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 CAS N°2

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Lynda Castel

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MESSAGES : 41 SINCE : 18/11/2015 NICKNAME : Joker. ALTER EGO : Je suis partout. FACE, @ : Cate Blanchett.

MessageSujet: CAS N°2   Mer 25 Nov - 21:54

Cas n°2
- -✄- -

Au loin, votre équipe remarque un bus jaune, le même genre que prennent les écoliers pour se rendre à l'école. Vous accourrez, le bus est renversée sur le flanc droit, à l'intérieur des enfants avec des blessures légères et d'autres avec des blessures plus complexes. Ils sont apeurés, certains d'entre vous devront les rassurer. Au fond du bus, l'un des enfants à la jambe coincée entre deux sièges, il commence à perdre beaucoup de sang.

Informations supplémentaires : Vous voici donc face à une situation complexe. Nous vous laissons avoir libre court à votre imagination, même si le PNJ risque de vous soumettre à quelques choix au cours de cette intervention. Le nombre de participants est limité à cinq. Pas de règles particulières, laissez aller votre imagination. N'oubliez pas d'aller vous inscrire ici.


PARTICIPANTS (libre 4/6)
titulaires et/ou chefs de service
résidents ✂ James Arryns - Harry Jagger
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MessageSujet: Re: CAS N°2   Jeu 26 Nov - 0:26

Ils arrivent sur les lieux, et James saute immédiatement du véhicule, son sac en bandoulière avec tout le nécessaire d’intervention. C’est un carnage sur le pont. Très vite, il repère le bus scolaire, et son cœur se serre d’effroi. Ni une ni deux, il se met à courir à toute allure jusqu’à l’autobus. Il est renversé sur le flanc droit. A l’intérieur, beaucoup d’enfants. Certains pleurent, d’autres hurlent. James se rue vers les portes de l’autobus, si cabossées qu’il y a moyen de les ouvrir. Passant ses mains entre les deux battants entrouverts, il tire avec force dessus pour les écarter, ravi de pouvoir mettre à contribution ses efforts en salle de musculation. Pénétrant dans le car il s’adresse alors aux enfants : « Les enfants, je m’appelle James, je suis médecin. On va vous tirer de là. Je sais que c’est difficile, mais il va falloir m’aider. Je veux que ceux qui pensent aller bien lèvent la main. » Une dizaine d’enfants courageux levèrent la main. Les autres étaient soit touchés, soit juste effrayés. « Ceux qui vont bien, restez assis jusqu’à ce qu’on vienne vous aider à sortir. Restez calmes, ça va aller. » Mais au fur et à mesure qu’il avançait, il se crispait. Beaucoup avaient besoin de soins, les enfants pleuraient en nombre, et il ne savait par où commencer, jusqu’à ce qu’il tombe sur un enfant coincé entre deux sièges, pâle comme la mort, à peine conscient. Quand James baissa les yeux en direction de sa jambe, il jura : « Merde ! » Et il se mit à crier à l’attention de la titulaire Austeen, espérant qu’elle n’était pas loin : « ON A UNE URGENCE ! » Restant calme, il tâta le pouls de l’enfant, qui était encore présent, mais faible. Sans réfléchir, il déchira sa manche pour tenter de faire un garrot à la jambe de l’enfant qui avait l’air fichue, mais il fallait l’extraire de là si on voulait le sauver. « QUE QUELQU’UN ME RAMENE UN OUTIL TRANCHANT. JE DOIS EXTRAIRE UN PATIENT ET VITE ! » Impossible d’être plus précis en la présence d’enfants, ça les ferait paniquer davantage. Il fallait faire sortir ceux qui possédaient de légères blessures pour éviter la panique.
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MessageSujet: Re: CAS N°2   Jeu 26 Nov - 0:48

C’est fascinant comme le cerveau humain est imprévisible. Il est capable de traiter des informations en temps et en heure, de visualiser le problème dans son ensemble pour chercher une solution et puis, tout à coup, de cesser de fonctionner correctement. Un moment inattendu, un seul instant particulier et il vous plonge dans une léthargie profonde, alors que sous vos yeux, un peu ébahis, défilent des images lointaines, souvenirs profonds d’un passé étouffé, qui se calquent à la perfection avec la réalité de l’instant présent. Ses pieds se clouent au sol, quand Frances quitte le véhicule, un regard étrange sur la scène de désolation qui s’offre à elle, le coeur qui ralentit dans un battement hésitant et douloureux. Les sueurs froides lui collent son t-shirt à la peau et si son teint est naturellement pâle, on ne peut que remarquer qu’elle blêmit à vue d’oeil. Des voitures écrasées, éventrées, aplaties et des cris. A cet instant, Frances n’est plus vraiment sur le pont, avec les autres qui s’activent déjà à la tâche, mais dans le salon de son enfance .. Et aux cris des blessés se mêlent les pleurs de son père, qui lui éclatent les tympans. Deux minutes, peut être plus, défilent et c’est une voix plus grave, qui vient de plus près, qui la sort de son état de demi-conscience. « Vous, là.. Elle regarde l’homme le plus près d’elle, sans prendre le temps des formalités.. Pouvez trouver une scie ? » Et d’un mouvement de tête, elle lui signale le bus renversé, qu’elle contourne pour arriver au niveau du pare-brise, épais mais à travers lequel elle peut voir. Le briser prendrait du temps, mais permettrait sans doute de sortir les enfants plus rapidement. Finissant de faire le tour, elle prend appui sur le capot d’une voiture, bloquée contre le bus, pour atteindre les portes, d’où elle n’a qu’un petit aperçu des dégâts. La tête tournée vers le pont, elle finit par vociférer, la voix encore un peu tremblotante « J’ai besoin d’aide, il faut sortir ces gosses de là.. Tournant le menton vers l’intérieur du bus, elle essaie de reprendre le contrôle. Qu’est-ce qu’on a, James ? » Pas de bambi aujourd’hui..


Dernière édition par Frances Austeen le Jeu 26 Nov - 22:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CAS N°2   Jeu 26 Nov - 1:28

A peine arrivé à l’hôpital, la nouvelle de l’accident résonna à tes oreilles. Tu devais l’avouer, ce n’était pas en général des gens de ton service que l’on envoyait pour ce genre d’intervention tout simplement parce que toi tu t’occupais de faire accoucher des mamans, pas de panser de grosses blessures. Cependant, tu n’avais pas toujours été en obstétrique et tu avais une formation plus que de base pour couvrir tes arrières. Le chef de votre service désigna quelques personnes pour partir sur les lieux de l’accident et tu fus parmi eux. Tu ne perdais pas de temps et tu montais dans une ambulance. Quand tu sortis du véhicule, c’était la panique de partout. Des ambulances arrivaient de tous les côtés, il y avait des blessés partout. Les pompiers étaient là aussi et la police, tout le monde essayait de calmer la situation mais tu savais que cela prendrait des heures. Ton regard fut alors attiré par un bus qui était renversé. Et merde … Les enfants c’était réellement ton point faible. Oui tu les mettais au monde et tu les voyais peu après leur état de nouveau-né mais ils étaient tout de même ton point faible. Tu te mis à courir vers le bus en essayant d’oublier ce qui se passait autour de toi, il fallait s’occuper des enfants avant tout. Deux médecins étaient déjà là, tu les connaissais de vue, service pédiatrie. Ouf, ils seraient là pour s’occuper des blessures importantes. Toi tu pouvais t’occuper du reste. Alors que tu t’approchais du véhicule, tu pouvais entendre les voix paniquées des enfants et la jeune femme blonde dit : « J’ai besoin d’aide, il faut sortir ces gosses de là.. » Bon, tu pouvais t’occuper de ça. Tu avais entendu l’autre médecin crier qu’il avait une urgence. Il fallait en effet sortir les enfants de là. La plupart semblaient bien se porter, du moins assez pour sortir du bus, tu pouvais t’occuper du reste dehors. « Je m’en occupe. » Dis-tu avant de voir un pompier revenir avec une scie. « La scie est là. » Cris-tu pour couvrir les voix des enfants. Tu pris alors une grande inspiration avant de dire : « Que tous ceux qui peuvent marcher essayent de sortir. Et calmement. On pourra mieux vous soigner à l’intérieur du bus. » Tu n’oubliais pas que le bus était instable et que la situation pouvait empirer à tout moment. Du mouvement se fit entendre et des enfants commencèrent à sortir. Tu laissais les deux médecins autour du patient le plus gravement blessé pour te concentrer sur les autres. Quand tu vis qu’une petite fille ne bougeait pas, tu t’approchais. « Tout va bien ? » Tout allait mal pour elle c’était certain mais bon, si ça pouvait la faire parler … « Je … J’ai peur … Et … Je … J’ai mal à la jambe. » Tu essuyais les larmes qui avaient coulées sur son visage avant de lui dire : « Je vais te sortir de là ne t’en fais pas. Accroche-toi à moi d’accord ? » Elle s’accrocha à ton cou avant que tu ne l’attrapes. Tu laissais pendre ses jambes, tu ne savais pas ce qu’elle avait, tu ne voulais pas prendre de risques. Quand tu sortis du bus, tu la déposais sur un brancard. Tu l’examinais rapidement avant de conclure que s’il s’était passé quelque chose c’était ses jambes qui étaient mal. C’est alors que tu vis au loin une collègue, elle était résidente en obstétrique tout comme toi. « Johnson ! Par ici ! Tu peux regarder ses jambes ? Je dois aider à sortir d’autres gamins. » Oui, tu refusais qu’ils assistent au spectacle de leur camarade entre la vie et la mort …
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MessageSujet: Re: CAS N°2   Jeu 26 Nov - 12:29



    Il était rare qu'une résidente en obstétrique soit appelée sur le terrain ce qui témoignait de la gravité de la situation. Un mélange d'angoisse et d'adrénaline l'habite lorsqu'elle saute de l'ambulance. C'est un sentiment qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps, elle s'était habituée à mettre des bébés au monde, à faire des hystérectomies, plus à faire face à des situations d'urgence, mais, elle n'avait rien perdu des connaissances qu'elle avait acquise avant qu'elle ne se spécialise. Elle aperçoit ce bus renversé, son cœur se serre, un bus scolaire, avec des enfants. Des enfants probablement traumatisés voire même blessés. Elle se précipite à côté d'une des portes la carcasse métallique. Elle était douée avec les enfants. Elle ne rentre pas dans le bus, ses collègues sont déjà à l'intérieur. D'autant plus que les enfants qui étaient en état de marcher commençaient à évacuer l'engin. « Restez groupés les enfants. On va venir vous voir.» Répète-t-elle au fur et à mesure qu'ils sortent. Il allait probablement être pris en charge par les pompiers. Les médecins devaient se concentrer sur les blessés les plus sérieusement atteints. Au loin, elle aperçoit un visage familier qui portait une petite fille, il était interne en obstétrique aussi. «Johnson ! Par ici ! Tu peux regarder ses jambes ? Je dois aider à sortir d’autres gamins.» Elle accourt alors qu'il la déposait sur un brancard. Elle arrive près d'elle. «Bonjour, je suis le Docteur Johnson.» se présenta t-elle d'une voix douce, elle était apeurée la pauvre. « Je vais avoir besoin de ton aide, d'accord ? Il faut absolument que tu restes éveillée. Je vais examiner ta jambe, il faut que tu me dises si tu as mal. » continua t-elle. La petite fille acquisse.  Eleanor s'empare de la paire de ciseaux qu'elle avait dans sa blouse et commence à découper le pantalon de la petite fille. Elle pose les yeux sur la blessure. «Tu as une fracture ouverte. » s'exclama t-elle assez fort pour que les gens qui l'entourent entendent mais sur un ton qui minimisait l'ampleur de la blessure pour ne pas lui faire peur. «Il va falloir immobiliser ta jambe, ma puce. » lui dit-elle. Elle continuait à l'impliquer dans le diagnostic. La communication était primordiale. Elle palpe le reste de sa jambe avec fermeté. «Aiee. » s'écrie la petite fille. Elle avait une enflure anormale au niveau du mollet, probablement causé par l'accident, c'était fréquent dans ces cas là, et dangereux, si un caillot de sang se formait, elle pouvait perdre sa jambe. «Possible thrombophlébite. » déclare t-elle alors. Il fallait absolument l’emmener à l'hôpital pour faire des examens plus pousser.

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MessageSujet: Re: CAS N°2   Jeu 26 Nov - 17:43

James est loin d’être serein. Le bus regorge d’enfants qui ne cessent de geindre et pour une fois, il et incapable de les rassurer parce que le petit garçon à l’arrière du bus est en mauvaise posture et il craint pour la vie de ce dernier. « Qu’on me donne la scie ! » Insiste-t-il, pris par le temps. Mais il sait déjà que ça ne suffira pas. Il n’y a pas assez d’espace entre la jambe de l’enfant et le fer qui maintient les deux sièges ensemble. Le frère de Bellamy, Harry, fait sortir les autres enfants et le résident Arryns pousse un soupir de soulagement. La scie maintenant entre ses mains, il réfléchit. Il n’a pas assez d’espace pour vérifier en dessous du siège si le sang s’est arrêté de couler, alors il pose la main sur la carotide de l’enfant. Ce n’est pas bon signe. Les battements sont trop faibles. C’est alors que Frances Austeen lui demande des précisions sur le cas « Une dizaine d’enfants en état de sortir avec des blessures superficielles, je ne sais pas s’il y a des décès à déplorer, pas de trace du chauffeur, et un cas grave en pleine hémorragie, le pouls très faible. » L’enfant est à demi-conscient et le résident le place immédiatement sous oxygène en sortant le nécessaire de son sac d’intervention. Ses gestes sont précis, mais l’inquiétude est grandissante. Il ne sait pas comment extraire ce gamin rapidement sans sacrifier sa jambe. C’est un dilemme qui n’a d’ailleurs pas lieu d’être au vu de l’état de la jambe écrabouillée de l’enfant mais ils ne sont pas à l’hôpital et le temps lui est compté. Dépité par la décision qu’il s’apprête à prendre, il prend la main de l’enfant, comme pour s’excuser d’avance. Reportant son regard dorénavant défait, sur la titulaire, il regrette presque de prononcer ces mots : « Austeen, je vais lui injecter de la kétamine. On va devoir lui amputer la jambe. Elle est fichue. Il ne survivra pas si on ne le fait pas. » On pouvait lire toute la détresse dans ses yeux. La vie de cet enfant ne serait plus la même. Il ne ressentirait pas la douleur, mais James se promettait de lui obstruer la vue pour l’empêcher d’assister à l’opération de fortune. Rien qu’à poser les yeux sur la scie qui était posée à côté de lui, il se sentait coupable. « Il y a peu d’espace mais si vous pouviez m’assister, ça n’est pas de refus. » Il s’avoue pour une fois légèrement stressé. Il valait mieux s’assurer que le patient ne succombait pas pendant l’intervention. Il préparait déjà son injection en espérant que l’opération se déroule bien.

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MessageSujet: Re: CAS N°2   Jeu 26 Nov - 22:24

Se calmer, reprendre son souffle, mettre de côtés tout ce qui la perturbe et se concentrer sur ce qui importe vraiment, sur ce qui fait qu’elle a décidé un jour, au détour d’une conversation innocente, de de venir chirurgien. Sauver des vies. Simplement, sans comprendre que, parfois, c’est plus complexe que ça. Garder en tête qu’aujourd’hui il y aura forcément des gens qu’ils ne pourront pas aider, des vies qui s’éteindront et se raccrocher au reste; le jour se lèvera à nouveau. C’est tangible, ça a du sens et ça l’aide à reprendre son attitude froide et réfléchie. Ce n’est pas sa mère, sur ce pont, dans une de ces voitures broyées, ce n’est pas elle; ça ne peut pas être elle. Alors Frances lutte, tantôt ramener à la réalité par la voix d’un résident qui lui hurle que la scie qu’elle espère tant est là, le pompier à qui elle appartient la lui donnant avec précaution avant d’aider les médecins à sortir les enfants du bus. Ça se vide et c’est tant mieux; moins il y aura d’enfants en train de chouiner, mieux Frances pourra garder ses neurones en bon état de marche et son objectif focaliser sur James et le gamin qu’il ausculte. En passant près d’elle, un petit garçon à l’air hagard, attire son attention et en tournant la tête vers les chirurgien alentour, Frances alpague le type qui ordonne une grande brune de vérifier les jambes d’une fillette. « Vous là.. Jagger, c’ça? Ils sont tellement nombreux à l’hôpital ceux-là, qu’elle n’a qu’une chance sur mille de se planter. Occupez vous de ce garçon, il a du sang dans le conduit auditif! En reportant son attention vers l’intérieur du bus, elle se surprend à siffler entre ses dents, d’un ton loin d’être calme. Nous faut un neuro p’tain.. Sont où les autres!? » Elle a la tête qui tourne, à force de s’agiter pour regarder en direction des autres véhicules, dès qu’un cri retentit, plus strident que les autres. La rumeur circule; une voiture vient de tomber dans l’eau, un peu plus loin. Amputer la jambe. Violemment, Frances arrive à de nouveau se focaliser sur son but; rejoindre James avec l’enfant, la scie en main. Elle a l’impression que ça fait des heures qu’elle est là, alors que seulement deux minutes, à tout casser, viennent de passer. « Non … non ! » Cette fois, la titulaire n’hésite plus et se précipite un peu rapidement dans le véhicule, manquant de trébucher sur les sacs qui trainent, tellement rivé sur les mots du résident et le sang qui tache le siège, qu’elle ignore s’il reste quelqu’un d’autre ou non. « Un écarteur.. Les pompiers, ils ont forcément ce qu'il faut pour désincarcérer les blessés accidentés.. Elle ignore volontairement la supplication qui traine au fond de sa gorge et tente de reprendre une voix assurée. Ça pourra soulever le siège, sans doute assez pour extirper sa jambe.. En s’approchant, attachant ses cheveux pour qu’ils ne la gène pas, elle se penche le plus possible pour essayer d’apercevoir l’étendue des dégâts, sa mini lampe de poche lui offrant un peu de luminosité.. Un peu, mais pas assez. Elle parvient simplement à distinguer la longueur de la plaie. Le garrot, c’t’une bonne idée, mais on va ligaturer, c'est risqué, surtout dans leur condition. Vous avez ce qu'il faut ? Et.. De l’oxygène, il lui en faut.. » Oui, le cerveau est un drôle d'organe et les souvenirs une étrange maladie. Merde. Concentration. « L’amputation en ultime recours.. C’t’un gamin.. » Ou l’hôpital qui se fout de la charité, parce qu’elle est persuadée que si elle avait été la première à entrer, elle n’aurait pas fait autrement.
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MessageSujet: Re: CAS N°2   Dim 6 Déc - 21:35


C’était un cauchemar, un vrai cauchemar, voilà ce que tu étais en train de vivre. Tous ces enfants allaient faire des cauchemars pendant des mois et des mois avant de pouvoir continuer à vivre à peu près normalement. Tu espérais que vous n’auriez pas à leur annoncer la mort d’un de leurs camarades. Tu n’étais pas un expert en pédiatrie, toi ton truc c’était l’obstétrique mais tu avais reçu une formation générale comme tout le monde et durant ton internat tu avais été faire quelques mois en pédiatrie donc tu avais quelques réflexes. Mais vous aviez deux experts avec vous et tu étais heureux de leur laisser le plus compliqué. Rassurer les enfants c’était le plus important pour toi. Tu les faisais sortir un par un en vérifiant qu’ils ne soient pas trop amochés. Tu avais laissé la petite fille avec Eleanor et tu espérais qu’elle allait bien. Alors que tu aidais d’autres enfants à sortir, un des deux médecins qui s’occupaient de l’enfant au fond du bus t’interpela : « Vous là.. Jagger, c’ça? Occupez vous de ce garçon, il a du sang dans le conduit auditif! Nous faut un neuro p’tain.. Sont où les autres!? » Tu regardais dans la direction qu’elle indiquait et en effet il restait un petit garçon. Tu aidais à sortir les deux-trois enfants qui restaient et tu te précipitais vers le petit garçon. Ton premier réflexe fut de regardait s’il respirait. Il respirait mais faiblement. Tu regardais rapidement le reste de son corps et en voyant sa jambe il était clair qu’elle était cassée mais rien ne semblait avoir pénétré la peau. Tu décidais de sortir l’enfant de là pour mieux le diagnostiquer. Tu criais de préparer un brancard à l’extérieur avant de le porter en essayant de le bouger le moins possible et de le déposer sur le brancard pas loin d’Eleanor. C’est alors que tu entendis la jeune femme dire : « Possible thrombophlébite. » Tu fermais les yeux. Putain, il fallait l’amener à l’hôpital et tu vis les gens se mettre en marche. Mais ce n’était pas le moment. « Attendez. Il est possible que vous ayez à transporter cet enfant aussi. » L’ambulancier te regarda avec de grands yeux avant de te dire : « On ne peut transporter qu’une personne à la fois. » Tu levais les yeux au ciel avant de lui dire : « On a pas le temps, je pense qu’on vous pardonnera si vous sauvez deux vies. Attendez un peu. Johnson, par ici. » Dis-tu en te penchant vers le garçon. Tu sortis ton stéthoscope et tu prenais sa respiration. Elle se faisait de plus en plus difficile. Tu regardais ses doigts qui devenaient bleus. « Merde, j’ai peur qu’il nous fasse une hémorragie interne qu’est-ce que tu en penses ? » La petite fille avait besoin d’examens mais elle n’était pas dans un danger de mort, pas dans les minutes qui s’écoulaient en tout cas.  
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