi son coup. Se rendant compte qu'elle ne lui avait pas adressé la parole depuis la découverte de la surprise, elle se retourna enfin vers lui un grand sourire aux lèvres. « Je … je ne sais même pas quoi dire … c'est vraiment magnifique. » Ne pouvant s'empêcher de retourner au tableau qu'elle avait précédemment sous les yeux, Arizona n'avait qu'une seule envie : sortir voir tout cela de plus près, mais non seulement cela ne se faisait pas et en plus elle s'était découverte une peur irrationnelle du vide depuis son retour d'Afghanistan. Décidant qu'il était temps de revenir à la réalité, elle s'approcha du jeune homme avant de retirer son manteau, enfin là, elle se rendit compte que le restaurant était complètement vide, aucun client ne venait troubler le silence agréable qui s'était installé entre eux et là elle compris rapidement, il avait privatisé la salle. « Oh. » Que pouvait-elle dire d'autre ? Elle n'était pas sortie de sortie avec un homme depuis le lycée, pour autant elle était presque certaine que la privatisation d'un restaurant n'était pas quelque chose d'habituel. « Vous savez vraiment recevoir … du moins inviter … je dois vous avouer que je ne suis tellement habituée. » Un léger rire gêné vint ponctuer sa phrase, parce que c'était ce qu'elle était, gênée. Finalement elle ne savait rien de lui, peut-être qu'il faisait le même coup à toutes les femmes qui acceptaient ses rendez-vous, peut-être qu'en réalité c'était le plan drague du siècle et qu'il n'attendait qu'une chose : coucher avec elle. Cette idée la fit relever le regard vers son camarade d'un soir, était-il de ce genre là ? Il ne semblait pas, au contraire. Pour autant il restait un homme, un homme qui l'avait emmené dans un restaurant de luxe, un homme qui avait privatisé ce même restaurant pour elle, peut-être s'attendait-il à quelque chose en retour ? Pour autant Arizona n'était pas certaine de pouvoir lui rendre la pareille, s'il s'attendait à ce qu'elle tombe dans ses bras comme ça, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu'à l'os. S'asseyant à la table qui semblait être la leur, elle s'installa face à lui avant de jouer avec ses mains. « Je … je ne sais pas tellement ce que vous attendez de moi. Je veux dire, la belle vue, le restaurant privatisé … vous êtes parfait, du moins en apparence, mais vous … enfin.  Vous êtes parfait, mais je suis débordée à essayer de coller ma vie avec du scotch et de la glue, alors si jamais vous faîtes tout ça dans le simple espoir que je vous tombe dans les bras, chose que j'aurai pu faire il y a quelques années, je dois m'en aller. Et je m'en veux de penser ça, mais vous êtes un homme. Un homme très charmant, beau même, oui tellement beau que des femmes du monde entier rêve de vous sauter dessus, vous êtes drôle, vous semblez gentil, réellement gentil, vous ne faîtes pas juste semblant et en plus vous cuisinez. Il y a quelques années, je vous aurais épousé sans la moindre peur ou hésitation, mais plus maintenant. Je sais pas faire ça, sourire en me posant des questions, je pourrais le faire, mais je serais nulle comme invité, de toute façon je le suis. Cela fait trois ans que chaque jour, le seul chemin que j'emprunte est celui qui me mène de mon appartement à l'hôpital, je ne change pas de chemin. Cela fait trois ans que je ne suis pas allé au cinéma ou à la plage. Je ne cuisine pas parce que je n'ai pas le temps et que cuisiner signifie faire des courses et donc aller au supermarché. Je ne suis pas sortie avec quelqu'un depuis cinq ans, alors … je suis désolé mais vous faîtes tout cela pour me mettre dans votre lit, vous avez fait tout ça pour rien. » Cette fois c'était qui qui parlait trop ? Secouant la tête se rendant compte qu'elle avait sûrement tout foutue en l'air, elle soupira longuement. « Je suis désolée. Vraiment, je viens de gâcher un dîner que vous avez sûrement mis du temps à préparer et pour lequel vous avez dû dépenser beaucoup d'argent. Mais vous n'avez pas choisi la bonne personne pour vous accompagnez ou vous détendre. Je suis bordélique, problématique, brisée et terrorisée à l'idée de sortir dehors. SPT. Stress post-traumatique, c'est ce dont vous m'avez sauvé à bord de cet avion. J'ai passé trois ans de ma vie dans les entrailles de l'enfer, à côtoyer la mort, me lavant et me couchant avec elle. J'ai perdu des êtres qui me sont chers là bas et j'en ai laissé en revenant ici. Alors désolé de vous le dire, mais parmi toutes les femmes biens qui se trouvent dans ce pays, dans cette ville ou qui se trouvait dans cet avion, vous êtes tombé sur la seule qui est trop effrayée par le monde pour pouvoir profiter d'un merveilleux dîné dans un endroit somptueux au côté d'un charmant garçon. » Ravalant les larmes qui menaçaient de couler le long de ses joues, elle se leva précipitamment avant de se saisir de sa veste et d'une nouvelle fois poser son regard sur le garçon, prononçant de nouveau cette phrase qui résumait entièrement la situation. « Vous êtes parfait,  mais je suis débordée à essayer de coller ma vie avec du scotch et de la glue. »
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Dim 13 Déc - 12:40

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Tout avait été fait pour que le docteur Stones, enfin, Arizona passe une bonne soirée. J'imaginais aisément le rythme de vie de ces gens-là, et qu'ils ne devaient pas avoir énormément de temps libre alors, je m'étais persuadé que mon idée était la bonne. Je ne voulais pas non plus être dérangé ce soir, en sa compagnie parce que, pour la première fois depuis que j'étais ici, j'avais besoin de souffler sans avoir tout au long de la soirée des regards indiscrets, parfois même des questions indiscrètes sur qui elle pouvait être, ce que nous pouvions bien faire tous les deux un soir dans un restaurant. Dîner, c'était tout ce que j'avais en tête. J'avais cuisiné pour, à mon tour, la remercier en lui montrant ce que je savais faire et, très honnêtement, je préférais cuisiner pour quelqu'un plutôt que pour une caméra, une personne que j'appréciais réellement et pas seulement des inconnus dans la rue. Je n'avais pas le même train de vie que les médecins du Memphis Wave mais je crois bien que c'était la première soirée de libre et de coupure que je m'accordais depuis bien longtemps. Mes soirées, je les passais à travailler de nouvelles méthodes de cuisine, à les perfectionner, à changer des classiques pour essayer de les remettre au goût du jour. Tout n'était pas blanc ou noir, je m'en sortais après avoir manqué de m'étouffer avec du wasabi ou une amertume trop prononcée pour un dessert que je voulais doux. La première fois que j'avais mis les pieds dans ce restaurant, c'était lors d'un repas avec la chaîne. La vue époustouflante m'avait donné envie de découvrir cette ville avec les yeux d'un enfants, je voulais tout faire et tout voir. Mais si mon statut était nouveau, ma maladresse, elle, ne l'était pas.

Arizona sembla vite gênée, surtout lorsqu'elle vit que le restaurant était désert et que nous n'étions que tous les deux. Je n'avais pas réfléchi à cela, peut-être aurais-je du y prêter attention un peu plus. Après tout, je ne la connaissais pas, je ne savais pas ce qui pouvait lui plaire ou, au contraire, la gêner. Maintenant je le savais. Les grands restaurants vides. Perplexe, je ne prononçais pas un mot, je me contentais de sortir la bouteille de vin du seau à glace pour lui en servir un verre, avant de faire la pareille pour moi. Alors que je m'apprêtais à ouvrir la bouche, le docteur me surprit par ses paroles. Je n'étais pas parfait, bien loin de là et je me sentais comme déstabilisé. Sa vie était compliquée, du moins marquée de diverses blessures et j'avais pu en voir une partie à l'aéroport, mais ce n'était visiblement qu'une partie de l'iceberg. Je l'écoutais attentivement, souriant lorsqu'elle évoqua le fait de m'épouser, avant de recommencer à l'écouter et à l'entendre. Je ne prétendais pas la connaître ou même savoir ce qu'elle avait vécu. Arizona avait vécu l'enfer et l'enfer l'avait suivie même lorsqu'elle était rentrée. Irak ou Afghanistan je présumais. J'avais reconnu son stress post-traumatique et j'en avais ignoré les raisons parce que j'étais de ceux qui montraient que tout allait bien même quand ce n'était pas le cas. Je l'observais, mon regard sur elle demeurait inchangé. Elle se leva précipitamment, m'arrachant un regard d'incompréhension. J'emboîtais ses pas, me plaçant devant elle pour la retenir ou du moins essayer de l'empêcher de partir. « Vous.. Enfin, je.. Je ne suis pas médecin, vous m'avez recousu et j'ai eu envie de faire quelque chose pour vous. Le scotch et la glue ne tiendront pas, il faut un truc plus solide comme cette chose-là, du fil résorbable. Je ne suis pas parfait, pas du tout même mais ce soir, ne laissez pas ces démons vous emprisonner complètement. Alors oui, un cuisinier que vous connaissez qu'avec Wikipédia vous sort une phrase toute faite et en plus parle de lui à troisième personne. Non. C'est pas une phrase toute faite, quand les choses vont mal, qu'on va mal, il y aura toujours une belle chose à voir dans la vie pour chaque chose mauvaise. Tout est une question d'équilibre. » Je repris ma respiration et m'approchais d'elle en prenant ses mains dans les miennes. « Vous êtes une femme sublime et n'importe quel homme sensé voudrait vous avoir dans son lit. Je vous veux dans cette cuisine, passer du temps avec vous, rire. Est-ce que j'ai besoin d'un prétexte pareil ? Je crois que j'ai vu les choses un peu trop grand, j'ai pas eu la bonne mesure ce soir et j'en suis désolé. On peut aller ailleurs si vous voulez ? » Naïf et profondément à côté de la plaque. Je me rendis compte que j'avais encore gardé ses mains prisonnières dans les miennes, l'empêchant de partir. Lorsque je me rendis compte que je risquais de la retenir contre son gré, mon sourire s'estompa, je repris une distance convenable et relâchai ses mains. Qui étais-je pour la retenir ? Personne, je ne pouvais pas la forcer à passer la soirée ici, avec moi. Si elle n'était pas prête, il valait mieux attendre au lieu de forcer les choses. « Si vous tenez à partir, je comprends. Juste, laissez-moi vous donner ce que j'ai préparé. C'est pas du fil résorbable mais ça peut apaiser certaines choses. » Pas parce que je l'avais fait, mais parce que c'était le propre d'un bon plat de réconforter. Probablement une réaction chimique encore mais celle-ci était vraie et réelle.

Étrangement, j'avais mal. Non pas parce qu'elle me prenait pour l'image que certains s'amusaient à véhiculer, mais parce qu'elle avait mal aussi alors que j'avais voulu éviter cela. Elle avait peur du monde parce qu'elle avait vu ce qu'il avait de pire à montrer et je ne pouvais imaginer ce qu'elle avait du voir. Au Japon, lors du séisme, j'ai vu des choses horribles, vécu aussi des choses difficiles mais je m'étais fait une promesse, celle de ne pas laisser les exceptions devenir des généralités, faire des événements sporadiques une phobie du monde. J'étais insouciant, j'attendais le retour de bâton pour avoir adopté cette stratégie. Je ne faisais même plus attention aux deux verres de whisky que je prenais chaque soir, et que je n'allais plus pouvoir prendre à cause des antidouleurs, d'ailleurs. « Vous n'avez rien gâché, ce sont ces choses que vous avez vécu qui vous ont gâchée et blessée. Ce n'est en rien votre faute. » Je lui offris un sourire qui se voulait rassurant avant de lui adresser un dernier regard. Je commençais alors à marcher vers la cuisine pour lui préparer deux ou trois boîtes. Je me perdis dans mes pensées à nouveau, repensant à ce qu'Arizona avait pu dire. J'étais perplexe et je voulais l'aider surtout mais je ne savais pas si elle était du même avis. Je n'étais qu'un inconnu, une simple affiche sur certains bus après tout.


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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Dim 13 Déc - 16:01

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Elle avait paniquée et elle se sentait nulle et coupable. Elle l'avait visiblement prise pour quelqu'un qu'il n'était pas et avait mal jugée ses intentions. Maintenant il était là devant elle à s'excuser pensant qu'il avait fait quelque chose de mal, alors qu'au contraire, il n'avait fait que l'émerveiller. Lentement ses mots et leur compréhension parvinrent à ses oreilles, il avait parfaitement raison, la colle, la glue tout cela n'était que provisoire et retardait le moment où elle s’effondrerait, avec un peu de chance personne n'assisterait à ce pitoyable spectacle, mais Arizona avait parfaitement conscience d'être une bombe à retardement. Soudain, sans qu'elle ne comprenne comment ,elle sentie les mains du beau brun venir envelopper les siennes et la chaleur de ses grandes paumes vint lui tirer un frisson qui parcouru l'ensemble de son corps. Ce n'était qu'un simple geste mais bien la première fois depuis (trop) longtemps, qu'un autre être humain ne posait ses mains sur les siennes. Bien sûr il y avait eu les auscultations, les poignets de mains ferment donner à ses employeurs, mais là c'était différent, c'était mieux, beaucoup plus agréable. Autre chose qui lui était agréable, c'était le compliment qu'il venait de lui faire, il l'a trouvait belle, non pas belle, sublime et venant d'un homme aussi demandé, populaire et charmant que lui, elle trouvait le moyen de rougir. Il en avait dû voir des jolies femmes, mais qu'il la trouve elle, sublime, ça faisait quelque chose. Parce que depuis son retour, même bien avant, elle ne cherchait plus à être jolie, elle ne cherchait plus à savoir si elle pouvait plaire ou non. Tout cela n'avait, aujourd'hui, plus aucune importance à ses yeux, mais qu'il vienne lui dire cela lui faisait prendre conscience qu'elle était plus que fille brisée, que elle aussi pouvait recevoir des compliments. La chaleur de ses mains, elle y pris goût et c'est quand il relâcha les siennes, qu'elle pris conscience qu'elle avait aimé ça. Elle ne lui répondit pas pour le reste, pas qu'elle l'avait fait avant, se demandant s'il valait mieux pour elle de s’éclipser ou bien donner une seconde chance à cette soirée. Elle le suivit du regard s'en aller vers la cuisine alors que le dilemme lui faisait face. Tentant de calmer le tremblement de ses mains, elle ferma les yeux avant d'inspirer et d'expirer lentement. Déposant son manteau sur une chaise qui se trouvait près d'elle, elle s'avança à son tour vers la cuisine avant de s'appuyer contre la chambranle de la porte. Elle le regardait longuement, tentant de décrypter si oui ou non il était sincère, décidant qu'il était temps d'arrêter de se poser des questions, qu'au moins le temps d'une soirée elle pouvait le faire, elle s'approcha de lui et déposa ses mains sur celles du jeune homme le stoppant dans ses gestes. Elle était plus petite que lui, pas de beaucoup, mais quand même. Elle devait quelque peu lever la tête pour rencontrer son regard, un regard bleu perçant qui la transportait au delà de ses peurs. Avec douceur, elle vint poser une main sur son torse, maintenant qu'elle était certaine d'avoir toute son attention. « Savez-vous depuis combien de temps je n'ai pas mangé dans une véritable assiette, je commence à en avoir assez de tout déguster dans des boîtes. » Souriant au beau cuisinier. Elle baissa le regard, le reposant sur les boîtes en carton qu'il avait commencé à remplir. Fronçant les sourcils, elle soupira de nouveau avant de se saisir des récipients et de verser le contenu dans deux assiettes qu'elle attrapa près d'eux. Elle pouvait sentir sa présence dans son dos et si avec beaucoup de ses collègues elle trouvait cela pressent, avec lui il y avait quelque chose de rassurant, elle se sentait presque en sécurité. Se retournant enfin vers le beau brun, elle attrapa les deux assiettes avant de les installer à leur table. Quand il fut face à elle, elle porta sa fourchette à ses lèvres dégustant enfin les mets qu'il lui avait concocté et autant dire que jamais elle n'avait mangé quelque chose d'aussi bon. « Vous n'avez pas raté votre vocation, c'est la meilleure chose qu'il m'est jamais été donné de manger. » Reportant son regard sur son assiette, elle joua quelque peu avec sa nourriture avant de laisser sa voix s'élever dans les airs, sans pour autant oser rencontrer son regard. « Afghanistan pendant trois ans et demi. Je … j'étais médecin militaire là bas. Tous les hommes de ma famille ont fait l'armée, c'était une tradition. Je suis la première femme avoir juré honneur et fidélité à ma patrie. Je me suis engagé après la fin de mes études de médecine, pas en tant que soldat car je suis incapable de tenir une arme correctement, mais en tant que médecin. J'ai retrouvé Derek là bas, mon frère et Josh son meilleur ami. J'ai vu des choses que personne ne devrait voir. Chaque fois qu'on me ramenait un homme j'ai fais le possible pour le sauver, mais trop souvent il n'y avait rien à faire. » Secouant la tête alors qu'une multitude d'images lui venaient en tête, elle plongea son regard dans celui du garçon. « J'aime mon pays plus que tout et j'étais fière d'être là bas, le onze novembre a été la pire chose de ma vie, j'étais en colère et pendant tout ce temps passé là bas, c'était ce qui me nourrissait : l'amour de mon pays et la colère. Chaque homme qui est mort entre mes bras était un renforcement de ma colère, on était tous une famille parce qu'on vivait tous l'enfer. Et encore moi j'ai eu de la chance, j'avais Josh et Derek. Enfin … Derek était en patrouille dans le désert dans une zone sécurisé, il avait six hommes sous son commandement et quand une grenade a surgi de nul part, il n'a pas fait ce que n'importe quel humain aurait fait, il n'a pas cherché à se sauver, il a juste … ce crétin a sauté dessus. La grenade a explosé en lui, ainsi ses hommes n'ont pas été touché. » Décidant de combattre ses larmes, Arizona secoua la tête, inspira un grand coup avant de reprendre ce qui était, le récit le plus difficile de sa vie. « Quand on me l’amené il est arrivé sur ma table, il avait un trou dans son estomac qui partait de son bassin et qui s'étendait jusqu'à sa poitrine. J'ai passé six heures, mes mains dans son corps, a tenté de le réparer, six heures où mes mains cherchaient comment le sauver. Mais comment peut-on sauver un homme qui a un trou dans l'estomac ? Il est mort dans mes bras, son sourire de crétin aux lèvres. » Elle n'avait pas réussie à combattre les larmes qui désormais coulaient le long de ses joues, pourtant un faible sourire vint se dessiner son visage. « Je l'ai détesté, quel crétin se jette sur une grenade ? J'aurai préféré qu'il soit lâche, mais ça n'aurait pas été lui n'est-ce pas ?! Il a réussi énormément de médailles, mais est-ce qu'un drapeau plié et des médailles remplacent l'amertume ? Non. Mais il sauvé six hommes, des hommes qui maintenant sont pères de familles, mariés et heureux. Des hommes qui m'ont invités à leur mariage, dont pour la plupart je suis marraine de leur enfant. Tout cela c'est pour Derek, la reconnaissance qu'ils ont pour lui est magnifique, c'était mon frère et je suis fière qu'il l'ai été. Un an après sa mort j'ai eu le droit de revenir au pays. Officiellement je suis toujours médecin militaire, mais j'ai compris que c'était terminé. Seulement je ne suis pas rentrée seule, tous mes démons, mes cauchemars sont rentrés avec moi. » Rencontrant de nouveau le regard du jeune homme, elle lui attrapa doucement la main. « Vous m'avez sauvé dans cet avion, pendant que tout le monde me regardait comme un animal en cage, vous m'avez proposé des bonbons ne cherchant même pas à savoir comment ni pourquoi, vous m'avez fait rire alors que cela ne m'était pas arrivé depuis des années. Ce soir là et maintenant là, vous avez sûrement vu le pire de moi … bon j'ai quelques cicatrices sur le corps dû aux trois balles que je me suis prise, mais sinon c'est le pire que vous avez vu de moi, alors merci. Merci de m'avoir sauvé. » Souriant plus franchement au garçon, elle porta son regard sur leurs mains jointes et se rendant compte que cela pouvait le gêner, elle retira rapidement la sienne.
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Dim 13 Déc - 17:27

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Nous étions des êtres complexes, des personnes blessées et parfois tellement meurtries dans leur chair qu'elles en oubliaient de vivre parce qu'il n'y avait que la survie à portée de main. Arizona avait ses blessures et cela ne faisait que la rendre plus belle encore qu'elle ne l'était déjà. Le puzzle du médecin commençait à prendre forme. Depuis un petit moment déjà, les personnes qui m'entouraient étaient globalement superficielles, elles basaient tout sur leur apparence, il y avait même un présentateur qui avait de faux tibias pour avoir l'air plus viril sauf que.. personne ne voit ses jambes à l'écran. Et Arizona était tout simplement l'inverse de ces gens-là et, quelque part, cela faisait du bien d'être avec de vraies personnes, avec une histoire qui n'était pas à dormir debout parce qu'elle ne cherchait pas à faire on ne sait quelle émission de télé-réalité. Elle avait souffert et ses grands yeux bleus parlaient pour elle, il n'y avait pas besoin de mots. Non, ses yeux suffisaient mais à condition de s'y intéresser et de prendre le temps de décrypter le docteur Stones. J'aimais ces yeux, ils m'avaient marqué à l'instant où j'avais pris le temps de les remarquer, à savoir lors de l'incident de notre rencontre. J'imaginais facilement l'effet que je faisais au gens, celui d'une sorte de garçon -même pas d'homme, qui était conscient de ses atouts ou je ne sais quelle autre chose. Ce n'était pas le cas, la seule chose dont j'étais certain, c'était de mon goût pour la cuisine, la recherche d'or en Australie et que les kangourous étaient les meilleurs boxeurs du monde, impossible de les battre. Mais il fallait croire que cette image était fausse, et que j'étais loin de m'être perdu dans ce que j'étais entrain de vivre. Je n'étais pas de cette trempe de personne, non.

Toujours appliqué à faire les boîtes et à penser aux mots d'Arizona, je n'avais pas remarqué ni même entendu le bruit de la porte. Le bruit de ses talons sur le sol m'arracha de mes pensées alors qu'Arizona me stoppa net dans mes gestes. Un large sourire béat se dessina sur mes lèvres. J'étais heureux, heureux de voir qu'elle n'était pas partie. Le docteur s'approcha, déposa sa main sur mon torse. Je déglutis, peu habitué à ce genre de contacts. Je ne laissais pas grand monde entrer ainsi dans ma bulle. Je croisais son regard, appréciant ce contact et refrénant quelques frissons et les battements d'un coeur qui se délectait de bien trop de choses. Le fait qu'elle reste, qu'elle soit avec moi. Sa phrase me fit rire, et je la laissais faire sans la quitter du regard. Comme si elle était parfaitement dans son élément, ce qui m'arracha un sourire mutin. Je lui tins la porte et la suivis jusqu'à me retrouver assis face à elle. Rougissant légèrement à sa remarque, je bus une longue gorgée de vin avant de prendre la parole. « Ca c'est seulement parce vous mangez dans une assiette. L'absence de boîte fait beaucoup ! » Je me mis à rire, mangeant et pensant que c'était convenable ce que j'avais fait, malgré une main invalide pour le moment. La voix d'Arizona capta toute mon attention. Ses yeux étaient rivés sur son assiette et mon regard se fit de plus en plus sérieux à mesure que le puzzle continuait à prendre forme. Je me rendis compte de l'horreur qu'elle avait pu voir, des images d'apocalypse quotidiennes et surtout l'impuissance qu'elle pouvait ressentir parfois lorsqu'elle ne pouvait rien faire pour aider autrui. Son regard croisa le mien à nouveau. Elle m'expliqua son point de vue d'américaine sur les attentats du World Trade Center. Je n'étais qu'un enfant au fin fond de l'Australie encore mais je me souviens de l'onde de choc que cela avait pu être, tous ces gens dont le seul tort était de s'être levé pour vivre, travailler, c'était injuste.

Son frère était un héros des États-Unis mais il était avant tout celui de sa soeur. Et j'avais l'impression que, quelque part, elle lui en voulait d'être un héros parce que s'il avait été humain, il aurait pu survivre. Mais elle avait raison, s'il ne l'avait pas fait, cela n'aurait pas été son frère. Ses yeux commençaient à se remplir de larmes et elle les combattait, résolue à l'idée de ne pas les laisser perler sur ses joues roses. Et, finalement, Arizona se laissa aller, pleurant mais réussissant à afficher un faible sourire. J'approchais ma chaise de la sienne, me mettant à côté d'elle et non plus en face. Je me permis de passer délicatement mon pouce sur ses joues humides. Je revoyais les images d'horreur que j'avais pu voir au Japon, mais ce n'était arrivé qu'une fois dans ma vie. Pour Arizona, ces images avaient été quotidiennes et je me rendis compte de toute la force qu'elle avait. Elle osa recroiser mon regard à nouveau et commença à me remercier. J'eus un geste de surprise et d'incompréhension, parce que cela m'avait semblé normal d'agir ainsi et maintenant que je savais tout cela, j'aurais voulu faire plus pour elle. Mais quoi ? Je n'en savais rien. C'était une chose bien trop complexe à appréhender et cela ne se réparait pas, il fallait d'abord apaiser, comprendre et enfin pouvoir cicatriser tout en se préparant à l'idée que ces cicatrices ne sont pas fermées complètement. Sa dernière phrase me fit légèrement rire, ses cicatrices étaient physiques aussi. Nos mains étaient jointes, nos doigts s'étaient entremêlés. Cette dernière finit par la retirer brusquement alors que je la pris à nouveau dans la mienne. « Ne me remerciez pas, il n'y a pas à remercier, c'était normal. J'aurais bien aimé vous faire rire un peu plus et je suis vraiment content de vous connaître. Vous êtes probablement la personne la plus forte qui m'ait été donné de rencontrer. Si c'est ici votre pire, je me demande à quoi le meilleur doit ressembler, il doit être merveilleux. » Je repris une gorgée de vin avant de reprendre la parole. « Votre frère est un héros de ce pays, personne ne l'oubliera et il continuera à vivre dans votre coeur. C'est peut-être naïf de dire ça mais on a une croyance d'où je viens qui veut que le corps meurt mais l'esprit, lui est immortel et observe et protège les personnes qu'il aime. Bon, faut y croire mais quelque part ça rassure. » Je passais ma main derrière ma nuque, prenant une moue perplexe. « Après, là d'où je viens, les kangourous peuvent battre n'importe quel boxeur. Une fois, je m'en suis pris un et j'ai eu une marque pendant trois semaines au moins. C'est moins impressionnant que des balles, je suis d'accord.. » Je me mis à rire face à ce souvenir embarrassant que j'osais partager avec elle, pour la faire rire à son tour. Je finis mon assiette, recommençant à regarder Arizona, j'aimais ce que j'avais découvert, aussi dure et tragique sa réalité puisse être. Il était peut-être temps pour que je lui accorde une confession plus sérieuse. « Ce regard des gens qui fixent comme si on était une bête est une chose qui me met hors de moi, pour l'avoir croisé quelques fois, je ne comprends pas le but. Il y a de la maladresse mais le plus souvent, ce sont juste des gens qui ont une curiosité mal placée. Heureusement que j'ai toujours des bonbons sur moi, vous en voulez un ? Remarque, j'ai un truc pour le dessert mais c'est tout simple. » Je lui offris un large sourire rayonnant, me rendant compte que j'étais passé de l'âne au coq. J'avais du mal à me suivre parfois.


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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Dim 13 Déc - 18:59

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Encore une fois il arrivait à la faire rire. Il était là à lui parler de kangourous boxers et il la faisait rire par sa bêtise, visiblement il était le seul capable de lui extirper un sourire, alors peut-être que ce n'était qu'un hasard ou le signe du destin, mais Arizona était heureuse de l'avoir rencontrée, presque heureuse d'avoir eu cette crise de SPT en plein vol reliant Baltimore à San Francisco. « C'est très viril de se faire battre par un kangourou, en tout cas moi, je trouve ça hyper sexy. » Hochant la tête en riant doucement, elle essuya les dernières traces de larmes présentes sur ses joues qui avaient échapper à la vigilance du beau brun. Cette fois ci elle ne chercha pas à retirer sa main, au contraire elle trouvait ça rassurant, apaisant. Relevant le regard vers lui alors qu'il revenait à des choses plus sérieuses, elle passa sa main sur son visage, venant caresser doucement sa joue. Qu'avait-il bien pu vivre, qu'est-ce qui se cachait derrière l'image du gentil garçon au grand cœur. Parce qu'il avait beau se lancer de nouveau sur une boutade et tenter de revenir à une atmosphère plus détendue, Arizona n'était pas dupe. Elle avait fait la même chose au début, elle aussi avait prétendue que tout allait bien, s'était cachée derrière un masque de fausse joie continuelle, alors elle se doutait qu'il lui cachait quelque chose, cependant elle ne chercha pas à savoir quoi, elle voulait que ce soit lui qui lui parle, elle ne chercherait pas à creuser ce qu'il ne voulait pas lui dévoiler, mais un jour il lui faudrait en parler, un jour il serait obligé de se confier et ce jour elle serait là, elle voulait être là.
Secouant la tête à sa proposition de sucreries, elle tourna la tête vers la vue une nouvelle fois majestueuse avant de reporter son regard vers le garçon. « J'ai une meilleure idée pour le dessert. » Se mordant la lèvre inférieure pour tenter de cacher sa veste, elle plongea son regard dans celui du garçon.

« Alors ce dessert ? » Marchant aux côtés du jeune homme, Arizona porta une nouvelle fois sa glace à ses lèvres avant de regarder le ciel étoilé. Elle avait entendue un de ses patients dire que le meilleur glacier de la ville se trouvait dans l'Alamo Square aux environs de vingt-deux heures, de plus puisque le parc surplombait la ville, c'est là où l'on pouvait le mieux voir les étoiles, alors forcément Arizona y avait pensé parce que ça faisait des années qu'elle n'avait plus dégusté une véritable glace à la vanille, des années qu'elle n'avait pas pris le temps de regarder les étoiles. Glissant l'une de ses mains autour du bras du garçon, Arizona préférait de loin la vue du ciel étoilé à celle de son appartement. « Quand j'étais petite je voulais devenir astronaute, les étoiles, les constellations ça a toujours été quelque chose qui a eu tendance à me faire rêver. Ensuite j'ai voulu devenir la première femme à présider la cours suprême des USA -oui je ne manquais pas d'ambitions-, mais quand Derek s'est blessé lors d'un match de football et qu'on a dû lui opérer le genou, là j'ai su que c'était ce que je voulais faire. Et puis aussi j'étais la première capitaine des cheerleaders a adoré disséquer des animaux. » Riant doucement à se souvenir, elle soupira longuement avant de quitter le sentier de promenade pour rejoindre une grand arbre, tendant sa glace au garçon, elle retira ses chaussures qu'elle lui tendit aussi avant de grimper à l'arbre pour s'approcher un peu plus des étoiles. « Maintenant débrouillez vous pour me rejoindre avec ma glace et mes chaussures, je vous promets que si jamais vous y arrivez, vous n'allez pas le regretter. » Souriant au garçon, elle reporta son regard sur la vue qui s'étendait devant ses yeux. Elle pouvait y voir toute la ville baignant dans la lumière. « Wesley, si vous voulez m'impressionner c'est maintenant ou jamais. »
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Dim 13 Déc - 20:03

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Être sérieux était quelque chose de nécessaire, c'est sûr mais être trop sérieux était mauvais. Il fallait parler des choses et rire après, c'était ce que je préférais, rire. Et faire rire. J'étais un grand gamin parce que j'avais du grandir trop vite et je me rattrapais comme je le pouvais. J'avais grandi avec mon oncle, le seul responsable dans ma famille, parce que ma mère, elle, avait éprouvé le besoin de vivre sa vie. Cela devait être pareil pour mon père, sauf que lui, il avait été absent dès le début. J'étais mineur en quittant l'Australie et cela a du être la plus grosse claque que j'ai prise pour le moment. Alors, je m'étais dit que dès que j'avais la possibilité de faire rire ou de rire, je la prendrais, peu importe si je passe pour un enfant attardé aux yeux de certains, ils ne sont pas prêts d'un jour arriver à vivre à force d'essayer de prétendre à le faire. Je ne voulais plus perdre mais j'oubliais alors qu'ainsi était la vie, faite de victoire et de défaite. Elle posa sa main sur ma joue à son tour, je sentis mes joues rougir. Ce geste était doux, chaleureux et vraiment très agréable. Je n'arrivais pas à me détacher de son regard, profitant de cet instant magique et tragique à la fois. Elle arrivait à se confier à moi et c'était une chose que j'appréciais réellement. Je l'écoutais, n'en perdant pas une miette et j'essayais de comprendre. De la comprendre à vrai dire. Je ne m'étais pas permis une pareille discussion depuis très longtemps. J'étais plus ou moins sans attaches, probablement parce que je n'ai jamais vraiment su ce qu'était la tendresse ou les différentes sortes de rapports sociaux. Je découvrais, j'apprenais. Nous avions toute une vie pour apprendre alors il ne fallait pas perdre de temps. Arizona refusa mes sucreries alors que je ne m'en privais pas, je pris deux dragées de Pez. Ma machine à Pez actuelle avait la tête de Yoda et je n'avais pas honte. Je me mis légèrement à rire avant de suivre la trajectoire du regard d'Arizona. Elle voulait sortir de notre tour d'ivoire et affronter le monde. Comment refuser une pareille proposition ?

Je savourais ma glace, continuant à discuter avec le docteur Stones, à rire et à passer une excellente soirée. « C'est super bon ! Comment vous avez trouvé cette idée ? » Le ciel était incroyablement clair, laissant en spectacle la contemplation de ses étoiles et diverses constellations. Elle glissa sa main libre autour de mon bras que je repliais alors en souriant béatement. « Capitaine des cheerleaders hein ? Des scalpels au bout des pom-poms, ça doit être un sacré spectacle ! » Je me mis à rire en lui donnant un léger coup d'épaule mutin. « Si vous aimez les étoiles, il faut venir en Australie. Y'a des endroits où il n'y aucune lumière et vous êtes seul avec le ciel et les étoiles, c'est assez magique comme ambiance. » Elle décida de quitter le sentier, me tendant sa glace puis ses chaussures avant de grimper à l'arbre, comme si elle avait fait cela toute sa vie. Je penchais la tête, perplexe à l'idée de la rejoindre. La dernière fois que j'avais grimpé à un arbre, j'avais fini la tête la première, avec un jolie cicatrice pour me rappeler que c'est une mauvaise idée de grimper. Le passé étant le passé, je décidais de m'en moquer. Sa dernière phrase aux airs de défi finit par me convaincre, je retroussais les manches de ma chemise, coinçant ses chaussures entre elles pour les mettre sur une épaule et je coinçai une glace entre mes dents et l'autre cornet au niveau de ma ceinture dans le dos. Les passants, amusés, prirent quelques photos sans se douter de qui est-ce qu'il s'agissait. J'enlevais mes chaussures à mon tour pour mieux grimper, les coinçant sur mon autre épaule avant de prendre un peu d'élan et de partir à l'assaut de l'arbre. Je grimpais pour la rejoindre, lui tendant la glace que j'avais dans ma bouche. Me posant sur la branche épaisse aux côtés d'Arizona, je sentis quelque chose de très froid au niveau de mes côtes, dégoulinant sur mes cuisses. La glace. Je portais ma main à mon front avant de sortir le cône détruit par l'épreuve d'Arizona. J'enlevais les quelques poussières qu'il y avait sur ma chemise, en prenant une fausse moue boudeuse. « Je suis sûr que vous êtes capable de faire faire n'importe quoi aux hommes. Je m'étais juré de plus jamais grimper aux arbres, vous venez de mettre fin à une promesse vieille de quinze ans, à peu près. C'est vraiment très grave Arizona. » Mon air sérieux ne tarda pas à se transformer en rires alors que je portais sa glace contre son nez pour me venger, en quelques sortes. « Si vous arrivez à toucher votre nez avec votre langue, là je serai impressionné.. » Je repris un Pez avant d'allumer une cigarette, dévorant Arizona d'un regard de défi.


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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Mar 15 Déc - 22:35

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Elle avait l'impression de planer et pour autant jamais elle n'avait consommé de drogue. Elle riait, souriait, s'amusait, retombait en enfance, elle attendait juste le moment où tout cela serait gâché, où elle se rendrait compte que tout cela n'était qu'un passage, une utopie. Le moment où sa vie monotone et parfois effrayante reprendrait. Pour autant elle n'avait pas envie que cela cesse rapidement, alors au lieu de continuer à se poser des questions, elle tenta de toucher son nez avec sa langue sans grand succès « Je suis déçue … je pensais que j'y arriverais, mais il faut croire que dame nature en a décidé autrement ! » Haussant les épaules, elle porta de nouveau sa glace à ses lèvres avant d'arracher la cigarette des mains du garçon et de la jeter. « C'est pas bien de fumer, vous savez ce que cette merde fait à votre corps, à vos poumons ?! En plus vous n'êtes pas très malin, vous faîtes cela devant un chirurgien. C'est la base de l'école de médecine, jamais vous ne verrez un médecin fumer, vous êtes stupide de faire une chose pareille. » Secouant la tête pour appuyer son désaccord, elle lui tapota légèrement la joue comme une mère le ferait à cette enfant, pour autant pas rancunière, elle lui proposa sa glace. « Vous la méritez, vous avez détruit une magnifique chemise pour monter à cet arbre et je suis persuadée que cela commence à coller. Je vous l'offre, on dirait pas comme ça mais je suis d'un extrême générosité, sauf en ce qui concerne mes repas, je ne partage pas, encore moins les gâteaux au chocolat, faut savoir se positionner dans la vie ! » Riant à sa propre bêtise, Arizona soupira de contentement avant d'à nouveau regarder la ville s'épanouir sous ses yeux, cela avait un effet hypnotique sur elle, elle était comme happée par la lumière, par la beauté de la scène. Se retournant vers le garçon, elle plongea son regard dans le sien, se perdant cette fois ci dans ses si beaux yeux bleus. Depuis combien de temps un homme ne l'avait-elle pas faire rire ainsi ? Depuis combien de temps n'était-elle pas sortie de chez elle ? Venant déposer un baiser sur la joue du beau brun, elle se surprit à se retrouver si proche de ses lèvres une fois qu'elle fût détacher de sa joue. Elle pouvait sentir une chaleur agréable prendre place en elle, c'était confortable, en aucun cas oppressant. Jusqu'ici tout avait été naturel entre eux et le désir, le magnétisme qu'elle avait envers lui était lui aussi naturel, c'était venu tout seul en chercher à forcer quoi que ce soit. Se penchant pour sceller leurs lèvres d'un baiser, elle fut stopper dans son acte par une lampe torche qui vint lui éclater les yeux. Elle n'avait pas du tout pensé au gardien, autant le parc était ouvert à tous, mais autant monter dans les arbres n'étaient pas quelque chose de légale. Se stoppant net dans son mouvement, elle se raidit soudainement avant de lever le regard vers le garçon. « On va voir s'il court vite. » Se mordant la lèvre inférieure en souriant, elle attrapa ses chaussures avant de sauter de l'arbre et de se mettre à courir en direction de la sortie la plus proche. Sous l'effet de surprise l'homme avait mit du temps avant de se rendre compte de la fuite et c'est ainsi qu'elle se retrouva essoufflée, après avoir fait le tour du parc, au niveau de la cinquième sortie de ce dernier. Voyant son camarade arrivé lui aussi à bout de souffle, elle lui attrapa la main en riant avant de s'éloigner un peu. Peu à peu, la pluie commençait à s'abattre sur eux, mais au lieu de chercher un refuge comme la plupart des américains présents en ville, Arizona leva la tête vers le ciel, ferma les yeux et se mit à tourner sur elle même. Jamais elle ne s'était sentie aussi libre, l’adrénaline de la course, les tableaux magnifiques qui s'étaient succédés sous ses yeux depuis le début de la soirée, les rires, les confidences, pour une fois depuis longtemps elle se sentait bien, elle était heureuse. Cessant de tournoyer, elle se tourna vers le beau brun, son sourire toujours aux lèvres alors qu'elle était désormais complètement trempée. « Meilleure soirée de ma vie. »
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Jeu 17 Déc - 0:25

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Cette soirée était probablement la meilleure que j’avais pu passer depuis bien longtemps. Ces instants de légèreté me rappelaient l’Australie, où rien n’était compliqué car la seule chose qui comptait, c’était de vivre. La jeunesse insouciante s’était évaporée pour laisser placer à une réalité complexe, parfois amère, ponctuée de chutes et de succès. Cette soirée était un succès, j’avais ri, j’avais fait rire et j’avais appris à connaître quelqu'un. Finalement, j’étais heureux de ne pas m’être loupé ce matin, et que le docteur Stones, ou plutôt Arizona, soit dans les parages pour soigner cette petite blessure. Enfin petite. Nous avions tous deux connus pires, ce n’était qu’une sorte de bobo superficiel. Arizona était une personne vraiment intéressante, et sa beauté intérieure se reflétait aussi à l’extérieur. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de regarder quelqu'un, et encore moins une femme. J’avais toujours les yeux rivés vers le ciel ou mon esprit trop occupé pour penser à autre chose que le travail. Les gens ne voyaient qu’une façade, celle qui brillait et qui était attirante pour l’œil, une simplicité complexe dont l’être humain raffolait. Mais chaque chose que je présentait était le fruit d’un labeur, de test, d’essai, d’échec, et puis, finalement, l’équilibre parfait, celui qui ne faisait pas de ce plat un bon plat mais une sorte d’instant unique. Je ne comprenais pas les chaînes de restauration, rien n’était fait avec âme et touche personnelle, non, il fallait rester dans les rangs, dans les cases et bon sang que je détestais être casé dans un moule froid et austère. J’étais aperçu comme un gamin, pourri gâté. Certes, je mettais au défi un chirurgien et ancien médecin dans l’armée de toucher sa langue avec son nez mais si la vie était prise trop au sérieux, elle devenait vite triste, fade et sans aucune couleur. Alors que je commençais à rire en la voyant essayer, cette dernière m’arracha ma cigarette avant de la jeter au loin. Béat de surprise, j’arquais un sourcil d’incompréhension. Et puis son explication fit presque sens. « Pourtant j’en ai vu des médecins fumer et puis, ça me fera un prétexte pour revenir vous voir à l’hôpital si j’attrape quelque chose. » Je me mis à rire de nouveau, fermant légèrement les yeux, toujours en arborant un sourire mutin alors qu’Arizona tapota ma joue pour me réprimander. Bizarrement, même là ce contact resta doux et agréable. Et je brillais une nouvelle fois avec ma maladresse.

Arizona remarqua ma chemise collante, avant d’avouer que si elle était une personne généreuse, en matière de chocolat, c’était chacun pour soi. Je la comprenais, les gâteaux au chocolat étaient probablement une des meilleures inventions de l’Homme depuis l’électricité. Alors qu’elle me proposa sa glace, j’avais remarqué l’appétit qu’elle avait pu avoir pour elle. « J’ai vu l’alchimie qu’il y a entre vous deux, je veux pas la briser mais merci, j’apprécie vraiment ! Et.. En matière de Pez je pensais la même chose, jusqu'à ce que je vous rencontre et que je vous en propose. » Nos rires se mêlèrent et s’envolèrent dans les airs alors que nos regards se croisèrent. Je m’attardais sur ses iris bleus alors qu’elle déposa un léger baiser sur ma joue. Je sentis mon cœur s’emballer, incapable de connaître la véritable cause à cela, j’étais resté inerte, posant mes yeux furtivement sur ses lèvres. Je tendais à mon tour ma tête mollement vers elle. Sentant son souffle sur mes lèvres, elles pouvaient se frôler et puis, une lumière aveuglante coupa court à notre instant singulier. La lumière, trop forte, manqua de laisser échapper un juron et Arizona prit ses jambes à son cou, je lui suivais à fière allure, distançant le gardien avec une facilité déconcertante. Essoufflé à force de rire, j’observais Arizona tourner sur elle-même sous la pluie. J’observais sa danse gracile tout en avançant vers elle, avant de lever la tête pour observer les gouttes de pluie tomber abondamment sur nous. Nous étions désormais complètement trempés mais ce n’était qu’un simple détail. J’avançais d’un pas vers elle, dégageant les mèches mouillées de son visage. Je pris le temps de redessiner ses traits fins, peut-être un peu trop longuement mais je n’avais plus aucune notion du temps. Je me souvins alors de ses paroles, et, craignant de donner la mauvaise impression, je ne fis que déposer un baiser sur sa joue, à la commissure de ses lèvres. « La meilleure pour l’instant. » Je pris sa main dans la mienne, l’amenant au loin. Maintenant que nous étions cachés des yeux du gardiens, cette nouvelle proximité se renouvela lorsque, accroupi, je baissais ma tête vers elle, nos visages à quelques centimètres l’un de l’autre.


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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Ven 18 Déc - 18:54

burning down the highway skyline on the back of a hurricane.
I wanna hide the truth.
wesona.
Il était là, si près d'elle qu'elle pouvait sentir son souffle venir se poser sur ses lèvres. Quelques secondes plus tôt elle s'était surprise à regretter qu'il ne lui dépose qu'une baiser baiser sur la joue, certes proche de ses lèvres, mais tout de même sur la joue. Peut-être qu'elle était la seule à ressentir cette alchimie entre eux, cette flamme qui s'était éveillée au fil de la soirée. Pourtant quand elle s'était approchée de lui lorsqu'ils étaient perchés dans leur arbre il n'avait pas semblé contre l'idée de l'embrasser, au contraire, si le gardien n'était pas arrivé il était certain qu'ils auraient partagés un premier baiser. Néanmoins peut-être avait-il était emporté par la magie du moment ou bien il n'osait pas lui dire qu'elle ne l’intéressait pas plus que ça, il était vrai qu'il l'avait complimenté, mais c'était le cas de tout gentleman. Elle n'était que la femme qui lui avait recousu la main, pas une de ses jolies filles qui devaient l'entourer constamment, elle n'en avait aucune idée, mais peut-être même était-il en couple. Décidant de ne pas le mettre plus mal à l'aise que ça, elle cessa leur jeu de regard et se recula. « Je pense qu'il est parti, on peut y aller. » Souriant maladroitement au garçon, tentant de laisser sa déception de côté, Arizona se releva le plus gracieusement possible avant de lisser plusieurs fois sa robe voulant être certaine que rien n'était venue la tâcher lors de leur petite expédition. Faisant signe à un taxi, elle tentait par tous les moyens d'éviter de croiser le regard du jeune homme, elle se sentait ridicule, pathétique. Elle avait bêtement pensé qu'elle pouvait l’intéresser alors qu'il avait simplement été gentil avec elle, dire qu'elle lui avait fait comprendre que rien ne se passerait entre eux, là voilà qui se retrouvait déçue de ne pas avoir été plus loin avec lui. Elle ne savait pas si c'était réellement lui ou bien si c'était le fait qu'un véritable homme prenne le temps de la connaître qui lui avait plu, mais il était certain que Wes était, ou bien avait même, réussi là où tous les autres avaient échoués, il lui plaisait. Elle était non pas seulement physiquement, mais aussi mentalement attirée par lui. Il était intelligent, à l'écoute, drôle, en aucun cas il ne l'avait jugé, au contraire il tentait toujours de la rassurer, pour la première fois depuis longtemps elle avait envie de plus avec quelqu'un, peut-être pas au point de construire une longue relation, mais au moins de partager toujours plus de temps, plus de moments, plus d'affection. Montant dans le taxi sans un mot, elle donna son adresse au chauffeur avant d'enfin se retourner vers son camarade. « Si vous n'avez rien à faire ou personne qui vous attend chez vous, je peux vous proposer de venir chez moi boire un dernier verre. » Souriant doucement au garçon, elle s'enfonça un peu plus dans son siège alors qu'elle laissait son regard se perdre dans les lumières de la ville n'osant pas, une nouvelle fois, croiser son regard. Sans qu'elle en ai conscience, la voiture se stoppa en face de son immeuble où Hector, le portier, semblait s'ennuyer à mourir. Descendant du taxi après avoir payé le chauffeur, elle attendit que son camarade soit assez côté pour se diriger vers les grandes portes ouvertes qu'Hector se dépêcha d'ouvrir avec un sourire une salutation distinguée. Il était clair que l'immeuble était de haut standing, pour autant ce n'était pas pour le portier, l'ascenseur qui menait directement à l'appartement, la taille ahurissante de ce dernier ou bien la vue insaisissable sur San Francisco, mais bel et bien pour le calme qu'il dégageait. Au moins ici elle avait l'impression d'entrer dans une bulle, pas une bruit ne venait troubler le silence si agréable et si précieux à ses yeux. Posant le pied dans son appartement en sortant de l'ascenseur, Arizona retira sa veste avant de se diriger vers le bar pour en sortir deux grands verres et une bouteille de vin cachée au sein d'une petite cave. Servant le précieux liquide dans le cristal, elle en tendit un au jeune homme avant de se poser à ses côtés sur le canapé. Sans un mot elle le porta à ses lèvres, attendait que sa gêne d'avoir attendu, espéré quelque chose qui ne semblait pas sur le point d'arriver disparaisse.
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MessageSujet: Re: burning down the highway skyline on the back of a hurricane| arizona.   Lun 4 Jan - 13:35

highway skyline, back of a hurricane
Arizona & Wesley
Can we climb this mountain ? I dont know, higher now than ever before. I know we can make it if we take it slow. Let's take it easy, easy now. Watch it go. We're burning down the highway skyline on the back of a hurricane that started turning when you were young. And sometimes you close your eyes and see the place where you used to live, when you were young ▬ the killers, when you were young



Ses yeux étaient propices à la plus douce des perditions. Arizona m'apparaissait sous une autre couture, celle d'une femme comme il est rare d'en voir tant sa force mais aussi sa douceur étaient grandes. J'avais la sensation d'être à ma place, de ne pas être qu'une simple tête d'affiche démesurée ou l'australien millionnaire. Non, elle me faisait sentir à la fois normal et unique. C'était assez étrange, je n'avais jamais été vraiment habitué à ce genre de soirée. J'avais passé ces dernières années à travailler, sans vraiment vivre alors je me rattrapais. Comme un gamin qui avait grandi trop vite, j'étais toujours accroc à mes Pez mais la cigarette était l'addiction qui me consommait le plus, tout comme l'alcool. C'était un paradoxe, une avancée difficile car amenant à une ascension rapide, je n'avais pas toujours pris le temps de me préserver. Secouant la tête à ses idées négatives, je continuais à arborer un large sourire à Arizona. Cette dernière sembla différente, comme si elle était déçue ou mal à l’aise. Peut-être avais-je fait quelque chose d’incongru ou, au contraire, que j’avais loupé quelque chose. Nos lèvres étaient si proches, mon cœur battait à tout rompre, résonnant jusque dans mes tympans. Tout cessa brusquement lorsque le docteur Stones se leva, arrangea sa robe avant de se diriger vers un taxi. J’arquais un sourcil d’incompréhension, bouche bée. J’avançais d’un pas ferme vers elle alors qu’elle grimpa à bord du véhicule. Devant la fenêtre de la portière du taxi, j’eus un regard d’incompréhension et de déception, jusqu'à ce qu’elle prenne la parole à nouveau. Un large sourire se dessina sur mes lèvres, chassant les doutes et l’insaisissable situation. Je n’avais personne qui m’attendait, et je préférais passer un peu plus de temps avec Arizona plutôt qu’avec Sullivan, ou Sully pour les intimes pour m’enivrer. Je montai alors dans le véhicule, cherchant son regard, en vain.

Elle ne me regardait plus. Arizona avait les yeux rivés sur le paysage, les lumières de la ville et les diverses personnes qui se baladaient. Nerveux, je me mis à me tourner les pouces avant d’en faire autant. Un long silence s’installa, jusqu'à ce que le chauffeur arrive devant sa résidence. Je descendis, rejoignant Arizona avant d’offrir un léger sourire au portier et de le remercier pour la porte. L’immeuble était agréable à voir, c’était un beau bâtiment. Mon regard se posa à nouveau sur Arizona, qui sembla toujours éviter tout contact. Je finis par baisser la tête, pénétrant à mon tour dans son appartement. La vue était époustouflante, elle attrapa mon attention mais ce qui était encore plus saisissant, c’était la quiétude que le lieu pouvait dégager. J’eus l’impression d’être dans une tour, dans une bulle d’ivoire et je me mis à comprendre un peu plus Arizona. Ses quotidiens étaient rudes, ses blessures encore vivaces. Le docteur Stones semblait avoir besoin de calme et de paix. C’était ce que je comprenais. Je déposais ma veste à mon tour sur une des chaises avant de la rejoindre à son bar. Je me ravisais, optant pour le canapé. Elle apporta alors deux verres de vin, j’en pris un, n’osant plus croiser son regard à mon tour. « Merci.. » Je me tournais alors vers elle, prenant une grande inspiration, avant d’hésiter et de boire une longue gorgée du breuvage, qui était excellent. J’osais m’approcher d’elle, jusqu'à ce que nos genoux se heurtent brusquement. « Désolé, enfin.. Arizona, est-ce que j’ai fait quelque chose ? » Je me mis à la fixer, avant de me rendre compte qu’à nouveau, nous étions peut-être trop proches et que cette proximité, trop soudaine, était à la source de cet embarras. Je repris légèrement mes distances, continuant à boire le verre qu’elle m’avait servi. « C’est un bel endroit ici, y’a une très belle vue ! » Je retroussais mes manches à nouveau pour essayer de dissimuler ma nervosité. Je regardais à nouveau la vue imprenable sur San Francisco, jusqu'à voir un dirigeable de la chaîne qui diffusait mon émission. Je me mis à rire devant un pareil spectacle, c’était assez pitoyable. « C’est assez gênant. A croire que je vais être partout sur votre chemin. » Je continuais à rire de ce que je voyais, rougissant légèrement.


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