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 like a skyscraper / william

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MessageSujet: like a skyscraper / william   Lun 30 Nov - 21:44


 
I am watching, catching teardrops in my hands
Only silence, as it's ending, like we never had a chance.
crédit/ tumblr demi lovato.

Serena n’était pas retournée au bloc depuis qu’elle avait perdu son patient. Elle se contentait de faire des tâches administratives qu’un interne de première année doit faire. Elle se sentait comme plus en sécurité ici qu’au bloc. Elle se rappelait qu’auparavant elle avait eu la sensation de posséder le bloc, d’être quelqu’un réellement. Maintenant elle ne trouvait plus sa place dans cet hôpital. C’était comme si le fait d’avoir perdu ce patient lui avait ôté toute confiance en elle. Serena avait l’impression de porter malheurs, d’être capable de faire du mal aux autres. Durant des années elle avait travaillé sur elle-même pour gagner en confiance et elle semblait perdue. Pour autant son supérieur ne comptait pas la laisser s’éloigner de sa destinée aussi facilement. Il revient souvent à la charge en essayant d’être patient, de la comprendre. Il y a quelques jours elle aurait adoré qu’il s’occupe ainsi d’elle. Il n’y a que William pour ne pas voir qu’elle nourrissait un crush envers lui. Maintenant elle ressentait le besoin de s’éloigner. Elle ne voulait pas être entourée de personnes alors qu’elle ne se sent pas à la hauteur. Elle savait qu’il allait finir par se lasser de son attitude. William ne lui avait pas tellement donné le choix en la bipant pour une opération. Elle avait bien pensé à envoyer un autre résident à sa place, mais elle se doutait bien qu’elle en prendrait pour son grade. Il reste son supérieur alors s’il lui demande d’être ici elle se doit d’y être. William utilisait ça pour la faire venir elle en avait bien conscience. Elle pensait que c’était une bonne idée, une façon de se remettre en selle après tout il savait ce qu’il faisait. Elle se retrouvait donc au bloc avec lui. Il tentait de détendre l’atmosphère avec quelques boutades, mais Serena restait très à cran. Lorqu’il lui donna le scalpel pour qu’elle prenne le relais elle le regarda quelques secondes avant de le prendre. Hésitante Serena ne savait plus vraiment quoi faire avec. Elle craignait de faire une erreur qui couterait la vie à ce patient. La jeune femme sentait son cœur battre de plus en plus vite, elle n’arrivait pas à se calmer. Elle savait qu’elle ne pourrait pas prendre le dessus. « Je ne peux pas .. » Lâcha Serena avant de déposer le scalpel et de s’en aller. Elle était clairement en train de prendre la fuite sous les yeux d’un William désemparé. Il ne devait pas s’attendre à ce qu’elle s’en aille.  Evidemment il ne pouvait pas la rattraper avec un patient sur la table. Serena décida alors de se cacher à l’extérieur de l’hôpital. Elle avait honte de son comportement. Elle se sentait comme une gamine capricieuse incapable de prendre le contrôle de sa vie. Certains tueraient pour être ici et elle ne saisit pas sa chance. Serena a tellement donné pour être ici qu’elle ne veut pas tout gâcher. Cependant elle ignore comment affronter sa peur. Ce n’est qu’une heure après qu’elle vit quelqu’un venir vers elle. C’était William qui venait sûrement lui passer un savon pour s’être enfuie du bloc. C’était la dernière chose qu’elle avait besoin d’entendre, mais elle ne l’empêcherait pas. Elle savait qu’elle le méritait. Serena n’osait même pas le regarder. Elle ne voulait pas voir la déception dans son regard. Serena ne se sentait pas capable de l’affronter. Elle y avait vu tellement de fois de la fierté, de la complicité qu’elle n’était pas prête à se voir retirer tout ça. il ne lui était pas venu à l’esprit qu’il puisse comprendre sa situation. « Vous pouvez me crier dessus, je le mérite. » Lui fit remarquer la jeune femme. Elle détestait jouer les victimes, mais cette fois-ci elle pensait réellement ce qu’elle disait. Elle ne se reconnaissait plus. Serena s’était tellement mis une pression astronomique pour réussir que maintenant qu’elle faisait face au premier échec de sa vie elle ne savait pas comment le surmonter. Elle était habituée uniquement à la victoire, à la bataille. Elle avait l’impression qu’elle avait perdu la guerre.
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MessageSujet: Re: like a skyscraper / william   Mar 1 Déc - 0:49

like a skyscraper
Serena & William

Des erreurs, tout le monde en commettaient. Il fallait continuer à avancer, essayer de les réparer ou bien les oublier. Les médecins n'étaient pas des magiciens, il arrivait parfois que les choses ne déroulent pas bien, qu'elles échappent à leurs contrôle. La plupart des gens avaient le droit au pardon tandis que les chirurgiens n'avaient que les regrets. Les jours avaient défilés et pourtant, le temps ne suffisait pas à Serena pour qu'elle puisse se remettre de la perte de son patient. Il avait pourtant fait son possible, tenter de lui offrir des interventions intéressantes et des cas rares. Mais elle semblait avoir perdu l'envie, culpabilité qu'elle n'était pas censée éprouver vu qu'elle n'y était pour rien. Il avait du mal à comprendre pourquoi cela l'affectait tant. Cela faisait partit des mauvais côtés du travail de chirurgien. La mort. La faucheuse se moquait bien de moissonner une femme en parfaite santé ou un homme atteint d'un cancer du pancréas dans un état critique. Il faisait sa cueillette à l'aveugle, s'en se soucier du sexe, de l'age ou du statut social. La mort était cruelle, avide, mais elle faisait partit de leurs vies. Des patients qui mourraient sur la table, elle en aurait beaucoup au cours de sa carrière, comme lui en avait eu. William avait perdu des amis au front, entre deux tirs de mortiers et infections du tiers monde. Voir une des meilleures résidentes de sa promo se perdre ainsi le rendait triste et en colère à la fois.

Cette greffe de rein était tombée à pique, une opération intéressante qu'il avait prévu de faire en début de soirée avec elle, espérant que lui offrir les commandes de l’intervention suffirait à lui redonner le goût et l'amour de la chirurgie. Il supervisait tout, c'était son rôle en tant que titulaire et il voulait lui apporter son soutien et lui montrer qu'il était là. Il pouvait parfois se montrer dur dans sa manière d'enseigner, mais il était profondément juste et honnête dans ses décisions. La soirée commençait plutôt bien, elle était présente et c'était tout ce qui comptait. Il ne savait pas si c'était pour lui ou pour elle que Serena avait décidée de venir, mais elle était avec lui et cela le rendait de bonne humeur. Opérer avec William c'était quelque-chose de distrayant entre les échanges verbaux et les discussions banales une lame de dix à la main. On le surnommait Captain America car il était souvent vu comme un super héro. Il sauvait des vies, avait combattu pour son pays et malgré les nombreux traumatismes au cour de sa carrière et ses déboires personnels, il était là, avec le sourire et à déconner. « C'est partit Docteur Owens, vous faîtes la première incision. » Ils portaient tous les deux leurs masques, seul la teintes de leurs yeux étaient perceptible. Il lui passa le scalpel et il fût pendant quelques secondes soulagé de la voir avec l'instrument en main. Toute l'équipe médicale avait le regard fixé sur la résidente qui restait immobile, le regard vide. Seul le bruit des moniteurs de contrôle apportaient une touche sonore à la pièce tandis qu'elle venait briser ce long silence. « Je ne peux pas .. » L’incompréhension général s'empara du bloc tandis qu'ils suivaient tous du regard la jolie brune quitter la salle d'opération. William était stupéfait, en colère et surtout déçu. Tout le monde le regardait tandis qu'il demandait à une infirmière de biper un autre résident pour l'assister sur cette intervention.

L'opération c'était bien déroulé, il avait laissé le soin à son résident de finir et de refermer son patient tandis qu'il quittait le bloc en courant sous les regards interrogateurs de son équipe. C'est à l'extérieur qu'il la trouva, toujours envahi par la colère et l'incompréhension. Il se plaça devant elle, la dominant par sa taille de géant et ses muscles crispés par son attitude et la fraîcheur de ce début de soirée. « Vous pouvez me crier dessus, je le mérite. » Son regard acier posé sur elle, il ferma un instant ses yeux pour tenter de se calmer, mais elle dépassait un peu les limites, il ne pouvait pas toujours être le titulaire cool et compréhensif. « C'est bien tu peux anticiper mes réactions, mais t'es pas capable de tenir un scalpel. Tu joues à quoi sérieux ? Non seulement tu me plantes comme un con ! Mais tu me fais passer pour un incompétent qui ne sais pas gérer son équipe. Faut que je fasse un rapport ? » Il était franc, il l'avait toujours été. Certes la colère parlait, mais ses mots cinglants étaient la pure vérité. Ce n'était pas la première fois qu'un résident ou un interne quittait une opération, mais c'était la première fois que lui abandonnait la fin d'une intervention pour quelqu'un. Il poussa un soupir pour tenter de se calmer. « Je comprends ce que tu traverses. Mais ce soir tu n'as pas seulement abandonné un patient qui comptait sur toi. Tu m'as laissé tombé moi aussi ... Je pensais qu'on était une équipe Owens. » Il la regardait, les bras croiser sur son torse. Son but n'était pas de la culpabiliser, il voulait lui faire comprendre qu'elle avait des responsabilités en tant que médecin et pas seulement envers lui. La vérité était jamais belle à voir et à entendre.


Emi Burton
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MessageSujet: Re: like a skyscraper / william   Mar 1 Déc - 19:02


 
I am watching, catching teardrops in my hands
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crédit/ tumblr demi lovato.

Depuis des années, Serena s’était dévouée à la médecine. Elle a mis sa vie amoureuse de côté, elle a mis toutes ses économies et sa santé dedans. Serena s’est donnée corps et âme à la médecine et maintenant elle se sentait abandonnée. Elle n’imaginait pas que perdre son premier patient serait difficile. C’était son opération en solo, elle ne pouvait pas blâmer quiconque. Depuis toujours Serena se mettait énormément de pression pour réussir, pour être la meilleure en tout. C’était comme si le château de carte qu’elle avait construit s’était écroulé. « C'est bien tu peux anticiper mes réactions, mais t'es pas capable de tenir un scalpel. Tu joues à quoi sérieux ? Non seulement tu me plantes comme un con ! Mais tu me fais passer pour un incompétent qui ne sais pas gérer son équipe. Faut que je fasse un rapport ? » William était venu la rejoindre et il n’était pas tendre. Il ne la prenait pas dans ses bras, il la disputait très clairement. Il avait des mots difficiles à entendre, mais il faisait bien. C’était comme la douche froide dont elle avait besoin. Durant des jours et des jours il avait été encourageant, mais maintenant il devait arrêter de la prendre par la main et la couver. William avait raison elle venait très clairement de l’humilier en public. Chaque action de sa part se reportait sur lui puisqu’il est son supérieur. C’était la dernière chose qu’elle voulait. « Je suis désolée, vraiment. » Lui dit Serena tout en le regardant dans les yeux. Elle savait qu’il ne supportait pas qu’elle regarde par terre ou dans le vide. Il voulait qu’elle ait la décence d’assumer les conséquences de ses actes. Il n’avait pas fait l’armée pour rien. C’était sûrement aussi pour ça qu’il ne l’a laissait pas aller vers le bas et le sentimentalisme. Il lui reprochait depuis un moment d’être trop émotive et impliquée avec les patients. Voilà le résultat elle était incapable de s’en remettre. Il avait raison et ça l’énervait de l’admettre. « Je comprends ce que tu traverses. Mais ce soir tu n'as pas seulement abandonné un patient qui comptait sur toi. Tu m'as laissé tombé moi aussi ... Je pensais qu'on était une équipe Owens. » Lorsqu’il lui expliquait qu’ils étaient une équipe et qu’elle était en train de tout gâcher elle ne pu s’empêcher de baisser les yeux à nouveau. Il avait vraiment raison. A l’époque au bloc entre eux c’était chimique, il se passait réellement quelque chose. Ils n’avaient pas besoin de beaucoup parler pour se comprendre. C’était la première fois qu’elle se sentait ainsi avec un chirurgien. Apprendre à ses côtés était un honneur et une fierté. « On l’était. » Lâcha la jeune femme. Elle parlait au passé comme si c’était terminé. Elle savait que William ne l’a laisserait pas faire. Il a mis son temps et son énergie pour la former correctement et avoir une réelle partenaire. Mais pour le moment elle n’était pas décidée à reprendre sa vie en main. C’est comme si elle se sentait plus en sécurité avec de la paperasse qu’avec un scalpel. Alors qu’il y a encore quelques temps, elle râlait lorsqu’elle devait remplir le moindre papier. La jeune femme qui aimait être au cœur de l’action était loin. Elle se sentait perdue. Elle décida alors de lui dire réellement ce qu’elle ressentait. Jusqu’ici elle était restée dans le flou. Elle avait peur de le dire à haute voix et de ne pas réussir à se relever. « J’y arrive pas. C’est comme si à chaque fois que je me retrouve dans le bloc et que je prends un scalpel je revoyais son visage. » Lui expliqua Serena. Elle tentait de ne pas laisser l’émotion prendre le dessus, mais c’était difficile. Tout ceci était encore vif. Cet homme l’a hantait réellement. Elle avait l’impression de lui avoir ôté la vie. Elle ne se sentait plus aussi confiante qu’auparavant. « Je ne suis peut-être pas faites pour ça après tout. » Rajouta la jeune femme. Elle était en train de dire n’importe quoi, mais c’est ainsi qu’elle se sentait à l’instant présent. Pourtant dieu sait qu’elle a tout donné pour entrer dans ce programme, avoir une bourse et réussir.
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MessageSujet: Re: like a skyscraper / william   Mar 1 Déc - 21:38

like a skyscraper
Serena & William

Il était dans les alentours de vingt et une heure, la nuit avait enveloppée la ville dans son manteau de fraîcheur, l'été envolé depuis un moment pour laisser la saison sombre s'installer sur San-Francisco. Il n'était pas habitué à ce climat bien que la Californie offrait des températures plus qu'acceptable comparé à d'autres d'états. Une météo froide et sombre à l'image du chirurgien qui se retrouvait en face de sa résidente. Ce soir elle l'avait mit dans l'embarras devant tout le monde, bien qu'elle n'était pas totalement fautive vu que rien n'avait obligé William à quitter le bloc. Si cela avait été un autre résident, il aurait pas vraiment cherché à comprendre, peut-être même que cela lui serait passé au-dessus. Mais c'était Serena, tout était différent. Plus d'un an qu'il travaillait avec elle et qu'il lui enseignait avec passion la chirurgie générale. Une spécialité qui n'intéressait pas plus que ça les autres médecins, eux qui préféraient se spécialiser sur un seul organe tandis que la chirurgie viscérale en traitait plusieurs. C'était même d'après lui une des branches les plus complexes, mais un cœur ou un cerveau semblait beaucoup plus excitant à trifouiller qu'un foie ou un estomac. Tous comme les tubes digestifs qu'il réparait à longueur de journée, il avait du mal à digérer le comportement de sa résidente ce soir. Les jours précédents avaient été compliqués, il avait vraiment crût que ce soir il y aurait un changement ou une amélioration. Pouvait-il la blâmer autant ? Après tout il l'avait poussé, lui avait mit la pression en l'obligeant à retourner au bloc pour opérer. William pensait comme une chirurgien, pas comme un humain. La guerre, son travail et les épreuves traversées au fil des années l'avait poussé à se forger une carapace, à être plus fort et à ne plus tolérer l'échec. Elle se retrouvait devant lui avec des grands yeux tristes, il n'avait pas envie de l'enfoncer plus vu qu'elle semblait lucide sur l'erreur commise un peu plus tôt.

Il était face à elle, le cœur encore battant par l'énervement et la déception. Ils étaient tous les deux en tenues de blocs, il n'avait même pas prit le temps de retirer le calot à l’effigie de captain america sur la tête. Un oubli qu'il répara rapidement en le retirant pour le ranger dans sa poche. « Je suis désolée, vraiment. » Il soutenait son regard d'acier dont la chevelure de jais faisait ressortir le contraste magnifique de ses yeux. Il n'avait jamais été très doué pour remonter le moral des autres malgré son côté de leader. Son ex-femme lui avait souvent reproché cela d'ailleurs, qu'il était capable de mener une escouade en zone de guerre et de gérer une équipe médicale, mais incapable de parler et de trouver les bons mots quand elle allait mal. « Fais en sorte de ne pas l'être alors. » Cinglant, il avait du mal à ne pas cacher sa colère ce soir. Serena était beaucoup plus empathique que lui, elle avait ce truc qui lui permettait de cerner beaucoup plus vite les besoins des autres, d'écouter et de guérir les maux par des simples mots. Il lui reprochait évidemment cette qualité qui avait aussi des inconvénients comme la culpabilité et la tristesse qu'elle ressentait depuis plusieurs jours. « On l'était. » Il se prenait une claque verbale, dévisageant alors sa résidente sans cacher sa déception, se grattant un instant la barbe tout en laissant perdre son regard azuré sur le parking un peu plus loin. « J’y arrive pas. C’est comme si à chaque fois que je me retrouve dans le bloc et que je prends un scalpel je revoyais son visage. » Il reposa ses yeux sur elle tout en écoutant les mots qui sortaient de sa bouche. Il compatissait pour l'avoir vécu comme beaucoup de médecins. C'était quelque-chose que tous redoutaient, de ne pas pouvoir sauver une vie, de prononcer l'heure d'un décès et d'ensuite se présenter devant une famille pour annoncer l'horrible nouvelle. Mais cela faisait parti de leurs métiers, des inconvénients et des avantages comme dans chaque professions. « Justement ! Tu devrais te servir de ça, te souvenir de lui à chaque fois que tu te retrouves avec la vie de quelqu'un sous tes mains pour te donner l'envie de le sauver encore plus. » Il tentait de l'aider, de lui expliquer, mais ce n'était peut-être pas la bonne façon de lui faire réaliser qu'elle était en train de commettre une erreur.

« Je ne suis peut-être pas faites pour ça après tout. » C'était ce qu'il redoutait entendre et elle venait de lâcher cette phrase comme une bombe. Il poussa un soupir, les mains derrières à la tête à observer pendant quelque seconde le ciel et la pleine lune spectatrice au-dessus d'eux. « Je pourrais énumérer toutes les qualités qui font de toi un excellent chirurgien. T'expliquer à quel point t'es en train de te gâcher inutilement. Mais je pense que tu le sais déjà, tu l'as juste oublié. » Dit-il calmement en reposant les yeux sur elle, les traits fatigués, beaucoup plus serein pour le coup. Il s'approcha alors un peu plus. « Si tu n'as rien en prévision pour la soirée, j'aimerais t'emmener boire un verre. Ce soir suis pas ton patron, on va mettre l'hôpital de côté pour quelques heures et je vais te montrer à quel point je suis nul quand il s'agit de jouer aux fléchettes. » Un fin de sourire aux lèvres tandis qu'il attendait sa réponse. La vérité c'était qu'il avait besoin d'un verre lui aussi, de sortir de ce contexte qui ne réussissait pas à Serena pour le moment. Elle avait besoin de se changer les idées et de réfléchir loin d'ici.


Emi Burton
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MessageSujet: Re: like a skyscraper / william   Mer 2 Déc - 18:56


 
I am watching, catching teardrops in my hands
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crédit/ tumblr demi lovato.

William ne la ménageait pas pour son propre bien. Il savait osciller entre la manière forte et la manière douce. Il faut dire qu’elle n’a pas besoin qu’on la brosser dans le sens du poil. Au contraire c’est en trop compatissant qu’elle va rester sur ses positions et ne pas avancer. C’est la détermination de William qui peut avoir une influence bien qu’il semble en douter. En effet, les mots de Serena n’était pas neutre. En parlant d’eux comme une équipe au passé c’était comme si elle visait directement William et qu’elle ne croyait plus en leur collaborateur. Elle savait aussi que c’était difficile pour lui de la voir s’éloigner. Ils étaient son équipe, il était son mentor. C’est comme un échec si elle ne parvient pas à se remettre sur pieds. Elle voyait bien qu’il était touché parce qu’il disait, mais lorsqu’elle lui expliqua un peu plus sur ce qu’elle ressentait vraiment il commençait à mieux comprendre. Elle ne le visait pas particulièrement. Elle avait juste l’impression de s’être perdue en route, elle ne trouvait pas le chemin de la sortie. « Justement ! Tu devrais te servir de ça, te souvenir de lui à chaque fois que tu te retrouves avec la vie de quelqu'un sous tes mains pour te donner l'envie de le sauver encore plus. » Le discours de William avait un sens. Il lui demandait de revenir, de tout donner à nouveau. De se servir de cet exemple pour ne plus jamais refaire la même erreur. Il doit être son point de repère afin qu’elle continue à s’améliorer, qu’elle ne se donne encore plus. Il avait raison elle en avait conscience, mais c’était plus difficile que ça en a l’air. Il semblait déterminé à lui refaire avoir conscience en elle et c’était touchant. C’est exactement en se servant de lui qu’elle ne commettrait plus jamais la même erreur. « Me servir de son souvenir pour ne plus jamais tenir les choses comme acquis c’est intelligent. » Lui concéda Serena. Elle n’avait aucune idée de comment elle pourrait le faire, mais il allait bien falloir qu’elle finisse par se bouger. « Il va falloir que j’arrive à le faire. » Rajouta la jeune femme. Elle sous-entendait qu’elle n’avait pas vraiment le choix. C’était un petit pas que de ne pas refuser. William et ses paroles semblaient avoir une grande influence sur elle. Le temps serait long, mais elle sentait qu’avec la présence de William elle avait plus de chances de réussir. Elle avait envie d’aller mieux, d’y retourner en particulier pour lui. Elle ne voulait plus revoir ce regard de la déception dans ses yeux. « Je pourrais énumérer toutes les qualités qui font de toi un excellent chirurgien. T'expliquer à quel point t'es en train de te gâcher inutilement. Mais je pense que tu le sais déjà, tu l'as juste oublié. » Lui expliqua William sous les yeux surpris de Serena. Il ne disait pas des compliments facilement, il ne disait pas les choses pour rien. C’est pour ça que chacune de ses paroles avait du sens. La jeune femme était très touchée par ses paroles. Elle savait qu’il ne la complimentait pas uniquement pour obtenir d’elle qu’elle revienne au bloc. Il croyait en elle depuis le premier jour malgré son penchant à trop s’impliquer émotionnellement. Elle se contenta de sourire poliment ne sachant pas quoi répondre. Elle était presque gênée d’ailleurs elle sentie doucement ses joues chauffer. Elle tenta évidemment de le cacher. « Si tu n'as rien en prévision pour la soirée, j'aimerais t'emmener boire un verre. Ce soir suis pas ton patron, on va mettre l'hôpital de côté pour quelques heures et je vais te montrer à quel point je suis nul quand il s'agit de jouer aux fléchettes. » Lui proposa le jeune homme avec le sourire aux lèvres. Il tentait une nouvelle approche afin de la convaincre. L’offre de William était intéressante. Il y a encore quelques semaines, elle aurait sauté de joie de se retrouver seule avec lui sans l’étiquette collègue. Aujourd’hui elle était simplement contente d’avoir l’occasion de se changer les idées en bonne compagnie. « Je suppose que je ne peux pas refuser une telle offre ! » Lui répondit Serena en souriant. Elle pris son sac et se leva comme pour se mettre en route. L’idée de lui mettre une raclée aux fléchettes était vraiment intéressante. C’était pour lui redonner le sourire, la faire sortir de cette spirale. C’était une très bonne idée. Il savait exactement ce dont elle avait besoin./
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MessageSujet: Re: like a skyscraper / william   Lun 7 Déc - 1:56

like a skyscraper
Serena & William

La colère commençait à redescendre un peu au fur et à mesure qu'il écoutait parler Serena. Il arrivait plus ou moins à se mettre à sa place, bien que ses années en tant que résident étaient lointaines selon lui. Il ne se souvenait pas à avoir vécu des expériences traumatisantes pendant son internat hormis l'armée. Il se souvenait alors de ses premières opérations, Alistair et lui à tenter de décrocher la meilleure intervention. Un sourire nostalgique traversa rapidement ses lèvres tandis que ses yeux se posaient sur la jolie brune en face de lui. Elle était si douée, il n'avait pas envie de la voir se planter alors qu'il ne lui restait qu'une année ou deux avant qu'elle devienne enfin titulaire. Elle était vraiment douée avec la chirurgie générale, elle avait toutes les qualités requises pour devenir un très bon chirurgien dans l'avenir. Il était même assez fier de faire partit de ceux qui lui enseignait le métier, c'était son élève, sa préférée même. Il arrivait à le cacher facilement grâce à la distance professionnelle, mais la complicité qui les unissaient au sein du bloc ne trompait personne. « Me servir de son souvenir pour ne plus jamais tenir les choses comme acquis c’est intelligent. » William se servait lui aussi de ce genre de souvenirs, se remémorant à chaque fois les patients perdus pour toujours trouver la force de vouloir les sauver les prochains et ainsi se dépasser. Il comprenait car comme tous les médecins, ils avaient perdu des patients sur la table. C'était traumatisant, frustrant de se dire que de sa main, un homme n'avait pas survécu. Ils n'étaient pas des magiciens, l'erreur faisait malheureusement partit de leur métier. « Il va falloir que j’arrive à le faire. » Il avait hoché la tête avec un fin de sourire, il croyait en elle et cela depuis le début. Elle avait juste besoin de se rappeler pourquoi elle aimait tant ce métier, sans forcément oublier ce qui c'était passé, juste d'avancer. « Il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas. » Répondit alors le protagoniste en offrant un clin d’œil complice à la jolie brune. La colère c'était rapidement dissipé face à la jolie brune, peut-être parce-que il avait du mal à en éprouver pour elle.

Ils étaient l'un en face de l'autre, l'hôpital derrière eux qui se révélait être le théâtre de nombreuses de leurs rencontres. Ils se croisaient dans les couloirs tous les jours, partageaient un bloc et sauvaient des vies. Il n'avait jamais apprit à connaître réellement la femme qui se cachait sous ses habits de chirurgiens. Cela ne faisait que trois mois qu'il était officiellement divorcé et devenu un célibataire que beaucoup de filles aimeraient voir se passer la bague aux doigts par le bellâtre. Il n'attirait que des femmes opportunistes et vénales, légèrement dégoûté des relations humaines. Aujourd'hui il était libre dans chacune de ses décisions, sans contraintes et sans conséquences. Ce fût donc naturellement qu'il proposa une pause à Serena, loin des murs blancs de l'hôpital chargés de mauvais souvenirs. Ce soir il serait juste William, un trentenaire simple et célibataire. « Je suppose que je ne peux pas refuser une telle offre ! » Il lui rendait son sourire tandis qu'il consultait l'horloge de son téléphone. La soirée leurs appartenaient, il avait bien l'intention de faire en sorte qu'elle rentre chez elle avec le sourire. « Je suppose que non ! Tu me donnes cinq minutes le temps que je me change et c'est bon.» Il portait encore son uniforme bleu nuit, ce qui était pas vraiment adéquat pour une sortie dans un bar bien que très confortable.

Dix minutes plus tard, il retrouvait comme prévu la jolie brune à l'entrée de l'hôpital, vêtue d'un jean, d'une chemise en jean bleu nuit et d'une veste en cuir. Décontracté, pas vraiment enclin à donner une importance particulière à son apparence. Il était du genre à porter des vieux tee-shirt à l'effigie de groupes de rock ou de films comme star wars. Ils marchèrent alors pendant plusieurs minutes jusqu'au premier bar proche de l'hôpital. C'était assez calme pour un soir de semaine, seulement des habitués et quelques couples éparpillés dans la salle. L'ambiance y était tamisée et sur la scène se trouvait un guitariste qui jouait et chantait des airs rock et folk. Il lui tira une chaise pour qu'elle s'installe et se posa ensuite en face d'elle, se grattant la barbe. « Alors qu'est-ce qui te ferais plaisir ? Ils font des supers cocktails paraît-il. Du genre de ceux qui te font oublier pendant quelques heures que t'as une vie de merde.» Il était à l'aise en regardant la carte sous ses yeux, pas vraiment différent du chirurgien de tous les jours, juste habillé avec des vêtements civils et un fin de sourire aux lèvres. « C'est dommage qu'on ne soit pas sortit plus tôt. Déjà un an qu'on bosse ensemble et j'en sais pas des masses sur toi. Tu es du coin ?» Il commanda un mojito à la serveuse, laissant la belle passer sa commande ensuite sans la quitter des yeux, amusé par le changement de contexte et cette nouvelle promiscuité.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: like a skyscraper / william   Mer 9 Déc - 18:30


 
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Only silence, as it's ending, like we never had a chance.
crédit/ tumblr demi lovato.

Serena attendait William avec impatience. Leur discussion lui avait réellement fait du bien. Il avait réussi à lui donner une clé pour continuer à travailler et à vivre avec ce sentiment de culpabilité. Elle allait se servir de lui comme exemple pour toujours viser le meilleur. Elle savait que tout ne s’arrangerait pas en un jour, qu’elle aurait besoin de temps pour mettre ça derrière elle et retrouver sa confiance en elle, mais elle avait enfin un espoir. William souhaitait maintenant lui changer réellement les idées en l’emmenant boire un verre. Il lui accordait son temps et elle en était touchée. Il n’avait pas d’obligation à le faire, mais il le faisait. Serena ne disait pas souvent non à William tout d’abord parce que c’est son patron, mais aussi parce qu’elle a toujours eu des sentiments particuliers à son égard. Cela a commencé par de l’admiration, du respect, mais ensuite par de la confiance et une alchimie flagrante. Pour autant, elle n’a jamais eu le courage d’aller plus loin et de se déclarer ayant trop peur des conséquences sur leur travail ainsi que de l’idée d’être rejeter. Elle s’est donc contentée d’un partenariat de travail. Maintenant qu’elle ne va pas bien sa présence la réconforte. Elle ne se sent pas comme toutes les femmes à ses yeux, elle sent ce lien privilégié. Elle tente cependant de ne pas se laisser emporter par ses pulsions. « Alors qu'est-ce qui te ferais plaisir ? Ils font des supers cocktails paraît-il. Du genre de ceux qui te font oublier pendant quelques heures que t'as une vie de merde.» Lui fit remarquer William. La jeune femme se demandait si c’était une bonne idée de prendre devant son patron. Il allait la voir sous un autre jour puisque pour oublier il faut boire une certaine dose. La Serena alcoolisée n’est pas aussi sage et dans la bienséance. Elle serait même capable de lui avouer son crush. « Je vais prendre un mojito ! » Lui répondit la jeune femme. Elle ne voulait pas gâcher l’ambiance alors elle commanda un mijoto, mais avec l’idée de bien se tenir. Il était hors de question qu’elle doive le lendemain se cacher à cause de son comportement. Elle n’était pas très à l’aise, mais il savait comment la détendre. Il avait beaucoup d’humeur et la connaissait assez pour ne pas dire n’importer quoi. Elle savait que cette soirée c’était tout ce dont elle avait besoin. Le temps de quelques heures elle allait oublier ses soucis et être la jeune femme profitant d’un instant qu’elle devrait être grâce à William. « C'est dommage qu'on ne soit pas sortit plus tôt. Déjà un an qu'on bosse ensemble et j'en sais pas des masses sur toi. Tu es du coin ?» Lui demanda William. Il était vraiment craquant, mais elle essayait de ne pas montrer que ça marchait sur elle. Serena voulait rester un minimum professionnel. C’est maintenant que William se rendait compte qu’ils ne se connaissaient pas en dehors du travail et que c’était dommage. Serena avait eu un crush sur lui pendant la majorité de l’année et espéré qu’ils se voient en dehors du travail. Il n’avait sûrement aucune idée derrière la tête, mais au moins ils avançaient. « Peut-être parce que tu es mon patron ! » Lui confia Serena avant de se mettre à rire. Elle devait maintenant en dire plus sur elle ce qui n’était pas évident. Elle avait peur qu’il la trouve ennuyeuse à mourir. La jeune femme ne trouvait pas qu’elle avait grand-chose à dire d’intéressant concernant sa vie. Depuis qu’elle a décidé de se lancer dans la médecine elle s’est donné corps et âme à ce projet. Elle s’est d’abord battue pour avoir les meilleures notes et avoir une chance de pouvoir décrocher une bourse qui l’aiderait à financer ses études. Elle a parallèlement travaillée depuis ses seize ans pour économiser. Ensuite elle a passé des années dans les bouquins puis dans l’hôpital. Elle a très souvent mis sa vie personnelle de côté. Elle pense qu’elle a tout son temps pour tomber amoureuse et vivre sa vie. C’est sûrement parce qu’aucun homme n’a pas assez chaviré son cœur pour lui donner envie d’accorder un temps suffisant à l’amour. Il ne faut cependant pas croire qu’elle se laisser aller. Serena est une jeune femme qui profite un minimum de la vie et qui s’amuse de temps en temps avec un ami sans aucun engagement. Elle a fait vœu de se donner à la médecine, mais pas de chasteté. « Il n’y a pas rien à dire d’intéressant. J’ai grandi ici et la seule fois où j’ai quitté la ville c’était pour la fac. Puis j’ai fini par revenir pour l’internat. » Lui répondit Serena. Elle ne savait pas si elle répondait vraiment à sa question. Elle se doutait bien qu’il voudrait en savoir plus sur elle réellement que sur sa biographie, mais elle ne savait pas quoi dire. Elle n’oubliait pas que c’était son patron. « Et toi ? » Elle n’en savait pas plus sur lui alors elle décida de renverser la situation. Elle était curieuse d’en apprendre davantage sur l’homme mystérieux qu’était son patron.
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