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 do something with it (lictoria ou victoriam)

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MessageSujet: do something with it (lictoria ou victoriam)   Lun 7 Déc - 17:04

Une semaine s'était écoulée depuis ta soirée très étrange en compagnie de Liam et l'altercation qui en avait résulté. Une dispute qui avait été éprouvante pour vous deux et qui avait eu de nombreuses résonances. D'une part au sein de votre internat : la plupart n'avait pas compris pourquoi le jeune homme avait pété un plomb contre toi. Et d'autre part au sein des résidents et titulaires. Liam leur semblait désormais instable et toi, tu n'étais tout simplement plus conviée à aucune opération. Tu n'aurais jamais du être en contact avec lui. Tu avais l'impression que l'ensemble de ton internat venait de basculer à cause de lui. La vérité était un peu plus compliquée. Tu t'étais demandée s'il avait tout raconté à son meilleur ami mais ton moment avec Nemo dans la réserve avait dissipé tes doutes. C'est d'ailleurs le seul moment positif que tu avais vécu cette semaine. Dans le vestiaire tu t'appliquais soigneusement à éviter le fils de Wayne et tu ne lui accordais plus le moindre regard. Alors oui tes journées sans opérations ni paris te semblaient un peu longues mais faire le premier pas était inconcevable. Il n'avait absolument pas à se mêler de tes affaires et à être si condescendant avec toi. Mais ce début d'une nouvelle semaine te redonnait de l'espoir. Tu allais être encore plus appliquée et un résident allait bien te proposer de venir avec lui. Et puis si tu trouvais le courage tu demanderais peut être à Nemo s'il a envie de boire un verre. Pour que cela passe plus inaperçu tu pourrais proposer une soirée entre internes ? Tu espérais que son ami soit de garde. Tu enfiles ta blouse et regarda ton planning. Analyse des radios avant de les donner à ton résident. Mais tu avais fait une erreur et, probablement parce qu'il était stressé, il te passa un savon. Un nouvel échec pour toi que tu avais du mal à accepter. Tu récupéras les scanners d'un autre patient et fila en salle de repos. La plupart du temps les résidents et titulaires n'y étaient pas, bien trop occupés à courir à droite, à gauche. Les internes n'y étaient pas vraiment les bienvenus. S'ils étaient là c'est qu'un résident ou qu'un titulaire ne se reposait pas et c'était inconcevable. Les internes étaient là pour rendre la vie des autres plus facile. Mais personne ne disait rien s'ils y venaient quelques minutes, notamment si c'était pour être dans un endroit calme pour étudier le cas d'un patient. Et c'est exactement ce que voulait faire Victoria. Elle ouvrit la porte et s'installa sur un des lits superposés. Elle plaça les scanners autour d'elle et prit une profonde inspiration. Comment une femme de trente ans pouvait avoir une grosseur au niveau du ventre sans être enceinte ni en faisant une grossesse nerveuse. Le cas de la tumeur avait également été écarté. Et tu n'y comprenais foutrement rien. Pourtant tu voulais trouver une réponse pour que ton résident référent soit fier de toi et te prenne de nouveau en considération. Tu ouvrais un des livres que tu avais emprunté et commença à fouiller. C'est à cet instant précis que la porte s'ouvrit laissant apparaître face à toi une chevelure bouclée que tu ne connaissais que trop bien. Tu restas interdite quelques instants avant de commencer à ranger tes affaires. Tu peux prendre la salle j'allais partir. Il était hors de question que tu sois de nouveau vu en sa compagnie.
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Lun 7 Déc - 21:05

Les choses ne se présentaient pas bien pour Liam. Son père lui avait récemment passé un savon costaud, et il ne lui avait plus adressé la parole depuis. Il l’avait menacé de lui couper les vivres, de l’évincer de l’hôpital si son fils ne se remettait pas au travail. Parce qu’il remettait en cause sa propre notoriété en passant pour la risée de San Francisco. Il avait été en colère et Liam n’avait fait qu’encaisser une fois de plus, baissant le regard. Son père ne comprenait pas ce qu’il se passait, parce que son fils avait été brillant en fac. Ses professeurs avaient été unanimes, lors quel était le problème ? Liam lui-même n’avait pas la réponse à la question, mais il avait à cœur de ne pas décevoir son père et avait cherché à éviter toute catastrophe ou la fin serait proche. Mais il n’avait pas le cœur à se lancer corps et âme dans le travail. Liam était sensible, c’était indéniable, et dès que quelque chose le contrariait, il était difficile de tirer quelque chose de lui. Ses états d’âme semblaient avoir posé de gros problèmes à Victoria, et il s’en voulait. La jeune femme n’était plus dans les petits papiers des résidents à cause de l’esclandre du fils Connelly, et elle n’avait rien fait pour mériter un tel traitement. Aussi, il évitait soigneusement de croiser son chemin, et jusqu’à présent, il ne l’avait plus revue. C’était une fois de plus paradoxal parce que Liam ne cessait de penser à elle. Elle le hantait jour et nuit, trustait tous ses rêves les plus fous, et il se surprenait à rêvasser en visualisant son sourire et ce regard si profond qu’elle avait pu lui accorder lors de la soirée au bar. Mais tout cela n’était que nostalgie. Elle le haïssait profondément parce qu’elle avait dû subir le même sort que lui. Il voudrait s’excuser, mais il pensait qu’elle n’accepterait même pas ses excuses, trop contrariée. Il fallait se rendre à l’évidence, Liam s’attachait toujours trop vite et aux mauvaises personnes. A quoi bon souffrir à s’accrocher une fois de plus ? Il était plus urgent d’aider son père dans sa routine avec les patients. Il l’avait en effet embarqué avec lui ce matin, contestant l’autorité d’un résident en lui assurant que Liam avait besoin d’un stage intensif de prise de conscience avec lui. Ca n’avait pas été de tout repos. Son père avait insisté sur l’importance de chacun de ses actes : au moindre coup foireux en cardiologie, le patient était mort. Il avait exercé davantage de pression sur lui, mais pour une fois, Liam ne l’avait pas déçu. Son père pensait surement avoir fait le plus dur, et il avait congédié son fils en le laissant prendre une pause. Liam l’accueillit avec plaisir, complètement sur les rotules. Se dirigeant vers la salle de repos, il ouvrit la porte à la volée et tomba nez à nez avec Victoria. Surpris et presque mal à l’aise, il s’immobilisa la main sur la porte. Déjà, elle souhaitait partir. Il décida alors de calmer le jeu : « Non, pas la peine, je ne te dérangerai pas. Il y a de la place pour tout le monde. » S’excuser. Il ne pensait qu’à ça, mais impossible de sortir les mots de sa bouche. « T’as un souci avec un cas ? » Préféra-t-il la questionner, intrigué.
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Mar 8 Déc - 13:49

Te retrouver face à Liam ne te faisait pas particulièrement plaisir. Tu avais tellement bien réussi à l’éviter cette semaine que tu ne t’attendais pas à retomber sur lui de sitôt. Malheureusement pour toi le destin en avait décidé autrement. C’est vrai ça d’ailleurs, le destin est souvent moqueur. Toi qui ne va d’habitude jamais en salle de repos, il faut que cette fois-ci, cette unique fois où tu décides d’être au calme pour travailler, il fasse son apparition. Tu aurais presque préféré tomber sur un titulaire qui t’aurais jeté sans aucun scrupule. Mais non, il était face à toi et tu avais pris la décision de ne pas rester. A quoi bon ? Tu ne te voyais pas du tout lui parler. Même si cela faisait une semaine que votre dispute avait éclatée tu lui en voulais encore énormément. Après tout c’était aussi un peu de sa faute si tu te retrouvais complètement mise à l’écart. Et puis lui avait encore pu bénéficier de son statut de privilégié. Son cher et tendre père l’avait pris sous son aile et l’avait emmené de partout. C’était dingue. Finalement Liam était le mieux loti. Tu rêverais d’assister à une opération de cardiologie. Ces dernières sont les plus difficiles (avec la neurologie) à avoir. Tu bossais depuis des mois pour espérer y accéder. Maintenant tu n’avais plus qu’à tout recommencer. Tu essayais de rassembler tes affaires le plus rapidement possible mais tu sentais son regard sur toi et ça te déstabilisait. Tu entendis sa proposition mais n’y répondit pas. Rester avec lui, ici, seuls ? Génial… Au mieux des rumeurs se créeraient si quelqu’un vous trouvait et au pire vous finiriez par vous tuer l’un et l’autre. « Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. » Ton bipper se manifesta indiquant que ton résident te demandait des nouvelles sur le cas. « C’est pas vrai… » soufflas-tu. Comment pouvait-il te demander ça alors que tu venais de récupérer ses scanners. Tu étalas de nouveau tous tes papiers/radios/scanners sur l’un des lits. Tu n’avais pas le choix, tu ne pouvais pas perdre ton temps à te re-déplacer sans savoir si tu trouverais un endroit aussi calme que celui-ci. Tu pris la peine de lever la tête vers Liam pour lui dire « Pas un bruit. Je ne veux même pas entendre ta respiration pendant que je travaille ok ? Mon père ne sera pas là pour m’emmener avec lui si je ne trouve pas la réponse à ce cas-là. » Ce n’était pas méchant. Bon d’accord c’était malgré tout une petite pique mais tu voulais simplement lui faire comprendre que tu n’avais pas le choix. Ce genre de cas compliqué représentait ton unique chance de briller de nouveau et du premier coup au sein de l’hôpital. Tu ne comptais pas laisser passer une chance aussi belle. Pas de surpoids, de diabète, d’hypertension artérielle ou d’anomalies des lipides sanguins… Tu soupiras épuiser en tournant les pages de ton livre. La réponse était quelque part mais où ? Tu pris ta tête entre tes mains et soupira bruyamment. Cela devait être au moins la cinquième fois. Tu te laissas tomber sur le dos contre le lit. Et si tu faisais une petite sieste ? L’inspiration viendrait peut-être non ?
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Mer 9 Déc - 9:29

Victoria semblait toujours aussi rancunière après ce qu’il s’était passé. En même temps, il pouvait le comprendre, parce qu’il n’avait pas été des plus agréables, ils étaient allés loin dans leurs remontrances, comme s’ils étaient un vieux couple. Mais ils ne l’étaient pas. Posant son regard penaud sur elle, il ne savait pas bien ce qu’il devait faire. Se proposer comme aide n’était peut-être pas la meilleure des idées qu’il ait eue, mais que pouvait-il faire d’autre ? Son père lui avait recommandé de se reposer, mais voir la jeune femme galérer avec un cas pendant qu’il faisait sa sieste, c’était inconcevable. Il avait l’impression de se voir en elle en l’espace d’un instant. Elle perdait pied si facilement face à ce cas qui semblait sans solution. Alors qu’il pensait finalement prendre la porte et aller se balader, elle le laissa rester, non sans être piquante et le moins agréable possible. Secouant la tête en levant les yeux au ciel, il n’en revenait pas. Laissant échapper un rire nerveux en se mordant la lèvre, il ne parvenait pas à comprendre comment elle pouvait être si jalouse alors qu’elle n’avait juste aucune idée de l’enfer que son père venait de lui faire passer. « Si tu crois que mon père m’a fait un traitement de faveur, tu te trompes. On échange si tu veux. A la moindre erreur, le patient est mort et c’est toi qui dois l’annoncer à la famille. A la moindre erreur, tu quittes l’hôpital. Le cas qui te semble sans solution, mon père te donne trois minutes pour trouver la solution. Je te laisse imaginer la suite. Mon père est loin d’être un cadeau. » Tout le monde le plaçait sur un piédestal, mais son père était un enfoiré de première. Il ne penser qu’à lui et à se mettre en avant. Pour cela il ne fait qu’écraser les autres. Liam soupire, se passant la main dans les cheveux, et il s’adosse contre le mur, observant la jeune femme se débattre avec son cas. Ca le tuait de la voir paniquer à ce point alors qu’il était sûr de pouvoir l’aider. Finalement, il s’approcha d’elle et du lit superposé, posant ses yeux sur elle comme pour lui demander de le laisser regarder les divers clichés tandis qu’elle s’était allongée. Attrapant chacune des photos, il analysa le tout, non emballé par ce qu’il voyait, mais ça n’avait pas l’air sorcier. Il n’y avait pas de doute pour lui, la jeune femme souffrait d’un problème généralement plus développé chez les enfants mais pas impossible chez les adultes. Prenant la parole alors qu’il avait convenu de se taire, il ne s’arrêta pas pour autant, convaincu de l’aider. « Ca a l’air d’être une masse abdominale. Il s’agit d’un gonflement de l’abdomen. Reste à trouver la cause, ça peut venir de plein de facteurs. Elle a des antécédents ? » Il avait soudainement l’air beaucoup plus sérieux, aussi concerné que s’il s’agissait de son propre patient. Prenant un cliché en particulier, il montra ce dernier à la jeune femme, comme s’il lui faisait un rapport : « Si tu regardes bien, cela s’étend sur tout l’abdomen, comme si elle était enceinte. Il est possible que cela vienne des reins mais on ne voit aucune tumeur. Ca écarte les cancers. » Il s’agissait donc d’une pseudo bonne nouvelle pour la patiente, mais ça ne voulait pas dire qu’il ne s’agissait que d’un simple ballonnement. Poursuivant ses investigations, il attrapa le scanner et s’attarda sur le côlon de la jeune femme, et il comprit d’où venait le problème. « Victoria, le côlon de la patiente est élargi. C’est un… » Et comme un symbiose, les deux internes se lancèrent en même temps sans avoir eu le temps de se concerter : « Volvulus sigmoïde. » Le cas était réglé et peut-être qu’il allait remonter dans son estime. Pas de résidents aux alentours, Liam avait pour une fois pu s’exprimer sans bafouiller, lui montrant aussi qu’il n’avait pas volé sa place ici.
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Mer 9 Déc - 13:51


Le comportement du jeune homme était aux antipodes du tien. Il était du genre réservé, facilement déstabilisé, défaitiste… Du moins c’est comme ça que tu le voyais. Te concernant tu te considérais comme sociable, travailleuse et ambitieuse. Alors forcément passer une matinée avec le père de Liam constituait l’un de tes rêves les plus fous. Tu n’arrivais pas à comprendre pourquoi il n’estimait pas son paternel comme vous le faisiez. Il avait une chance en or et même si cette spécialité était la plus dangereuse tu considérais qu’apprendre avec lui allait faire de toi la meilleure chirurgienne cardio qui pouvait exister. Tu haussas donc les épaules en l’entendant te répondre, essayant de faire abstraction de son côté ironique qui avait tant tendance à t’agacer. Tu avais un cas à résoudre et tu n’avais pas besoin de subir sa présence plus qu’il ne le fallait. Lorsque tu t’allongeas pour essayer de trouver une solution il s’approcha. Tu soupiras assez bruyamment lorsque tu le vis attraper tes clichés. Non il n’avait pas à mettre son nez là-dedans et tu ne voulais surtout pas qu’il puisse trouver la réponse avant toi pour aller la donner à ton résident. Tu te relevas rapidement, prête à bondir lorsqu’il commença à parler. Chaque phrase qu’il sortait t’exaspérait et provoquait chez toi ce geste si habituel : lever les yeux au ciel. Bien évidemment que tu avais demandé à cette patiente si elle avait des antécédents, oui tu avais remarqué que l’effet produit était celui d’une femme ensemble et bien entendu tu avais écarté la piste du cancer. Non mais pour qui te prenait-il ? Tu vivais assez mal le fait qu’il soit là, à vouloir t’aider comme si tu n’étais pas assez bonne pour le faire. Si tu prenais le temps d’être un tout petit peu objective, où à minima de te mettre en position d’observatrice, tu remarquerais que son unique but est de pouvoir te parler et par la même occasion se faire pardonner. Mais cela te donnait l’impression d’être une incapable et tu ne le supportais pas. Pourtant trouver des solutions n’était pas ton point fort. Tu étais majoritairement une femme d’action. Il était d’ailleurs très probable de te voir finir titulaire au service des urgences où en chirurgie générale. Ces deux domaines de la médecine demande énormément d’adaptabilité et c’était probablement ta principale qualité. Tu t’apprêtais à arracher le scanner de la main de Liam lorsqu’une de ses paroles t’interpella : le côlon ! Comment tu avais pu négliger cette partie-là ? Son arrivée t’avait-elle perturbée à ce point-là ? Mais très vite ton cerveau se mit à réfléchir à cent à l’heure te laissant exclamer ta réponse :  « C’est un Volvulus sigmoïde ! » Tu te précipitas de te lever et de rassembler tous les clichés. Il fallait que tu ailles l’annoncer à ton résident. Si tu ne lui donnais pas la réponse au plus vite, la patiente risquait tout simplement la nécrose de certaines cellules. Tu refermas ce que vous appeliez entre vous le dictionnaire des maladies et te retourna prête à partir. Liam était en face de toi, silencieux. Ce n’était pas lui qui t’avait donné la réponse mais c’était lui qui t’avait redonné de la motivation et qui t’avait amené à voir quelque chose qui ne t’avait pas frappé cinq minutes avant. « J’aurais trouvé la solution sans toi tu sais… » lui dis-tu en plongeant ton regard dans le sien. Tu n’étais pas méchante, ni agressive mais tu ne voulais pas qu’il te croit incapable de réussir. Et à la seconde où tu croisas ses yeux bleus tu regrettas aussitôt ton geste. Parce que tu n’étais pas du tout alcoolisée mais que tu ressentais exactement la même chose que la dernière fois que tu les avais vu.
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Jeu 10 Déc - 0:10

« J’en doute pas. » Fut les seuls mots que Liam prononça. Elle aurait trouvé sans lui. Mais peut-être aurait-elle mis plus de temps que cela, parce que l’évidence devant votre nez n’apparait pas toujours aussi clairement que ce que l’on le souhaiterait. Il aurait pu louper un détail qui aurait rendu son jugement futile. Là, il avait trouvé la solution en moins de temps qu’il faut pour le dire, mais même ça, ça ne méritait pas un merci venant de la jeune interne. Probablement trop fière, ou encore trop rancunière. A moins que ça ne soit que de la jalousie. Il ne cherchait pourtant pas à se mettre en avant, car jamais il ne serait allé trouver le résident pour lui donner la solution à la place de Victoria. Ce n’était pas son genre. Il avait juste essayé de l’aider, de faire en sorte qu’elle cesse de s’accabler pour de bon. S’il était parvenu à ce qu’il voulait, il ne cherchait donc pas plus loin que cela. Il avait rempli sa part du boulot. Elle pourrait aller rendre compte de sa trouvaille fièrement auprès d’un résident, et lui songerait à faire une sieste bien méritée, car même si ça ne se voyait pas autant que ce qu’il pouvait le penser, Liam était très fatigué de la matinée passée aux côtés de son père. Mais quelque chose le contraria alors qu’il croisait le regard de l’interne. Son estomac se noua, comme la dernière fois que ce genre d’événement s’était produit. Sa lèvre inférieure tremblait légèrement et il se pinça les lèvres pour éviter que cela ne se distingue. Il mit ses mains dans ses poches, raclant ses ongles à l’intérieur de son pantalon pour se détendre, mais rien n’y faisait. A ce moment-là, il n’y avait qu’une seule chose qu’il avait envie de faire : fondre sur ses lèvres rosées et les capturer dans un baiser interminable. Elle l’attirait, c’était indéniable. Et pourtant, elle était insupportable avec lui. Elle n’avait jamais un mot gentil à son égard, tout ce qu’elle cherchait c’était à l’écraser comme une mouche pour être la meilleure. Et pourtant, dans ces moments où leurs regards se mêlaient, il jurerait qu’elle était différente, comme si tout ce qu’elle faisait à l’ordinaire n’était qu’une carapace pour éviter de montrer la vraie teneur de ce qu’elle éprouvait. Il n’y avait pas l’alcool pour les excuser cette fois. Et il refusait de faire le premier pas, bien trop mal à l’aise. Elle l’attirait comme un aimant. La sensation qui l’étreignait, elle était incomparable. Victoria Hepburn possède un joli pouvoir sur le jeune Connelly. Elle pourrait bien faire de lui tout ce qu’elle désirait. Il aurait voulu lui dire qu’elle le rendait dingue, aurait fait n’importe quoi pour attirer son attention, mais rien n’y faisait, Liam était bien trop timide. La distance entre eux était bien plus longue que la dernière fois mais il avait tout de même l’impression de vivre exactement la même chose : le souvenir du parfum de Victoria brûlait ses narines mais il aurait pu rester ainsi pendant des heures. Une fois de plus, il choisit malgré lui de briser le silence qui s’était installé entre eux : « Tu…tu devrais aller voir le résident. » Bien sûr, il valait mieux encore une fois l’éloigner de lui plutôt que de tenter quoi que ce soit. Quel imbécile !
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Jeu 10 Déc - 11:31


Tu étais maladroite. Derrière tes grands airs et ton côté sûr de toi se cachait une personne ne sachant pas toujours comment réagir. Et tu venais d’en faire la démonstration à l’instant même. Pourquoi n’avais-tu pas prononcé un simple merci ? Qu’est-ce qui avait bien pu t’empêcher de lui dire que grâce à son coup de pouce tu espérais pouvoir assister à cette opération ? La peur. Tu étais terrorisée à l’idée que quelqu’un puisse penser que tu ne gérais pas tout, que tu pouvais louper une partie d’un cas ou que tu n’avais pas la réponse à toutes les questions. En réalité il n’y avait rien de plus normal. Personne, même pas les titulaires, ne pouvait tout comprendre ou tout savoir du premier coup. Et tout le monde avait toujours besoin d’un petit peu d’aide à un moment donné. Mais au lieu d’accepter cela, tu avais préféré une nouvelle fois te donner un genre. Et tu avais bien vu que Liam n’avait que moyennement apprécié. C’était étrange cette situation. Tu avais tellement l’habitude d’être plus ou moins supérieure à lui pendant vos paris. Aujourd’hui, enfin, il se révélait et tu ne l’encourageais même pas. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Le silence se fit de plus en plus pesant alors que tu parcourais du regard son visage. Plus aucune excuse demain. Tu ne pourrais pas prétendre être trop bourrée pour t’en souvenir. Plus d’excuses non plus par rapport à la dernière soirée dans ce bar. Pour reproduire à la perfection ce moment suspendu dans le temps il fallait que tu aies vécu le premier. Et tu hésitais entre lui faire comprendre que tu t’en souvenais et fuir à toute vitesse. D’ailleurs tu ne savais même pas pourquoi tu aurais envie de partager de nouveau ce genre de moment avec lui. Tu l’entendis te conseiller d’aller voir le résident et le charme se rompit. Liam et Victoria c’était un peu l’histoire impossible. Tu acquiesças, agissant timidement à nouveau et passa devant lui. Tu avais tellement l’air d’être idiote. Tu arrivas devant la porte et retint ton souffle.  A cet instant précis de ta journée, les pensées se bousculaient bien trop rapidement dans ton esprit. Il y avait celles de ton subconscient qui essayaient de t’influencer, t’assurant que tu voulais rester un peu plus longtemps avec lui et celles de ton conscient qui au contraire te poussaient à ouvrir cette porte. Tu n’avais partagé que quelques minutes avec Liam. En tout et pour tout, tu étais presque sûre que vous n’aviez pas passé deux heures rien que tous les deux. Mais finalement est-ce que tu voulais vraiment perdre ton temps avec ce garçon qui d’une façon ou d’une autre finira tout aussi brillant que son père quand toi tu ne serais peut-être qu’une pauvre secrétaire médicale. Tu tournas la tête vers lui et déposa tes livres sur le meuble près de l’entrée. Tout aussi décidée tu avanças vers le jeune homme et t’arrêta en face de lui. Cette fois tu maitrisais la situation. Alors tu plongeas tes yeux dans les siens et dit de but en blanc : « Je n’étais pas bourrée, je me souviens de tout. Et j’aime tes yeux c’est pour ça que je te regardais comme ça l’autre soir. » Pourquoi tu l’avais avoué ? C’était comme si tu venais de passer en pilote automatique. Tu regrettais déjà d’avoir prononcé cette phrase alors tu enchainas. « J’ai jamais cru que ce pari des 40 000 dollars était réel sinon je n’aurais jamais accepté, tu le sais bien je n’ai pas d’argent. La médecine c’est toute ma vie. Je ne peux pas me permettre de tout louper et je n’ai pas envie que tu penses que je ne suis pas capable de trouver la réponse à un cas si facile. Parce que les personnes qui ne trouvent pas la réponse à ce cas ne finiront jamais chirurgien. » Aussi étrange que cela puisse paraitre tu te sentais mieux d’avoir sorti tout ce que tu avais sur le cœur (ou presque). Il n’avait pas bougé, toujours assis sur le lit. Tu espérais qu’il n’était pas aussi présomptueux que tu ne te l’étais imaginé et qu’il n’allait pas réagir comme tous ces arrogants d’internes.
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Jeu 10 Déc - 23:03

Liam pensait que Victoria allait partir sur le champ. Qu’après avoir trouvé la solution, elle serait bien trop heureuse pour s’éterniser un peu plus dans la salle de repos. D’ailleurs, il semblait qu’elle avait vivement rassemblé ses affaires et que se diriger vers la porte n’était qu’une formalité. Liam, lui, s’était assis sur le lit pour se reposer, mais au moment où elle s’était emparée de la poignée, Victoria le prit de court et il se releva, interloqué. Elle s’était plantée en face de lui pour lui dire quelque chose, et s’il avait cru à un remerciement, il n’en fut rien, mais ce fut comme une chute de plus de 100 mètres, son cœur avait fait un bond. Elle disait avoir souvenir de la soirée, et ce dans le moindre détail, comme lui. Alors, elle avait ressenti cette boule au ventre, cette attraction si puissante qu’on aurait dit qu’ils étaient polarisés de la même manière. Elle ne le détestait donc pas tant que ça. Liam se souvenait avoir eu envie de l’embrasser, mais elle, qu’avait-elle pensé de ce moment interrompu ? Aurait-elle voulu qu’il aille jusqu’au bout ? Liam ne parvenait pas à réagir. C’était comme si elle l’avait gelé sur place. Il ne savait plus quoi dire car tout se bousculait dans sa tête. Il aurait aimé être plus expressif, mais il était en proie à une surprise telle, que la réponse ne venait pas tout de suite. Elle avait enchainé sur un monologue lui avouant tout. Elle mettait carte sur table, et Liam culpabilisait de ne pas être honnête envers elle. Il était peut-être temps qu’il lui dise ce qu’il avait eu l’intention de faire avec ce pari. Quitte à se la mettre à dos, il préférait qu’elle sache qu’en aucun cas il avait voulu lui causer du tort, que sa seule motivation était de lui permettre de se concentrer totalement sur ses études et non sur l’à-côté. Elle le contraria quand il entendit qu’elle craignait qu’à ses yeux elle ne soit qu’une ratée. Elle ne l’avait jamais été à ses yeux. Au contraire, tout ce qu’il voyait en elle, c’était une femme qui en voulait, qui se battait pour réussir, et c’était admirable. Il pensait réellement que la jeune femme réussirait et aurait une brillante carrière. Il avait plus foi en elle que lui. Contemplant sa silhouette, il l’observait sans piper mot, sans pouvoir retirer ses yeux bleus des siens. Un sourire léger vint se nicher sur ses lèvres, et il prit la décision de jouer franc-jeu lui aussi. « Je n’ai pas d’excuse pour te regarder comme je le fais. » Ce n’était pas à cause de l’alcool, ni même parce qu’il aimait ses yeux. Il la regardait parce qu’elle provoquait de nombreuses sensations chez lui qu’il n’arrivait à renier. Il se leva doucement, pour se rapprocher d’elle, se mettre à sa hauteur, et prenant une profonde inspiration, il prit la parole de nouveau : « Ce n’était pas vraiment un pari. Je comptais perdre celui-ci volontairement. Parce que je me disais que tu avais autre chose à faire que de te soucier de ton argent. Mais je voyais pas comment faire autrement pour que tu les acceptes. » Il grimaça, gêné, baissant le regard pour éviter d’avoir à croiser le sien. Elle prenait mal le fait qu’il l’aide, c’est ce qu’il remarquait. Que ce soit pour le pari ou aujourd’hui, elle vivait cela comme un échec, comme s’il la rendait impuissante alors qu’il avait juste souhaité lui donner un coup de main. « Pourquoi penserai-je que tu es incapable de trouver la solution ? Si le résident t’a donné ce cas, c’est qu’il ne l’a pas trouvé lui-même. Et pourtant, il est chirurgien. Tu deviendras chirurgien. Je pense que tout le monde le sait, sauf toi. » Il lui sourit une fois de plus, mais repoussa l’envie d’être tactile avec elle. Il réprima cette envie de lui caresser la joue, de la prendre dans ses bras et resta les bras le long du corps, droit comme un i.
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Ven 11 Déc - 9:58


Nerveuse et pleine de regrets tu te demandais si tu avais pris la bonne solution. D’ailleurs tu ne savais même plus pourquoi tu t’étais mise à lui déballer tout ce que tu ressentais. Et s’il en profitait pour te martyriser par la suite ? Et s’il ébruitait cela à tous les autres internes ? Et s’il se faisait des idées ? Tu attendais, mordillant ta lèvre inférieure et trahissant ton stress. Mais aucune réponse ne venait. Il se mit à afficher un léger sourire qui t’inquiéta davantage. Tu le savais, tu aurais mieux fait de te taire. Mais sa réponse te désarma une nouvelle fois. Pas d’excuses pour expliquer sa façon de te regarder ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Tu avais très envie qu’il se livre également mais il enchaina presqu’immédiatement sur cette histoire de pari et le séisme que cela avait généré. « Je n’ai besoin de personne. Je savais à quoi je m’engageais en contractant ce prêt et je n’ai surtout pas besoin de la pitié des autres. » Tu étais une énigme et il aurait du mal à te déchiffrer tu le savais. Tu ne voyais vraiment pas l’intérêt que quelqu’un rembourse ton prêt pour toi. Encore moins quelqu’un que tu ne connaissais presque pas. Si cela avait été un ou une meilleure amie tu aurais pu comprendre mais il restait un brouillard opaque face aux déclarations de Liam. Lui avait toujours baigné dans l’argent et ne devait pas comprendre en quoi un petit coup de pouce pouvait à ce point te déstabiliser. Et toi tu ne comprenais pas pourquoi il avait ce besoin de rembourser ton prêt. Tu en venais même à te demander s’il faisait exprès de perdre les autres paris également. Tu n’avais pas envie de lui poser la question parce que tu n’avais pas besoin de te sentir encore moins en confiance à quelques heures de ta future opération. S’en suivit une phrase réconfortante sur tes possibilités à devenir chirurgienne. Tu avais toujours été inquiète sur tes capacités. Encore plus lorsque tu n’étais pas dans les premiers de ta promotion lors de la partie théorique. Et puis finalement tu y étais enfin arrivée. Tu brillais, les titulaires avaient un peu d’estime pour toi. Jusqu’à la semaine dernière… Tu haussas les épaules. « Le résident n’est pas encore titulaire et de toute façon ils font exprès de faire semblant de ne pas avoir la réponse. C’est pour nous tester. Personne ne te l’a jamais dit ? » Tu fis volontairement exprès d’ignorer son affirmation sur ton futur en tant que chirurgienne ici et le regardais, curieuse. S’il y en a bien un qui devait connaitre les combines de l’hôpital c’était lui. Lui aussi était une énigme. A la fois sûr de lui en t’aidant à résoudre ce cas, à la fois complètement maladroit quand il parle d’autre chose en ta présence. Liam se tenait stoïque face à toi et tu avais l’impression qu’il pourrait être celui qui te protège. De l’hôpital, de certains et certaines internes, de résidents un peu trop abusifs et de tous ces problèmes que tu avais bien souvent du mal à gérer.
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Ven 11 Déc - 16:00

Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, il lui semblait que Victoria préférait voir le côté négatif de chacune de ses actions. C’était comme s’il n’était pas normal d’aider, de filer un coup de main lorsque vous le pouviez. Liam avait peut-être le cerveau d’un extraterrestre, mais il était toujours surpris de la façon dont elle pouvait interpréter ses propos. Qui avait parlé de pitié ? Jamais il ne la prendrait en pitié. Elle n’était pas non plus à plaindre, il fallait rester relatif. Elle disait n’avoir besoin de personne, mais partir dans la vie avec des dettes n’était pas la meilleure des choses. Pour autant, il n’allait pas la forcer à entendre raison. Liam pouvait faire beaucoup de choses avec 40 000 dollars. Il en donnerait une partie aux associations pour enfants malades, et le reste, il l’économiserait comme à son habitude. Levant les yeux au ciel, il reste dans l’incompréhension la plus totale, avant d’hausser les épaules et de lâcher : « Ce n’est pas de la pitié. Mais c’est toi qui vois. » Liam était fiché comme le fils à papa par excellence, or, s’il y avait bien une chose qu’il avait apprise, c’était de ne pas se comporter comme l’archétype du fils de riche. C’était drôle au fond de voir à quel point Victoria le méprisait alors qu’elle adulait son père. Ca devrait être l’inverse. Leurs avis divergeaient une fois de plus sur les résidents. Liam les connaissait bien. Ils se prenaient tous pour des grands chirurgiens et se plaisaient à mater les internes pour se venger du traitement que leur avaient infligé leurs ainés. La chaine alimentaire en quelques sortes… Quand un cas arrivait dans les mains d’un interne, ce n’était pas de la gentillesse, car vu la profondeur des cas donnés, il était parfois ennuyeux de se pencher dessus. Ils veulent récolter la gloire auprès des titulaires, et ne s’embarrassent pas des petites opérations sans importance. A l’interne de sauter sur l’occasion, mais il ne récoltera aucune gloire à le faire. Ce qu’il reproche à tout ce système, c’est qu’on ne devrait pas s’attacher à la compétition. Toute intervention devait être réalisée de la même façon, et si l’interne pouvait avoir plus de responsabilités quand il était suffisamment apte, sa formation en serait que parachevée. « Non. Les résidents te refilent les cas dont ils n’ont pas envie de s’occuper. C’est différent. Mon père aime pas cette pratique. Il dit que ça aide pas les internes parce qu’on leur donne que les cas inintéressants. » Il se met les mains dans les poches, regardant ses chaussures, esquissant une légère moue. Et puis en relevant les yeux, il contemple avec attention les traits de la jeune femme, pour lui déclarer : « Tu me prends vraiment pour le roi des imbéciles, hein ? » Lui le gars maladroit, qui ne mesure pas la chance d’avoir un père chirurgien de renommée et qui ne sait pas comment parler aux femmes, en l’occurrence à elle. Tout n’est que contradiction sans fin. Tout n’est que dispute. Mais ne voit-elle pas la façon qu’il a de la regarder ? Ne voit-elle pas comme elle le déboussole sans cesse ?
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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Dim 13 Déc - 10:47


« Celui là n'était pas si inintéressant si ? » Tu fis une petite moue mi-boudeuse, mi-amusée. Après tout cela vous avait permis de vous parler sans vous étrangler pour la première fois depuis un petit moment. En y réfléchissant bien, depuis toujours. Et c'était bien plus agréable de passer du temps avec lui pour résoudre des cas que pour vous bouffer le nez. Alors peut-être que son père avait raison : dans 90% des cas vous trouviez la réponse en deux secondes tellement c'était évident et simple mais parfois il y avait ces 10% qui pouvaient influer positivement sur votre journée, parce que l'espace d'une heure vous vous sentez comme un vrai chirurgien. Tu l'observas quelques instants comme il le faisait avec toi. Liam Connelly était un pur mystère pour toi. Mais tu devais représenter exactement la même chose pour lui. Tu te demandais ce qui pouvait traverser son esprit lorsqu'il prit la parole. Un imbécile ? Non tu ne serais jamais aller jusque là... Vous étiez totalement différents et oui tu avais du mal à comprendre son comportement mais de là à le prendre pour le roi des imbéciles... C'était un peu dur. Tu soupiras légèrement ne sachant pas comment lui répondre. « Ce n'est pas ça... » Qu'est-ce que c'était alors ? Comment lui expliquer ? « Je crois que j'ai juste été déçue de voir que toutes les rumeurs à ton sujet, sur ce jeune homme si talentueux n'étaient pas fondées. En même temps tu viens de me prouver le contraire il y a cinq minutes mais tu...  » Tu secouas la tête de droite à gauche, hésitante à terminer ta phrase. « ... c'est comme si tu faisais exprès d'être mauvais. » Parce que tu ne lui dirais pas que tu avais fait tous ces paris pour le révéler mais tu en étais persuadée : il faisait semblant d'être aussi nul. Ce n'était pas possible autrement. Tu essayas de le réconforter par un sourire et posa ta main sur son bras. « Je vais y aller. Avec un peu de chance je finirais ma journée au bloc. » Et c'est presque naturellement que tu t'approchas de lui pour lui déposer un baiser sur sa joue avant de glisser « Merci Connelly ! » Tu ne lui avais pas totalement pardonné ses agissements mais il t'avait bien rendu service et de toute façon tu ne voulais pas travailler dans une mauvaise ambiance comme c'était le cas durant cette dernière semaine. Tu lui fis un petit clin d'oeil et sortie de la salle de repos toute guillerette. Finalement ça n'allait pas être une si mauvaise journée.

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MessageSujet: Re: do something with it (lictoria ou victoriam)   Lun 14 Déc - 10:49

Aux yeux de Liam, ce cas n’avait rien de passionnant. Un volvulus n’est en aucun cas un problème grave et il se réjouissait pour la patiente, mais ça ne lui apprendrait rien de plus. D’un point de vue médical du moins. Car, en contrepartie, cela lui avait permis de passer du temps avec Victoria et de constater qu’au fond, elle n’était pas plus en confiance que lui. S’il était maladroit, elle cédait à la panique par trop d’ambition. Il haussa les épaules, refusant de lui apparaitre dépendant en lui déclarant qu’il était content d’avoir passé du temps avec elle, et lui dit : « Ce n’est pas un cas épineux, il faut juste se rappeler de penser aux petites choses. » Elle aurait bientôt la chance de voir ce que c’était un cas compliqué. Lui n’avait pas vraiment eu cette opportunité si on omettait les tournées au milieu de patients de son père. Le bloc, il ne l’avait jamais encore expérimenté, à part pour se faire enfermer dedans et casser un moniteur cardiaque en tombant. Victoria, elle, allait bientôt commencer à se faire un nom parmi les internes. Cette dernière finit par avouer ce qui la tracassait : elle l’avait placé sur un piédestal avant même de le connaitre parce qu’il était fils de chirurgien et major de promotion. Ca ne voulait rien dire. Son père n’était pas lui et vice-versa. Etre un brillant théoricien ne veut pas non plus dire qu’on saura manier le bistouri avec aisance. Au fond, c’est ce qui pesait sur les épaules du brun : les attentes que les gens plaçaient en lui. Elle pensait en plus qu’il faisait exprès d’être maladroit, d’être un empoté de première. Cette phrase eut le mérite de lui faire baisser la tête, le regard dans le vide, il se rendait compte que tout le monde se méprenait à son égard. Ca ne l’aidait pas. Pourquoi ferait-il semblant d’être mauvais ? Qu’est-ce que ça lui apporterait à part le condamner dans son futur métier ? « Je ne fais pas exprès. Je préfèrerais passer pour l’interne irréprochable que l’interne qui bousille tout ce qu’il touche. » Il tint à être clair avec elle. Sa maladresse n’était pas feinte, ses bégaiements intempestifs non plus. D’ailleurs, elle devait bien le constater, car au moment où elle posa sa main sur son bras, il releva la tête d’une traite avant de fuir son regard. Il appréciait sa compassion, mais le contact avec elle était toujours déroutant. Elle le perturbait grandement, trop même. Elle avait une bonne chance de finir au bloc opératoire aujourd’hui. Lui irait après sa sieste, demander si on a besoin de lui quelque part, mais il se doutait bien que personne ne voudrait de lui. Victoria semblait à l’aise, et les remerciements qu’elle peinait à prononcer un peu plus tôt, s’accompagnèrent d’un baiser sur la joue du jeune interne qui rougit instantanément, sa peau virant au cramoisi. Il s’était attendu à tout sauf à ça. Il voulut prononcer quelque chose, mais rien ne sortit avant qu’elle ne sorte. Dans un murmure, une fois la porte fermée, il souffla : « Bonne chance… » C’était compliqué de s’adresser à elle. Soupirant, il se laissa tomber sur le lit, mais il n’était pas près de dormir.
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