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 ✲ anything but calm.

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MessageSujet: ✲ anything but calm.    Ven 27 Nov - 14:07



anything but calm
“you all fall down”


Il a l'impression de ne pas avoir eu les heures de sommeil requises pour être en état de concentration maximale. Il a l'impression que les heures lui ont filé entre les doigts, qu'il n'a pas eu l'opportunité de fermer les paupières ne serait-ce que pour une heure entière sans interruption. Il se souvient des coups, de la couverture tirée puis retirée, des balbutiements incompréhensibles qu'il n'entendait que d'une oreille. Il se souvient d'avoir regarder son téléphone portable maintes et maintes fois, d'avoir vu chaque heure sous ses yeux, défiler, le narguant du temps qu'il lui restait pour pouvoir se reposer. Il se souvient des soupirs lâchés et relâchés, des bâillements répétés qu'il ne pouvait simplement pas contrôler, contenir. Il se souvient de l'avoir poussé, de l'avoir secoué pour avoir plus de place pour lui-même, il se souvient néanmoins que c'était sincèrement vain et qu'aucune solution ne lui avait semblé prometteuse ou même judicieuse. Comme si rien ne pouvait réveiller l'être endormi, comme si l'apocalypse la garderait en état de sommeil profond alors que le monde s'écroule autour d'elle. Pourquoi est-ce qu'il lui avait proposé de la rejoindre, déjà ? Certainement dans un élan de gentillesse, qu'elle ne se retrouve pas complètement recroquevillée sur le canapé avec le labrador qui aurait tenté de prendre une majeure partie de l'espace, ne lui laissant que de piètres centimètres pour s'adapter. Et aussi parce qu'il devait l'admettre, elle, allant se coucher plus tôt, ça réchauffait quand même les draps et le matelas, et cette sensation de chaleur sur les tissus, c'est quand même mieux que de sentir la fraîcheur nous envelopper. Il se souvient aussi des gifles non-méritées durant la nuit, des coups de pieds incessants qui lui ont certainement laissé quelques marques sur l'épiderme. Le réveil n'est pas difficile. Il a l'impression d'avoir passé une nuit blanche, il se lève comme un zombie qui n'a plus tous les neurones en marche. Il regarde la silhouette encore dans les bras de Morphée, secoue la tête de droite à gauche en lâchant un léger soupir. Il a un mal de crâne qui fait se répercute au niveau de ses tempes, douleur qui circule dans le bas du front et qui l'oblige à se masser quelques instants cet endroit. Il est encore tôt, si tôt qu'on se demanderait presque pourquoi il se rend au travail à cette heure-ci. Il sait que ce serait inutile de rester à glandouiller dans le lit, à tenter de s'endormir alors qu'il y aurait toujours quelque chose pour interrompre la course après le marchand de sable qui l'a oublié. S'habiller ne prend qu'une poignées d'instants, il se débarbouille avec une eau fraîche qui le revigore un court moment avant de sentir ses paupières s'alourdir. Aujourd'hui, il a de la chance, ce qui l'attend principalement c'est du remplissage administratif. Sauf si un imprévu intervient. Il croise les doigts. Pas aujourd'hui. Derniers regards en direction de la femme, un autre pour le labrador qui ne prend pas la peine de se lever pour lui dire au revoir, il attrape la poignée et se fond dans le couloir de l'immeuble, refermant la porte derrière lui.

Il a l'impression de lire et relire les mêmes lignes sur chaque document. Les mêmes symptômes, les mêmes aventures malencontreuses d'individus qui se sont retrouvés happés par un dessein qu'ils voulaient rejeter. Il se permet de lâcher un soupir alors qu'il observe la pile qu'il a sous le bras et qu'il est parti chercher à l'accueil, en bas, faute d'employés qui pouvaient les monter. De toute façon, il avait dû descendre pour la pause déjeuné. Et comme si ce n'était pas déjà assez, la bouffe de la cafétéria, elle était dégueulasse. Autant en profiter pour faire usage de ses bras et ne pas encombrer ceux dont la principale fonction n'est pas de déplacer les dossiers. Les ascenseurs ? Bondés. Après manger, personne n'a le courage de monter les quelques marches pour rejoindre leurs étages respectifs. Lui, il s'en fiche. Il les enjambe, une à une, deux à deux. Il cligne des yeux, difficilement, baille sans gêne. De toute façon, il n'y a personne autour. Puis les dossiers tombent. Bras qui aimeraient se reposer et qui ne demandent pas la permission au cerveau, qui lâchent simplement les feuilles qui tombent par millier. Il s'insulte lui-même à l'intérieur, se retient de ne pas crier en solitaire dans la cage d'escalier, grince des dents pour étouffer les jurons. Mais c'est plus fort que lui, il laisse échapper un « Fait chier. » Toujours dans la classe.

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MessageSujet: Re: ✲ anything but calm.    Sam 28 Nov - 1:16

C'est la première fois qu'elle peut déjeuner aussi tôt sans avoir l'obligation de faire vite. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours été occupée à l'heure de la pause. Le plus souvent, c'est une infirmière qui l'invite à se joindre à elle, sinon, Cece est persuadée qu'elle oublierait de manger pour s'occuper de ses patients. Eux, ils passent avant tout, avant tout le monde. Ça ne changera jamais. Pourtant, elle y pense, à son déjeuner. Mais ça ne lui semble jamais aussi important que la santé des autres. Sa main droite vient replacer son verre d'un centimètre sur le côté de son assiette sur le plateau repas. Tandis que sa main gauche taquine son bipeur étrangement silencieux. A chaque fois qu'elle le regarde, elle a la sensation qu'il va sonner pour la rappeler à l'ordre, pour la prévenir que prendre du bon temps à la cafétéria ça ne dure jamais. Sauf qu'il ne sonne pas. Il reste muet, plongé dans un calme que Cece n'aime pas. Pas habituée. Elle repousse sa chaise, attrape son plateau pour le faire conduire en cuisine et termine un morceau de pomme tout en se demandant si cette infirmière qui l'accompagne est toujours aussi bavarde. Cece l'écoute, comme elle écoute toujours tout le monde et chaque histoire qu'on voudrait lui confier. Son histoire s'achève avec un soupçon de suspense alors qu'elle déguste le dernier morceau de pomme qui tient entre ses doigts. Elle rassemble ses cheveux bruns en une queue de cheval, contournant deux tables où s'entassent des internes qui échangent leurs impressions sur leur matinée. Comme des gamins raconteraient leur premier jour d'école. Elle tourne les talons pour s'engager dans la cage d'escalier, peu habituée à les emprunter, préférant la rapidité des ascenseurs. A vrai dire, Cece serait capable d'avouer que c'est pour muscler ses jambes mais ce n'est pas le cas. Pas là, pas aujourd'hui. Seulement pour éviter un homme. Son attitude est puéril, la titulaire en a conscience. Son regard parcourt la cage d'escalier jusqu'à ce qu'une voix vienne lui chatouiller l'échine. Une voix grave, ronchon qui traduit une humeur massacrante. Ses épaules s'affaissent dans un soupir amusé en devinant qui est à l'origine de ce juron lâché un étage plus haut. Ce n'est pas de l'entendre râler qui l'amuse tant, c'est de constater que Dante est encore de mauvaise humeur. Contrairement à Cece, animée par une humeur joviale, qu'elle trimballe toujours comme un sac à main. Ses doigts glissant sur la rembarre des escaliers. Sur le palier suivant, à mi-chemin entre le rez-de-chaussée et le premier étage, Dante est là. Il est de mauvaise humeur, c'est tout ce qu'elle est en mesure de comprendre, jetant un regard moqueur sur sa silhouette accroupie devant mille feuilles paumées dans les escaliers. Cece s'approche doucement pour venir attraper celles tombées devant ses pieds, que son ami n'a pas encore eu le temps de ramasser. Elle se racle la gorge pour prévenir de sa présence. Elle ouvre la bouche mais se tait, ravalant les mots qui brûlent ses lèvres, derrière un sourire lumineux. Ce n'est pas la première fois qu'elle retrouve un Dante énervé au milieu de l'hôpital. La situation l'amuse plus qu'elle ne devrait l'inquiéter. « T'as une tête affreuse. » Elle sourit toujours, comme si ils partageaient un secret que personne ne pourrait deviner. C'est sa manière de lui dire bonjour, puisqu'il était déjà parti lorsqu'elle s'est réveillée. Elle grimpe les trois marches qui les séparent pour se retrouver à sa hauteur et lui tend le paquet de feuilles récupérées. « Tu m'as abandonné ce matin, je pensais qu'on viendrait ensemble. » Ce n'est pas un reproche puisqu'ils sont souvent amenés à être appelés à revenir à l'hôpital plus tôt que prévu. « On doit embrouiller qui pour t'avoir mis de mauvaise humeur ? Donne le nom. »
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