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 CAS N°4

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Lynda Castel

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MESSAGES : 41 SINCE : 18/11/2015 NICKNAME : Joker. ALTER EGO : Je suis partout. FACE, @ : Cate Blanchett.

MessageSujet: CAS N°4   Mer 25 Nov - 21:56

Cas n°4
- -✄- -

Sur les rebords du pont, une voiture tient en équilibre, les pompiers tentent tant bien que mal d'atteindre la conductrice, apeurée qui n'arrête pas de mentionner le fait qu'elle est enceinte. Tandis que vous tentez de vous rapprocher afin de soigner le plus rapidement possible la jeune femme, la voiture rejoint le fond de l'océan. C'est l’effervescence, très vite l'ensemble de l'équipe se dirige près de la baie pour tenter de plonger et de sauver la jeune femme.

Informations supplémentaires : Vous voici donc face à une situation complexe. Nous vous laissons avoir libre court à votre imagination, même si le PNJ risque de vous soumettre à quelques choix au cours de cette intervention. Le nombre de participants est limité à cinq. Pas de règles particulières, laissez aller votre imagination. N'oubliez pas d'aller vous inscrire ici.


PARTICIPANTS (libre 5/5)
titulaires et/ou chefs de service ✂ Dante Jagger - Johan Lachlan
résidents ✂ Wyatt O'Donnell
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MessageSujet: Re: CAS N°4   Jeu 26 Nov - 0:07

Vous voyez, ces scènes apocalyptiques dans les blockbusters américains ? On a l'impression d'en faire partie. On a l'impression d'avoir été invité comme figurants sur un tournage, et tout semble si réel. Les cris, les pleurs, la panique qui envahit les victimes et ceux qui essaient tant bien que mal de leur venir en aide. Comment ? Vous dîtes que c'est bel et bien réel ? Ce genre de catastrophes, des désastres provoqués pour des raisons que l'on ne connaît pas encore réellement et on ne peut rien faire pour revenir en arrière. Tout ce que l'on nous donne, c'est le pouvoir de sauver les quelques vies que l'on peut atteindre du bout des doigts, qui nous échappent parfois, qui se laissent involontairement sombrer pour ne plus jamais remonter à la surface. « Est-ce que vo- » Est-ce que vous voyez flou ? Est-ce que votre tête vous fait mal ? Est-ce que vous sentez vos jambes ? Non, il ne terminera pas sa tirade. Juron qu'il lâche, l'injure qui sort des entrailles. « Putain mais merde ! » S'il avait été assez près, si les circonstances lui auraient permis de s'approcher, il aurait tenté de tendre son avant-bras vers la jeune femme pour qu'elle essaie de l'attraper, quand bien même ça aurait pu être vain. Mais il était bien trop loin, quelques pas et il aurait pu. Tentative qui aurait sûrement échoué, il aurait sombré de la même façon qu'elle. Ses iris suivent la trajectoire de la voiture qui tombe, tombe, et tombe. L'air grave, on pourrait presque y lire de l'inquiétude et de l'angoisse sur les traits esquintés. Il secoue la tête, en profitant pour regarder aux alentours alors qu'il accourt en compagnie d'une piètre poignée de pompiers, vers la baie. « Johan ! » Au diable les Docteur Lachlan pour paraître professionnel. « Demande à d'autres de venir ! » Il lui fait un signe de la main, inviterait presque tout ceux qui ont les mains libres rejoindre le sauvetage dont la finalité est redoutée. Il fait un signe vers le bas avec son index, lui indiquant que la voiture est tombée. « Femme ! Enceinte ! Possibles traumas ! » Il ne donne pas plus de détails. Pas le temps. Pas le souffle, déjà coupé court.
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MessageSujet: Re: CAS N°4   Jeu 26 Nov - 17:18



CAS N°4
“unexpected day”

Les portes de l'ambulance s'ouvrirent. Après un silence morbide dans le véhicule, l'apocalypse leur faisait enfin face, à Johan et aux internes et résidents qui l'accompagnaient. Les cris, les pleures, le sang. L'odeur d'essence et de fumée traversaient déjà les narines du titulaires et sans attendre une seconde de plus, il se tourna vers ses subalternes. « Votre travail est simple. Vous prenez en charge le plus de monde possible et les trier rapidement selon le code couleur habituel. Surtout ne perdez pas de temps. Si le patient n'a aucune chance, posez le carton noir et passez au suivant.  Si vous restez trop longtemps, vous encourrez le risque qu'une autre personne, pouvant être sauvée, meurt par votre incompétence. » Johan prit alors son sac, ses cartons de couleur pour le triage et fut le premier à partir en direction de la scène apocalyptique. Il se dirigea tout d'abord vers une victime blessée à la tête dont il compressa la blessure tout en examinant la jeune femme afin de la diagnostiquer au niveau neurologique. Bonne orientation spatiale et temporelle, excellente lucidité. Elle n'encourait aucune complication à première vue mais une IRM serait préférable pour éviter toutes conséquences fâcheuses. Le chirurgien lui tendit alors un carton jaune et l'envoya vers deux secouristes qui passaient par là. A peine fut-il relever que son prénom retentit fortement parmi les cris des victimes et les sirènes des secours. « Johan ! » Le docteur Lachlan se retourna. Dante lui faisait signe. Il accourut. « Demande à d'autres de venir ! » Rapidement, il comprit la situation. Ce bruit sourd qu'il avait entendu n'était autre que celle d'une voiture tombant du Golden Gate pour venir se noyer dans l'eau fraîche de la baie. « Femme ! Enceinte ! Possibles traumas ! » « J'arrive ! » Répondit-il avant de se retourner vers la foule de médecins. « O'Donnell ! Driscoll ! Et toi aussi ! Suivez-moi et plus vite que ça ! » Johan prit alors les devants, suivis de prêt par trois résidents ou internes. Courant vers la baie, les pompiers étaient déjà l'eau pour tenter de faire sortir la victime quand il arriva. « C'est bon. On est là, Dante. » A la surface, les médecins ne pouvaient qu'attendre et se préparaient au pire. C'est pourquoi le tortionnaire sortait déjà le masque à oxygène et quelques compresses. « Vous deux, vous aiderez à sortir la patiente de l'eau pour la mettre sur le brancard. » Indiqua Johan en pointant les deux subalternes du doigt.
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MessageSujet: Re: CAS N°4   Jeu 26 Nov - 21:48

L'apocalypse. La dernière que j'avais vécue avait ruiné ma vie. Dès que l'information était tombée, j'avais su que les regards sur moi ne seraient pas qu'amical et bon enfant. Je fus d'ailleurs envoyé sur le terrain sans préavis. Pas étonnant. Personne ne voulait me voir dans un box des urgences pour vivre ça. Pas mon premier. Alors en montant dans l'ambulance qui devait nous guider vers le lieu du drame, je préparais minutieusement mes affaires, vérifiait le matériel disponible et m'obligeait à me concentrer. Faire mon travail, analyser et opérer. Vite. La priorité serait au tri des victimes. Qui vit, qui meurt. On pourrait parfois penser qu'on agissait comme des dieux, qu'on faisait le choix. La vérité c'était que la toute puissance supérieure, quelle qu'elle soit, avait décidé d'embarquer dans le cauchemar un tas de gens. Nous n'étions que des fourmis essayant de comprimer l'hémorragie pour retenir un maximum de globules parmi nous. Ça n'était pas « qui vit/qui meurt ». C'était qui est sauvable en ayant un minimum de pertes autour.

Johan Lachlan nous le rappela d'ailleurs à sa manière dès la sortie du camion et en moins de deux, j'étais sur-le-champ de bataille, auscultant, analysant, comprimant des plaies et serrant des garrots. Qui méritait le passeport, qui était à prendre en considération et qui était noir. Point. Concentré, sur les blessures, sur les consciences, sur les réponses, pas sur les visages. Pas sur les regards apeurés. Je n'avais pas le temps pour la psychologie. Pas aujourd'hui. Ni celle des victimes, ni la mienne.

Mon nom raisonna soudain et je me tournais vers mon supérieur hiérarchique en attendant ses ordres, me pressant pour le rejoindre vers le bord du pont. Il me fallut une seconde pour comprendre qu'une voiture était tombée dans l'eau, moins de temps dès cette réalisation faite pour saisir le besoin urgent qui se présenterait à nous. Je hochais la tête en direction du Dr Lachlan quand il ordonna qu'on se prépare à sortir la patiente de l'eau. Je me préparais donc rapidement, analysant la situation. On allait avoir besoin de couverture, l'eau était gelée en cette saison. J'avais brièvement entendu le mot « enceinte » quand le médecin qui avait plongé pour la chercher avait décrit le cas à mon supérieur et il allait falloir s'occuper de ça aussi, dès qu'elle serait allongée. On ne savait même pas depuis combien de temps elle l'était...
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MessageSujet: Re: CAS N°4   Lun 30 Nov - 12:20

Ce n'était pas la première fois que je me retrouvais dans ce genre de scènes. Il y avait déjà eu des événements importants, similaires à des scènes catastrophes dans les films. Pourtant, c'est toujours un moment particulier quand je me retrouve dedans. Je me dis à chaque fois que ça ne peut pas être pire et finalement si, c'est encore pire les fois suivantes. Elles ne se ressemblent jamais.
Je sors d'une ambulance. Je regarde furtivement ce qui se passe. La fiction rejoint la réalité et ça fait vraiment bizarre. Comme une impression que ce n'est pas possible, que ça ne s'est pas réellement produit. Je m'occupe d'une personne, puis d'une autre. Ces cas sont gérables. Mais je finis très vite par me retrouver dans une situation beaucoup plus compliquée.
Une femme enceinte, traumas. C'est tout ce que je comprends. Sauf qu'il n'y a personne encore. Réflexion idiote, les sauveteurs s'activent dans l'eau. « Génial ... » lançais-je alors dans un murmure pour moi-même. Je me retrouve à côté de Johan. Je fais comme si de rien était, comme toujours. Il nous dit à moi et un autre d'installer la femme quand elle sortira, sur le brancard.
Aussitôt dit qu'il le fait, aussitôt la femme est sortie de l'eau par les sauveteurs. Je m’exécute alors dans les règles de l'art, l'installant là où il faut, comme il faut.
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MessageSujet: Re: CAS N°4   Mer 2 Déc - 11:27

Entre le cauchemar et la série télévisée. Voilà exactement l'endroit où j'ai l'impression de me trouver à ce moment précis. Pourtant, quand on commence l'internat, on attend presque qu'un tel moment se présente - sans les pertes physiques bien sur -. Mais l'adrénaline, le sentiment de venir en aide, de servir à quelque chose. Il n'y a que dans une telle situation que l'on peut le ressentir. Je peux maintenant vous assurer qu'il n'y a absolument rien à envier à ses acteurs déguisés en médecine à la télé. Des scènes horribles, des sirènes retentissant de tous les côtés, des pleurs, des cris, des morts, des possibles survivants qui se comptent sur les doigts de quelques mains. Mais je n'ai pas le temps de m'installer pour analyser la situation, nous ne sommes pas dans un film et je suis le médecin. Un des médecins. Et je dois aider. J'entends d'ailleurs très vite mon nom crier par le titulaire que j'accompagnais dans le camion qui nous a conduit jusque ici. Des mots volent à droite à gauche et je comprends qu'il s'agit d'une femme, enceinte, tombée à l'eau dans sa voiture. Trauma, hypoxie, hypothermie, noyade, problèmes avec le foetus, tout était possible. Les deux résidents qui m'accompagnent sont chargés par le titulaire de réceptionner la patiente. O'Donnell, bouge toi. Je ne perds donc pas une seconde pour aller chercher un kit de réanimation dans le plus proche des camions, plusieurs couvertures de survie et repointe mon nez sur la scène en quelques secondes. Quelques secondes qui ont suffi à mes collègues pour installer la femme sur le brancard. je prends l'initiative - qui n'était peut-être pas attendu de ma part, mais tant pis - de m'assurer de la conscience et de la respiration de la patiente. Rien. Rien. " J'ai pas de respiration, je commence le massage ! " Je ne donne pas d'ordre, je n'en ai pas la possibilité ou la prétention, mais l'initiative je la prends. Et je commence donc le massage cardiaque sur la femme, relativement jeune d'ailleurs, attendant les autres instructions de mes supérieurs.
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MessageSujet: Re: CAS N°4   Dim 6 Déc - 13:10



CAS N°4
“unexpected day”

Exécutant ses ordres, les deux résidents se chargèrent rapidement de la patiente, tandis que Johan s'apprêtait à toutes les éventualités d'un cas comme celui-ci. Alors qu'il allait donner de nouvelles instructions à son troisième et dernier subalternes, il remarqua que ce dernier était déjà en action. Une excellente initiative de sa part qui laissa bouche bée le titulaire une seconde ou deux. Chose qui n'arrivait pas souvent. O'Donnell, il s'appelait. Un nom à retenir. Par conséquent, Johan s'approcha de la patiente. Elle était en hypothermie et sa respiration inexistante. Le résident commença donc le massage cardiaque tandis que Johan préparait déjà une seringue d'adrénaline afin de pallier à l'éventualité que le massage ne serait pas utile, ni efficace. Cependant, il ne fallait surtout pas l'arrêter. « Driscoll, Beauchamp, trouvez n'importe quoi mais réchauffez-la ! » La patiente ne respirait toujours pas. Johan prit donc l'initiative de lui injecter une première dose d'adrénaline, espérant que son cœur reparte sur le champ. Il n'en était rien. Mais d'une certaine façon, tant que sa température corporelle était basse, la jeune femme ne pouvait être morte. Son hypothermie la sauvait. Quant au bébé... Johan ne savait quoi penser. Pour sauver les deux, il fallait être le plus rapide possible. Le chirurgien traumatologique sortit donc son stéthoscope et diagnostiqua la patiente. Toujours aucun battement. « Continuez, O'Donnell. » Johan se tourna vers Dante. « Va me chercher le défibrillateur ! Et ramènes quelques doses d'adré ! »
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MessageSujet: Re: CAS N°4   Dim 6 Déc - 16:08

Une fois la patiente sortie de l'eau et après l'avoir installé pour commencer les soins, il parut vite évident que la première difficulté allait être de nature thermique. Elle était gelée et les produits qu'on allait lui injecter n'allait pas arranger nos affaires en terme de température interne. Lachlan ne tarda pas à le faire remarquer d'ailleurs, mais j'étais déjà en train de jeter un coup d'œil aux alentours, cherchant l'endroit le plus proche où je pourrais trouver le nécessaire, tout en ouvrant le sac de premier secours qui m'avait été assigné pour en sortir la couverture de survie. J'arrachais le plastique. « Aidez-moi à la tourner », quémandais-je entre deux soins et auscultations, afin de l'enrouler dans la couverture. Une fois fait, je prenais le thermomètre dans le sac. « 87,98°F. »

Je finis par repérer le camion de matériel le plus proche et me jetais dans sa direction. En quelques secondes, je trouvais mon bonheur à l'intérieur. « Je prends une couverture chauffante, état de la batterie 100% », indiquais-je au responsable des stocks. Driscoll, résident Traumato. » Matériel, état, identité du preneur. Tout était en ordre. Attrapant la batterie, calant la couverture sous le bras, je retournais rapidement auprès de mon équipe et de la patiente. « Je prépare la couverture, température à 93°F », indiquais-je, me tenant assez éloigné de ceux qui travaillaient sur elle pour ne pas les gêner, mais assez prêt pour pouvoir intervenir si on m'en donnait l'ordre, alors que je montais l'appareillage. « Dites-moi quand j'allume et quand je mets en place. Batterie au maximum. »
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