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 let's take a look at you, just in case you're suing or dying w/ teddy

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MessageSujet: let's take a look at you, just in case you're suing or dying w/ teddy   Ven 4 Déc - 2:34

Journée de merde. Voilà ce qu'il se répétait depuis qu'il avait ouvert les yeux, avec une bonne vingtaine de minutes de retard, tout ça parce qu'il avait eu la bonne idée d'oublier de brancher son chargeur dans une foutue prise après l'avoir connecté à son téléphone. Et évidemment, pour ne rien arranger, il avait fallu que la circulation s'intensifie au moment précis où il aurait eu besoin d'être tout à fait seul sur la route. La cerise sur le gâteau restait cette fille qui avait manqué de passer sous ses roues avec son stupide skateboard, un peu avant le parking de l'hôpital. Al n'était pas un conducteur imprudent, même s'il chatouillait souvent les limitations de vitesse, et s'il n'accordait que peu d'estime aux piétons inconscients, il n'avait pas pour autant désir de les éradiquer. Et peut-être que le feu était orange ou peut-être même rouge à ce moment-là, whatever. La nana en question, qu'il était à peu près certain d'avoir déjà croisé à l'hôpital, avait eu l'audace de lui jeter un regard noir avant de s'en prendre à son pare-choc. Kids, these days. Il aurait volontiers quitté le volant pour lui expliquer sa façon de penser s'il n'avait pas craint d'arriver réellement en retard au boulot. Et ce n'était même pas le pire, dans le fond, parce que la population restait assez stupide pour attenter à sa vie sans raison et, souvent, dans la plus grande bêtise. Il avait été débordé une bonne partie de la journée, aboyant ordres et recommandations à des internes légèrement affolés, se retenant de soupirer lorsque le patient qu'il avait sous les yeux avait réussi la prouesse de se blesser plus idiotement encore que le précédent. Journée de merde, vraiment. L'Afghanistan prenait presque des airs de vacances, dans ces moments-là.

Pour couronner tout ça en beauté, sa fille ne répondait pas au téléphone. Il était difficilement imaginable qu'elle ait pu deviner son état d'esprit depuis la côte Est mais ça valait certainement mieux. Irrité comme il l'était, il aurait été capable de s'en prendre à elle si elle avait eu ne serait-ce que la malchance d'avoir eu une mauvaise note la veille. Rangeant son téléphone après une troisième tentative d'appel, Al laissa échapper un soupir et frissonna sous la légère brise automnale. Ne manquerait plus qu'il se mette à pleuvoir, tiens, et à en juger par la grisaille qu'offrait le ciel, ça n'était pas loin. Il baissa la tête, résigné à retourner travailler sans avoir de nouvelles de ses enfants lorsqu'il la vit. La fille au skate. Et, oui, il en était certain à présent, ils s'étaient déjà croisés. Peut-être était-ce une autre de ces internes dont il ne parvenait pas à retenir le nom ou une infirmière qu'il avait eu la malchance de contrarier – seule autre explication à la violence qu'elle avait insufflé au coup de planche assénée à sa carrosserie ce matin. « Hey ! » appela-t-il, le coup de fil oublié. Après une journée aussi ridiculement mauvaise, il n'était pas prêt à courir le risque d'être poursuivi en justice par une gamine imprudente. Elle avait beau avoir filé sur ses deux jambes et avec toute sa tête – parce qu'il était impossible de débiter autant de jurons en étant sérieusement blessé – elle n'était pas à l'abri d'une commotion. Et c'était précisément le genre de choses qu'il préférait éviter. Se traîner une réputation de connard fini, peut-être, mais celle d'un type violent, certainement pas. « Arrêtez-vous bon sang, gronda-t-il, doublant l'allure pour la rattraper. C'était vous ce matin, sur le skate ? » Son visage était définitivement familier, son nom, nettement moins. « Vous vous êtes presque jetée sous mes roues » rappela-t-il, au cas où elle ait oublié – ce dont il doutait sérieusement mais sait-on jamais. Il scruta son regard, à la recherche du moindre indice de traumatisme, à la moindre trace suspecte. « Rien de cassé ? » demanda-t-il, presque accusateur, en se sentant vaguement con. C'était le genre de questions qu'il aurait dû poser directement après qu'elle se soit étalé sur le bitume mais elle avait préféré s'en prendre à sa voiture, bouleversant l'ordre de ses priorités à lui, aussi horrible que ça puisse paraître. La preuve, sans doute, qu'elle allait plus ou moins bien – ou qu'elle était complètement folle, parce que qui pouvait avoir envie d'abîmer pareil bijou ?
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MessageSujet: Re: let's take a look at you, just in case you're suing or dying w/ teddy   Sam 5 Déc - 23:21



don't belong to no city, don't belong to no man,
i'm the violence in the pouring rain, i'm a hurricane.

@tumblr | halsey, hurricane.

Souffler. C'est tout ce qu'elle demande depuis que la journée a commencé. Mal, tellement mal d'ailleurs. Une succession de petites choses qui agacent et pourrissent les heures à venir. Comme on dit, il y a des jours avec, et des jours sans. Aujourd'hui, c'est surtout le second cas de figure qui se présente à elle. Depuis ce matin, rien ne va. La voiture en panne, le bus qui est déjà à l'autre bout de la rue quand elle débarque à l'arrêt. Puis, l'incident, sur la route. Elle avec son skate, l'autre avec sa Chevrolet. Petite collision désagréable qu'elle garde en mémoire. Mais depuis ce pseudo accident, elle est surtout un peu paranoïaque, car elle l'a vue ; la voiture est là, sur le parking. Ce type travaille forcément à l'hôpital. Raison de plus pour que cette journée soit encore plus pourrie que d'autres. Rien ne va, rien ne tourne rond. Pourtant, cette pause, c'est l'occasion de souffler, de se détendre les nerfs avant de retourner danser avec les morts et autres joyeusetés. Allongée sur son banc, elle s'accorde un temps de répit avant de poursuivre sa garde. Tout ce qu'elle souhaite, c'est que personne ne vienne lui voler ces précieuses minutes de tranquillité, pas même Matt – son frère – qui pourrait l'appeler. Écouteurs vissés dans les oreilles, il n'y a qu'elle, le banc et le noir derrière ses paupières. Puis, le téléphone qui vibre entre ses doigts, l'alarme silencieuse qui marque la fin de cette pause. Une profonde inspiration pour se donner du courage, elle range écouteurs et portable dans les poches, et c'est reparti. Toujours un peu perdue dans ses pensées, il lui faut un temps pour se rendre compte que c'est elle qu'on vient d'interpeller. Elle arque un sourcil, la mine interrogatrice, quand elle cherche la source de cette voix masculine. Un homme, la quarantaine, grand et vêtu à la manière d'un titulaire. Elle s'attarde sur ses traits, ce visage qui lui revient doucement, comme une claque en pleine face. C'est le type de ce matin, le gars de la voiture. Hors de question de s'attarder, elle se prend même à rêver d'être appelée de toute urgence à la morgue. Elle ne veut pas voir ce gars. Surtout. Pas. S'arrêter ? C'est bien hors de question, il peut hurler à travers la cour, ça n'y changera rien. Elle presse le pas en baissant un peu la tête, comme pour passer inaperçue, en vain. Il est déjà là, avec ses grandes jambes. Fierté oblige, elle relève le visage, bloque ses mâchoires pour éviter de déverser son flot de colère trop vite. Elle se contente de hocher la tête d'abord, oui, c'était bien elle. Et voilà qu'on reparle de l'accident, et pire encore, qu'il ose lui balancer ses torts en une phrase. - Je vous arrête, j'avais la priorité, qu'elle balance avant de se remettre à marcher. Mais à nouveau, des mots l'arrêtent dans sa course folle. Elle se tourne vers lui, légèrement incrédule, quoique son expression reflétant la plus grande des surprises. Elle se demande pendant un temps s'il se moque d'elle, ou si c'est sincère. Elle cherche le but derrière ça, derrière cette question un peu trop attentionnée, malgré l'air détaché du médecin. Elle écarte les bras sur toute leur longueur, avant de reprendre la parole. - Comme vous le constatez, en pleine hémorragie interne, mais je me porte merveilleusement bien ! Sourire insolent pour border ses lèvres. Elle le sait, elle aurait pu se faire mal. Se cogner la tête un peu trop fort, se tordre le bras. Allons dans les extrêmes ; se faire écraser, même si à une telle cinétique, cela aurait relevé de l'exploit maladroit – ou du sadisme de la part de l'homme, à voir. Ceci à part, avec un peu de recul, autre chose semble la frapper dans l'esprit. Cet homme, elle le connaît, et pas qu'un peu. Elle se souvient de son premier jour en tant qu'interne. De sa rentrée, de l'humiliation publique à laquelle elle avait eu le droit. Doucheface. – Et si vous posez la question juste pour avoir bonne conscience, ou pour espérer que j'accepte de faire un constat ou de vous présenter mes excuses, laissez tomber. Je ne vous dois rien. Elle ne regrette rien de son comportement, à vrai dire. Ni les coups de skate, ni les insultes ou le doigt d'honneur. Rien de tout cela. En réalité, c'est plus comme une vengeance qu'elle attendait depuis trop longtemps. Et on peut dire qu'elle la savoure, sa revanche, même si elle laisse son corps légèrement endolori. - Prenez ça comme une leçon plutôt, et rendez-vous service : vendez la Chevrolet et investissez dans une bicyclette, là vous en sauverez, des vies. Son sourire demeure figé sur ses lèvres, toujours aussi insolent, comme la preuve de sa petite victoire. Depuis le temps qu'elle crève d'envie de lui répondre, il faut croire que la journée ne sera pas aussi pourrie que ça, au final.
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MessageSujet: Re: let's take a look at you, just in case you're suing or dying w/ teddy   Dim 6 Déc - 17:39

Il avait définitivement eu son lot d'emmerdements pour la journée et, d'accord, il se sentait vaguement coupable – accentuation nécessaire sur vaguement. Al n'était d'abord pas certain d'avoir été réellement en tort – c'était une possibilité, bien sûr, au même titre que le voyage sur Mars ou l'éradication de la faim dans le monde – et la violence à laquelle sa carrosserie avait dû faire face n'aidait pas spécialement à se sentir navré pour la jeune fille qu'il avait légèrement percuté. Elle était repartie en marchant et sa mine furieuse mise à part, elle avait l'air tout fait à normal. Oui mais. Mais Al était médecin et ignorer d'éventuelles blessures internes par pur ego ne lui ressemblait pas. C'était la seule explication quant à son comportement – parce qu'il n'était pas du genre à courir après de jeunes collègues, contrairement à certains confrères. Celle-là avait l'air d'un bébé et elle aurait certainement pu être sa fille, remarqua-t-il en encaissant stoïquement le ton vaguement moqueur, l'insolence pure. Il haussa un sourcil et lâcha un « je vois »  peu convaincu. A vrai dire, il était bien plus concentré sur ses traits un peu familiers, tâchant de se rappeler où et quand – et pourquoi, surtout – il l'avait croisée pour écouter réellement ce qu'elle avait à dire. De toute évidence, elle travaillait ici, au Menphis Wave. Al n'avait pas la prétention de connaître tout le monde, loin s'en fallait mais il avait bonne mémoire. Physionomiste, disait souvent son paternel. Bon juge de la nature humaine, ça restait à prouver mais les visages, Al en oubliait rarement, malgré la foule de patients qui défilaient chaque jour sous son nez et les troupeaux d'internes qu'on leur assignait parfois – ah, bingo. Et, oh, il aurait certainement pu trouver mieux, comme potentielle victime. Dans le fond, il n'avait rien contre cette fille-là, si on mettait de côté l'agression de sa Chevrolet, et il ne la connaissait même pas, il aurait été bien en peine de donner son nom. Toutefois son esprit associait au souvenir de son visage une dose conséquente d'irritation. Probablement avait-elle eu le malheur de poser une question idiote ou de se trouver sur son chemin, au choix. Les internes, de manière générale, n'avaient pas besoin de beaucoup pour l'agacer. Ceci dit, il fallait reconnaître le talent de celle qu'il avait sous les yeux. Damn, il l'avait apostrophée sans penser à mal, ni songer au léger renfoncement dans son pare-choc. Certes, s'assurer qu'il ne serait pas poursuivi pour homicide involontaire était un bonus but still. Il savait qu'il pouvait être, disons, difficile mais ça ne signifiait pas pour autant qu'il était agréable de réaliser qu'on imaginait le pire en premier lieu. « Je suis peut-être vieux mais pas encore sénile, ni sourd d'ailleurs, et je ne crois pas avoir demandé des excuses, encore moins un constat. Reste loin de ma voiture et tout ira bien » répliqua-t-il, la familiarité retrouvée, de pair avec les souvenirs. Son âge entrait peut-être un peu en compte, peut-être. Avec des étudiants plus âgés, le problème disparaissait mais Al avait la plus grande peine du monde à rester formel avec une bande de gamins deux fois plus jeune que lui. Surtout lorsqu'ils s'imaginaient vifs d'esprit et plein de sagesse. Il leva les yeux au ciel, secouant doucement la tête. Et dire que dans quelques années, il aurait probablement droit au même traitement avec sa propre fille. « Merci du conseil Yoda. Maintenant amène-toi, que je m'assure de ne pas avoir à sauver la tienne au beau milieu d'un parking » Ce qui ne manquerait pas d'être remarqué, si par malheur ça arrivait. Il n'aimait pas spécialement être l'objet des bavardages de ses collègues mais mieux valait être à l'origine de quelques ragots pour avoir examiné une interne aux urgences que de devenir la source des potins du mois parce qu'il en avait malencontreusement tué une. « J'ai pas toute la journée, lança-t-il par-dessus son épaule en s'engouffrant à l'intérieur puis il se retourna pour continuer : et j'aimerais éviter de me retrouver avec un cadavre sur les bras parce que quelqu'un n'a pas jugé bon d'aller voir un médecin après avoir tenté de la jouer collé-serré avec mes roues » Ou parce qu'il avait failli l'écraser. Honnêtement, same difference.


Dernière édition par Al Simmons le Mar 12 Jan - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: let's take a look at you, just in case you're suing or dying w/ teddy   Sam 26 Déc - 13:17

Plus elle s'accorde de temps pour le dévisager, plus elle parvient à le situer. Là, quelque part sous cette chevelure blonde, les engrenages se remettent en route. Elle le connaît, cet homme, et pas tant que ça pourtant. Disons plutôt qu'elle a déjà eu affaire à lui, et que ce jour là, il restera à jamais inscrit dans son esprit. Cette rentrée un peu catastrophique. Le premier jour aux urgences. La veine impossible à trouver, la difficulté pour poser une simple voie, exercice par vingt fois réussi lors de ses stages. Le titulaire avait jugé bon de lui crier dessus devant tous les autres, de lui passer la soufflante d'une vie. Elle s'en rappelle encore, du malaise, de son envie de crier en retour. De lui dire d'aller bien se faire voir. Puis, elle se souvient aussi de s'être ravisée. Parce qu'il ne faut pas jouer les rebelles dès le premier jour. Ça marque mal. Un peu comme louper une veine. Enfin, inutile de revenir dans le passé. Le présent il est là, devant ses yeux, et il veut vérifier que les dégâts ne la tueront pas dans la nuit. Elle le sait, elle va bien, elle ne serait pas là autrement. Est-ce qu'elle compte se laisser faire docilement pour autant ? Pas vraiment. Encore moins maintenant qu'elle l'a reconnu. Dr. Doucheface. Mais elle ne devrait pas trop jouer sur les surnoms. Il l'en affuble d'un dans la seconde. Yoda. Dans l'insolence de ses jeunes années, elle pourrait dérailler. Lui dire d'aller se faire voir, et autres vulgarités. Mais il a eu son compte aujourd'hui, et elle aussi. Elle croise les bras en restant dans son silence, à le dévisager. Il est le premier à partir, à décider de filer vers les urgences. Il n'a pas la journée – elle non plus. Encore moins pour quelqu'un comme lui. Elle le connaît peut-être trop peu, elle ne veut pas en savoir plus, il lui tape déjà sur le système. Elle serre les dents en restant plantée là, encore un peu. Il poursuit avec son collé-serré. Est-ce qu'elle va laisser faire ? Sûrement pas. Ce n'est pas une tête de mule pour rien. Avoir le dernier mot, c'est plus qu'un objectif, c'est une obligation. Sénile ou pas, elle ne compte pas le laisser gagner sur le compte de l'âge. - Pas sourd ni sénile, mais déjà bien grincheux. Qu'elle échappe en un soupir. Dr. Grumpy. Elle se décide enfin à suivre, à se diriger vers les urgences à son tour. Elle cède un pouce de terrain, pour en récupérer dix derrière – du moins elle l'espère. Elle ne compte pas lâcher l'affaire ainsi. Mais pour l'instant elle s'applique, se montre docile. Elle le suit sans plus protester. Quoique. - Dites-moi, Docteur... Elle marque une pause, penche la tête en avant pour regarder le nom inscrit sur sa blouse, sans pour autant perdre le rythme de la marche. Docteur Simmons. Vous proposez souvent à vos internes d'aller les tripoter dans les boxs des urgences ? Elle a parlé d'une voix claire, forte, sans pour autant exagérer. Le sous-entendu est lourd, et une oreille qui traîne suffira à répandre une traînée de poudre après leur passage. Une rumeur qui va ici et là, qui passe les étages, au détour des escaliers ou des corridors. C'est tellement facile de faire passer les messages, dans cet hôpital. Vous voulez pourrir quelqu'un ? Un murmure un peu indiscret, et vous mettez votre adversaire à terre. Habituellement, Teddy ne prend pas part à tout cela. Mais pour une fois qu'elle est en haut, elle en profite. - Je vais bien. Je ne vois pas pourquoi est-ce que vous insistez comme ça. Elle ricane finalement. Quoi qu'elle fasse elle y revient toujours, à cette fameuse rentrée. - A moins que vous ayez encore des remords par rapport à ce qui s'est passé entre nous. L’ambiguïté, toujours. Elle est insupportable, mais elle le vit très bien. Lui, peut-être un peu moins. Elle bat des cils, l'innocente, alors qu'elle attend qu'on lui désigne un brancard sur lequel s'asseoir, pour cette brève inspection qu'il tient à faire. Une journée catastrophique et ce, jusqu'au bout, il faut croire.
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MessageSujet: Re: let's take a look at you, just in case you're suing or dying w/ teddy   Mer 20 Jan - 1:57

Il était donc fort probable qu'il connaisse déjà cette gosse – qui soit dit en passant, avait certainement l'âge d'être la sienne. Ugh. Un point de plus pour la culpabilité grandissante qui s'installait doucement mais sûrement dans son esprit. Al n'était pourtant pas prompt à ce genre de sentiments mais après tout, il ne manquait pas de renverser des jeunes filles tous les jours. Et lorsque ça lui arrivait, il fallait que ça tombe sur une môme en apparence aussi bornée que lui. Génial, merveilleux même. Il aurait pu pousser un cri de joie lorsqu'elle se décida finalement à lui emboîter le pas, non sans une réflexion qui ne lui échappa pas. « Je t'ai entendu » balança-t-il par-dessus son épaule, non sans un bref sourire. Inutile de nier, c'était pour une fois agréable de ne pas faire face à un excès de docilité chez quelqu'un d'aussi jeune. Il avait l'habitude des regards fuyants, d'une nervosité souvent agaçante chez ses internes. Celle-ci semblait avoir décidé de lui pourrir la vie et, jusqu'à un certain degré, Al trouvait ça rafraîchissant. Toutefois si elle pouvait lui éviter des poursuites judiciaires en acceptant de se faire examiner, il ne s'en porterait que mieux. Dieu merci, elle avait l'air d'avoir décidé de coopérer. Sans pour autant se défaire de sa verve, of fucking course. Et, franchement, vouloir attirer l'attention en insinuant qu'il n'avait rien de moins que des intentions honorables – compte tenu des circonstances – n'était pas spécialement une surprise, après ce qu'elle lui avait déjà lancé à la figure. Il leva les yeux au ciel, conscient qu'ils avaient attiré un peu l'attention en entrant aux urgences. « Uniquement quand elles ont plus de vingt-et-un ans, je les prends pas encore au berceau » répliqua-t-il, tout aussi fort qu'elle, un grand sourire forcé aux lèvres. Il pouvait jouer, lui aussi. « Installe-toi là » Bordel, dans quel pétrin s'était-il fourré ? Il n'avait pas grand-chose à faire des rumeurs qui circulaient déjà sur son compte. Il était parfaitement conscient que son approche du travail n'était pas toujours apprécié de ses collaborateurs et que beaucoup jugeaient son attitude inappropriée en bien des circonstances. Ce n'était pas pour autant qu'il comptait changer. Toutefois il n'avait guère envie de se retrouver dans le bureau de son chef parce qu'une infirmière un peu trop moralisatrice avait jugé bon de rapporter ce petit échange. Voilà où ce genre de plaisanteries pouvait mener et la gamine n'avait pas l'air de comprendre. Il fronça les sourcils, pas certain de voir où elle voulait en venir. Essayait-elle encore d'insinuer qu'il s'envoyait ses élèves ou faisait-elle référence à l'accident survenu plus tôt, il avait du mal à le dire. Peut-être s'agissait-il même d'autre chose. Lampe-stylo en main, il s'immobilisa. « Tu t'es jetée sous mes roues blondie, je ne vois pas pourquoi j'aurais le moindre remord. Encore une fois, je tiens juste à éviter de recevoir un coup de fil de la police une fois qu'on t'aura retrouvée morte. Je ne sais pas ce qu'on vous apprend en école de médecine de nos jours mais un traumatisme crânien peut réellement causer beaucoup de dommages » ajouta-t-il, reprenant l'examen. Ses pupilles répondaient convenablement et elle ne semblait pas souffrir du moindre trouble physique. « Pas de maux de tête depuis ce matin ? » s'enquit-il, rangeant la lampe et reculant d'un pas. Inutile de s'approcher plus que nécessaire, on ne savait jamais. Quelqu'un aurait pu mal interpréter la situation, après les avoir entendu se chamailler à leur arrivée. Et, non, franchement non, Al n'avait pas envie de gérer ce genre de problèmes.
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