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 no one can find the rewind button boy. (lip)

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MessageSujet: no one can find the rewind button boy. (lip)   Lun 30 Nov - 12:12



No one can find the rewind button, boy.
So cradle your head in your hands, And breathe.

@tumblr | anna nalick, 2am.

Une main pour attraper sa nuque, elle penche la tête en arrière, s'étire brièvement. Garder les yeux rivés des heures durant sur ce qui se passe sur une table d'opération, c'est passionnant, mais ça peut aussi s'avérer douloureux au bout d'un moment. Elle s'y habituera pourtant un jour, du moins elle aurait plutôt intérêt si elle ne veut pas paraître ridicule à côté de ses futurs collègues. Des médecins, des chirurgiens. La médecine légale n'est pourtant pas aussi glorieuse. Elle ne sauve pas tant les vies, elle détermine plutôt ce qui les a écourtées si brusquement. Elle ne s'y plaît pas moins, et ce qui peut se dire aux étages supérieurs, elle n'en a clairement rien à faire. Chacun son boulot, et comme dirait l'autre, il faut de tout dans un hôpital. Là-haut, on fait des erreurs et ici bas, dans les coulisses, on les récupère. Elle ne compte pas s'en plaindre. La médecine légale, c'est tellement plus que ce qu'on en dit dans les couloirs. C'est plus délicat aussi parfois, quand les patients sont bien vivants et qu'il faut constater un passage à tabac et même pire ; à croire que le vice humain n'a pas de limites. Mais au bout de la journée, pour rien au monde elle n'échangerait sa place avec un autre. Sauf peut-être là, le temps d'une pause bien méritée, accordée par son titulaire qui retourne vaquer à ses propres occupations. Great. Elle enfonce ses mains dans les poches de sa blouse, alors qu'elle quitte la morgue pour rejoindre la surface, le monde des vivants. Elle s'accorde un temps de réflexion pour savoir où la mèneront ses pas. Finalement, c'est vers l'extérieur du bâtiment qu'elle se dirige. L'air frais et le silence qui, paradoxalement, lui manque déjà. Pourtant en franchissant le sas de sortie, elle marque un temps d'hésitation, le pas incertain en l'apercevant, lui. En train d'entretenir ses poumons à coup de nicotine et d'un peu de goudron, apparemment. L'hésitation se dissipe et le naturel prend le dessus. Ils ne se connaissent pas si bien pourtant, et après ? Au pire, il lui demandera de partir et elle fera demi-tour, comme si de rien n'était. Comme Mona qui s'immisce pour quelques secondes dans ses pensées. Mona, non, Lip. Elle s'approche d'un pas tranquille. - Tu n'as pas trituré assez de poumons pour savoir le mal que tu te fais avec ça ? Un sourire malicieux pour étirer ses lèvres. Elle se poste à côté de lui, le regarde. Il est plus grand, il a quelque chose d'imposant. Ça ne la met pas mal à l'aise, mais c'est différent, incompréhensible. D'habitude, les hommes l'indiffèrent mais lui, elle ne peut pas juste l'ignorer comme les autres, pour des raisons brumeuses qu'elle ne cherche pas à comprendre. - J'espère que ça ne te dérangera pas, sa main frôle celle du titulaire, elle cueille la clope de l'homme entre son index et son majeur, de partager un peu de ton cancer avec moi. Ces mots soufflés, elle porte la cancerette à ses propres lèvres. Elle en a bien conscience, que le geste pourrait paraître déplacé. La vérité, c'est qu'elle ne sait pas comment se comporter avec lui. Alors elle essaye de rester fidèle à elle-même, dans l'audace, comme toujours. Ça peut plaire ou pas, elle ne le connaît pas assez bien pour pouvoir prévoir sa réaction. La volute blanchâtre s'échappe d'entre ses lèvres en quelques formes dessinées au hasard, elle lui tend sa clope pour la lui rendre. C'est sûrement ce qu'il y a de plus poli, c'est sans doute la chose à faire. Ce n'est pas comme si fumer lui manquait tant que ça de toute façon. C'est à de rares occasions, ici et là, mais pas vraiment quotidien. Certainement pas comme lui en tout cas qui se flingue les alvéoles pulmonaires, à défaut de soigner celles des autres.
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MessageSujet: Re: no one can find the rewind button boy. (lip)   Lun 30 Nov - 21:36



I've been trying to figure out exactly what it is I need
Call up to listen to the voice of reason And got the
answering machine.

@tumblr | arctic monkeys, reckless serenade

Le teint livide et les yeux criblés de cernes, Lip avança dans le couloir interminable qui s'offrait à lui, avançant lentement comme un zombie égaré en blouse blanche. Cette blouse ne lui servait plus à rien, mais il s'obstinait à la porter malgré tout car, si d'autres doutaient, lui était convaincu de son innocence dans toute cette affaire et il ne baissait pas les bras face à l'ennemi qui tentait de le frapper à terre. Il allait se relever. Ce n'était pas une question, mais une affirmation. Il n'avait pas d'autres choix. Il errait dans l’hôpital, trainant sa vieille carcasse en peine. Sur son passage, on pouvait entendre des petites railleries et des murmures qui se fondaient dans le décor, mais il s'en foutait. Lip, il n'avait jamais tendu l'oreille, pas même quand les autres balançaient des scoops bien croustillants. Les pies pouvaient piailler, cela n'y changeait rien. Il connaissait sa vraie valeur et savait pour quelle raison on lui avait donné la vie – Pour sauver celle des autres. En un battement de cils, il revit l'image de longs cheveux dorés. Des grands yeux glaçants et chaleureux à la fois. Une délicieuse contradiction, un merveilleux oxymore qui avait débarqué de nul part dans sa vie. Il y pensait. Il ne l'avait vu qu'une fois, mais cela avait suffi pour la graver dans sa mémoire, elle et ses mauvaises manies. Ce n'était qu'une inconnue. Et pourtant, elle plaçait plus d'espoir en lui que Cece qu'il connaissait depuis des lustres. Teddy. Il avait du mal à se la sortir de la tête, comme une mélodie qui se répéterait en boucle. Ah, elle faisait tourner le monde à sa façon, cette jolie interne. Et elle n'avait pas laissé Phillip en reste. Surpris de penser à ce point à elle, à cette rencontre, il secoua légèrement la tête pour se sortir de sa rêverie - stupide réflexe qui ne servit à rien. Elle était là. Et elle allait y rester, visiblement. Il pressa le pas pour se sortir au plus vite de ces murs qui semblaient se refermer autour de lui. Le manque de sommeil le faisait devenir parano, ou complètement fou, c'était au choix de chacun. La nicotine s'était doucement mais surement immiscée dans sa vie, prenant une place beaucoup plus grande qu'elle ne devrait. C'était mauvais, il le savait, mais cela ne l'avait jamais empêché auparavant. Lip avait tendance à se jeter dans la gueule du loup en se foutant bien des conséquences. Et s'il était destiné à crever d'un cancer des poumons, c'est que l'ironie avait un bien bel humour. Après avoir pris les escaliers (l’ascenseur lui laissant des mauvais souvenirs), il se dirigea vers l'entrée de l’hôpital pour s'en griller une. Une inhalation. De l'exaltation. Il se sent libéré, quoi que prisonnier de cette blonde qui se consume entre ses doigts. Et lorsqu'une deuxième fait son entrée, il sent son pouls s’accélérer, mais il reste cool. Elle est belle et plus que belle, elle brille d'un charme fou, d'un mystère attirant. Et il fut soudainement insatisfait de sa cigarette. C'était cette blonde là qu'il voulait entre ses lèvres, brulante aux bouts de ses doigts. Il en aurait rougi, si seulement il en avait honte. Mais ce n'était pas le cas. A ses côtés, elle paraissait minuscule et à sa merci, mais c'était en réalité tout l'inverse. Lip était sa proie et elle était le félin s'amusant de la pauvre souris. Cependant, il ne laissait rien paraître, baissant la tête pour croiser son regard. - Faut croire que non. J'ai une mémoire sélective, je ne garde de mes opérations que ce qui m'intéresse, lui répondit-il, un sourire en coin. Le zombie reprenait petit à petit des couleurs. Romeo était de retour avec ses sourires charmeurs et ses regards profonds. Avec elle, il reprenait vie. Et putain, ce que cela pouvait être jouissif. Elle toucha sa main et Lip fut parcourut d'un de petites décharges électriques, de la tête au pied. Il voulait tout partager avec elle – Sa clope, ses nuits, son âme. Il ne comprenait pas cette soudaine attirance, lui qui était si difficile en règle générale. Il n'avait jamais cherché cela, ça lui était tombé dessus, l'air de rien. Il était la victime de cette menthe religieuse. Mais si elle était décidée à le manger cru, il était prêt à s'y résoudre sans grande résistance. - Je savais pas qu'ils vous laissaient voir la lumière du jour, en bas, lui dit-il l'air malicieux. Il récupéra sa cigarette, lui effleurant les doigts au passage. Lip était dans de beaux draps, mais il lui tardait surtout d'être dans les siens.
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MessageSujet: Re: no one can find the rewind button boy. (lip)   Lun 30 Nov - 23:30


Oh, tell me how did it feel,
Did it all get too real for you?

@years & years, ties.

Ne pas comprendre, ça la révolte, mais pour une fois, elle a bien envie d'être dépassée par les événements. De juste laisser les choses aller naturellement, sans en bousculer l'ordre. Ça n'a rien logique, et ça clignote comme une erreur d'équation dans son esprit. Faire demi-tour, c'est ce que voudrait le bon sens, mais ça fait longtemps que Teddy n'en a plus rien à faire, du bon sens et des politesses d'usage. Elle s'impose, elle a l'audace qui tapisse ses veines, une curiosité trop poussée qui fait déconner son système. C'est presque écrit sur le front du titulaire pourtant ; danger, veuillez reculer. Mais comme toujours, elle n'en fait qu'à sa tête. Elle s'approche, se brûle de ce regard incandescent dont l'image s'imprime sur ses propres rétines. La réponse tombe, son sourire s'étire un peu plus, la suite lui paraît si simple soudainement. - Mémoire sélective, je devrais donc être flattée que tu te souviennes de moi, Monroe ? Après tout, ils ne se sont presque jamais parlés. Deux êtres dans un hôpital qui en comprend des centaines. Soit elle se pose réellement la question, soit ce n'est qu'une autre marque de cette insolence qui mue en provocation face à lui, la curieuse envie de le piéger. Comme si tout cela n'était qu'un jeu. C'est peut-être le cas. Peut-être qu'il s'amuse juste, au moins autant qu'elle. C'est d'une facilité déconcertante, avec lui. Les mots qui défilent, réactions chimiques qui s'enchaînent dans le système, le cœur qui s'emballe. Pas de place pour le doute, on lui a toujours dit d'oser, et c'est bien ce qu'elle fait, même avec cet homme qu'elle connaît à peine. Le sujet de la morgue débarque, elle décroche brièvement son regard du sien pour détailler leurs doigts qui s'emmêlent un court laps de temps. Peut-être qu'il l'intimide un peu au final, plus qu'elle ne veut l'admettre. Pourtant elle ne perd pas la face, le menton haut, son regard ne dérive plus du sien tandis qu'elle reprend la parole. - J'ai besoin de respirer moi aussi tu sais, besoin de voir autre chose que des viscères et la peau translucide de mes patients. Elle ricane un peu rien que d'y penser, puis elle tangue sur ses pieds, un pas en avant, un pas de côté. Elle se retrouve finalement en face de lui, ses doigts triturant la couture intérieure des poches de sa blouse. Nerveuse ? Elle aimerait dire que non, mais elle peut bien l'admettre, elle n'est pas aussi sereine que face aux autres, surtout quand il s'agit de parler d'elle. Alors elle se rabat sur autre chose, un sujet sur lequel elle ne s'inquiète pas de se casser les dents. - Parlant de teint, tu pourrais leur faire de la concurrence. Elle laisse sa phrase en suspens. Elle le dévisage, sans chercher à s'en cacher. Il est blanc à en faire pâlir un mort, et les cernes qui décorent ses yeux prêtent à penser qu'il est exténué. Elle le serait sûrement à sa place, préoccupée par mille responsabilités, des rumeurs plaquées par les autres dans le dos, et le sifflement des vipères dans les corridors de l'hôpital. C'est usant, de devoir garder la tête haute, elle en sait quelque chose. Son regard tombe un peu plus bas, longe la courbe délicate de son nez pour s'attarder sur ses lèvres. Elle lui imagine un large sourire, mais la clope occupe déjà la place. Dommage, n'est-ce pas. Elle se rapproche d'un pas en avant, lève une main pour déloger le bâtonnet de nicotine. Une fois de plus, elle la cale entre ses propres lèvres pour en tirer une seconde bouffée. - Les nuits sont courtes, Romeo ? De la provocation ? Sûrement, une fois de plus. Ça ne la regarde pas après tout, ce qu'il fait de ses nuits. Mais la curiosité demeure, sans doute un peu maladive. Peut-être qu'elle va trop loin, qu'elle ne devrait pas s'accorder une telle familiarité. Mais elle a la sensation de ne pas être à cela près avec lui. Qu'elle peut aller plus loin, encore un peu. Tester les limites, rester au bord, sans jamais les franchir.
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MessageSujet: Re: no one can find the rewind button boy. (lip)   Mer 2 Déc - 22:50



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@tumblr | arctic monkeys, reckless serenade

Elle avait de l'humour la petite, de la repartie et étrangement, il aimait bien cela Lip. En règle générale, il n'était pas vraiment attiré par grand monde et encore moins par les femmes trop confiantes. Mais Teddy avait quelque chose de différent, de poétique, même s'il était incapable de l'expliquer. - Alors tu viens prendre l'air... en tirant sur ma clope ? Il lui adressa un énième sourire en coin, posé contre son pan de mur. Il tenait à peine encore debout à cause de son manque de sommeil, mais il ne voulait pas lui fausser compagnie. Au contraire, il était désireux d'en apprendre plus sur elle, de lever le mystère de cette jeune interne aux allures d'une poupée, mais au regard de braise. Lorsqu'elle fit allusion à son teint, le jeune homme eut un léger rire amusé. Il est vrai qu'il avait l'air tout droit sorti de la terre. C'était le poids des problèmes qui faisait cela. - Je me suis dit que ça te plairait, un petit air familier, lui dit-il d'un air faussement sérieux, les yeux dans les siens. Il cherchait à la déconcentrer, à la faire vaciller comme la flamme d'une bougie. C'était à qui baisserait le regard en premier et Lip n'était pas prêt de céder. Pas même face à Cerbère. - Tu n'as pas idée à quel point, répondit-il malicieux. Oui, les nuits étaient courtes voire inexistantes tant il ne cessait de ressasser ses idées noires. Il était du genre pensif, Lip. Toujours à se poser trop de questions, même quand la situation de l'exigeait pas. Mais avec Teddy, les choses lui semblaient simples et légères. Ils s'envoyaient des vannes, se rentraient un peu dedans et c'était appréciable. Plus que cela, elle était une réelle bouffée d'air frais. Si sa blonde lui crevait les poumons, celle-ci leur redonnait un second souffle. En sa présence, il pouvait respirer à nouveau et revivre un peu. Même si son teint disait tout le contraire. - Jalouse ? Demanda-t-il de ce même air, alors qu'il avait toujours son regard planté dans le sien. Le jeune homme était observateur. Il appréciait admirer chaque détail d'une personne. De son grain beauté au coin de l'oeil, à la petite ridule qui bordait ses lèvres. Toutes ces petites choses imparfaites qui créaient l'harmonie de son visage. - Et ne te moque pas, elles m'appellent comme ça parce qu'elles sont folles de moi, j'y peux rien, il bomba le torse et fit faussement le fier, comme un coq. Bien entendu, cela était de la fausse prétention et il espérait ne serait-ce que la faire sourire avec ses bêtises, parce que son sourire valait les rayons du soleil qui commençait à se faire désirer. Elle avait le don de lui mettre du baume au cœur et pourtant, elle était une presque inconnue à ses yeux. - Et puis, c'est toujours mieux que ton surnom à toi. Cerbere... Il fit une grimace, signe que cela était très mauvais, ça en dit long sur toi. J'sais pas si j'ai très envie d'être associé à cela, lui dit-il en lui retirant la cigarette d'entre ses lèvres. Il la jeta dans le cendrier près d'eux. Ni l'un, ni l'autre n'avait besoin de cela. Il avait surtout besoin d'elle, en vie. - D'ailleurs si tu pouvais te décaler un peu sur le côté, ce serait gentil. J'ai une réputation de tombeur à entretenir. S'il lâcha son regard, c'était pour coller à ses propos et tourner la tête vers une autre direction, prétendant ne pas la connaître car, si cela n'avait tenu qu'à lui, il n'aurait jamais rompu ce contact. Pas même une minute, pas même une seconde.
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MessageSujet: Re: no one can find the rewind button boy. (lip)   Jeu 3 Déc - 23:37


Oh, tell me how did it feel,
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@years & years, ties.

Paradoxe, elle peut l'admettre. Mais elle se contente de sourire, comme piégée à son propre jeu par la répartie du titulaire. Il est spontané, elle apprécie chacun de ses mots comme une partition parfaite, finement arrangée – suffisamment pour la laisser muette en tout cas. Ce silence, il est volontaire, et contrairement à bien des personnes qui se sentent obligées d'aligner les futilités pour combler un vide, elle, elle n'est pas mal à l'aise. Un silence qui malgré tout ne peut pas durer bien longtemps, ce serait prendre le risque de le laisser lui échapper, chose qui étrangement, la dérange. L'instant est précieux pour un millier de raisons inconnues. Elle a envie d'être là, en face de lui, quelques longs instants encore. Avoir pour simple loisir de l'écouter faire le pitre, de le détailler, d'imprimer dans sa petite tête blonde tous les motifs pour lesquels il retient encore son attention. Malgré tout, elle peut se montrer curieuse – sans doute trop – elle commence à regretter de lui avoir demandé, pour ses nuits. Elle n'en montre rien et cherche à rester impassible. Le même sourire en coin immobilisant ses lèvres, elle tente l'indifférence. Jalouse ? Elle ne saurait dire, surtout quand cette paire d'yeux glacés accroche son propre regard. Il est déstabilisant, et elle, elle a le palpitant qui vacille sans raison apparente. Son esprit est ailleurs pour quelques secondes, le temps de remettre en route la mécanique du cœur. Il se mouve enfin de son mur, elle trouve la situation ridicule. Pourtant son sourire est là, il fend son visage de poupée en deux, et quelques éclats de rire glissent sur ses cordes vocales. - A t'écouter, y'en a beaucoup, des filles, chaud lapin t'irait mieux, qu'elle se contente d'ajouter. À vrai dire, la palpitante vie sexuelle de Lip Monroe l'intéresse peu, elle n'a pas envie de savoir à combien de femmes il a fait son numéro, ou combien peuvent encore battre des cils sur son passage, malgré les récents événements. De toute façon, la conversation ne s'attarde pas là-dessus, et ce n'est pas plus mal. Elle tire une fois de plus sur la clope, le reste lui en échappe quand l'homme la déloge de ses lèvres. Ses sourcils s'arquent avec la surprise, devant la scène que Monroe est en train de lui jouer. C'est évident, il ne se prend pas au sérieux – mais ça la prend de court, il faut croire. - Oh, voyez-vous ça. Un grand sourire étire les lèvres de la blonde. Elle manque de mots, de ressources ; où est-elle passée, cette connerie qu'elle a toujours au bout des lèvres pour sauver la situation ? Elle s'avance d'un pas, tape doucement du bout de ses poings ridicules contre le torse du titulaire. - Tu comptes vraiment m'ignorer comme ça Monroe ? Son sourire devient espiègle, elle plante son regard dans le sien une fois de plus. - Et puis, je te trouve bien prétentieux, d'abord, qu'elle entame en s'éloignant. Elle regarde ses propres ongles, augmente la distance en décrivant un cercle de ses pas, dans une démarche qui se veut caricaturée, prétentieuse à souhait. Elle ne se prend pas au sérieux, pas même une seconde. Elle revêt pourtant le dédain comme personne, c'en deviendrait presque vexant. Elle s'éloigne encore, jusqu'à se laisser tomber sur un banc de pierre lisse, juste en face. Elle pose ses mains sur la surface, roule un peu les épaules pour laisser tomber sa tête en arrière. Le soleil qui tape sur sa joue, elle l'apprécie comme une caresse brûlante. Une courte pause, maigre répit pour Lip, et la voilà qui repart. - Certes, tu es passable – et ne compte pas sur moi pour flatter cet ego déjà sur-dimensionné, elle bascule délicatement la tête une fois de plus, ferme les yeux et se reprend en un soupir, mais si je leur dis que tu en as une ridiculement petite, je crains que Monsieur le tombeur ne perde la cote auprès de la gente féminine. Et il est bien placé pour savoir qu'ici, les rumeurs se répandent comme une traînée de poudre. Elle, elle a l'allumette qui s'embrase entre les doigts, comme un peu n'importe qui ici, à Menphis Wave, où faire le plus beau feu d'artifice semble l'emporter sur sauver des vies, parfois. - Tu l'as dit toi-même, je ne m'appelle pas Cerbère pour rien. Pourtant, ce n'est pas son genre, balancer des rumeurs, s'abaisser à blesser les autres comme ça. Lui, il a assez souffert. C'est gravé sur les traits tirés de son visage. Elle veut juste lui faire oublier le reste, jouer, et peu importe si ça paraît bizarre ou déplacé, peu importe si on lui reproche son comportement. Ce qui compte c'est l'instant, c'est cet artiste qui l'intrigue, gravant à l'encre sympathique ses sourires dans son esprit.
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MessageSujet: Re: no one can find the rewind button boy. (lip)   Mar 29 Déc - 22:57



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@tumblr | arctic monkeys, reckless serenade

Il se mordit la lèvre inférieure, admirant la petite Oswald, de huit ans sa cadette, faire son numéro. Elle était drôle, à sa manière. Beaucoup la jugeaient étrange et peut-être un brin antisociale, mais Lip n'était pas de cet avis. Il voyait en elle de l'intelligence et l'art de manier les mots, même s'il ne lui avouerait jamais. Elle avait du chien la gamine, il comprenait d'où venait son surnom. Phillip manqua de s'étouffer avec sa propre salive lorsqu'elle menaça sa réputation. Il la fixa un instant, puis ne put s'empêcher de rire. Elle était mignonne à tenter d'aboyer, mais tout ce qu'il entendait étaient de mignons petits gémissements. Il roula volontairement des yeux puis alla s'asseoir près d'elle, sur le banc, les mains dans ses poches. Il s'avachit contre le dossier en pierre, regardant les gens qui sortaient et entraient dans l’hôpital. Il aimait bien observer les gens, même s'il se gardait bien de le dire au risque de passer pour un mec flippant. - Je t'en prie, va cracher ton venin auprès de ces dames, lui dit-il le sourire aux lèvres, peut-être que ça fera taire les rumeurs concernant ces mains meurtrières. Il leva un instant ses mains en l'air, la mine un peu blasée. Il n'en pouvait plus d'entendre murmurer à son passage, comme si tout l’hôpital s'était passé le mot. Ce qu'il pouvait maudire ses collègues, parfois. - Mais dîtes-moi mademoiselle Oswald, je vous trouve bien intéressée par mes conquêtes et mon appareil génital, à croire que vous n'avez pas d'autres mots à la bouche, lui dit-il l'air à moitié offusqué et malicieux. Elle voulait frapper ? Il lui rendait ses coups. Et quoi de mieux que de souligner son obsession à son égard ? Il pouvait d'ores et déjà la voir s'indignée face à de tels propos. Néanmoins, elle ne pouvait guère le contredire, c'est elle qui ramenait toujours le sujet sur le tapis. - Ecoute, je sais bien que je te plais Teddy. Mais je t'ai déjà dit à plusieurs reprises que non, je ne coucherai pas avec toi. Je te préviens, je vais finir par porter plainte pour harcèlement sexuel. Lip fit mine d'être au bout du rouleau, feignant d'être la victime de la jeune interne. - Je veux juste venir travailler en paix, sans être la proie de ton appétit charnel insaisissable, qu'il répondit, exagérant son désarroi. Ses nerfs devaient sans aucun doute le lâcher, même s'il était plutôt du genre à toujours faire le clown. Le regard posé sur Teddy, il finit par rire, ruinant son jeu d'acteur digne d'un oscar. Il reprit son sérieux et ajouta : - J'suis certain que c'est pour ça que les autres ont peur de toi. T'as besoin de chair fraiche. Forcément, c'est pas ce qu'il y a de plus attirant. Ses yeux ne la quittaient pas. Elle était belle avec son sourire en coin et sa chevelure dorée. Elle était belle tout court, à vrai dire. Et Lip s'en mordait les doigts d'avoir de telles pensées à son égard. Elle était jeune, il devait se résigner. - Ca et les supposés rituels satanistes que tu pratiques à la morgue. J'te jure, à côté des rumeurs te concernant, mon micro-pénis, c'est rien du tout. Il se mit à imiter sa gestuelle d'avant. Il roula des épaules, balançant sa tête en arrière (ainsi que ses faux cheveux longs), fermant les yeux pour profiter du soleil. - Allez n'insistes pas petite, je ne touche pas aux gamines, finit-il par dire, un large sourire aux lèvres. Il aimait beaucoup l'embêter Teddy. En s'attaquant à son âge, à sa petite taille (qui était d'autant plus flagrante aux côtés de Lip) et à n'importe quoi d'autre qui pouvait la faire sortir de ses gonds. Il s'amusait bien en sa présence et depuis quelques jours, rire était devenu un luxe. Il ignorait le pourquoi du comment, mais tout semblait naturel avec elle. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Rien à voir avec Cece avec qui les choses étaient toujours trop compliquées. Avec Teddy, tout était limpide et fluide, simple. Néanmoins, ce n'était pas le cas de la jeune femme qui semblait être haute en couleurs. Et il tardait à Lip d'en apprendre plus à propos de l'interne.
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