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 Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave

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MessageSujet: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mar 24 Nov - 12:48


Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

La rue était déserte, seul le vent de novembre balayait les dernières feuilles jonchant les trottoirs du quartier. Quelqu'un avait donné l'alerte. Personne ne savait qui, mais il subsistait une âme héroïque dans ce chaos. Jade avait perdu connaissance bien avant l'arrivée des secours. Aucun organe vital ne semblait touché ce qui rendait l'avenir optimiste or la jeune fille avait perdu beaucoup de sang. Et cette fois-ci les termes avaient été employés, le pronostic vital était engagé. Il suffisait de l'acheminer à l'hôpital, de la confier entre les mains des médecins et urgentistes pour que ses chances de survie repartent à la hausse. Sur la route, en direction du Menphis Wave, l'un des ambulanciers se surprit à philosopher. La petite allait se battre. Se battre pour venger la mort de sa mère, se battre pour ne pas faire monter le compteur des décès à trois en cette soirée lugubre. Oui, elle serait forte et porteuse d'un message d'espoir.

La nuit tomba bien vite, la sirène hurlant l'urgence, les gyrophares illuminant les abords du centre hospitalier. C'est en arrivant dans l'enceinte de l'hôpital que Jade reprit conscience. Elle n'ouvrit pas tout de suite les yeux, tiraillée par la douleur qui s'étendait de sa jambe jusqu'à son buste. La lumière se faisait intense à travers ses paupières closes et elle ressentait cette agitation autour d'elle. Dans un tel état, ne comprenant pas encore ce qui venait de se passer, la seule pensée qui lui traversa l'esprit fût, je suis vivante mais pour combien de temps? L'heure d'ouvrir les yeux arriva, elle ne pourrait pas rester cachée toute sa vie derrière ce voile de souffrance. Sa vision était floue mais elle reconnut la silhouette d'un jeune homme. Celui-ci se rapprocha rapidement de son visage. « Comment t'appelles-tu? » Elle ne savait pas si elle aurait la force de lui répondre. L'inconnu d'une telle situation était là, aux portes de ses lèvres. Allait-elle réussir à articuler et être audible? Le mystère finit par se dissiper. « Jade. »

L'ambulancier entreprit alors de la rassurer, de rester à ses côtés. La jeune fille ne l'entendait qu'à moitié mais qu'importe le son de sa voix suffisait à l'apaiser. Les portes du camion s'ouvrirent à la volée et le brancard fut déchargé. C'est alors qu'un attroupement se forma autour de la Petterson, paniquant en découvrant un nouveau regard toutes les secondes fixés sur elle. « Jade. Jeune fille blessée par balle à l'abdomen et la cuisse droite. Victime d'un règlement de compte. Retrouvée inconsciente. Pouls faible, respiration irrégulière, hémorragies multiples. A reprit conscience en arrivant. »

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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mar 24 Nov - 20:59


Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

Il se place derrière le volant de l'ambulance en vitesse et tourne directement la clé pour allumer le moteur. Son nouveau coéquipier, dont il n'a pas encore retenu le nom, attache rapidement sa ceinture. Depuis l'arrêt maladie de Murphy, ces collègues se sont suivis sur le siège passager, ses supérieurs ne lui ayant toujours pas trouvé de nouveau partenaire. Volker attache également sa ceinture de sécurité alors qu'il commence déjà à appuyer sur l'accélérateur. « Tu sais ce que ça veut dire ce quartier ? » Son collègue le regarde d'un air grave. Ils savent tous les deux dans quelle galère ils s'embarquent en se rendant dans cette direction. « Plus d'une balle de tirée à mon avis. » L'ambulance sort du parking, gyrophares allumés et sirènes retentissantes. Malgré le fait qu'ils se dirigent vers une situation qui sera plus que délicate, cela n'empêche pas Volker d'aller le plus rapidement possible. D'après ce qu'il a entendu dans sa radio, la victime est jeune. Sûrement un gamin qui s'est prit une balle perdue. C'est malheureusement une chose assez commune dans ce quartier. Déjà ce soir, le central a déjà reçu un appel concernant ce coin là. Plus rien ne va. Après quelques minutes, l'ambulance arrive sur les yeux. Les deux paramédics descendent en vitesse et agissent rapidement. Volker ouvre les portes arrières de l'ambulance et en sors la civière, pendant que son collègue se charge de prendre le sac contenant le matériel nécessaire. La voix dans sa radio n'avait pas menti. Sur le sol gisait une gamine, pas plus de quinze ans. C'est toujours pareil ici. Volker se penche au-dessus de la victime, inconsciente. « Eh la demoiselle, tu m'entends ? » Son collègue dépose ses doigts dans la nuque de l'adolescente et attend quelques secondes avant de hocher la tête de haut en bas. Volker attrape la lampe qui se trouve dans le sac et ouvre les paupières de la gamine. « C'est bon. Allez, on l'emmène. » Le coéquipier place une minerve autour du cou de la victime, puis ils comptent jusqu'à trois avant de la soulever pour la déposer sur la civière. « Prends le volant. » Volker monte à l'arrière de l'ambulance sans attendre de réponse de son collègue. Le Kaiser donne des ordres, comme d'habitude.

A l'intérieur de l'ambulance, Volker fait de son mieux pour arrêter l'hémorragie. Il utilise compresses sur compresses, faisant toujours attention aux signes vitaux de l'adolescente. « Allez, tu peux le faire. Tu peux le faire. Trop de gens sont déjà morts ce soir. » Il jette un coup d'œil par la fenêtre, l'hôpital n'est plus très loin. Quelques secondes plus tard, l'ambulance s'arrête. Soudain, comme si elle avait été réveillée par la lumière et le vacarme, la gamine rouvre les yeux. Volker se pencha au-dessus son visage. « Comment t'appelles-tu ? » Enfin mettre un nom sur ce visage, mais aussi savoir si elle n'a pas de séquelles neurologiques. L'adolescente répond. Jade. Elle s'appelle Jade. « Ok Jade. T'es à l'hôpital, on vient juste d'arriver. Tu tiens le coup, d'accord ? » Les portes de l'ambulance s'ouvrent sur son coéquipier. Ils descendent la civière et rentrent dans l'enceinte des urgences. Directement, plusieurs personnes s'attroupent autour de la civière. « Jade. Jeune fille blessée par balle à l'abdomen et la cuisse droite. Victime d'un règlement de compte. Retrouvée inconsciente. Pouls faible, respiration irrégulière, hémorragies multiples. A repris conscience en arrivant. » Volker déblatèrent des paroles sans vraiment viser quelqu'un, il sait très bien que les médecins l'écoutent attentivement malgré l'agitation. « J'ai réussi à stopper l'hémorragie au niveau de la cuisse. Possibilité d'hémorragie interne. » Il lance un dernier regard à Jade, se voulant rassurant malgré la situation.
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mar 24 Nov - 21:36


Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

Manger. Enfin ! Je ne comptais plus le nombre de fois que j’avais repoussé ce moment, à chaque fois happé par un nouveau cas aux urgences. Oui, il faut déléguer, mais travailler au lieu de se tourner les pouces, c’est pas plus mal non-plus. Par ailleurs, ces derniers temps, les urgences ne sont pas forcément prises d’assaut par les internes ou résidents. Il va encore falloir qu’un gros cas arrive par ces portes pour qu’ils se rendent compte que la mine est le cœur de cet hôpital et qu’il doit être pris autant au sérieux que les autres services. Je fis un détour par le premier étage pour voir si Peter serait libre pour m’accompagner, s’il n’avait pas déjà mangé ce soir et heureusement pour moi, il fut heureux de ma proposition. J’ai une assiette remplie de purée, de compote et d’une bonne cuisse de poulet devant moi. Assez pour me faire saliver, j’ai tellement faim. J’enfournai ma première bouchée tout en faisant la conversation à mon meilleur ami. « Alors, des cas intéressants aujourd’hui ? » lui demandais-je avant de boire une gorgée d’eau. « Une sarcoïdose bien coriace mais à part ça, pas grand chose d’excitant aujourd’hui. » me dit-il avant de poursuivre « Pour tout te dire, je ne suis même passé au bloc aujourd’hui. Ça me rend malade. ». Et je pouvais le comprendre, moi qui suis sans cesse à la recherche d’action et de mouvement, passer ma journée dans un service à ne faire que des examens post-opératoires, je deviendrais dingue aussi. J’eus à peine le temps de lui adresser trois mots de plus entre quatre autre bouchées que mon bipeur retentissait déjà. « Hum, le devoir m’appelle. Profite du poulet ! » lui dis-je en me levant, laissant à contre cœur plus de la moitié de mon repas derrière moi.

La minute suivante, j’étais à la mine, prêt à accueillir l’ambulance qui arrivait en trombe dans l’allée qui lui était réservée. « Jade. Jeune fille blessée par balle à l'abdomen et la cuisse droite. Victime d'un règlement de compte. Retrouvée inconsciente. Pouls faible, respiration irrégulière, hémorragies multiples. A repris conscience en arrivant. » D’autres médecins s’étaient attroupés autour du brancard que nous conduisions vers un boxe, une infirmière tirant les rideaux derrière nous. Je pris la parole tout en essayant de parcourir dans un premier temps à vue d’œil l’étendue des dégâts « Salut Jade, je m’appelle Robert, je vais te prendre en charge dès à présent. ». L’ambulancier continua à nous présenter l’état de la situation « J'ai réussi à stopper l'hémorragie au niveau de la cuisse. Possibilité d'hémorragie interne. ». Je lui adressai un coup d’œil rapide tout en le félicitant « Bon boulot Kaiser, il y en a d’autres qui arrivent ? ». Malheureusement, dans ce genre d’évènements, les victimes n’étaient jamais uniques, surtout s’il s’agissait d’un règlement de compte. « Nelson, bipe Austeen et Lachlan. » poursuivis-je avant de prendre enfin ma patiente en charge. Mes gants une fois enfilés, je n’hésitai pas à plonger les doigts dans la plaie au niveau de sa cuisse. La petite avait déjà été mise sous sédatifs et ne devait pas plus souffrir de cette manipulation. Je retins un juron entre mes dents après avoir eu la confirmation que j’attendais : la balle est toujours logée entre ses tissus. D’ailleurs, le coup n’a pas dû être tiré depuis une grande distance puisque les tissus sont fort endommagés, tout ça à cause de la charge contenue dans la balle. Je portai à nouveau mon regard vers la patiente. « J’ai besoin que tu me guides, d’accord. Où est-ce que tu as mal, exactement ? » lui demandais-je. De ce que je pouvais voir, il y avait des éclats au niveau de la cuisse adjacente et de son abdomen, mais tout le monde sait qu’une blessure peut en cacher une autre. Pas facile pour un enfant, d’autant plus dans cet état, pour guider avec autant d’exactitude que possible un médecin, j’espérais qu’elle en serait capable, ce qui nous aiderait énormément.

HJ:
 
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mer 25 Nov - 13:52

Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

Sa garde s’annonce pénible quand elle sort de la chambre 123, les vomissements intempestifs d’un gamin admis plus tôt dans la matinée s’étant enfin calmés, bien qu’elle ignore encore pour combien de temps précisément. En regardant sa montre, fascinée par l’aiguille qui oscille légèrement avant de s’aligner sur un chiffre, Frances réalise que ça fait officiellement 36h qu’elle n’a aucune intervention, aucun cas nécessitant de l’allonger sur une table d’opération. Frustrant. C’est presque si elle ne se met pas à douter de son véritable rôle au sein de l’hôpital; chirurgien ou babysitter. Les cas les plus récents ne sont pas des urgences, ni en danger quelconque et il ne lui reste que ceux présents dans le service depuis plus longtemps, dont quelques uns sur lesquels elle se penche encore, à la recherche d’une solution. Le dossier du 123 en main, qu’elle regarde sans vraiment voir, la titulaire s’appuie contre le bureau des assistantes, un regard sur les chambres qu’elle a en vue depuis son point d’observation. Elle devrait s’en féliciter parce que même si ça signifie que tout le monde n’est réellement guéri, cela démontre aussi aucun aggravation des cas déjà présents.. Elle devrait, oui. Soupir aux lèvres Frances dépose le dossier dans le panier et jette un oeil curieux sur la boite qui trône, soulevant le couvercle pour faire une découverte qui, un peu exagérément, améliore sa soirée. « Quoi? Devant le regard réprobateur d’une infirmière, de passage, qui la surprend la main dans la boite, la grande blonde brandit une pâtisserie avant d’ajouter, d’un air fataliste. Donut sur table n’a pas de maître.. » Et elle engloutit déjà un morceau, réalisant sans doute qu’il s’agit de son unique repas de la soirée, n’ayant pas la volonté de rejoindre la cafétéria pour se lancer dans une tentative, qui échouera certainement, d’interactions sociales. D’ailleurs, Frances remarque vite qu’elle n’est pas la seule; entre les internes qui hantent le service comme des âmes en peine, dans l’espoir silencieux, presque coupable, qu’une opportunité se présente et quelques résidents qui épluchent des documents.. Et le donut qu’elle engloutit comme si toute sa vie en dépendait. Du sucre plein le menton et le nez en l’air, la migraine qui s’efface légèrement à mesure qu’elle remplit son estomac, même si elle devine facilement que l’effet s’estompera dès qu’elle aura terminer de se bourrer de gras, c’est son bippeur qui la coupe dans sa contemplation fasciné de la couche de sucre rose qui recouvre la pâtisserie. Sans doute la seule façon de lui faire aimer cette couleur; qu’elle soit associée à un truc comestible. « Merde.. » Dépitée elle jette le petit bout, qu’il lui reste de son appétissant repas, dans la poubelle près du bureau et en frottant ses mains sur l’une contre l’autre, elle envoie un coup de coude dans les côtés de James qui se trouve sur son chemin. « Bambi, vous ferez les yeux doux aux internes plus tard, on va aux urgences. » Elle essuierait bien la graisse qu’il lui reste sur les doigts sur la blouse du résident, mais par souci de professionnalisme, elle se contente d’utiliser une lingette qu’elle pique au passage.

C’est pas rare qu’on l’appelle elle, ou un autre titulaire du service, en bas, mais quand ça tombe sur elle, Frances ne peut s’empêcher de sentir le stress grimper, ainsi que l’adrénaline. Sans un mot de plus, sans même vérifier que le résident qu’elle vient d’alpaguer la suite vraiment de près, elle se surprend à dévaler les escaliers à une vitesse folle. C’est la cohue en bas, comme pratiquement tous les jours, les cas défilant la plupart du temps à une vitesse telle qu’on s’étonne du nombre une fois l’excitation retombée et le décompte fait. « Nelson ? » Demande-t-elle à une infirmière, sans prendre le temps d’en dire plus, parce que ce n’est pas nécessaire et, déjà, elle se dirige vers le boxe qu’on lui indique, pour tirer le rideau sans ménagement aucun. « J’ai réussi à stopper l’hémorragie au niveau de la cuisse. Possibilité d’hémorragie interne. » Le regard électrique de la chirurgienne se pose sur l’homme qui parle, un de ces ambulanciers qui défilent dans le coin comme une majorette, puis sur le chef de service, McCawley qui a déjà les doigts dans la plaie que la gamine a à la cuisse. Ça lui évite d’avoir à demander pourquoi on l’a fait se déplacer, un gain de temps considérable. Elle enfile déjà ses gants pour s’approcher de la patiente et tâter son abdomen/ « J’ai besoin de la bouger, Arryns, mettez vous de l’autre côté et tirez la vers vous.. » Elle a déjà une main sous son dos, avant qu’on ne l’ait complètement bougé, pour vérifier à tâtons qu’il y a bien une plaie sortante. « Mac, qui est le titulaire de garde, en trauma ? » Son regard ne se pose, à aucun instant, sur la gamine qu’elle tripote. Mais pour une fois, ce n’est pas seulement parce qu’elle s’en fout, c’est surtout parce qu’elle n’aime pas ça; les enfants blessés. Certes elle a du mal d’ordinaire avec les adolescents et les plus jeunes, mais elle gère mieux la situation quand ils sont malades, quand il s’agit d’une anomalie génétique ou d’un mal causé par quelque chose qui s’explique et se règle par les voies scientifiques.. mais là.. Là, elle peut pas s’empêcher de serrer les dents, parce qu’elle a tout les travers du monde, il n’empêche qu’elle est capable de ressentir de la colère face à la situation; on a tiré sur une gamine, délibérément. Et ça, avec Frances, ça pardonne pas.



Dernière édition par Frances Austeen le Ven 27 Nov - 2:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mer 25 Nov - 23:39

C’était une soirée plutôt tranquille. Le résident Arryns avait comme d’habitude effectué sa ronde auprès des enfants. Il en avait appris des choses. Arthur lui avait raconté qu’il y avait des anges sur terre qui étaient là pour veiller sur les autres et qu’ils changeaient la vie de toutes les personnes qu’ils croisaient. Mandy lui avait montré les progrès qu’elle faisait en marchant avec sa prothèse, Adam lui avait confié avoir envie de partir en mer comme lui sur son bateau, et Lloyd avait déploré le fait de ne pas avoir le droit de manger un gâteau au chocolat. James lui avait promis de lui en acheter un dès qu’il irait mieux. Tous se faisaient une joie de passer du temps avec lui. Il était toujours très à l’écoute et il avait une certaine réputation ici. Les parents l’encensaient mais lui rétorquait toujours ne faire que son devoir. Après sa ronde, il aurait dû manger quelque chose, mais il n’avait pas faim. La journée n’avait pas été bien fatigante, quoique longue puisqu’il n’avait eu aucune personne à opérer depuis un long moment, mais ça lui permettait aussi de souffler. Tous ses dossiers étaient déjà classés, Malya ayant pris soin de vérifier chacun d’entre eux avant de rentrer chez elle, et il déambulait dans le couloir comme une âme en peine, s’arrêtant pour discuter avec quelques internes qui lui posaient des questions. Alors qu’il causait diagnostic avec deux jeunes internes, Frances Austeen, la titulaire lui assena un coup de coude violent dans les côtes pour l’amener aux urgences. La suivant immédiatement sans prendre la peine de s’excuser auprès des internes, il râle et tente de se justifier : « Je ne fais pas les yeux doux aux internes ! Et arrêtez de m’appeler Bambi, je ne vous appelle pas Cruella ! » Blague à part, il se demandait bien quel cas ils allaient trouver en arrivant aux urgences, et ils étaient pressés d’y être tant ils arpentaient à toute vitesse les couloirs. Cette sensation qui l’étreint et à la fois terrifiante et intrigante. Pourvu que cet enfant-là n’y passe pas. Il appréhende comme à chaque fois qu’il passe les portes des urgences. Quand ils arrivent au box, ils trouvent là une adolescente d’environ quinze ans, blessée par balle, et apapremment ça ne sent pas bon. Une hémorragie stoppée au niveau de la cuisse, oui mais la balle est toujours nichée dedans. Merde. La patiente est en plus consciente et immédiatement, James se rend auprès de Jade en se mettant presque à sa hauteur pour la rassurer. « Hello princesse, je m’appelle James, on va s’occuper de toi, je te promets que ça va aller. Il faut que tu répondes bien à nos questions si on en a, ok ? On va te tirer d’affaire. » Serrant sa main brièvement pour lui signifier qu’il ne la laissera pas tomber. Elle a du mal à respirer la pauvre, il peut le constater en entendant un léger sifflement. Austeen lui demande de l’aide tandis qu’elle ausculte la patiente, et il attire l’enfant vers lui pour laisser voir la plaie sortante. Il peut lui-même la distinguer tandis qu’il maintient l’enfant sans problème et qu’il pose le regard sur le dos. Se libérant d’un bras, il trace un trait dans le vide au dessus de l’enfant pour évaluer le trajet de la balle. « L’abdomen est perforé des deux côtés. Le trajet indiquerait qu’aucun organe vital n’a été touché. Mais la patiente présente une certaine dyspnée audible. » Son cerveau se met à bouillonner. Alors qu’il repose doucement, il palpe à son tour le corps de l’enfant, et émet son propre diagnostic en constatant les dégâts au niveau du thorax. « Absence de vibration vocale. Possibilité d’hémothorax. » C’est un miracle qu’aucun organe vital ne soit touché, mais il est quasiment certain qu’un épanchement de sang s’est formé au niveau des poumons. Si Austeen déplorait son manque habituel d’initiative, il agit très vite et prend lui-même des décisions sérieuses : « Vérifiez son pouls, il faut lui prendre la tension, le visage est pâle, je serais d’avis qu’on la place tout de suite sous assistance respiratoire, il faut stopper l’hémorragie et drainer l’épanchement de sang. » Il n’a pas le temps de douter, pas le temps d’émettre des hypothèses, il faut sauver Jade. Relevant la tête vers la titulaire en pédiatrie, il s’adresse à elle comme si les rôles s’étaient inversés. « Austeen ? Vous confirmez ? » Quant au titulaire en traumatologie, il ferait mieux d’arriver rapidement, ou il irait le chercher lui-même.
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Jeu 26 Nov - 1:15


Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

C'est à présent une foule impressionnante de personnes qui s'activent autour de la jeune fille. Chacun à son rôle, chacun à sa place, chacun sait exactement ce qu'il fait. Le plus commun des mortels serait paniqué face aux multiples blessures de Jade mais eux, ils restent calmes, concentrés... C'est leur métier. Mais quel métier!
Parmi tous ces visages qui se penchent au-dessus d'elle, la Petterson finit par reconnaître celui de l'ambulancier. Il est toujours là, à ses côtés, débitant de nouvelles informations pour passer le meilleur relais à l'équipe médicale. La lumière est forte et émane de partout, empêchant Jade de garder les yeux ouverts. Les sons s'entrechoquent, les paroles aussi. Elle sent une main froide s'emparer de son avant-bras et un léger pincement se fait ressentir. L'injection commence à faire effet, rendant la douleur plus sourde bien que toujours présente.

A présent une nouvelle personne se présente à la patiente. Ses paroles se veulent rassurantes, c'est bon, tout va s'arranger. « Salut Jade, je m’appelle Robert, je vais te prendre en charge dès à présent. » Comme dire, c'est bon les gars! Robert est sur le coup! Il va arranger le truc! Elle sent le regard de ce Robert parcourir tout son corps. Il s'arrête sur des zones précises. Plusieurs noms sont énoncés. Est-ce si terrible? Pourquoi a-t'il besoin d'autant de personnes? Il continu en plongeant ses doigts à travers l'une des plus grosses blessures visibles, l'impact au niveau de la cuisse. Ça triture dans la chair, Jade le sent et tout ce qu'elle souhaite c'est d'en finir au plus vite.

« J’ai besoin que tu me guides, d’accord. Où est-ce que tu as mal, exactement ? » La Petterson se sent à l'ouest. Larguée depuis bien longtemps par les discussions qui ont lieu autour d'elle. Il est temps de participer, de se mettre à son tour au boulot pour aider les médecins. Mais, qui y a-t-il de pire que de se concentrer sur une douleur pour la caractériser alors que tout ce que l'on souhaite c'est en faire abstraction? Jade veut mettre de la bonne volonté. Le problème étant qu'elle n'arrive plus à différencier là où elle a mal, des zones qui commencent à s'anesthésier... C'est le trouble complet. « A la jambe... Au... Au ventre... » Elle n'aide pas vraiment Robert et elle le sait.

La jeune fille finie pas perdre pied, le choc laisse place au résultat et à la souffrance, pas seulement physique mais aussi psychologique. Ses yeux commencent à briller. Elle ne doit pas pleurer. « Je... Je ne sais pas. » avoue t-elle à mi-mot et libérant un larme. Une unique larme qui roule en direction de ses cheveux. C'est alors qu'une nouvelle personne fait son entrée. Jade ne la voit pas mais l'entend. Il s'agit d'une femme. Elle a la voix posée et donne des indications pour approfondir son examen visuel. « J’ai besoin de la bouger, Arryns, mettez vous de l’autre côté et tirez la vers vous.. » Jade se retrouve donc tournée sur un côté, tirée, palpée, redéplacée, palpée de nouveau. Combien de mains arpentent son corps meurtrit? Elle de nature si pudique sent la panique faire son apparition petit à petit.

« Hello princesse, je m’appelle James, on va s’occuper de toi, je te promets que ça va aller. Il faut que tu répondes bien à nos questions si on en a, ok ? On va te tirer d’affaire. » Encore un nouveau visage. Mais les interrogations remontent lentement à la surface. Où est sa mère? Et Malik? Que leurs est-il arrivé? Une main chaude frôle la sienne puis s'en empare délicatement. Elle cherche le regard de ce fameux James mais ne le trouve pas. Ce dernier est lui même partit à la recherche d'indices pour déterminer les possibles complications. Ses paroles sont vides de sens pour Jade pourtant chaque personne dans le box semble attentive aux paroles des uns et des autres. Perforé? Dyspnée? Hémothorax? Assistance? Drainer? Sang. Jade est pétrifiée, figée et perdue. Ne comprenant rien à ce qui se déroule sous ses yeux et au sein de son corps. Ayant tant d'interrogations se bousculant dans son esprit. Alors c'est vrai? Elle va mourir? Mais aussi jusqu'à la plus futile des questions comme, personne n'a ramassé le sac de commissions...

Une main qui lui est inconnue s'approche de son visage, lui apposant un masque à oxygène au niveau de ses voies respiratoires. Ce qui a la conséquence de complètement lui obstruer la vue. Alors, sa panique finit par s'extérioriser. Sa main tâtonne frénétiquement à la recherche de celle de James. Jade finit même par chercher à détourner la tête, ayant besoin de voir autre chose les lumières aveuglantes et le plastique du masque, car, même le courage et la plus grande des forces vous abandonnent parfois.


Dernière édition par Jade Petterson le Ven 27 Nov - 14:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Jeu 26 Nov - 19:07



Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

Johan était déjà aux urgences de l'hôpital quand son bipeur sonna. Occupé avec une patient hystérique qui cherchait par tout moyen à s'enfuir de l'hôpital, le docteur Lachlan n'avait eu d'autre choix que de la plaquer sur son lit en attendant qu'un interne lui attache maladroitement les poignets et les chevilles. « Dégages ! Va biper un psychiatre et retourne à la mine. On se reverra demain si toutefois tu arrives enfin à faire quelque chose de bien dans mon service. » Il se retourna alors vers l'infirmière qui lui présenta une seringue. Il l'attrapa et injecta le calmant demandé dans le bras de la patiente qui se réagit rapidement. Jetant seringue puis gants, Johan prit son bipeur et commença à courir lorsqu'il comprit l'urgence de la situation. Il ne savait pas à quoi s'attendre, ni même à l'état de la situation actuelle. Il verrait sur place et c'était bien là son point fort. Agir dans l'urgence. Avoir cette adrénaline qui lui montait au cerveau était la sensation la plus incroyable qu'il nait jamais vécu. Il adorait ça !

Rapidement , il entra dans la salle de trauma. « Austeen ? Vous confirmez ? » Il eut à peine le temps d'enfiler les gants que l'infirmière lui tendit qu'il se penchait déjà sur la patiente. Une gosse... Johan détestait les gosses. Les bébés, il les supportait derrière la baie double-vitrée de la maternité. Mais les gosses... Entendre leur chamaillerie, leur caprice, leur pleurnicherie, il s'en passerait volontiers. Quoi qu'il en soit, en tant que professionnel, le chirurgien ne laisserait rien paraître et adopterait le comportement nécessaire et adéquate à la situation. « L'un de vous peut me résumer la situation ? » Demanda-t-il simplement en relevant son regard vers Arryns, Austeen et McCawley. Il se pencha alors vers la patiente qui se débattait avec le respirateur qu'on lui mettait sur le visage. Johan l'attrapa et le garda en main un instant alors qu'il se mettait au niveau de la jeune fille. «Salut toi. Je suis le docteur Lachlan et je vais m'occuper de toi avec tous les autres médecins ici présent. Mais pour qu'on puisse t'aider il faut que tu gardes le masque sur ton visage. C'est pas agréable, je sais, mais ça ne pourra que t'aider et nous aider aussi à te soigner rapidement. » Doucement, Johan fit une nouvelle tentative avec le respirateur et attendait de voir la réaction de la patiente. Il se redressa, jetant un regard rapide mais efficace sur les constantes de la petite princesse. « Alors, il arrive ce résumé ?! McCawley ?! » Le trentenaire fixa le chef des urgences qui était, selon lui, le plus apte à répondre. Avec Frigid et Arryns, il ne préférait pas prendre de risque. La communication était l'un des fondamentaux de la médecin d'urgence et Johan préférait se tourner vers un homme qualifié pour lui transmettre rapidement les informations importantes.

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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Jeu 26 Nov - 19:58


Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

Le problème avec ce genre d’urgence ? C’est que ça requiert bien trop de monde. Et le monde, j’aime pas ça. J’ai été habitué à gérer des cas bien pire avec mes deux seules mains et beaucoup moins de matériel, l’avantage, c’est que j’étais le seul à penser, le seul responsable, et je ne devais pas me mettre d’accord avec trois autres médecins. C’est limite si on ne se marche pas dessus, chacun de nous se prenant pour Dieu et étant persuadé d’être la clef de voûte de la situation. Mais le protocole est le protocole. Ici, je ne peux pas soigner ce genre de cas seul et je suis obligé d’appeler au moins un titulaire en pédiatrie puisque c’est un enfant, et un autre en traumatologie, et puisque nous sommes dans un hôpital universitaire, les internes et résidents suivraient de près. J’ai la main fourrée dans la plaie de sa cuisse lorsque mes premiers collègues arrivent, il s’agir de Frances et James. Si je m’écoutais, je ferais un monologue interpersonnel sur ce que je pense de chacun d’eaux, mais je suis concentrée. La petite fille me répond qu’elle a mal au ventre. Ça, je m’en doutais. Je grimace, la tâche ne va pas être simple. Je retire ma main de la plaie lorsque la titulaire en pédiatrie s’exprime sur le fait qu’elle a besoin de retourner la patiente. « Mac, qui est le titulaire de garde, en trauma ? » me demande-t-elle tout en s’exécutant. « Lochlan, je l’ai bipé en même temps que toi, j’espère qu’il va vite se ramener. » J’attrape des compresses pour maintenir l’hémorragie de la plaie ouverte dont je m’occupe depuis le départ, accompagné d'Austeen pour le ventre. « (…) il faut lui prendre la tension, le visage est pâle, je serais d’avis qu’on la place tout de suite sous assistance respiratoire, il faut stopper l’hémorragie et drainer l’épanchement de sang. » Arryns fait son topo de résident. Une nouvelle chose qui a le don de m’agacer et à laquelle je ne me suis toujours pas habitué : penser tout haut, et pire, attendre la permission pour agir. Bon sang, il est au courant que nous sommes aux URGENCES celui-là ? ça veut bien dire ce que ça veut dire ! Bordel. « Contenir l’hémorragie, c’est fait. Attrape le kit derrière-toi pour lui faire son drain. Lui transperce pas les poumons au passage ! » lui répondis-je, coupant la parole à Frances qui vient pourtant d’ouvrir la bouche. Je sais qu’elle n’apprécie pas et qu’elle grogne en elle-même, mais elle ne peut pas m’en vouloir d’accélérer les choses. La cavité pleurale n’est pas toujours des plus évidentes à cibler, espérons qu’il ne se plante pas, sinon nous aurions un soucis à ajouter à notre affaire. J’ai beau avoir été habitué à voir et traiter des blessures par balle, celle-ci me répugne. Comment peut-on tirer délibérément sur un enfant ? Je range cette question au fond de mon esprit au moment où Lachlan fait son apparition. « L'un de vous peut me résumer la situation ? » Enfin là, celui-là ! Il lui a fallu combien de temps en plus ? J’ai l’impression que cela fait un quart d’heure que nous sommes auprès de cette fille, à peine ado, tellement les évènements s’enchainent. Malgré sa question, il a suivi d’une oreille ce que le résident a signalé puisqu’il lui place un masque sur le visage pour aider sa respiration. Je vois la douleur se dessiner sur le visage de Jade et indique à l’infirmière de lui donner plus de morphine. « Alors, il arrive ce résumé ?! McCawley ?! » Je relève le regard vers Lachlan. C’est à cause de ce genre de comportement qu’il n’a pas eu sa place de chef de service. Il se prend pour qui ? On est dans mon service, justement. Et c’est quoi ? Un novice ? ça quand on arrive `après la bataille´ ! Je prends sur moi et m’exprime pour la petite équipe que nous formons. « Jade, victime par balle au niveau de l’abdomen où le projectile est passé au travers, aucun organe vital touché. Concernant sa cuisse, la balle s’y trouve toujours. Hémotorax possible. Limite stable, j’ai le sentiment qu’elle ne va pas tarder à nous lâcher. La priorité est de lui enlever la balle, les éclats et réparer les tissus endommagés au niveau de l’abdomen. » Je déteste faire ça, pour moi tout paraît si logique. « Que quelqu’un réserve un bloc, sinon, va falloir qu’on s’occupe d’elle ici même ! » concluais-je, au cas où aucun d’eux n’aurait mesuré la gravité du cas. « Et il nous faut plus de sang que ça. » Cette petite nous est arrivée mal en point, mais vivante. Elle a tenu bon jusque là. Je ne me pardonnerais pas qu’elle en ressorte dans un autre état.  
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Ven 27 Nov - 2:59

Quelques minutes plus tôt, dans la cage d’escaliers, Frances menaçait de rire à la réflexion de son résident, persuadée qu’admettre que Cruella a toujours été parmi ses méchants, de Disney, préférés n’arrangerait pas l’image qu’on a d’elle. Quelques minutes plus tôt, son humeur était plutôt agréable. Quelques minutes plus tôt, elle ne se trouvait pas aux urgences avec une gamine sur un brancard qui, en plus d’être sans doute la seule survivante d’une fusillade, perdait de son sang sur le carrelage.
C’est ce qu’elle déteste le plus dans ce métier; faire face à la barbarie du monde qui l’entoure, même si elle n’a pas assez de naïveté pour croire que ça n’existe pas. Parce que quelques minutes plus tôt, elle était avec des malades, des gosses qui se sont réveillés un matin avec des symptômes inquiétants.. Qu’on se lève un jour avec une tumeur, Frances peut passer, mais on attrape pas une balle comme on chope un cancer. C’est dégueulasse.

Son regard clair s’assombrit soudain, alors qu’elle fusille James de ses yeux bleus orageux, persuadée que c’est une perte de temps que de tenter de rassurer la fillette qui semble jouer au yo-yo, perdant connaissance aussi souvent qu’elle reste assez consciente pour répondre ou s’inquiéter de sa situation. Pourtant Frances passe l’éponge, se tait et prend sur elle de signaler son agacement plus tard, parce que ce n’est pas le moment et qu’elle n’aime déjà pas se prendre le chou avec Arryns en public, alors devant McCawley.. C’est sûr qu’à cet instant, elle préfèrerait être en haut plutôt que là, à se demander pourquoi on l’a fait venir quand c’est clairement d’un chirurgien de traumato dont on a besoin. Alors qu’on replace Jade et que James lui fait son compte-rendu, Frances qui a déjà quitté la patiente pour récupérer ce qu’il faut pour le drain, la bouche à peine ouverte pour faire une réflexion que Robert la coupe. Ça l’agace et il le sait, mais elle se contente de ravaler son amertume; ils sont du même côté, ça ne lui servirait à rien d’user sa salive. « Pousses-toi, je vais le faire. » Elle passe devant James, le pousse un peu sur le côté et lève un regard étrange en sentant quelque chose sur sa main, quelque chose d’hésitant; la gamine vient de lui attraper fébrilement le poignet et, bizarrement, Frances n’a pas l’innocence de croire que c’est bien sa main à elle qu’elle cherchait, mais plutôt celle de James. Ça ne l’arrange pas vraiment, parce que Lachlan vient d’arriver et qu’il semble d’une humeur de chien.. Autrement dit, la confusion de Jade lui fait perdre un temps précieux, qu’elle pourrait utiliser pour poser le drain, ayant déjà préparer la zone à inciser, et la laisser partir pour la suite. « Arryns, réserve un bloc! De sa main libre, elle écarte celle de Jade qu’elle pose finalement sur son poignet, celui au bout duquel ses doigts se ferment sur le bistouri, en se disant peut être que si la gamine à l’illusion d’être aux commandes de sa propre remise en état, ça l’aidera.. Un peu. Alors elle se penche légèrement sur JadeOn t’en demande beaucoup, Frances est peut être pas emballée à l’idée de jouer les babysitter en plus du chirurgien, mais elle ne tient pas à ce que cette fillette use de son énergie à paniquer inutilement, s’il y a matière à parler d’inutilité dans ce cas, mais faut que tu nous fasses confiance. » Comment le pourrait-elle quand le chirurgien qui s’apprête à lui abîmer le corps, une nouvelle fois, ne la regarde pas, ou le moins possible ? Frances ne se pose pas la question, un regard mauvais sur les deux chirurgiens qui l’accompagnent, parce que la tension qui émane d'eux ne l'aide pas, ses doigts qui caressent la peau de la fillette, avec une douceur calculée, pour localiser l’endroit où elle doit ouvrir. C’est intrusif comme plapation et elle oublie déjà qu’il s’agit d’une gamine, sur la table .. Bien qu’à ses yeux, n’importe qui paniquerait en voyant un étranger en blouse, scalpel en main, qui s'apprête à vous trancher dans le lard. « Y a pas un infirmier qui peut se bouger ?! » Elle aussi, elle peut élever le ton et se la jouer râleur, ce n'est pas réservé qu'au Tortionnaire.

Déjà Frances reporte son attention sur son intervention. Elle déballe le matériel sur la tablette derrière elle, avec précaution, avant de préparer correctement Jade puis, après un regard furtif vers elle, la chirurgienne installe le champ fenêtré puis incise au bistouri avant d’introduire le trocart, en des gestes mécaniques. Les conditions ne sont vraiment pas idéales et pas seulement parce qu’ils ne sont pas dans un bloc, ni qu’elle est en train de faire le boulot du traumato.. Mais parce qu’une nouvelle ambulance vient d’arriver et que de ce que la rumeur porte, cette victime n’aura probablement pas autant de chances que l’adolescente.


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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Ven 27 Nov - 13:22

Alors qu’il vient de faire son constat, McCawley lui demande de drainer l’épanchement et alors qu’il se retourne pour récupérer le kit et s’apprête à rétorquer qu’il n’est pas un benêt et qu’il sait évidemment drainer sans percer les poumons, Austeen passe devant lui et lui mâche le boulot. Pendant un instant, James reste interdit. A quoi jouent-ils tous les deux ? Il n'a pas le temps de s'y attarder, mais il le prend comme une attaque personnelle de la part de la titulaire. Lachlan arrive enfin. Ce n’est pas trop tôt. Et il demande des comptes, puisqu’il est en retard et il a une drôle de façon de s’adresser à McCawley. Super, il assiste au combat de coqs, et une phrase s’échappe d’entre ses lèvres : « C’est quoi ici ?! On joue à qui veut être le meilleur titulaire ? Bordel, je suis pas interne et si vous pouviez vous détendre pour éviter de merder, ça m’arrangerait ! » Face aux titulaires et chef de service, Arryns se sent tout petit, et pourtant, il est le plus imposant physiquement, pourtant il savait qu’il risquait gros à avoir perdu son sang froid, mais il ne comprenait pas pourquoi au lieu de travailler main dans la main tout le monde se marchait dessus. McCawley demandait qu’on réserve un bloc. Mais l’image de la petite fille semble paniquée alors que Lachlan lui pose le masque sur la tête le contrariait. Ca ne dit rien qui aille. Si elle commence à stresser, ça ne va pas arranger leurs affaires. « Elle est trop stressée, son pouls augmente significativement, il serait préférable qu’on l’endorme. On lui fait peur. » Austeen lui beugle dessus, lui ordonnant de réserver un bloc, et il lève les yeux au ciel. C’est la panique. Personne n’est à son poste, il n’y a aucun interne de présent, les infirmières semblent ailleurs, et il se hâte pour commander un bloc d’urgence. Revenant dans la pièce, quelques secondes après il lance : « Bloc 4, mais Mac, je ne crois pas qu’on ait le temps de l’emmener! » Préférant rassurer la petite fille et éviter qu’elle ne panique davantage, il s’empare de la main libre de l’enfant, et il commence à chercher la veine la plus apparente pour la soulager de tout ce cirque en lui injectant la kétamine pour l'endormir. Il n’est pas anesthésiste, mais Arryns n’a pas le choix de se muer dans différents rôles face à l’urgence de la situation. Prenant la main de la petite fille, il s’exprime à son attention pour lui expliquer la situation. « Jade, écoute, tu vas t’endormir dans quelques secondes, les médecins ici sont peut-être un peu rustres, mais ils vont te sauver la vie. Je te promets que tu seras tirée d’affaire à ton réveil. T’es vraiment courageuse ! » Il se justifierait plus tard à l’attention de ses collègues. Serrant encore les doigts de la petite fille, il pose le regard sur Frances, décidant une nouvelle fois d’agir et de se transformer en assistant. « Je vais faire office d’infirmier, je pense qu’elles sont toutes réquisitionnées par la fusillade. » Lui passer les instruments comme un novice le contrariait, mais il ne pensait qu’à Jade en ce moment-même. Il fallait la tirer d’affaire. L’intervention se déroulerait ici, sinon, il serait trop tard. Et qu’on se le dise, Arryns ne se le pardonnerait pas.

Hj:
 
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Dim 29 Nov - 21:02



Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

Johan faisait ce qu'il pouvait pour calmer la fillette et lui mettre le masque sur le visage. Il le fallait pour elle, pour nous, pour tout le monde. Son bien en dépendait comme sa santé. Et bien que le chirurgien traumatologique n'aimait pas les enfants, il ne voulait pas en perdre un sur la table de la salle de trauma. Aucun patient ne devait mourir. Son métier était de sauver des vies et non pas d'en tuer, même si quelques gosses en moins sur cette planète ne ferait pas de mal. Si avoir des bébés était si difficile, comment expliquer tous ces cries de mioches dans les avions et les trains. Reprenant rapidement ses esprits, Johan scruta chaque médecin présent et leur activité. Il les regardait, se redressant brutalement, tandis que McCawley lui faisait part de la situation et du cas de la fillette. Jade, apparemment. Le médecin écouta attentivement les fait, comprenant donc rapidement l'état actuel de la gamine. Il prit son inspiration, se préparant à faire son boulot de chirurgien en traumatologie, mais, finalement les incompétents de pédiatrie se prenaient déjà pour les dieux de la médecin d'urgence. Pathétique... Il leva les yeux au ciel et fixa ensuite Frigid avec dégoût pendant que Bambi s'apprêtait à jouer au petit infirmier pour sa belle. Désespérant... Johan regarda donc chacun des médecins, l'un après l'autre, tel un tueur s'apprêtant à tirer sur ces cibles. « Puisque les deux là se prennent pour les dieux de la traumato, je ne vois pas en quoi ma présence est indispensable ! » Commença-t-il par dire. « Et toi, McCawley, pourquoi m'avait bipé et me sortir d'une autre situation d'urgence ?! » Johan s'écarta donc de la patiente, plus que jamais en colère par cette situation grotesque. « Si tu veux la tuer, Austeen, continue comme ça et tu y arriveras ! Et toi, Bambi, t'as rien de mieux à faire qu'à jouer à l'infirmière ?! Ces pédiatres... Tous des incapables ! Je ne vois vraiment pas pourquoi vous m'avez appelé ! » « Pauvre gamine... » Pensa tout de même Johan. Il la plaignait. Mais comme tous les autres savaient mieux que lui et ne pouvaient attendre deux secondes que l'expert de la médecine d'urgence soit au courant de la situation, qu'ils restent dans leur insouciance. Il ne serait pas loin en cas d'imprévu. Il ne serait pas loin parce qu'il savait que Frigid ne pourrait face aux complications que son geste pourrait engendrer. « La prochaine fois, assures-toi d'avertir des professionnels, McCawley... » Et Johan retira ses gants qu'il jeta dans la poubelle à côté de lui et il sortit de la salle de trauma puisque sa présence n'était pas indispensable au vu des actes médicaux que démarrait les autres.
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Dim 29 Nov - 22:15


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Des soins. Voici l'unique requête de la jeune fille. Pourtant son cas avait l'air de diviser les médecins s'affairant autour d'elle, leurs mains valsant le long de son corps, leurs regards parcourant ses blessures... Était-ce donc un effet de la morphine? Car cette situation lui paraissait tout bonnement invraisemblable. Jade s'était sentie impressionnée par toutes ces personnes à ses côtés pour la sauver et lui assurer d'être en sécurité. Il en arrivait de toutes parts au fil des minutes. Or à présent la situation était un véritable chaos. La Petterson était une personne qui ressentait ce genre de choses, ces instants où des personnes censées travailler main dans la main ne sont vraisemblablement pas en phases. Voici donc un nouveau problème qui s'imposait à son esprit déjà dans un piètre état. Le choc, la douleur, l'effet de la morphine qu'elle découvre pour la première fois, cet univers qui lui était jusqu'alors inconnu... Le stress était l'une des seules réactions qu'elle était en mesure d'exprimer. Peut être pas la meilleure pour aider les médecins dans leur travail mais tout le monde dans ce box était plus ou moins sous l'emprise de ce dernier.

Une nouvelle personne arriva et vint se présenter à Jade. « Salut toi. Je suis le docteur Lachlan et je vais m'occuper de toi avec tous les autres médecins ici présent. Mais pour qu'on puisse t'aider il faut que tu gardes le masque sur ton visage. C'est pas agréable, je sais, mais ça ne pourra que t'aider et nous aider aussi à te soigner rapidement. » Oui ce bout de plastique qui en plus de lui obstruer la vue lui donnait l'impression d'étouffer. Elle ne voulait pas être de ces patients difficiles ou encore une enfant criant à mort et refusant tout contact. La jeune fille avait pourtant l'impression d'avoir déjà remplir une partie du contrat, laissant ces inconnus triturer sa chair, chair ayant elle-même connue de trop nombreuses intrusions via ces balles et éclats. Gênée, mais aussi terrifiée d'être ainsi exposée. Que dire de plus? Et malgré tout elle obéit. Était-ce l'unique solution pour mettre fin à ce calvaire? Jade n'était pas convaincue mais les adultes autour d'elle semblaient déjà assez sur les nerfs pour supporter ses caprices. C'est à contre cœur qu'elle laissa le masque en place, tentant de se calmer comme elle pouvait. Sa main qui tâtonnait jusqu'alors finit par prendre prise sur un poignet. Il lui parut bien fin pour être celui de James. Il ne s'agissait pas de la bonne personne et alors qu'à l'habitude elle l'aurait retirée de suite et se serait fait toute petite honteuse et renfermée dans une profonde solitude, elle maintenu sa prise. A présent, où elle en était, l'identité de la personne n'avait plus de grande importance à ses yeux. « On t’en demande beaucoup, mais faut que tu nous fasses confiance. » Il s'agissait de l'unique femme à ses côtés, celle dont elle n'avait fait que percevoir la voix mais n'avait pas encore vu son visage. Jade tourna légèrement la tête pour tenter de mettre une image sur cette main qui attirait la sienne en direction de son abdomen. Heureusement elle finit par se libérer et colla son membre bien vite le long de son corps.

La situation s’accéléra, sentant une incision se faire à travers ses tissus. Elle n'avait pas forcément extrêmement mal, plus ou moins en train de délirer mais ce geste lui bloqua sa respiration. Lui rappelant cet instant où elle se retrouva sans voix lorsque les balles s'étaient introduites en elle une petite heure plus tôt. Puis finissant par avoir besoin d'oxygène elle prit une immense inspiration, la plus grande de toute sa vie, détruite par ce qu'elle était en train de vivre. De nouvelles paroles divulguées, des ordres lancés, des cris mais aussi des plaintes qui fusaient de part et d'autre du brancard. C'est alors qu'elle retrouva le visage de James. Il ne semblait plus exactement dans le même état que quand il avait accueilli Jade aux urgences. Ses gestes étaient pressés mais se voulaient sûrs. Sa main qui s'empara de la sienne et alors qu'elle s'attendait à recevoir un nouveau soutien de la part de l'homme, ce dernier lui enfonça une aiguille dans une veine. « Jade, écoute, tu vas t’endormir dans quelques secondes, les médecins ici sont peut-être un peu rustres, mais ils vont te sauver la vie. Je te promets que tu seras tirée d’affaire à ton réveil. T’es vraiment courageuse ! » Il eut à peine le temps de finir son discours que le produit injecté dans son système sanguin l'emportait loin. Loin de cette panique, de cette pagaille, du résultat d'un carnage de rue qui n'aurait jamais dû exister. Le regard de la jeune fille se planta dans celui du résident, ses entrailles brûlaient d'une émotion qu'elle n'avait pas ressentie depuis bien longtemps. Il était en train de l'abandonner sans aucun préavis. De la haine. Oui c'était de la haine qui s'était emparée de l'esprit de Jade Petterson mais elle n'allait pas avoir tout de suite l'occasion de l'exprimer. Ses muscles se détendirent et malgré elle ses paupières se fermèrent. Elle lâcha prise, laissant son corps entre les mains des médecins.
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Lun 30 Nov - 18:35

La situation ne lui autorise aucune tendresse et encore moins de faire appel à ses cours, lointains, d’interactions sociales. Frances n’est ni là pour jouer les babysitter, ni pour compter les points alors que les trois hommes ont l’air de clairement se jauger; elle s’attend presque à ce qu’ils baissent leur froc pour voir lequel à la plus grosse et, clairement, ça l’agace autant que ça l’afflige. Néanmoins elle fait preuve d’un sang-froid remarquable, parce qu’elle n’a que ça pour elle; seule femme du groupe, on peut pas dire qu’elle se sente en position de force, pourtant Frances n’est pas non plus du genre à se laisser bouffer par le machisme qui rend l’ambiance étouffante. C’est au tour de James de se la jouer Diva de fin de semaine et la titulaire relève la tête, lui jette un regard noir et qui laisse clairement passer son étonnement, mais aussi sa déception flagrante. Pour qui se prend-il ? Pour qui se prennent-ils, tous les trois, à hurler plus fort que les machines, au point de lui péter les tympans. Ce n’est plus un hôpital, c’est le plateau d’une série B de l’acabit des Feux de l’Amour dans le coin; et en parlant de ça, y en a clairement un qui aurait besoin de tirer son coup. Frances lève les yeux vers Lachlan, les mâchoires tellement contractés qu’elle menace de se péter les dents. Y a tellement de conversation autour d’elle, qu’elle a du mal à clairement suivre, s’intéresse surtout à Mac et ses indications, parce qu’il lui apparaît être le plus raisonnable et le plus adulte du groupe. De son avant-bras, elle s’essuie le front, s’oblige à complètement ignorer la présence de la gamine, dont James s’occupe; il ne semble bon qu’à ça pour le coup et ça l’énerve, même si elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Ses mains arrachent les instruments de celle de Arryns, sans aucune délicatesse et elle finit par relever la tête, le regard vissé sur le visage de Lachlan. « Il est clair que si vous n’êtes là que pour pester, vous feriez mieux de partir. Les abrutis de la pédiatrie peuvent, apparemment, gérer ce qui relève de votre domaine. » Le poumon n’est pas perforé, elle a su viser comme il le fallait et ça lui arrache un sourire éclair; elle n’a rien oublié de son internat en traumato. Cette gamine a une chance de s’en tirer, en revanche elle ne parierait pas grand chose sur celles de Johan. « Vous êtes si mauvais dans ce que vous faites que vous n’arrivez pas à faire vous-même un diagnostique ? Je vous rassure, cette gosse n’est pas là pour une appendicectomie! » Son drain posé, elle se recule un peu avant d’acquiescer à la réflexion de James; il faut finir le travail ici, la stabiliser avant de la monter et si elle peut faire autre chose que rester dans le coin, ça l’arrange. « Si vous appreniez à la fermer, ça vous aiderait peut être à réagir plus vite et éviter de vous faire voler la vedette par des incapables. On vous entend pas mal, mais vous ne faites rien. Elle retire déjà ses gants dans des gestes furax et elle ignore comment, mais elle se retient avec succès de ne pas les lui jeter à la gueule. Vous voulez jouer à Dieu, allez y. J’en ai fini de mon côté! » Elle lui passe devant, non sans le bousculer légèrement, avant de s’arrêter à la hauteur de Robert. « Ça ne relève plus de mon domaine, faut rappeler la traumato. » D’un regard vers James, elle lui fait signe de ne pas bouger, parce que de toute façon c’est certainement ce qu’il compte faire. D’un geste vif, elle tire le rideau et elle se presse pour récupérer les poches tant demandées, qu'elle ramène au plus vite, essoufflée de sa course effrénée qui a manqué de la faire s'empaler sur un brancard, qu'elle esquive non sans un juron.

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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mar 1 Déc - 0:23

Tu viens d'arriver pour prendre ton service, tu jettes un oeil au tableau et tentes de croiser Johan pour un récap'. Introuvable, tu hèles une infirmière de ton service qui te résume sommairement l'actualité des urgences premières. Réajustant ta blouse blanche à peine enfilée, tu croises un groupe d'internes qui échangent à voix basse : - [...]  Parait même qu'ils s'engueulent devant la patiente. - [...]  c'est bien connu, le tortionnaire et la pédiatrie ça n'a jamais été l'amour fou. - Il a lâché l'affaire [...] - Elle abandonne [...] - [...] ils ne veulent pas d'internes. Tu captes des bribes de conversations. Pas tout mais assez pour éveiller ton attention. Tu fronces les sourcils. Les voix s'arrêtent lorsque tu passes à la hauteur des internes qui - automatiquement - se dispersent dans les couloirs pour s'éviter une réflexion.

Quelques minutes à peine se sont écoulées et te voilà tirant le rideau derrière lequel la scène de toutes les attentions se déroule. L'air clairement intriguée et concernée par ce qui est en train de se passer, tu jettes un oeil à l'état des lieux. Les mines sont fermées, crispées. Une gosse est allongée, endormie et toujours sur son brancard alors qu'un drain est déjà posé. Instinctivement, tu attrapes alors un masque de protection que tu portes à hauteur de ton visage sans pour autant l'attacher correctement. Pas de suite. Que se passe-t-il ici ? Besoin d'aide ? Ton attention se porte sur Mac avec qui tu as l'habitude de travailler. Ce dernier t'expose les faits rapidement. Tu hoches positivement avant de cette fois fixer ton masque. Un bloc est prêt ? Où avez-vous besoin de moi ? demandes-tu dans une certaine urgence bien que posée. Tu sens l'énervement et l'impératif est d'arriver à calmer les esprits des médecins restant sur le cas.

hors jeu:
 
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mer 2 Déc - 11:57


Une soirée pas comme les autres au Menphis Wave

Je restai sidéré sur place. Et c’est pas peu dire ! ça m’est arrivé peu de fois dans ma carrière ! Non mais ils sont sérieux ?! J’ai jamais vu ça ! Depuis quand on est là pour se gueuler dessus comme ça. Ok, on se gueule dessus souvent dans l’urgence, parce que c’est notre manière d’évacuer notre stress, mais c’est sensé nous faire bouger, on est sensé s’écouter et s’harmoniser. « C’est quoi ici ?! On joue à qui veut être le meilleur titulaire ? Bordel, je suis pas interne et si vous pouviez vous détendre pour éviter de merder, ça m’arrangerait ! » Bambi s’y est mis le premier, commençant à faire monter le sang dans mes veines, je ne me retins d’ailleurs pas pour lui lâcher un « Commence par te comporter comme un résident si tu veux être pris au sérieux ! » Et puis t’es pas ici pour te plaindre mon coco, mais pour agir ! Et si c’est pour agir comme ça dans mon service, alors, tu dégages… C’est mon mantra, tout le monde le sait. Mon service, mes règles, ma manière de travailler. Je crois que j’ai jamais vu autant de cacophonie entre des chirurgiens qui tente de sauver la peau d’un patient. Je me fis une note à moi-même comme quoi cette équipe n’était plus jamais à reformer. Chacun voulant y aller de sa méthode, de sa marche à suivre, de sa blessure à s’occuper en priorité. Le jeune Arryns marquait un point, à agir comme ça devant la patiente, nous l’effrayons plus qu’autre chose, et il a bien fait de la plonger dans un sommeil profond. « Puisque les deux là se prennent pour les dieux de la traumato, je ne vois pas en quoi ma présence est indispensable ! Et toi, McCawley, pourquoi m'avait bipé et me sortir d'une autre situation d'urgence ?! » Lachlan y alla de son commentaire déplacé. Il est sérieux là ?! C’est son job. Le protocole me dit de biper, je bipe. ça m'apprendra à le suivre ce fichu règlement ! Je fulmine encore plus intérieurement mais ne réagit pas à cette remarque qui ne demande pas de réponse puisqu’il la connaît. Austeen se charge de répondre de manière toute aussi piquante « Vous voulez jouer à Dieu, allez y. J’en ai fini de mon côté ! » Et en voilà une qui abandonne. « La prochaine fois, assures-toi d'avertir des professionnels, McCawley... » Suivie du second. Nouvelle note à moi-même : ne plus jamais biper Lachlan pour des cas d’urgences. S’il se demande encore pourquoi il n’a pas eu le porte de chef du service de traumato à la place d’Olivia, en voilà la réponse : un n’abandonne pas un patient sur une table sous prétexte qu’on ne s’entend pas avec ses collègues. « Ça ne relève plus de mon domaine, faut rappeler la traumato. » poursuit Frances avant de s’en aller. J’acquiesce d’un signe de tête. Voilà un rapport qui allait être bien difficile à remplir une fois que nous aurions tiré la petite d’affaire. Je n’ai pas envie d’appeler quelqu’un d’autre si c’est pour revivre cet enfer de deux minutes à peine. Je prends une bouffée d’air et me reconcentre, replaçant les éléments dans l’ordre ainsi que la marche à suivre. « Bloc 4, mais Mac, je ne crois pas qu’on ait le temps de l’emmener! » Le résident me sort de mes pensées. Je m’accordai deux secondes de réflexion suite à cette information, les mains toujours plongées dans la plaie béante de la cuisse de la gamine. « Très bien, habillez-toi, on va s’en occuper ici. » lançais-je à la mauvaise équipe que nous formions. Une infirmière remplaça mes mains, tenant les compresses, tandis que j’enfilais une blouse de protection, une nouvelle paire de gants, un masque et une lampe frontale. James éteignit la lumière au plafond non sans avoir allumé le gros spot de chirurgie et s’être également préparé. « L’hémorragie au niveau de la cuisse est bien contenu, la priorité se situe au niveau de l’abdomen. Elle ne peut pas rester avec une plaie béante pendant des heures encore. » dis-je tout en préparant le corps de la patiente en le désinfectant autour de la plaie tandis que James amenait le plateau de chirurgie. Concentré, je n’avais pas remarqué la présence d’une nouvelle personne dans la pièce avant qu’elle ne se manifeste. « Que se passe-t-il ici ? Besoin d'aide ? » Je relevai le regard. Sara ! « Viens par ici, une paire de mains n'est pas de refus. Pas le temps d’aller au bloc. » lui dis-je, soulagé de voir qu’elle se proposait. J’ai plus l’habitude de travailler avec Sara qu’avec les autres, je ne doute pas de ses compétences, et je compte sur son calme, sa capacité d’écoute et son esprit vif pour nous aider.
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MessageSujet: Re: Une soirée "pas" comme les autres au Menphis Wave   Mar 15 Déc - 12:47

James ne comprenait pas qu’on puisse se battre autour d’un cas aussi délicat que celui de la petite Jade. Il craignait pour sa vie, et si personne ne s’entendait, cela pouvait mal finir. C’est la raison pour laquelle il avait pété une durite, et McCawley avait jugé bon de le remettre dans le droit chemin. Il avait raison, il avait laissé le stress prendre le pas sur son calme habituel, et il se reprit en s’excusant à l’attention de Mac : « Désolé, mais ça me fatigue de voir que personne ne peut s’entendre ! » D’ailleurs Lachlan en rajoutait et James ne répondit pas à ses provocations qu’il jugeait complètement futiles. D’autant plus qu’il n’avait pas le temps de s’en offusquer, il fallait sauver la petite et s’il commençait à s’en prendre à Lachlan, il n’avait pas fini. D’autant plus qu’il n’avait pas besoin de lui pour se monter la tête tout seul. Il jeta un regard désabusé au traumatologue qui s’en prenait au chef des urgences et qui finit par laisser tomber, laissant la petite aux mains de ceux qu’il appelait des incapables : si jamais quelque chose se passait mal, il pourrait se voir attaquer pour ne pas avoir porté secours à personne en danger. Mais là n’était pas le débat, car James était persuadé que Mac la sauverait. Austeen avait piqué au vif Lachlan mais s’était également profondément vexée. Pour le coup, elle avait abandonné le navire, laissant Robert et James s’occuper de Jade. Ce n’était pas le moment de faire une blague, mais Arryns trouvait qu’il fallait détendre l’atmosphère, aussi, quand Johan quitta la pièce, il ne put s’empêcher de lâcher : « Il a des soucis de couple lui ou quoi ? Mal baisé, le type ! » Mais il ne se détourna pas de sa tâche. Il ne fit aucun commentaire sur Austeen. Si elle possédait le surnom de Frigid, c’était pour une bonne raison. Cette dernière ramène les poches de sang et s’éloigne. McCawley prend l’initiative suite au conseil de James d’opérer ici, et le résident s’habille rapidement, et écoute les recommandations du chef de service. Achevant son accoutrement par la pose du masque, il rejoint Mac. Une infirmière était enfin présente, et s’ils manquaient de mains, ils allaient devoir faire avec. Il s’approche avec le plateau de chirurgie pour enfin s’occuper du petit abdomen de Jade. C’est alors que Sara, l’autre traumatologue fit son entrée, et ils en furent soulagés. Après maintes péripéties, mais surtout un travail acharné, Robert McCawley, assisté de la traumatologue et du résident Arryns, tira d’affaire la petite Jade, comme James le lui avait promis. Rassuré, James était sorti du bloc en proie à une certaine fatigue, parce que le cas avait été plus épineux que prévu, mais Jade était sauvée.

[spoiler"HJ"]Désolé, j'étais persuadé que c'était à quelqu'un d'autre de répondre, je sais pas pourquoi! Du coup je l'ai clôturé comme il était un peu ancien! Embarassed [/spoiler]
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