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 ✲ i don't steal, i borrow.

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MessageSujet: ✲ i don't steal, i borrow.   Sam 28 Nov - 0:28



i don't steal, i borrow
“d'you want some ?”


Le ventre crie famine. Les entrailles ne cessent de se tordre et se retordre, hurlent à celui qui ignore les appels à l'aide, les signaux de détresse qui se multiplient alors qu'il vaque à d'autres occupations en pensant pouvoir éviter ce malaise qui se construit dans son estomac. Ne pas prendre de petit-déjeuner le matin est la chose déconseillée par tous les professionnels et le voilà, lui, médecin de renom aux diplômes que l'on ne compte plus, à jouer les malins alors qu'il n'a dormi qu'une petite poignée d'heures avant de se rendre au boulot. Brise fraîche du matin qui avait tenté de l'éveiller, le zéphyr qui venait caresser des pommettes qu'il n'avait pas recouvertes d'un casque de moto. Il était cet individu confiant, celui qui se répétait que les malheurs ne pouvaient pas l'atteindre et que les accidents l'évitaient plus que lui ne faisaient attention à ses actes. Dante, il ne sait pas combien d'heures de sommeil il doit rattraper mais il est certain d'une chose : ses dix doigts ne suffisent pas pour les répertorier. Il soupire en voyant ces individus qui l'abandonnent, ceux qui le laissent pour rejoindre les chaises inconfortables d'une cafétéria dont seuls quelques plats sont comestibles. Pourtant, l'homme est loin d'être difficile. Il supporte les repas de sa meilleure amie qui n'est pas la plus expérimentée dans le domaine culinaire, mais a du mal avec ceux de la cantine qui sont répétitifs, redondants et, admettons-le, sans saveur. Sans aucune joie dans la préparation, de simples visages tirés qui servent machinalement, qui peinent à répondre aux salutations, aux marques de respect qu'on ose leur tendre sur un plateau d'argent. Il secoue la tête en remarquant qu'il lit sans réellement assimiler ce qu'il devrait. Ça rentre comme ça sort, l'esprit ne retient rien, le corps n'est pas assez alimenté, a besoin d'énergie, de quelque chose pour le revigorer. Une tarte dans la tronche, ça aurait eu pour effet de remettre ses quelques neurones en places, de connecter les nerfs entre eux. Mais une tarte, une vraie, pâtissière, c'était peut-être plus judicieux. Sucré, doux, et c'est certainement la chose la plus réussir à la cafétéria car elles sont, la plupart du temps, commandées à l'avance chez des professionnels, quand bien même ils produisent à la chaîne. Reposant négligemment ses dossiers en se rendant dans le bureau du troisième étage, il observe par les fenêtres des dortoirs les quelques patients qui sont endormis, se prélassent devant une télévision qui, parfois, grésille. Quelle vie... Morose, maussade. Mon dieu, jamais il n'aimerait être à leur place, mais il n'envie pas sa position actuelle non plus, celle où de son propre siège, il voit les vies passer et trépasser, les prunelles s'éteindre pour ne plus jamais avoir cette petite clarté. Arrivée au rez-de-chaussée, interrompu par les squatteurs éternels des cages d'escaliers qu'il a dégagé, il observe les petites vitrines. Mais le bonheur, il ne lui tend pas les bras, il n'en voit même pas le bout des doigts. La tartelette convoitée, elle n'est pas là. Il arrive à la fin du service, il sait qu'il a eu tort. Mais faire la queue, ça ne lui plaît pas non plus. Le soupire s'échappe, il met ses mains dans ses poches de jeans et retrousse les manches de sa chemise blanche. Il a laissé sa blouse à l'étage, n'a gardé que son badge dans l'une de ses poches avant. Il vadrouille alors, entre les tables et dans les rangées, cherche une place où il peut convenablement s’asseoir. Il ne mangera pas, se contentera d'une somnolence qu'il pense être méritée. Puis il la voit. La tarte lui fait de l'œil, qui n'est pas sienne, petite voix inventée qui l'appelle. Il regarde. A gauche, à droite, il ne voit aucune silhouette qui semble s'approcher, il ne voit personne autour de ce plateau délaissé, même si ce n'est que pour quelques instants. Va-t-il se permettre ? Évidemment. Il passe, innocence sur les traits et les gestes discrets, s'en prend à la tartelette poire-chocolat dont l'odeur lui envahit déjà les narines. Et il prend place, plus loin, dans un coin quelque peu retiré, qu'on ne puisse pas le voir ni le surprendre, même si les alentours se vident. Il s'empare d'une petite cuillère non loin, la plante farouchement dans la pâte qu'il déguste. Il se sent revivre. La résurrection avant que la faucheuse ne vienne récupérer ce qui lui appartient.

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MessageSujet: Re: ✲ i don't steal, i borrow.   Sam 28 Nov - 11:12

i don't steal, i borrow
DANTE&GIULIA
qu'est ce qu'elle a fait pour mériter ça ? elle pourrait faire semblant de ne pas savoir, se faire passer pour une victime. mais, le fait est que c'est pas vraiment le cas. elle est sait exactement pourquoi on l'a assigné a une garde de 36h. elle en a déjà fait, c'est d'habitude la punition de base pour les internes, mais apparemment, c'est valable pour elle aussi. parce que contester les ordres de son résident en permanence, c'est pas apprécié. encore moins avec insolence et désinvolture. bref, elle est coincée ici, a la mine. depuis la veille, 4h du matin, elle est debout. aucun moment de repos, la mine est surchargée. heureusement, c'est des cas intéressants, accident de voiture, fractures ouvertes, baston d'une sortie de boîte. le gratin de cette belle ville de San Francisco. cependant, après une nuit entière a soigner, a recoudre et une matinée au bloc, la jeune femme en viendrais presque a regretter ses mots. 30h sans sommeil, plus de 10h sans manger autre chose qu'une barre énergétique. la punition en puissance. le mal de crâne, qui se fait ressentir, à cause de la fatigue, de l'hypoglycémie. enfin, on lui accorde une pause, enfin. alors que l'heure du repas est presque dépassée. au menu, un sandwich et une tarte. son dessert préféré, avec l'espoir d'être a nouveau opérationnelle pour les 6h qui lui reste. voilà, les premières bouchées de son sandwich dégeulasse ne fait pas passer son mal de crâne. ça aurait été trop beau pour être vrai, de toute façon. alors, en soufflant, excédée elle se lève, pour aller chercher un doliprane.
seulement, quand elle revient, le seul point positif de son plateau repas a disparu. dépitée, elle souffle, se prend la tête entre ses mains, pour faire passer, ne serait-ce, qu'une once de sa frustration, de sa colère, de sa fatigue. elle jette rageusement, ce qu'il reste de son repas, se serre une tasse de café noir et fumant, les comprimés dans sa main. puis, alors que son regard se perd dans la salle, plus vraiment bondée, elle le voit. elle serre les dents, hésite. elle est fatiguée, trop fatiguée pour lui mettre son poing dans la gueule, puis elle a pas envie de rallonger sa punition. mais, elle peut toujours l'insulter, en revanche.
elle fonce vers lui, le regard noir, juste énervée de le voir, triomphant. lui aussi, qu'est ce qu'il peut l'énerver. elle est certaine que c'est pas une bonne idée, parce qu'elle va encore s'emporter. mais elle est arrivée devant lui, avec la furieuse envie de lui balancer son café à la gueule. -dit moi que c'est une putain de blague, dante. ah oui, parce qu'elle va certainement pas le respecter, en plus. quoique, qu'elle le fait jamais, de dire Dr Jagger, ou de l'appeller avec un minimum de respect. parce qu'elle arrive pas a le respecter, avec sa gueule de con, sa façon, de l'énerver, constamment. elle s'asseoit en face de lui, les pupilles brillantes de mépris, les lèvres pincées. elle avale rapidement, 2 comprimés de doliprane, un peu plus que ce qui est conseillé, mais elle s'en moque. elle avale, une gorgée de café, qui lui brûle la gorge mais, qui au moins, l'empêche d'être plus vulgaire. quoique. - c'est pas parce que t'es vieux et con que tu peux tout te permettre. fallait bien que ça sorte un jour, merde, il la fait chier, et pas qu'un peu. parce qu'elle a vraiment envie, de bouffer cette tarte, mais que bien sûr, dante trouve toujours un moyen de ruiner ses plans. elle l'observer, il a l'air crevé, presque autant qu'elle d'ailleurs. avec ces cernes, sans blouse, sa chemise blanche, elle doit bien avouer, qu'il est pas mal. mais c'est un titulaire, un vieux con. alors elle chasse cette pensée de son esprit, quoique, coucher avec un titulaire, elle l'a déjà fait. mais lui, c'est différent, elle le supporte pas. - t'es vraiment ridicule, tu ressemble a rien. sur son visage fatigué y'a un sourire amusé qui se dessine, ses yeux moqueurs brillants. parce qu'avec Dante, c'est toujours comme ça, pire que des gosses.
electric bird.
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