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 baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt

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MessageSujet: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Sam 5 Déc - 17:44


Y'a des jours comme ça où on aurait aimé ne jamais se lever. Des jours où on aurait voulu rester au lit. Des jours qu'on aurait voulu sauter, passer de la veille au lendemain sans s'arrêter sur la case aujourd'hui. Et bien je vous apprends que la journée que je viens de passer rentre parfaitement dans cette catégorie. Cardio. Cette semaine je suis en cardio. Parce qu'un résident en deuxième année doit tout tester, doit tout voir, doit tout savoir pour pouvoir le plus justement possible se spécialiser plus tard. Sauf que je sais ce que je veux, l'internat est fait pour ça. Je veux la chirurgie plastique, la chirurgie plastique me veut et je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais me taper une semaine à voir des cœurs toute la journée, à en voir s'arrêter la moitié et à consoler des veufs, veuves et enfants en pleurs.Ce n'est pas ça mon boulot, ce n'est pas ça que je rêve de faire le restant de ma vie. Je le sais. Pourquoi ne pas laisser l'opportunité à ceux qui en rêvent de le faire hein ? Parce que c'est le système qui est foutu comme ça, foutu à l'envers, comme toujours. Je vais haïr cette semaine, voire plus, si l'envie prend au titulaire de me garder. Et aujourd'hui, particulièrement, je hais ce service. Je le hais parce que j'ai vu partir un gamin au coeur malformé, je le hais parce que j'ai vu s'envoler les espoirs d'un futur greffé, je le hais parce que cela me fait réaliser à quel point je suis nul dans les relations humaines. Et je le hais parce que je croise Elsa, encore et toujours, à longueur de journée. Elsa, une amie, une colocataire, une attirance indéniable, une attirance qui devient ambigue, une attirance que j'évite à demi-mot depuis notre dernier moment ensemble. Elsa et la cardiologie, tout ça dans la même journée. Et pour finir tout ça en beauté ? Une opération en urgences, une aorte bouchée, un risque de rupture d'anévrisme, le coeur en jeu, le cerveau en danger. Une opération trop tardive. Un nouveau décès. Trois. Trois en 14 heures. Voilà pourquoi je n'aime pas la cardiologie.
L'envie d'aller me bourrer la gueule au bar ce soir ne me prend même pas, je n'ai pas envie de voir ces gueules de médecin au comptoir. Alors je rentre, sans demander mon reste, avec une gueule de trois mètres de long, à 23 heures, des cernes écrasées jusque sur mes joues. Je pense que je me ferai peur à moi même si je me voyais.
Mais quand je rentre, quand je passe la porte, quand je lance un simple mouvement de tête à Zack dans sa chambre, quand j'arrive face à la mienne, c'est sur Giulia que mon regard s'arrête. Giulia. La blonde. La jolie blonde. La sexy blonde. La blonde allongée sur son lit, un bouquin à la main, en tenue légère. Giulia quoi. Je reste bloqué quelques secondes devant cette porte, mon regard moins expressif que d'habitude, mon regard moins joueur, plus froid, planté dans le sien. Et c'est finalement le pas de sa chambre que je passe, laissant mon sac s'étaler sur le coté et ma main fermer la porte derrière moi. " J'en peux plus. Et j'ai pas envie de parler... " Mais je suis là. Je suis là, dans ta chambre. J'ai besoin de me changer les idées. Besoin. Et je n'ai pas envie de parler. Est-ce que le message est passé ?
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Sam 5 Déc - 19:38

baby I'm preying on you tonight.
WYATT&GIULIA
journée de merde par définition. enfin, c'est pas tellement la journée, c'est la date. parce qu'aujourd'hui, c'est spécial. aujourd'hui son enfant aurait eu 6 mois. une demi année. elle serait peut-être toujours à los angeles. peut-être toujours avec celui qui se faisait passer pour son époux. alors, oui, elle a passé une journée de merde. mais comme d'habitude, elle a rien dit. elle a juste serré les dents. comme trop souvent, elle a pas montré sa peine, sa douleur. sa vie d'avant, tous ces événements qui datent de plus d'un an. 1 an et 6 mois. et pourtant, en somme, sa journée était pas si merdique que ça. elle aurait aimé, rester coucher, pleurer sa douleur, évacuer sa peine. mais faut bosser, sauver des vies. parce que c'est son boulot et elle aura beau pleurer, ça changera rien, que dalle. elle voulait pas sortir. alors elle est rentrée, trouvant plus de sens à sa vie, trouvant que tout c'qu'elle fait, ça sert à rien. mais comme d'habitude, elle s'est reprise. elle peut pas, se laisser aller, même si elle en a envie. alors elle se dit, qu'au final, elle aurait peut-être bien fait de sortir. se bourrer la gueule, fumer des joints, tout oublier. ne se souvenir plus que de la musique dans ses tympans et de l'alcool dans son sang. il est pas trop tard, qu'elle se dit. mais, elle se dit aussi, que pour une fois, elle pourrait aller bosser dans une gueule de bois. pour changer, elle se dit que ça lui ferait pas de mal, d'être de bonne humeur. un short un peu ample enfilé et un débardeur en guise de pyjama après une longue douche chaude. elle sait bien, qu'il lui faudra plusieurs heures avant de s'endormir, alors, elle choppe le premier bouquin de médecine qui lui tombe sous la main, pour le feuilleter, sans vrai intérêt. sans vraiment lire, allongée sur son lit. elle remarque pas, la porte de l'appart qui s'ouvre, qui se ferme. elle remarque pas, non plus, wyatt sur le seuil de sa porte qui fixe la blonde. de toute façon, cette coloc c'est un moulin à vent, elle a arrêter de regarder qui rentre et qui sort, Giulia. puis c'est le bruit d'un sac qu'on balance négligemment qui fait lever les yeux de la blonde vers lui, wyatt. il semble pas en forme, il fait limite peur, avec ses cernes, son regard éteint. elle hausse un sourcil quand il lui dit qu'il en peux plus, qu'il veut pas en parler. elle met du temps à comprendre, mais ça commence à devenir plus clair quand il ferme la porte. mais quand même. ils sont pas potes, ils sont pas proches. ils ont couché ensemble une fois, ils continuent de sa chamailler, à longueur de journée. mais ce qu'il semble pas capter, c'est qu'elle, elle est pas à sa disposition. peut-être qu'elle veut pas coucher lui, comme il le sous-entend, tout de suite. bon ok, c'est pas vrai, il lui en faut pas beaucoup pour qu'elle cède de toute façon. en réalité c'est plus son air dépité qui fait réagir la blonde plutôt que sa proposition de coucher avec elle. merde, elle est pas sa roue de secours. c'est pas son plan cul. tiraillée par l'envie de le charrier et d’exécuter sa requête. parce que oui, elle a envie de coucher avec lui. comme trop souvent depuis qu'elle a franchit le pas, depuis qu'elle a céder. elle s’assoit en tailleur, parce qu'il l'aura pas si facilement, se serait trop simple. elle refuse d'être un simple jouet. alors elle le fixe, sourire vague sur les lèvres. idée qui nait dans son cerveau, parce qu'avec giulia, c'est jamais simple, de toute façon. elle se lève, passe devant lui, ne le touche pas. d'un tiroir elle sort un joint, déjà roulé, on sait jamais, ça peut toujours servir ce genre de choses. elle ouvre la fenêtre, sort un briquet avant de planter son regard dans le sien. elle va sortir une connerie, ça se voit dans son regard. c'est couru d'avance, c'est toujours comme ça. - bah alors, t'as pas réussi à chopper ta titulaire ? qu'elle dit, la jolie blonde, appuyée contre la fenêtre, tirant sur son joint. qu'elle finit par lui tendre. il lui ferait presque pitié, comme ça, fatigué, cerné. elle serait presque tentée de céder, aussi facilement. elle voudrait presque, l'embrasser, le pousser sur son lit pour lui enlever ses fringues. mais nan, parce qu'elle se mérite, Giulia. parce que personne, même pas lui, peut l'avoir juste en demandant. puis elle s'approche de lui, dangereusement, avec ses jambes nues qui s'allongent devant lui. pure provocation. parce que c'est à elle, d'être en position de force. de pouvoir obtenir ce qu'elle veut de lui, pour qu'il puisse se perdre dans ses draps. - donne moi une bonne raison de coucher avec toi, princesse. petit rire lâché alors qu'elle tire à nouveau sur le joint. appréciant de sentir son corps, son cerveau se détendre. appréciant de sentir ses soucis s'envoler, lentement à mesure que son cervau assimile la substance. pupilles qui se dilatent, lentement, c'est pas les seuls effets du joint. c'est lui aussi, dont elle a envie, encore et toujours. elle est devant lui, à quelque centimètre de son corps. si proche l'un de l'autre, ses lèvres proche des siennes. mais c'est fois, elle veut que soit lui, qui craque, qui cède. pas elle, lui. pas Giulia, Wyatt.
electric bird.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Lun 7 Déc - 22:32


Giulia elle est détestable autant qu'elle est attirante. Et c'est d'ailleurs parce qu'elle est détestable qu'elle est attirante. Ou parce qu'elle m'attire que je la déteste. Bref, c'est l'histoire du serpent qui se mord la queue vous voyez. Elle m'attire, physiquement, c'est normal. Faudrait être gay ou aveugle pour ne pas avoir envie d'elle, avouons le messieurs. Mais y'a Elsa. Elsa qui vit généralement dans la chambre juste d'après, la porte cinq petits mètres plus loin. Elsa qui m'attire aussi. Elsa qui me plait. Elsa qui est censé être différente. Elsa dont je me suis éloignée pour me rapprocher de Giulia. Je les hais. Et pourtant, je ne peux clairement pas me passer d'elles. Chacune avec ses qualités, avec ses défauts, et ses particularités. Ce que je recherche ce soir, dans l'état où je suis ce soir, je ne peux pas le demander à Elsa. Ca tombe bien, elle n 'est pas là ! Mais la belle italienne est là. Elle est là, dans la chambre qui fait face à la mienne. Elle est là, assise sur son lit avec son short et son petit débardeur. Elle est là à lire, mais j'ai quelque chose de plus intéressant à lui proposer. Quelque chose qui va lui plaire n'est ce pas ? Quelque chose qui va captiver son attention, son regard et ses hormones ? Je l'espère, tout simplement. Mais ça serait trop demandé. Il s'agit de Giulia, au cas où j'ai oublié. Et elle a ce moment inévitable de me chercher. Sauf que c'est pas le jour. " J'croyais que t'étais au courant que les titulaires en plastique préfèrent les blondes. " Aron, Giulia, j'ai pas oublié. Ma phrase est lancé sur un ton relativement sec, froid, je n'ai pas envie de rire. Oui je la cherche, je la provoque, mais ce n'est pas franchement avec le sourire accroché à lèvres.
Et elle semble le comprendre. Elle se lève alors de son lit pour se rapprocher de moi mais surtout du placard dans mon dos, placard duquel elle sort un joint. Putain ! Si je savais qu'elle les cachait là, je serai venu de servir plus tôt. D'ailleurs, je lui conseille de ne plus les garder ici si elle veut pouvoir les fumer elle même un jour. Un résident c'est stressé. Un étudiant en médecine, de base, c'est stressé. Et fétard. Alors évidemment que les joints sont des amis proches de nos poumons ! Vous vous attendiez à quoi ? Et oui, je sais, vous ne verrez plus vos médecins de la même façon -anecdote totalement véridique au passage -. J'attrape alors le plaisir roulé qu'elle me tend et tire dessus plusieurs fois alors qu'elle déambule dans la chambre. Arrête de bouger comme ça, tu m'fous la gerbe la blonde. Enfin... La gerbe jusqu'au moment où mes yeux tombent sur ses jambes très peu couvertes et que mes pensées se perdent ailleurs. Je ne vous fais pas un dessin je suppose ?
Et c'est bien sur à ce moment là, en se rapprochant de moi, qu'elle me demande une bonne raison de coucher avec moi. Une seule ? Oula, il va falloir bien choisir vu la liste que j'ai en réserve dans ces circonstances. Il y aurait des dizaines de bonnes raisons à lui donner si elle voulait que je lui fasse un exposé. Mais je n'en ai ni le temps ni l'envie. J'attrape alors son poignet pour attirer de nouveau à ma bouche le joint qu'elle m'a pris, tire dessus en plongeant mes yeux dans ceux de la demoiselle et lui rétorque par la suite : " Parce que t'en meurs d'envie, ça suffit ? " Et c'est surement la raison la plus évidente à lui donner. T'en as envie Giulia, point barre. Je ne vais pas m'étaler plus longtemps pour te prouver ce que tu sais déjà. Sans attendre mon reste, je retire alors sous ses yeux mon tee shirt que je laisse tomber au sol, me retrouvant torse nu devant elle. Je ne m'arrête pas là. Je me rapproche d'elle, attrape sa main libre pour la poser sur mon torse chaud alors que mes lèvres viennent torturer son cou. Ne joue pas Giulia, tu vas perdre.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Mar 8 Déc - 12:01

baby I'm preying on you tonight.
WYATT&GIULIA
ce soir c'est différent. tout sonne différent, dans sa voix, dans son regard. elle est surprise, la blonde, parce qu'elle l'a jamais vu comme ça. même c'qu'il dit, ça sonne pas pareil. pourtant, sortir un dossier croustillant, c'est bien trop son genre, mais là, y manque quelque chose. y'a plus, ce sous-ton de moquerie, ces yeux qui brillent de malice. c'est étrange, c'est différent. ça l'intrigue, Giulia. ça la fait sourire quand même, toujours moqueuse. parce que c'est son rempart contre tout, son humour, ses plaisanteries. parce qu'elle, c'est justement quand elle est au plus bas, qu'elle dit le plus de merde. c'est toujours comme ça, depuis plus d'un an. c'est ce qui protège son corps, son cœur, son esprit de tous les autres. de tous ceux qui pourrait la blesser, encore. alors, même avec sa réplique de merde, qui sonne pas vraiment pareil, elle sourit. sourire moqueur, yeux rieurs. il fallait qu'il s'en souvienne, de son histoire avec son titulaire, évidemment. puis, elle se dit, qu'un joint, se serait une bonne idée. alors, elle se glisse hors de son lit, passe devant lui pour aller chercher le précieux. il semble pas contre, d'ailleurs. appuyée contre la fenêtre qu'elle vient d'ouvrir, elle tire plusieurs fois sur le joint, faisant sortir lascivement la fumée par son nez tandis que sa gorge brûle au contact de la fumée acre. ça faisait longtemps, qu'elle fumait plus ce genre de chose, l'époque du lycée était passée depuis longtemps mais après tout, ça ne pouvait que leurs faire du bien. enfin surtout à lui, qui ne rechigne pas pour porter la roulée à ses lèvres. ça fait sourire l'italienne de le voir tirer dessus, peut-être qu'il récupérera son sens de l'humour après ça. c'est pas tellement le fait qu'il soit de mauvais poil qui fait hésiter le blonde, c'est de savoir qu'il veut juste coucher avec pour oublier ses problèmes. elle aime pas le principe, c'est ce qu'elle veut pas avec un mec. ou avec n'importe qui, d'ailleurs. qu'on se serve d'elle pour refouler sa mauvaise humeur, ou tout autre chose. mais, elle se dit, que de toute façon, elle n'attend rien d'autre de lui non plus. alors pourquoi résister ? pour le faire chier, principalement. et parce que Giulia, c'est une chieuse qui adore rendre les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà. sinon c'est pas drôle, parce que, bien évidemment, elle aurait pu accepter sa demande suite, c'est pas comme si elle manquait d'envie. au contraire. mais voilà, elle veut pas l'avouer, l'assumer. question d'égo, de respect. parce qu'elle aime bien être compliquée, chiante et tout ce qui va avec. alors elle lui demande une bonne raison de coucher avec lui. parce qu'elle en meurt d'envie, qu'il dit, merde. ça doit se voir plus qu'elle ne le pensait, alors. elle se mord la lèvre, quand il porte sa main, qui tient le joint à sa bouche, pour tirer dessus. ses iris plantés dans les siennes. ses dents maltraitent doucement sa lèvre, en proie à une douce hésitation. coucher avec lui, le faire mariner encore un peu plus longtemps ? elle récupère sa main, pour tirer à nouveau sur le splif, espérant que la substance rende ses pensées plus claire. mais faut pas rêver, elle sent doucement ses sens s'engourdir, son esprit se perdre dans la fumée. alors quand il enlève son t-shirt, qui découvre son torse parfaitement dessiné, quand il prend sa main libre pour l'appuyer contre sa peau tiède, quand il vient déposer ses lèvres contre son cou, la blonde prend sur elle. pour pas l'embrasser, pour pas perdre son sang-froid. mais quand même, y'a sa main posée contre son torse qui remonte, le long de sa joue qui se perd dans sa crinière brune. instinctivement, presque, elle penche la tête lui offrant un champ plus libre. elle tire une nouvelle latte, puis en soupirant se met hors de sa portée. sourire amusé, aguicheur aux lèvres. parce qu'encore une fois, elle va jouer. jusqu'à le regretter, peut-être. elle lui met le joint entre les doigts, pour se faire pardonner sa fuite. les yeux rieurs, elle se recule, se mord la lèvre. sourire au coin des lèvres. quelle garce, provocatrice, aguicheuse. personne pourra dire le contraire, même pas elle. mais c'est plus fort qu'elle. elle doit jouer, s'amuser avec lui. elle veut le rendre dingue d'elle, c'est peut-être égoïste, c'est peut-être mal. mais elle s'en moque. elle sent les premiers effets du joint, elle sent son cœur battre plus vite dans sa poitrine. les pupilles rivées sur lui, elle s'approche, féline. misère, elle avait oublié ce que ça faisait d'être défoncée. mouvements qu'elle ne contrôle qu'à moitié. se maudissant intérieurement quand elle retire son débardeur en face de lui, souriant comme elle le fait rarement. elle s'arrête devant lui, du bout de ses doigts caresse sa peau chaude, le contourne. puis, c'est finalement entre ses omoplates qu'elle vient déposer une série de baisers, brûlante d'envie et de désir. qu'elle ne cherche plus vraiment à refouler. puis, riant doucement, sans savoir vraiment pourquoi, elle retourne s'asseoir sur son lit. arquant un sourcil, le jaugeant de ses prunelles azur. - c'est gentil d'être passé, si tu pouvais me laisser lire, ça m'arrangerait par contre. qu'elle garce. elle reprend son bouquin, et, le sourire aux lèvres, elle attend. qu'il s'accroche où qu'il se tire, parce que c'est la reine pour poser des ultimatum dans ce genre. elle abuse, elle déconne, elle le sait bien. mais c'est tout ce qu'il lui reste, son humour de merde, ses blagues à la con, qui font rire personne sauf elle. elle se dit, qu'il va probablement se tirer, lui dire d'aller se faire foutre et la laisser. mais elle pourra pas dire qu'elle l'a pas cherché, l'italienne.
electric bird.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Mar 8 Déc - 13:48


La séduction, mon jeu préféré depuis si longtemps que je suis tout bonnement incapable de me souvenir de comment ça a commencé. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été taquin, charmeur, j'ai toujours aimé plaire et toujours su en jouer. Sauf que ce soir, je ne joue pas. Vraiment pas. Je n'ai ni envie de rire, ni envie de m'amuser, ni envie de tourner autour du pot des heures avec la blonde. Je ne suis pas là pour faire le pote rigolo, éventuellement attirant, avec qui on aime tester son pouvoir de séduction. Je n'ai pas envie de jouer ce soir Giulia et il va bien falloir que tu le comprennes. Et c'est ce que je pense qu'elle fait. En effet, ses mains, ses yeux, ses gestes me laissent présager du bon pour la suite. Elle met à contribution son sourire qui me fait craquer, ses yeux malicieux qui me rendent fou et ses doigts de fée qu'elle manie à la perfection. Elle sait plaire elle aussi. Elle sait jouer de ses charmes. Et c'est ainsi que son haut ne tarde pas à rejoindre le mien au sol, dévoilant ce buste dont je ne me lasserai pas. Elle est parfaitement bien faite, dessiné, tracé, formé ou quelconque mot qui vous plait le plus. Il n'y a rien à redire, rien à refaire, juste à admirer avec les yeux et avec les mains. Au cas où vous vous demandiez encore pourquoi mon instinct m'a dirigé dans sa chambre, je pense que ça peut servir de réponse. J'attrape sans un mot le joint qu'elle me tend alors qu'elle s'applique à venir jouer contre moi, m'arrachant des frissons quand ses lèvres se posent sur mon dos. Mon corps est tendu, pas apte à se détendre à ce moment là et pourtant, ses baisers ont un effet apaisant. Apaisant mais excitant. Vive le paradoxe Gigi !
Et ça aussi, elle le sait parfaitement. Elle sait parfaitement le tourner à son avantage. Je suis entré dans cette pièce avec la ferme intention de la séduire, de lui donner envie de coucher avec moi et il suffit d'une ou deux minutes pour que j'en ai encore plus envie. Elle est intenable, je vous assure. Vraiment intenable. Elle joue avec ses mains, avec ses regards pour finalement s'éloigner de moi et retourner sur son cher lit. Cher lit duquel elle me fixe et me lance la réplique de l'année. C'est gentil d'être passé. Non mais elle se fout de moi elle aussi ? A croire que c'est un truc de blonde de se foutre des bruns ! Elle récupère son livre comme si ce rien n'était et me fait clairement comprendre que je ne suis plus le bienvenue ici. Du moins, c'est ce que ces mots disent. En effet, ni elle, ni moi, ni vous, ne pouvons ignorer ce peit air qu'elle a encore et toujours imprimé sur le visage, ce petit air provocateur.. Nous ne pouvons d'ailleurs pas non plus ignoré l'air déterminé et froid sur le mien de visage. je n'arque même pas un sourcil, n'étire même pas mes lèvres pour sourire à sa remarque. J'ai pas envie de jouer. Sans réfléchir plus longtemps et sans répondre à sa réplique, je m'approche d'elle, attrape son livre d'un revers de la main, livre que je laisse aussi s'étaler au sol. Je la repousse ensuite sur son lit, en passant au dessus d'elle, attrapant ses poignets. Mon regard dans le sien, mon regard fixe, il est presque plus fort que mes mains fermement appuyés sur ses avant bras. Je ne veux pas partir, je ne veux pas changer de chambre. " Tais toi Blondie. Arrête de jouer. " Et c'est sans hésiter que je l'embrasse, glissant mon corps nu contre le sien, l'entrainant avec moi dans un baiser fougueux et passionné, presque violent. Mais surtout envieux. Très envieux. Trop envieux ? Aller savoir où est la limite...
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Mar 8 Déc - 19:20

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WYATT&GIULIA
elle s'y perd, la blonde. entre lui, qui agit trop différemment de d'habitude et entre ses mouvements, ses pensées qui sont troublées par le joint. joint qu'elle lui a passé, joint qu'ils ont fumés. parce qu'elle voulait lui faire retrouver son humour à deux balles, parce qu'elle voulait pas coucher avec lui, si facilement. mais voilà, ce soir, elle le voit bien, il n'est pas d'humeur. il veut juste tirer son coup, coucher avec elle pour faire une parenthèse moins merdique dans sa journée. et, Giulia, elle sait pas quoi penser, parce qu'au fond, elle veut coucher avec lui. parce qu'une fois, c'était pas assez, parce qu'elle veut sentir à nouveau ses lèvres contre sa peau, ses mains contre son corps. mais comme trop souvent, elle assume pas. de ressentir ça, parce qu'il est le genre de gars qu'elle a promis de plus coucher avec. parce que les types comme lui, ça détruit tout. alors voilà, elle a craqué une fois, et elle sait bien, qu'elle va craquer à nouveau. c'est obligé, c'est forcé. c'est le destin, l’univers qui se ligue contre elle. elle y peut rien, et ce joint n'arrange rien. comme si ses doutes, ses hésitations s'envolaient doucement. de toute façon, son cerveau avait lâché prise, dans une guerre qu'il ne pouvait vaincre. alors voilà, elle aussi, avait retiré son débardeur, s'exposant au regard affamé du brun. mais ça ne pouvait encore être aussi simple, aussi limpide. se faisant une guerre pur s'éloigner de son torse chaud, pour s'éloigner de ses lèvres contre son cou. pour mieux le torturer lui, lui donner plus envie encore. jeu incessant, jeu qui ne termine pas, jamais. joint qu'elle lui laisse entre les lèvres, alors qu'elle se recule. pour mieux revenir vers lui, pour effleurer sa peau chaude du bout de ses doigts, pour se glisser dans son dos. pour que sa bouche se pose contre la peau de son dos, pour embrasser son épiderme entre les omoplates. sous ses muscles tendus, comme semble l'être son corps. corps qui semble, se détendre, à peine, mais elle le sent bien. c'est pas quelque chose qu'il peut masquer. comme elle et son indéniable désir pour lui, grimpant de minutes en minutes. mais voilà, faut qu'elle provoque, qu'elle cherche. lui, qu'elle le cherche. qu'elle le provoque, pour le faire chier, pour le rendre plus dingue, jusqu'à ce qu'il cède. alors à nouveau, les mouvements troubles, le corps lourd elle s'assoit sur son lit, reprenant en main son livre. lui disant, plus où moins poliment de se tirer. mais il le fait pas, parce qu'il commence à la connaître, parce qu'il sait qu'elle veut juste le tester, voir s'il va s'énerver et se tirer où bien rester. et, évidemment, il reste. mais il ne reste pas parce qu'elle l'a provoqué, il reste parce qu'il a envie d'elle. parce que son regard est glacial, parce que son visage est fermé. y'a pas de sourire sur ses lèvres, pas cette étincelle dans ses yeux. alors il ressemble à ça, le vrai Wyatt. celui qui n'abuse pas, celui qui ne fait pas de blagues, celui qui ne rigole pas. elle le supporte encore moins que l'autre Giulia. y'a ce truc qui monte en elle, ce côté qui veut dire qu'elle pourrait se tirer, n'importe quand. cette envie de fuir, parce qu'elle est devenue comme ça, fugueuse. elle affronte pas, elle se bat plus; elle se tire. mais lui, il cherche pas à comprendre. il se penche vers elle, s'approche de la blonde. pour virer son bouquin, c'est pas comme si elle comptait vraiment le lire, de toute façon. alors, immédiatement, y'a un sourire sur son visage. pas un vrai sourire, juste un sourire en coin, le petit sourire moqueur. la pointe de sarcasme, d’ironie au creux de ses lèvres. puis c'est lui au dessus d'elle, ses poignets entre sa poigne. son cœur qui bat fort, ses yeux qui clignent devant la proximité de son visage. le visage pourtant interdit, plus vraiment moqueur, juste le visage qui attend la suite. avec ses pupilles dilatées qu'elle plante dans les siennes, avec sa lèvre qu'elle mordille, presque nerveusement. et, ses pupilles azur qu'il plante dans les siennes. ce soir, c'est tellement différent. c'est son regard de glace qui transperce le corps à demi-nu de la blonde, c'est sa poitrine qui se soulève rapidement, immobilisée par ses mains. c'est rare, mais elle se sent vulnérable. à sa merci. sous lui, comme ça, sous son regard froid, sous son visage fermé. elle aime pas ça, la lionne, être vulnérable. être ce qu'il reste sous sa carapace de sarcasme. c'est tellement rare, qu'elle est déstabilisée, la blonde. alors elle dit rien, elle regard le regard rivé dans le sien. même quand il lui dit de la fermer, d'arrêter son petit jeu. mais elle peut pas, c'est justement sa phrase, qui referme la fissure dans sa coquille. son sourire qui s'étend à nouveau, alors qu'il se décide enfin à coller son corps au sien. à l'embrasser. différemment. cette envie sourde qui fait accélérer son rythme cardiaque, cette absence de douceur qui se mute presque en violence, ce désir qui fait vibrer son corps. qui fait coller encore plus son corps au sien, frissonnant de sentir sa peau chaude contre la sienne. mais, c'est surtout cette férocité, qui heurte Giulia. dans ce baiser, qu'elle lui rend. ce baiser goût weed, qui trouble plus encore ses sens. qui fait soupirer la blonde contre sa bouche, qui empêche son cerveau de penser, encore une fois. mais quand même, elle veut pas, qu'elle oublie qui elle est. que c'est pas une tapin, qu'il fait pas ce qu'il veut d'elle. elle refuse, d'être un simple objet, visant à assouvir ses pulsions. alors, sourire en coin, elle tourne la tête, puisqu’il tient encore prisonnier ses poignets. le souffle court, la gorge sèche elle plante son regard dans le sien. - j'te préviens O'Donnell, j'suis pas ta poupée en plastique alors fait pas trop ton macho avec moi. sa voix est sourde, sa voix rigole pas. ses yeux tremblent d'une étrange colère. la féministe qui sommeille en elle, probablement. et elle récupère ses avant-bras, se soustrait à sa force. le soucis, c'est qu'entre eux, y'a jamais de sérieux. et Giulia, elle était sérieuse, pour une fois. faut pas la pousser, trop la chercher. pas ce soir, pas aujourd'hui. pas avec tous ces souvenirs qui cognent dans son crâne. il faut pas, qu'il prenne ça comme une provocation, comme une incitation à le faire. parce qu'elle va tout foutre en l'air, parce qu'elle sait trop bien le faire. et surtout, parce qu'elle a pas peur de le faire, de le laisser en plan. de se tirer. c'est ça, le vrai soucis. mais, elle se dit, qu'il va pas faire tout foirer. elle espère juste. alors elle l'embrasse, le corps cambré afin d'atteindre sa peau tiède. le baiser fougueux, le baiser plein d'envie. sa main derrière sa tête, l'autre dans le bas de son dos. qui remonte, lentement, qui caresse ce corps offert sous ses yeux. ce corps qu'elle finit pas renverser, parce qu'elle supporte pas, d'être vulnérable. c'est comme ça, c'est un putain de moineau, elle veut pas qu'on l'attrape, qu'on la mette en cage. c'est pour ça qu'elle fuit, parce qu'elle supporte plus. alors, au dessus de lui cette fois, avec à nouveau ce sourire au coin d'ses lèvres, elle l'embrasse encore. parce qu'elle non plus, elle veut pas penser à aujourd'hui à la date et à qui elle pourrait ressembler. elle veut plus penser, ça fait trop mal, alors au lieu d'ça, elle se perd dans ses draps.
electric bird.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Sam 19 Déc - 13:06


Giulia, c'est juste une blonde. Une blonde comme les autres. un blonde de plus sur cette Terre qui m'attire terriblement. Juste ça. Avec l'avantage de vivre dans la pièce à un mètre de ma chambre. C'est tout. C'est la seule différence entre elle et les autres blondes. Voilà de quoi j'essaye de me convaincre en poussant cette porte, en verrouillant cette porte, en passant sur elle, en l'embrassant. Ne réfléchis pas O'Donnell, c'est juste une blonde. Mais non, c'est le problème. Ce n'est ps juste une blonde. C'est une femme avec une personnalité, un vrai caractère, un vrai cerveau et peut-être une vraie personne sur qui je pourrais compter en cas de soucis. Giulia, ça fait six mois que nous partageons le même toit et pourtant cela fait juste une ou deux semaines que nous couchons ensemble. Elle n'a pas été inexistante pendant six mois. Elle comptait. Elle compte toujours. Elle fait parti de cette colocation, malgré les embrouilles, les disputes, les prises de tête avec moi ou les autres filles de l'appartement. Giulia ce n'est pas juste un jouet, juste une blonde, juste une poupée comme elle se plait à me le dire avec son regard noir. Une blonde au regard noir, c'est rare et assez surprenant je vous assure. Tellement surprenant que ça me bloque quelques secondes. Quelques secondes je reste bloqué dans ses yeux, la regardant, l'admirant, réfléchissant. C'est pour ça que je dis que Giulia n'est pas juste une blonde, vous voyez ? Pour autant, aucun sourire ne se décroche sur mes lèvres, aucune détente. Juste un léger hochement de tête, mes yeux dans les siens. Ca va Castaldi, je t'ai compris. Et elle semble aussi m'avoir compris. En effet, elle ne tarde pas à échanger nos places, se glissant au dessus de moi pour m'embrasser de nouveau, laissant divaguer ses petites mains sur moi.  Je prolonge évidemment ces baisers sans y réfléchir une fraction de secondes, mais cette fois-ci, mes mains sont aussi de la partie et viennent caresser ses hanches, sa taille, remontant d'ailleurs au fur et à mesure son haut. Mais le but premier n'était pas de la déshabiller, mais bien de lui montrer une once de douceur, de considération autre que sexuelle. J'ai compris le message Giu', t'es pas ma poupée en plastique. T'es plus que ça. Mais je ne te le dirais pas. Jamais.
Mais je te le montre, à ma façon. A toi de le comprendre. Et c'est aussi à ma façon que petit à petit dans un mélange d'envie, de fougue et de douceur que nous finissons en tenue d'Adam et profitons une fois de plus un de l'autre. J'en avais besoin. Plus qu'envie, c'était un réel besoin de soir. Penser à autre chose. aire autre chose. Me vider l'esprit. Me sentir comme le connard qui couche avec la première venue et pas comme le mec qui a un coeur et qui vit mal les décès à répétition. Je ne suis pas ce mec là. Je suis le connard; le Don Juan, le mec qui a couché avec la moitié de l'hopital. Voilà mon étiquette. Et j'avais besoin de la retrouver ce soir. Et ce n'est qu'une fois que j'ai l'impression d'avoir retrouvé mon étiquette que je me laisse tomber lamentablement sur son lit, les yeux dans le vide, au plafond, le plafond de cette chambre que je n'avais jamais détaillé avec autant d'attention. Trente secondes, une minute, deux minutes, je ne sais combien de temps ce silence a duré avant que quelques mots sortis de ma bouche viennent le briser : " La dose de machisme te convient ou t'as un truc à redire avant que je sorte de là ? " Demandais-je donc, sans lâcher notre cher plafond des yeux. Si t'as un truc à dire Castaldi, c'est maintenant. Si tu ne le fais pas, dans vingt secondes je suis dehors et nous nous retrouverons au petit déj demain matin. Point barre.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Lun 21 Déc - 12:10

baby I'm preying on you tonight.
WYATT&GIULIA
c'est lui, qui semble surpris, de la voir énervée. avec son regard noir, ses mots qui claquent. et lui, qui laisse ses iris plantées dans les siennes. lui qui ne dit rien, lui qui ne faire pas de blagues, ce soir. lui tellement différent, lui qui surprend, lui qui veut juste coucher avec elle, pour ne plus penser. pour étouffer sa mauvaise humeur. et elle, Giulia, qui ne dit pas non. parce qu'elle aussi, elle a passé une journée de merde. une journée qui fait mal, au cœur, au cerveau, quand on pense trop aux souvenirs. mais elle refuse, qu'il la prenne comme acquise. c'est se soir, se soir seulement. se soir, parce qu'elle est mal, parce qu'elle a mal. mais parce qu'elle veut parler à personne, qu'elle peut pas en parler. pas à lui, à personne. elle veut pas avoir de conversation sur ça, encore moins avec lui. elle veut pas de pseudo consultation de thérapeute-psychologue à deux balles. et tant mieux car lui non plus. dans le fond, c'est leur manière de se soigner, de coucher avec tout le monde. sans s'attacher, juste pour assouvir des pulsions, juste pour arrêter de penser. et il lui fait comprendre, qu'il a compris, justement. ses iris parlent pour lui, alors Giulia, elle cherche pas plus loin. elle glisse sur lui, l'embrasse, frissonne sous ses mains. ses gestes semblent différent, aussi. ses mains ne cherchent pas juste à caresser, c'est peut-être plus doux, c'est peut-être plus délicat. c'est comme lui se soir, c'est trop différent. elle est pas habituée, la blonde, à ce qu'il soit comme ça. mais elle préfère rien dire et dans le fond, c'est pas désagréable. c'est même réconfortant, ces caresses plus douces. ça fait sourire la blonde, qui l'embrasse, peut-être plus doucement, elle aussi. c'est finalement, les corps qui s'entrechoquent, les mains qui caressent avidement et les soupirs qui se poussent contre la peau. c'est encore une fois, Giulia qui couche avec Wyatt. parce qu'elle est pas assez forte pour résister. pas assez déterminée, aussi. mais elle s'en moque, elle profite juste, de ce qu'il veut bien lui laisser. et c'est agréable, de ne plus penser, à la souffrance. à la douleur. ça aussi, c'est réconfortant. mais c'est le moment hors du temps qui se termine. ce moment, ou le silence reprend ses droits. ce moment où il se laisse tomber à ses côtés, sur le matelas. cet instant de silence, avec sa respiration encore saccadée, son cœur qui bat encore fort dans le poitrine. ses sens encore troublés et sa raison qui se met lentement en marche. elle peut plus coucher avec lui, ça mène à rien, c'est pas bien. mais c'est fait, encore, alors elle veut rien dire. elle veut même pas faire une blague à la con. faut croire qu'elle aussi, elle est trop lassée pour rire. trop blessée, trop triste. mais c'est lui qui finit par briser le silence. lui qui lui demande, s'il la dose de machisme lui convient. ça fait ricaner la blonde. rire narquois qui traduit ce qu'elle peut pas dire. elle aimerait lui dire, qu'elle aime mieux, quand c'est comme ça entre eux. plus doux, moins précipité. elle voudrait lui dire, qu'elle aime pas le voir dans cet état. elle voudrait lui demander, de lui expliquer. mais elle se contente de rire, un peu, sans trouver ça drôle. juste un petit rire mesquin, sans un sourire sur son visage. juste avec le vide dans ses yeux. puis, finalement, elle se tourne vers lui. elle se redresse, remplis son bras pour le glisser sous sa tête. et elle le regarde, sans vraiment savoir quoi faire. elle a pas répondu à sa question, mais elle s'en moque. totalement. de toute façon, si ça n'avait pas été, il aurait été le premier informé. c'est certain. alors elle se contente de planter son index dans ses côtes avec un léger sourire sur ses lèvres. elle voudrait savoir, vraiment. pouvoir lui dire qu'il peut se confier, mais elle peut pas lui dire ça, parce que c'est pas son rôle et ça ne le sera jamais. mais elle essaie, quand même, à sa manière. - c'est quoi ton problème, Wyatt ? et elle le regarde, parce qu'elle veut une vraie réponse. mais elle sait bien, qu'elle l'aurait pas la vraie raison. et tout ce qu'elle espère, ce qu'il ne lui retourne pas la question.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Jeu 24 Déc - 11:40


Le sexe c'est bien, c'est sans problème, sans conséquences. C'est l'allégorie de l'insouciance pour les adultes. C'est l'anti-stress des grandes personnes dirons nous aux enfants. Le sexe dans un couple,ça peut être un problème aussi bien qu'un avantage. Le sexe sans couple, il n'y a pas d'inconvénients, il n'y a pas à en avoir. Pourquoi suis-je devenu cet homme là à votre avis ? Parce qu'ainsi, je ne réfléchis pas, je ne pense plus avec mon cerveau ou avec mon coeur. J'agis et je laisse les deux autres organes en stand-by. Freya, Giulia, les infirmières ou internes du coin, elles marchent comme ça aussi. Elles ne pensent pas, elles ne veulent pas penser. Elles oublient dans les bras d'un homme, dans les draps d'un homme. Elles profitent de moi autant que je profite d'elles, je ne leur dois bien, elles ne le doivent rien et tout le monde s'en portent au mieux.
Sauf aujourd'hui. Aujourd'hui, Giulia a décidé de changer les règles. Giulia a des envies de parler, des envies de comprendre, des envies de mieux me connaitre, après avoir fait l'amour, encore nus sur son lit. Là, elle a envie. Sauf que moi, je n'ai pas envie. Je n'ai pas envie de parler de mes problèmes, de parler de mes ressentis, de parler de ce que je pense. Je l'ai fait, avec Elsa et je me suis brûlé. Je ne le ferai pas avec Giulia. D'autant plus qu'elle a surement autant de problèmes que moi pour coucher une nouvelle fois avec le connard que je suis alors qu'elle hait au plus profond d'elle les hommes comme moi. Elle n'a pas résisté, elle a craqué, elle m'a voulu. Mais ce n'est pas normal venant d'elle. Ses réactions sont bizarres, sa façon d'être est bizarre aujourd'hui. Elle ne sait pas dans quoi elle s'embarque. Quelques secondes de silence se font alors sentir après sa question, quelques secondes avec mon regard dans le vide avant qu'un léger rire s'échappe de mes lèvres, mon regard et mon visage se tournant vers elle. " Tu veux vraiment jouer à ça, Giu' ? Tu sais que t'as plus à perdre que moi là dedans. " Dans les confessions, dans la confiance. Elle va se faire mal toute seule à faire confiance à un mec comme moi. Ma main passe alors naturellement dans ses cheveux, remettant une mèche blonde à sa place. Je l'apprécie la blonde, c'est une fille bien malgré ce que certains pensent, mais là, elle dit des conneries. C'est presque bienveillant envers elle quand je rajoute ces quelques mots : " N'essaye pas d'en savoir plus sur moi, d'en avoir plus sur moi, tu le regretterais et c'est pas ce que tu veux. C'est pas ce qu'on est tous les deux, tu le sais. "
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Mer 30 Déc - 15:18

baby I'm preying on you tonight.
WYATT&GIULIA
évidemment, il ne veut pas parler. pas avec elle, peut-être. il a raison, dans le fond, c'est pas ce qu'elle veut vraiment, c'est pas ce qu'ils sont. c'est aussi vrai, qu'elle va s'y perdre, qu'elle va y laisser trop de morceaux à lui faire confiance. parce que c'est Wyatt, parce qu'elle est Giulia. c'est eux, ceux qui couchent avec n'importe qui, ceux qui sont pas gentils, aimables. parce qu'ils préfèrent tout deux noyer leurs problèmes dans le sexe plutôt que des les affronter. puis c'est plus simple d'être méchant, d'être un connard où une fille facile. ça protège des gens bien. parce qu'elle sait, ce que ça fait, de s'attacher à quelqu'un de bien, ça fait trop mal. elle sait pas, si lui aussi connaît la vérité pour agir ainsi. mais ils savent, que c'est pour leur bien, qu'ils se protègent des gens qui pourraient les réparer, leur donner plus que du sexe. ce qui lui fait mal, à Giulia, c'est qu'elle était cette personne, avant. qui voulait aider les autres, qui aimait se confier, écouter les autres. mais elle est plus rien de tout ça, elle est juste, aux yeux de tous, la fillefacile, qui vend presque son corps. la salope avec une langue de vipère et trop de venin à cracher. mais avant, elle était tellement différente, avant c'était une personne bien. et ça, qui lui fait le plus mal. qui frappe ses os, son corps, son cerveau. au final, elle est forcée de se rappeler qu'elle sera plus jamais cette fille là. mais elle a pensé naïvement, que ce soir c'était pas pareil. parce que c'était pas une simple envie, mais un besoin, pour tous les deux. elle pour noyer sa peine, sa douleur, son chagrin, lui, elle ne sait pas. et elle ne saura pas. et parce qu'ils étaient tous les deux différents ce soir, elle a pensé qu'ils pouvaient faire ce qu'ils ne font jamais. parler. mais non, c'était con de penser ça. elle restera cette fille là, qu'elle déteste. et il restera aussi le gars qu'elle déteste. pas lui, pas vraiment. mais le coureur de jumons, arrogant et séducteur qu'il est, elle le déteste. c'est comme ça, c'est aussi pour se protéger, qu'elle reste loin des gars comme lui. et pourtant, ce soir, elle n'a pas hésité. elle s'est laissée faire et quand, elle a voulu en savoir plus, il lui a rappelé. qui elle est, qui ils sont. juste un moyen de se vider l'esprit, de ne penser à rien. ça aussi, ça lui fait mal. mais c'est la vérité. alors quand il ricane, sûrement surpris, elle se dit qu'elle a été trop naïve. ouais, elle sait qu'elle a trop à perdre là dedans, il le sait. elle pourra plus faire confiance à personne, sûrement pas à lui. qu'il dit, en se tournant un peu vers elle. c'était stupide de penser qu'elle pouvait être cette fille là, encore. ça fait mal de se confier, puis ça détruit de faire confiance aux gens comme eux. des lâches qui oublient tout dans les draps de n'importe qui. alors elle se renfrogne, elle est pas vexée, c'est juste le mordant de la vérité qui est douloureux. elle sera plus jamais une fille bien. elle sera plus le genre de femme avec qui on rêve de fonder une famille, de vivre sa vie. alors quand il passe, presque doucement, sa main dans ses cheveux blonds, elle s'écarte un peu. elle est pas énervée, elle est juste lasse, triste aussi. elle voudrait tout foutre en l'air, sa vie, elle. elle voudrait remonter dans le temps au lieu de voir sa vie défiler trop vite sous ses yeux impuissants. parce qu'elle fait rien de bien, elle contrôle rien. même pas elle. faut pas qu'elle essaie d'en savoir plus, de vouloir plus, qu'il lui dit. qu'il lui rappelle. que c'est pas ce qu'ils sont. mais c'est ce qu'elle était, avant. - ok j'ai compris. elle s'écarte définitivement de lui, s'éloigne de la chaleur réparatrice de son corps, de sa peau qu'elle frôlait. elle se redresse, s'assoit au bord du lit, son dos nu un peu courbé. elle est bien, l'regard dans le vide. elle se déteste un peu, pour avoir pensé que ça pouvait être différent ce soir, c'est jamais différent. c'était juste un besoin, qu'ils ont comblé, parce qu'ils étaient au bout, tous les deux. juste ça. alors elle secoue la tête, passe une main dans ses cheveux avant de se lever. pour se diriger vers la commode, ou est posé un paquet de clope entreouvert. contre le mur, en face de lui. qu'elle est trouve beau, quand même. elle pense, que dans le fond, ça doit être un type bien. où ça l'a été un jour, comme elle. peut-être qu'il est juste brisé, cassé. peut-être. mais tout ce qu'elle peut faire, puisqu'elle ne peut pas parler, c'est allumer une cigarette. cigarette négligemment coincée entre ses lèvres, alors que son corps nu est adossé contre le mur. et elle le regarde, sans vraiment le voir. sans vraiment penser. oscillant entre la frustration, l'énervement, la tristesse, elle le regarde. son visage est fermé, son corps est tendu, contre son gré. elle se moque bien d'exposer se dernier au regard du jeune homme, c'est pas comme si elle était pudique. certainement pas. c'est pas son genre. comme être gentille et à l'écoute, c'est pas son genre. elle tire distraitement sur sa clope, dans un léger silence. mais son regard finit par s'animer, son esprit fini par penser. qu'est ce qu'il fiche encore ici, s'il ne veut pas parler. s'il n'a pas d'autres besoins à combler. sourire narquois, sourire sans joie au bord de ses lèvres elle lève le menton vers lui. pour planter son regard azur, glacé dans le sien. toujours allongé dans son lit. nu. toujours attirant, malgré tout. dommage qu'il soit aussi con, elle pense, la blonde. - qu'est ce que tu fais encore ici, alors, si tu veux pas parler ? voix froide, regard presque aussi froid. il commence à connaître son caractère de merde, il doit savoir, qu'elle est pas vraiment méchante. qu'elle fait pas exprès, du moins. mais elle s'en tape juste. de lui, de qui elle était. parce qu'elle peut rien y changer, pas son caractère invivable, pas le ton froid mais qui l'est pas vraiment qu'elle emploie trop souvent. elle est bloquée dans la pire version d'elle-même.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Ven 8 Jan - 18:14


Elle a compris. Tout simplement compris. Voilà ce qu’elle me dit. Elle me lance ces trois petits mots dans un ton glacial, un ton tout aussi noir que doivent l’être ses yeux si j’avais eu le privilège de pouvoir les contempler. Elle doit me détester à ce moment précis, je le sais. Mais c’est Giulia. Elle est excessive, elle s’emporte, fume, fait la fille distante, forte et froide. Voilà comment elle se défend. Voilà comment elle répond face à cette attaque involontaire que je viens de lui faire. Elsa, elle insulte. Elle fait exploser sa boule de nerf, elle crie, elle hurle même, elle frappe et se débat avec ses bras de sauterelles. Giulia n’est pas comme ça. Giulia est différente. Giulia elle contient. Elle se braque, se bloque, se renferme, se cache de nouveau sous sa carapace. C’est comme ça qu’elle réagit, Giulia. Et je ne peux même pas lui en vouloir parce que c’est surement comme ça que je réagis aussi le plus souvent. Avec distance, répliques blessantes et sarcasmes. Parce que l’ignorance et la méchanceté orale sont les meilleurs des mépris et des vengeances. Elle me ressemble, la blonde. On est allé à même école, on a appris de la même façon à se défendre. Avons-nous la même histoire ? Je ne pense pas. Mais nous avons la même façon d’y faire face. Coucher, sans attachement. Se donner, sans sentiments. S’offrir, sans retenu. Et surtout, surtout, faire souffrir avant de souffrir. Le remède à la souffrance, c’est inévitablement de faire souffrir les autres. C’est triste mais c’est ainsi. Pourquoi croyez-vous qu’elle me parle ainsi ? Qu’elle se lève de cette façon, fait la fille vexée, touchée, fermée ? Pour me faire réfléchir, culpabiliser. Pour que je me remette en question. Pour ne pas me montrer que mon refus de parler lui a fait mal. Alors qu’il lui a fait mal. Je le sais. Parce que mine de rien, je la connais. Je commence à la connaitre. Et si elle a pris le risque de vouloir me faire parler, avec ses yeux de merlans fris et ses douces caresses, c’est qu’elle avait vraiment envie d’être là pour moi. Sauf que ce n’est pas moi, ce n’est pas nous. Qui sait, elle avait peut-être besoin ou envie de se confier elle aussi ? Mais ça non plus, ce n’est pas moi. Je ne suis pas l’oreille attentive après l’orgasme sur l’oreiller. Ce n’est pas compatible. Soit tu as le Wyatt dragueur, soit tu as le Wyatt ami. Soit tu es n’importe quelle femme, soit tu es Binki. Giulia n’est pas Binki, Giulia n’aura pas mes confessions sur l’oreiller. Pourtant, elle n’est pas exactement comme toutes les autres, elle compte plus que les autres qui passent entre mes mains en salle de garde, une différente chaque jour. Mais je ne suis pas prêt. Tout simplement pas prêt. Pas prêt à m’ouvrir et à me confier. Désolé Blondie.

Et ce n’est que lorsque sa voix vient percuter mes tympans que je retombe dans son monde, que je reprends réellement conscience de ce qu’il m’arrive. Mes yeux ont continué à la suivre, à la fixer, mais le cerveau n’y était pas. Je pensais, je réfléchissais, je me torturais l’esprit sur mon propre comportement, exactement comme elle voulait que je le fasse. Mais je n’ai pas bougé pour autant. Je n’ai pas réagi. Je suis resté nu comme un ver allongé dans son lit, dans ses bras, le regard vacillant avec nonchalance sur son corps. Qu’est-ce que tu fous encore là Wyatt ? Hein ? Qu’est-ce que tu fous là ? Et bien tu ne le sais pas. Tu ne peux pas l’expliquer. Tu ne veux pas lui parler, tu ne veux plus coucher, et tu ne veux pas partir. Tu voudrais juste rêver et trainer le restant de ta nuit dans ce lit, les yeux figés entre le corps de la demoiselle et le plafond blanc. Réfléchir, seul avec toi-même, mais dans son lit. T’es bizarre O’Donnell, vraiment bizarre… Mais malgré ce genre d’envie, je me relève, sans décrocher un mot, sans lui parler, et pour autant sans décrocher mon regard du sien pendant ma remontée. Un regard froid, un regard tendu, un regard fort de sens. Je pars assez vite à la recherche de mes vêtements que je ramasse un par un sans pour autant les remettre, à l’exception de mon caleçon pour éviter de choquer Baby Zack si je le croise dans le couloir. « J’faisais le plein d’images sexy avant d’aller faire de beaux rêves. » Un con. Tu es clairement un con Wyatt. Mais les gens ont l’habitude, t’as raison. Les gens te connaissent. C’est donc après l’avoir reluquer une dernière fois de haut en bas, comme on reluque un vulgaire morceau de viande avant de l’acheter, que tu te diriges vers la porte. Je fais parfaitement le connard, je sais, merci. Mais c’est pour son bien. Si ça peut l’aider à me voir comme un connard et lui passer l’envie de vouloir se confier à moi, c’est le mieux qu’il puisse lui arriver. « Zacky dors dans la chambre d’à côté si tu veux parler. Il devrait être ravi de t’voir débarquer. » Ce changement de comportement brutal. Ce changement qui dénote bien du mec qui fuit l’engagement, qui fuit l’attachement, qui fuit la sincérité. Tu m’fais de la peine O’Donnell, tu te rends détestable. T’es détestable. « Bonne nuit, Giulia. » Ouais c’est ça. Bien sur qu’elle va passer une bonne nuit après le sketch que tu viens de lui faire. T’y crois vraiment ? Tu penses vraiment qu’elle va bien dormir ? Naïf. Ou idiot. Profondément idiot. Et c’est ainsi que tu ouvres enfin la fameuse porte de cette fameuse chambre, prêt à faire le mètre cinquante qui la sépare de ta chambre, ta maudite chambre. Bonne nuit à toi aussi, le brun.
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MessageSujet: Re: baby I'm preying on you tonight (+) giulia & wyatt    Ven 8 Jan - 22:25

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alors c'est comme ça. ils ne changeront pas, hein. ils resteront, ce soir, fidèles à eux-même. ils vont pas parler, alors que ce soir, sans vraiment savoir pourquoi, elle aurait peut-être été capable de parler. mais lui, c'est pas ce qu'il veut. il veut pas ça, pas de cette relation. et elle non plus, elle devrait pas vouloir ça, c'est pas son genre. plus. et c'était con de penser que ça aussi, c'était différent. parce que t'es qu'une fille de plus qu'il se tape, parce que parler avec toi c'est pas c'qu'il veut. et toi non plus, tu dois pas vouloir ça. tu dois serrer les dents et garder la tête bien droite, garde c'petit regard glacé, ton attitude de garce. ouais, c'est bien mieux comme ça. montre lui rien, cache tout. cache c'bout de cœur qui voudrait encore être aimé, cette partie de toi, qui aimerait croire que t'es encore cette fille là, dans le fond. lui montre pas, que t'as mal, que tu souffres. c'est ce qu'elle se dit, en s'levant, avec son regard noir, ses paroles méchantes. ses paroles froides. comme ça, c'est clos. le sujet, ce moment de faiblesse. nan, nan, c'est Giulia, c'est elle. la fille qui souffre de rien, qui s'moque juste des autres. et pourtant, putain, elle a mal. de partout, dans tout son corps. ça résonne, ça frappe, ça cogne. ça détruit. cette douleur presque permanente. qui lui donne envie de tout casser, de hurler, de frapper. mais tout c'qu'elle peut faire, Giulia, c'est adosser son corps nu contre le mur, une clope aux lèvres. ça lui donne un petit genre. puis la nicotine, dans sa gorge, lui fait oublier tout l'reste. qu'elle vient de se heurter à un mur, en pensant pouvoir l'briser. ça l'apaise, un peu. puis elle le regarde, vraiment, lui, encore sur son lit. elle lui demande pourquoi il est encore là, pourquoi il se tire pas. et, plus elle le regarde, plus elle pense, qu'ils sont pareils. qu'ils sont un peu brisés, chacun différemment. mais l'résultat est le même, c'est des connards. ils font pas face aux problèmes, ils couchent avec. et Giu; elle se déteste un peu plus, de penser ça. parce qu'elle le déteste, d'un côté. lui, c'qu'il représente. le genre de gars avec qui elle a trompé son époux. au fond, peut-être qu'elle a toujours été ce genre de fille. peut-être qu'elle s'est trompée. qu'elle était née pour devenir cette personne. cette garce égoïste et volage. avec sa vie en bordel, ses genoux écorchés à force de trébucher. ça lui donne envie de prendre une cuite d'enfer. une vraie cuite. pas danser sur les bars, avec un nouveau gars. juste l'envie sourde, de tout noyer dans une bouteille. mais pour ça, faudrait qu'il se tire. qu'il décide de se lever de son lit, puisqu'elle n'est pas celle avec qui il va discuter. puisque ce n'est pas, et ça ne sera jamais son rôle. comme il ne sera jamais le gars auquel elle se confiera. c'est comme ça, ça aussi, c'est peut-être écrit, quelque part. puis, le gars pensif, rêveur, presque, allongé sur son lit se tire. il redevient le gars qu'il est habituellement. le connard. qu'elle supporte vaguement. il se rinçait l’œil, en clair. si elle est pas surprise, elle est pas convaincue non plus. il semblait, l'espace d'un instant, différente. mais c'est sûrement elle, encore, qui trouve tout différent. il se plante devant elle, alors qu'elle soutient son regard, les mâchoires serrées, ses lèvres emprisonnant la cigarette. son regard descend le long de son corps, sans gêne, sans retenue. y'a un long frisson de dégout qui parcours son dos. elle supporte pas ça, et il le sait, putain. comment est-ce qu'il peut la connaître. y'a une furieuse envie de balancer son poing dans sa gueule qui lui prend, avec son regard de mec basique, simple et dégueulasse. mais se serait trop simple, de le laisser gagner comme ça. alors elle lui fait un sourire narquois, en croisant les bras sur sa poitrine. - casse-toi. sa voix qui siffle, qui transperce l'air de la pièce. sa voix froide, sa voix blessée, masquée par sa colère. ses yeux noirs de colère, de peine, de chagrin. c'est vraiment qu'un con. mais au fond, elle sait pourquoi il fait ça. pourquoi il lui dit ça. parce qu'il flippe que pour elle, il soit plus. plus qu'un coup d'un soir. de quelques soirs. mais nan, faut pas qu'il se fasse d'illusion. c'est juste un connard et elle est juste la garce du coin. ça sert à rien de parler, de l'insulter. c'est pas elle, tout ça. y'a juste deux mots, deux syllabes, qui sortent de sa bouche. parce qu'elle est incapable de dire plus, de sortir une phrase mordante, qui claque, qui frappe, qui fait mal. elle sait plus, c'qu'elle doit faire. elle ricane, quand il mentionne Zack. ça la fait pas rire, pas vraiment. comme si elle était ce genre de nana, qui se confiait au premier venu. il comprend rien, en plus d'être un connard. où alors il veut pas comprendre. c'est probable, elle non plus, elle veut plus. essayer de se comprendre. elle veut à la fois, hurler et pleurer. crier et frapper. boire et se rouler en boule. mais tout ce qu'elle peut faire c'est le pousser hors de sa chambre d'un gentil -tout est relatif- coup de pied au cul alors qu'il l'entrouvre. - va te faire foutre. elle enfile rapidement son short et son débardeur, alors qu'il est désormais sorti de sa chambre, pour aller dans la sienne, bien trop proche. c'est un connard et pourtant. elle peut pas s'empêcher qu'ils utilisent la même technique. se faire passer pour le méchant, le connard, la salope. parce que c'est plus simple, moins douloureux. mais elle chasse cette pensée de son esprit, trop énervée pour raisonner. elle se retient de frapper le mur de son poing. d'insulter la terre entière. elle se retient, comme d'habitude. elle serre les dents. se tient, le dos droit et marche vers la salle de bain. un jour, peut-être que tout ce qu'elle retient, ça va péter, encore. peut-être, et peut-être que cette fois, elle va pas y survivre. mais en attendant, elle se glisse sous le jet d'eau brûlante, qui apaise ses muscles, qui délie ses soucis. qui apaise, qui répare. les yeux fermés. elle profite, juste un peu, pour une fois.
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