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 i'd apologize but it won't go very far › dante

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Bellamy Jagger
too young, too dumb to realize
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MESSAGES : 967 SINCE : 20/11/2015 NICKNAME : dameron (marie) ALTER EGO : henry le canari & portia le lama FACE, @ : j. morris rien que pour vos yeux

SCALPEL AND BISTOURI
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MessageSujet: i'd apologize but it won't go very far › dante   Sam 21 Nov - 22:09


DANTE JAGGER
“i'd apologize but
it won't go very far”

« Mec tu dois être tellement heureux ! Depuis le temps que t'attendais ça ! » Ripley semble dans un état d'excitation proche de l'explosion. il a beau le fixer en réfléchissant, il ne comprend pas. ce qu'il attendait ? mais Bellamy n'attend rien, jamais. il se laisse porter, il laisse faire les autres. il suit, il subit et il s'en contente. le brun ne comprend pas l'état de son meilleur ami qui fini par le remarquer et par arrêter ses trépignements. d'un mouvement de sourcil, Bellamy lui demande ce qu'il se passe, le priant de continuer ses annonces. le malaise, il le lit très bien sur le visage du roux. un truc cloche. Ripley n'est jamais mal à l'aise avec lui. tout de suite Bellamy s'imagine les folies les plus douces. Connie serait-elle enceinte ? Flynn viré ? sont-ils promu ? les mots ne viennent pas et c'est presque si il ne s'agacerait pas. Ripley hésite, et enfin prononce les mots qui tuent. « Tu sais, ton frère. Isaiah est réveillé. » le coup est dur, un poignard qu'on enfonce entre ses cotes. le souffle se coupe quelques secondes, assez pour lui donner le tournis. Isaiah est réveillé, enfin. des semaines de coma, et le gamin est enfin de retour parmi les vivants. le soulagement envahi le sage femme qui lève la tête et souffle, dans un geste d'exutoire, avant de prendre son frère d'arme dans ses bras, de le serrer contre lui, soulagé. « Oh putain. Je savais qu'il reviendrait, j'en étais sur. » il est content le gars, il sert son pote dans ses bras. là, dans leurs tenues pastels, enlacé l'un contre l'autre, il sont loin d'avoir l'air viril. mais ils s'en foutent. Isaiah est réveillé, enfin. sauf que le bonheur redescend, sauf que le soulagement laisse place à l'incompréhension. Bellamy lâche Ripley, le fixe, agité. « Attends, mais tu sais ça d'où ? » « J'ai croisé Dante tout à l'heure, il sortait de sa chambre. » la c'est une vague de froid qui s'installe chez le garçon. Dante ? Dante le dit à qui veut bien passer par là mais n'est pas venu lui apprendre la nouvelle ? la colère s'installe, et avec la rancoeur. putain, c'est la goutte d'eau. « J'y crois pas.... » Bellamy s'écarte pour de bon, fait demi tour. tant pis pour ses visites, il verra ça plus tard. là il n'a qu'une seule envie, demander des comptes à son ainé. il se balade dans l'hôpital, déterminé. il ignore les salut, les sourires. il est froid, il est dur. il implose. il n'en peut plus. lorsqu'il arrive dans le service de neurologie, il ne met pas longtemps avant de tomber sur un Dante concentré sur la lecture d'un dossier, adossé dans un coin. Bellamy s'approche, sent la colère l'échauffer de plus en plus. il ira voir Isaiah plus tard. pour l'instant ce qui compte, c'est de comprendre. pourquoi son frère n'a rien dit. pourquoi son frère ne prend pas le temps de le prendre en considération. parce qu'il a toujours eu l'impression de le déranger, d'être en trop. de ne pas importer. fini l'inconscient qui accepte tout, qui pardonne. il en a marre de pardonner à tout le monde pour un rien. Connie de l'avoir trompé, Dante de le faire passer après le reste, Payton de llii avoir fait douter. plus rien n'a de sens. c'est la colère qui prime lorsqu'il s'adresse enfin à son frère, la voix plus forte que d'habitude malgré les personnes autour. « Pourquoi tu ne me l'as pas dis ? » qu'il demande, le ton accusateur. « C'est quoi ton problème ? Tu ne pensais pas que j'aurais voulu le savoir au plus vite ? » il est devant lui désormais. il est énervé. il ne se ressemble plus. « Ça t'aurait écorché de me nipper au moins ?! »
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MessageSujet: Re: i'd apologize but it won't go very far › dante   Dim 22 Nov - 1:16



i'd apologize but it won't go very far
“i won't go easy on you”


Il observe la rousse avec un air intrigué. Elle parle. A-t-elle toujours été ainsi ? Il n'y a aucun bouton pour mettre en pause la pipelette qu'elle est, comme si elle avait constamment quelque chose à raconter, même les histoires les plus banales et inintéressantes. Pourtant, il y prête attention, comme il l'a toujours fait depuis qu'il la connaît. Époques universitaires, activités estudiantines de ceux qui avaient décidé de rejoindre les rangs des médecins, qui s'étaient lancés dans une aventures dont la finalité n'était qu'inconnue. L'un et l'autre ne savaient pas s'ils allaient réussir, pourtant, ils avaient espoir, en eux, qu'ils donneraient le meilleur d'eux-même afin d'atteindre les objectifs qu'ils avaient, parfois en commun, parfois aucunement. « Je suppose que de voir Isaiah ouvrir les yeux, ça t'a chamboulé ? » Qu'elle demande, alors qu'elle balance ses jambes l'une après l'autre, ces dernières étant dans les airs car elle était assise sur l'une des petites étagères dans le bureau qu'il occupait de temps à autre. Il était venu y poser les quelques dossiers en trop qui occupaient ses bras et l'avaient croisé devant sa porte, faisant les cents pas en se rongeant les ongles. C'était il y a à peine deux heures, qu'Isaiah avait repris conscience, après des semaines et des semaines en convalescence. Il n'avait jamais perdu espoir, n'avait jamais pensé que le plus jeune de la fratrie aurait pu y passer alors qu'il n'avait que vingt-deux ans, qu'il n'avait encore que trop de choses à découvrir dans ce monde dont la pitié n'était réservée à quiconque. Dante est assis dans son siège depuis une bonne trentaine de minutes. Minutes qu'il doit malheureusement rattraper, quand bien même il n'a pas réellement la tête ou le moral à se retrouver en face de dossiers, de caractères si petits et d'énoncés qui pour énormément ne veulent rien dire. Il aurait aimé rester dans la chambre de son jeune frère, aurait aimé prévenir chacun des membres de sa famille. Mais ils étaient certainement tous en service. Tous occupés à exercer leur profession. « Chamboulé ? Disons que c'est une nouvelle qui... » Il soupire, n'a jamais été très doué pour user de mots qui pourraient décrire ses états d'âme. « Illumine ma journée. » Et qui illuminera celle de mes frères et sœurs. Mais plus tard. Lui-même, a trop de choses à faire. S'occuper de la patiente qui possède la maladie de Parkinson à un stade déjà bien trop élevé pour qu'elle puisse s'occuper d'elle-même sans soins intensifs, aussi bien physiques que psychologiques. Un autre cas, d'hydrocéphalie. Il secoue doucement la tête, étire l'ombre d'un sourire sur son faciès quelque peu esquinté par la journée qu'il vit, et les sensations ressenties. Un signe de tête de la jeune femme, il en fait de même et les deux se retrouvent dans les couloirs de l'hôpital, empruntant néanmoins des chemins différents. Sous l'un de ses bras, le premier dossier à examiner, dans l'autre main, des pages qu'il a déjà feuilleté maintes et maintes fois, mais qu'il relie avec minutie. A peine a-t-il le temps de s'adosser contre l'une des murs qu'il atteint qu'une voix ébranle sa concentration tout juste retrouvée. Une voix bien trop familière, mais une intonation inédite pour le Dante qui arque l'un de ses sourcils, le faciès se relevant et se dirigeant vers la source de ce vacarme inhabituel. Le regard du neurochirurgien suit cette silhouette qu'il ne connaît que trop bien, mais il reste ainsi, dans cette position décontractée alors que l'assaillant des remarques est désormais posté devant lui. L'énervement dans la gorge, le Bellamy qui se laisse articuler des phrases que Dante n'aurait jamais réellement imaginé entendre. Et comme d'habitude, l'aîné de la fratrie peine à comprendre pourquoi un tel comportement. « Je comptais attendre la fin de vos services, à toi, à tes frères, à tes sœurs. » Il hausse les épaules, ne prend pas les accusations au sérieux. Il baisse le regard, non pas pour fuir celui de son frère, mais simplement pour venir lécher son propre index afin de faire tourner plus facilement les pages du dossier qu'il a dans ses paumes. Le menton se relève. « Si je t'avais croisé, je te l'aurais évidemment dit. » qu'il ajoute en toute sincérité, étirement des lèvres qui laisse paraître l'once d'un sourire. « Mais cela n'a pas été le cas. » Il soupire. Les scandales, dans les couloirs de l'établissement hospitalier, cela n'a jamais été quelque chose dont il est très friand. « Et quelqu'un d'autre t'a apparemment déjà mis au courant, donc... Tout va bien. » Il ne cherche pas à être blessant. Il a toujours été ainsi. « Sauf que je suis occupé, pour l'instant. Donc si on pouvait remettre cette conversation à plus tard... » Comme souvent. Séparer le personnel du professionnel. La vie privée du cadre de travail. Pour lui, ce n'est pas un problème. Pour les autres, c'est plus difficile de comprendre cette vision.
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Bellamy Jagger
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MessageSujet: Re: i'd apologize but it won't go very far › dante   Dim 22 Nov - 1:50


DANTE JAGGER
“i'd apologize but
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Bellamy ne fait pas de scandale. il n'a jamais un mot plus haut que l'autre. lorsque le serveur lui apporte une mauvaise commande, il s'excuse de le déranger et le remercie longuement pour faire son travail, malgré tout. Bellamy il ne s'énerve pas, il respire et il sourit. il vit pour sourire, pour donner à ceux qu'il croise un instant de répit, ce répit dont il est tant friand. il se laisse marcher dessus, il le sait. il se laisse faire parce que ça rend l'autre heureux, parce que ça lui donne l'occasion de souffler. Bellamy s'écrase pour pouvoir respirer. une certaine forme de lâcheté dont il ne peut plus assumer le poids sur ses épaules. il est éreinté des secrets, des silences et du reste de ces conneries. il a mal de devoir disparaitre pour les autres. il n'est plus rationnel. il n'est plus qu'une boule de nerfs. déçu. dégouté. désolé. il ne se défend plus contre lui même, il fini par accepter. par se mettre en colère et par exister. son air déterminé, il en surprend plus d'un. sa démarche cadencée, elle annonce la suite. il ne se débinera pas, plus. fini le paillasson. longtemps, il a cherché une raison à son frère. une explication à cette indifférence qu'il semble mettre dans le moindre de ses propos, de ses gestes. trop semblable à leur père. trop lointain. un homme qui compartimente sa vie et voudrait voir le reste de son monde suivre l'exemple à la lettre. mais Bellamy n'est pas comme ça. le robot sans songe n'est pas dans son programme génétique. lui il vit ses émotions à deux cent pour cent, il les laisse gagner. il les laisse prendre possession du reste de son être. ça lui fait faire des conneries souvent, mais qu'importe. son coté impulsif a déjà causé des dégâts, minimes mais jamais sans conséquences. son attitude entière a faillit le faire virer plus d'une fois. un rebelle des sentiments, prônant la justice et la paix. prônant la défense de chacun, à sa façon. lui passe après, il est toujours passé après. c'est aussi le cas là, devant lui. la scène est ahurissante. Dante est flegmatique, détaché. un étranger. Bellamy ne reconnait plus l'homme qui lui fait fasse. une rupture trop brutale les sépare. le brun est désolé des pensées qui lui viennent. mais voilà, plus rien d'autre que le sang ne le lit à cet homme en cet instant. le sang et les souvenirs. pour le reste, il n'est qu'un visage froid, sans attachement aucun. une blessure qui mettra du temps à cicatriser. « Oui, bien sur. Ça fait des mois qu'on attend de savoir si il se réveillera un jour, pourquoi ne pas attendre quelques heures en plus pas vrai ? » sarcasme, ironie. ça ne lui ressemble pas. baisser le son en remarquant un visage trop curieux, c'est lui par contre. il parle moins fort, mais toujours avec ce ton coléreux. avec cette tristesse à peine voilée. « Je m'en fou de tes "si". Tu aurais du nous prévenir Dante. Isaiah est plus important que tes patients non ? » il prie pour que l'autre ne réponde pas à cette question. parce qu'il sait exactement ce que l'autre est capable de répondre, et qu'il n'est pas foutu de l'accepter. non, vraiment, Bellamy ne comprend plus Dante. les deux se sont éloignés. il est furieux de voir le regard de l'autre le fuir. trop concentré sur son foutu dossier. Bellamy se retient, vraiment. « Tout va bien ? Tu trouves normal que mon meilleur ami ai su avant moi pour le réveil de mon frère ? Regardes moi quand je te parle ! » on s'arrête, on regarde la scène. Bellamy sert les dents, attends que ça ne passe, et retourne à ses affaires. À Dante qui reste le nez dans son dossier. le jumeau Jagger n'en peut plus, craque. il donne un coup dans le dossier, le regardant s'échapper des mains de son ainé sans montrer la moindre émotion. à force de voir ses frères faire, il a apprit à faire l'homme froid lui aussi. à faire l'homme vide. « C'est maintenant que j'ai envie de te parler. » ses mâchoires grincent. il en a mal au crâne. il ne comprend pas. « Merde, t'es quel genre de machines Dante ? Ton frère a faillit mourir, il a bien faillit y rester. Et toi tu préfères te concentrer sur tes névrosés plutôt que sur ta famille ? Mais c'est quoi, ta vie ? » il reprend son souffle, il a les mains qui tremblent. « T'as perdu ta femme, ouais. C'est une raison pour tous nous effacer d'un coup ? Pour jouer l'indifférent ? Tu ne trompes personne derrière ta carapace. » il est énervé, et pourtant sa voix reste basse. il ne veut pas faire d'esclandre, on parle déjà bien trop de lui. pourtant, il se sent exploser. « Tu vas finir par te foutre tout le monde à dos. »
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MessageSujet: Re: i'd apologize but it won't go very far › dante   Dim 22 Nov - 4:12



i'd apologize but it won't go very far
“i won't go easy on you”


Dante a toujours été froid. A souvent été distant, ne s'est jamais réellement lié à ses frères comme il aurait pu (et dû) le faire. Dante a bien trop longtemps imité la figure paternelle qu'il ne voyait que peu de fois. A hérité de sa mère pour quelques traits de caractère, mais n'a jamais eu la chance de posséder l'éloquence et l'empathie, la compassion adéquate pour comprendre les réactions des êtres humains. Tout comme il ne comprend pas le comportement de Bellamy, il laisse le voile de ses yeux se perdre dans des mots sur lesquels il bute dans ses pensées. Il entend cette voix qui pénètre dans son âme, une voix qui le secoue de l'intérieur et qui l'empêche de se concentrer. C'est pénible, pour Dante. C'est bien la première fois qu'il le voit aussi dépassé, aussi... incontrôlable. Et dans ce contexte inédit, l'aîné préfère jouer la carte de l'indifférence comme il a l'habitude de le faire. De cette façade forgée par les années, de cette paroi que son père a placé devant lui, comme une armure impénétrable qu'il polit jour après jour après les remarques parfois désagréables qu'il peut entendre quant à son propre comportement. Dante s'est toujours senti responsable des plus jeunes, a toujours voulu les prendre sous son aile mais avec le temps, il a dû admettre, difficilement, qu'il avait quelque peu échoué avec certains d'entre eux. Qu'ils finissaient toujours, à un moment ou à un autre, à se retourner contre la figure paternelle qu'il avait essayé de façonner. Échec cuisant qui pèse sur les épaules d'un homme qui ne sait pas réellement faire avec les relations sociales et encore moins familiales. Pour cette fratrie qui montre son amour, qui ne cesse de faire ces gestes affectifs les uns envers les autres. Et lui, sur le côté, qui ne comprend pas réellement ses élans de douceur, ces sentiments révélés et non-dissimulés comme les siens le sont, toujours emprisonnés dans la poitrine. Dante, on ne sait pas ce qu'il pense. C'est la raison qui parle, son cœur reste éteint et ne s'est pas rallumée depuis bien des années. Il ignore les tirades de son frère. C'est tellement plus facile de faire la sourde oreille quand on est borné comme Dante. Quand on n'a pas envie de se crêper le chignon avec un membre de sa famille, même si c'est un dénouement qui est inévitable et qu'il a retardé depuis des années. Il aurait pu rester de marbre, aurait pu continuer de feuilleter les feuilles qu'il ne lit que rapidement, les phrases n'ayant pas le temps de s'ancrer dans son esprit, s'envolant et laissant place aux paroles rudes mais honnêtes de son cadet. Il se contente de hocher la tête, comme si la réponse qu'il donnait ainsi était acceptable alors qu'elle ne l'était pas. C'est lorsque le dossier s'envole et qu'il atterrit sur le sol que les iris se relèvent. Ce n'est pas de la colère qu'on y voit, ni même de la compréhension. Il fait sombre, dans ses yeux. Il n'y a rien. « Content ? Mon attention est toute à toi. Je t'écoute. » Derniers mots prononcés qu'il regrette quelques instants après. Non, il n'a pas envie d'écouter ces tirades incessantes de reproches et remords qu'il n'a pas envie d'endosser. Il est agacé. Si agacé qu'il peine à garder son calme, mais il ne souhaite pas faire usage de la violence aussi bien verbale que physique. Ne pas hausser le ton, paraître complètement tranquille alors que son cœur s'accélère à mesure que les mots sortent et percutent cette âme qui prend chère. « Comme tu dis. « Faillit », seulement. Il est vivant, maintenant. Il va bien. » Tout est relatif. Bien. C'est sûrement un grand mot et il aurait aimé retirer ce qu'il vient de dire. Comment aller bien après avoir subi les atrocités qu'Isaiah a traversé ? Il serre la mâchoire. « Alors que y en a d'autres, qui meurent doucement de maladies en tous genres. » Il marque une pause, manque de couvrir la voix de son frère pour qu'il ne cesse de parler, de jacasser. « Isaiah est important. Est le plus important. Mais il s'en est sorti. Là, j'ai des patients qui méritent toute mon attention. » Et qui ne l'ont pas, parce que je suis coincé dans un couloir avec toi. qu'il se met à penser. « Et qui ne vont peut-être pas avoir la chance de sortir d'ici. » On mentionne sa femme, le poing se serre instinctivement. On ne parle pas de sa femme. On n'en parle plus. « Ça n'a rien à voir. » Mensonge. Depuis le départ de la Belle, il avait changé. En pire, sûrement. En plus froid, plus distant. Comme si tous les défauts s'étaient décuplés. « J'ai perdu ma femme, oui, tu ne me l'apprends pas. Toujours sympathique de me le rappeler. » Ironie dans les mots. Son regard, cette expression sur le faciès de Dante ne pouvait pas être plus stricte, plus dure, plus amère. « Tu sais très bien comment je fonctionne. » Les disputes, en dehors du travail. Mais quand la vie privée vient se mêler au domaine professionnel, il est complexe de faire la part des choses. « Je ne cherche à tromper personne. Désolé de te l'apprendre, mais j'ai toujours été ainsi. » Dante, il s'enfonce. Il esquisse ce sourire aux extrémités de ses lippes. « C'est quoi, ton problème, à toi ? » Il s'arrête, fronce les sourcils en se redressant. « Pour que tu viennes empiéter, comme ça, sur mes heures de travail ? » Il se passe une main dans les cheveux, lâche un soupir inconsciemment. « Tu me reproches d'aller voir mes autres patients plutôt que d'aller voir Isaiah ? » Il lâche un rire, léger, qui se fond dans les bruits ambiants. « Je te reproche de directement venir me voir pour régler des problèmes qui n'en sont pas pour moi, au lieu d'aller accueillir ton petit frère. » Il ferme les yeux un instant, observe les alentours et les quelques regards qui se heurtent au sien avant de reporter son attention sur Bellamy. « C'est donc... Plus important pour toi de t’immiscer dans mes pattes que d'aller checker notre revenant, alors que ton meilleur ami te dit qu'il s'est réveillé, si j'ai bien tout suivi. » Il hoche la tête, comme une affirmation qu'il constate et qu'il veut appuyer. « Me mettre à dos des gens ? Tant qu'ils ne sont pas importants. » Il hausse les épaules, comme pour dire que c'est pas si grave. Qu'il s'en fout. Carapace. Armure de glace que Bellamy essaie de fissurer mais que Dante maintient sous cette froideur. « Concrètement, qu'est-ce que tu veux ? Si ce n'est user de ta salive, de ma salive alors qu'on pourrait utiliser notre temps plus judicieusement. »
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Bellamy Jagger
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MessageSujet: Re: i'd apologize but it won't go very far › dante   Dim 22 Nov - 12:30


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il entend son coeur battre au niveau de ses tempes. il sent les nerfs de ses mains lui jouer des tours, pliant et dépliant ses doigts au fur et à mesure que ses mots sortent. il étouffe, ça lui vrille le crâne. la colère, celle qu'il n'a jamais gouté. ça le prend. ça le transporte. ça lui donne ce courage qu'on les fanatiques qui s'en vont mourir pour des causes sans fondement. Bellamy est un kamikaze en cet instant, prêt à se faire exploser auprès de son ainé, marqué par sa sensibilité et son dévouement. Bellamy, c'est un sourire. un sourire qui s'est fané et qui vient frapper l'autre en pleine face. Dante ne réagit pas, pourquoi changerait-il ses habitudes ? quel être détestable que celui qui ignore. il se demande si son frère a toujours été comme ça. il n'arrive pas à se souvenir. d'aussi loin qu'il s'en souvienne, Dante était du genre à s'attacher. un homme droit, mais toujours présent pour son entourage. et puis Lilith était décédée. et la silhouette était devenue fantôme. il lui en veut à Lilith, il lui en veut pour être partie, pour avoir laissé Dante se noyer dans sa détresse. il s'en veut aussi à lui, peut-être. à cette fratrie qui n'a pas su l'aider à l'époque et qui subit en silence désormais. sa famille. individus programmés pour se supporter jusqu'à ce qu'enfin l'un d'eux ne décide à crever l'abcès, faisant éclater la bulle de faux semblants. les faux semblants, c'est pas pour lui. plus maintenant. il est ridicule, pantin obéissant à cette colère qu'il ne comprend plus vraiment. marionnette dans les mains de ses émotions. il ne peut faire demi tour pourtant. il va exploser, et il compte bien faire partir Dante avec. parce qu'être seul serait profondément injuste. lucide, pourtant perdu. il fixe ce frère qui l'ignore. il se souvient de l'enfant, seul. il se souvient de cette sensation constante de rejet, d'animosité. Dante a toujours été comme ça. lui faisant penser qu'il était de trop, au final. enfant non attendu, jumeau surprise. un garçon de trop. Dante, il n'a jamais été affectueux. Dante, il n'a jamais été vraiment présent. Dante, il semble ne pas s'en inquiéter. une indifférence qui a toujours rendu le gamin fou de chagrin, et qui fait désormais exploser sa rage. parce qu'il s'est trop souvent senti seul face à son ainé. parce qu'il a toujours douté. il rit d'un grincement hargneux quand son frère le regarde enfin. comment peut-il avoir attendu tout ce temps pour se rendre compte de la cruauté de l'autre ? d'un coup, cette lutte lui semble futile. parce que l'autre ne changera pas. pourtant Bellamy est un rêveur. l'espoir fait vivre. alors il parle, quand même. parce que ça lui fait du bien et que peut-être, peut-être peut-il être entendu. « Génial, enfin un peu de considération de la part du grand docteur Jagger. » sarcasme, encore. ça lui fait mal à la bouche, ça lui chauffe les lèvres. ça sort tout seul, sans forcer. sa gorge elle n'est plus nouée non, elle devient autoroute. sans limite, simple rampe d'accès pour des paroles qu'il n'arrive pas à regretter. « Ne joue pas le jeu du plus malheureux avec moi Dante. T'es quoi, un robot pour ne pas être ne serait-ce qu'un peu touché par ce qu'il arrive à Is ? » lui, l'être plein de compassion, d'altruisme et d'amour, ne comprend pas que l'on puisse être aussi froid. il ne saisit pas le détachement de l'autre, il le déteste. incompréhension qui mène à cette détresse qui l'étouffe. « Je ne te demande pas d'arrêter de vivre pour lui mais un peu d'attention ne te ferait pas de mal.  » il pince les lèvres. il reprend. « C'est Is, oui. C'est pour lui que tu devrais faire un effort. » un effort même pas difficile. un effort, simplement. alors Bellamy perd le fil, alors il se met à parler de la femme. de la morte. là encore, le regret ne parvient pas jusqu'à son cerveau en ébullition. il n'a rien à dire face au sarcasme de son frère. il est impuissant face à la détresse qu'il devrait lire dans les yeux de l'autre et qui n'y est pas. Dante s'est éteint avec Lilith, triste vérité. il pourrait presque abandonner là la lutte, partir les bras baissés, mais non. parce que Dante est devenu ordure. et qu'il sait exactement là où le bas blesse. « Ne change pas de sujet. » qu'il souffle, entre ses dents. parce qu'il refuse d'être coupable. oui, il n'a pas vu Isaiah. oui, il ne lui a pas parlé depuis des mois -l'autre non plus, les deux se tirant la gueule chacun à l'autre bous de la planète. oui, il s'en veut et ne sais pas quoi dire pour arranger les choses. mais il refuse que ce soit Dante qui lui fasse comprendre tout ça. il refuse l'accusation. « Tu ne sais rien de moi. » qu'il souffle encore, enragé. « Tu n'as pas à me donner d'ordre. » il est prêt à souffler, à s'affirmer enfin. il est prêt à être entier, un nouveau Bellamy. et puis Dante vient appuyer là où ça fait mal. Tant qu'ils ne sont pas important. sans savoir pourquoi, l'homme se sent visé. il se sent terriblement visé et la réplique lui fait mal. il perdrait presque son visage fermé, une lueur triste dans les yeux. touché. perdant son sang. le kamikaze exécuté avant d'avoir pu faire exploser sa bombe. le gamin qui abandonne, qui se noie. ce qu'il veut ? il veut... il veut... Bellamy sert le poing, tendu. ce qu'il veut. il n'arrive pas à croire à la connerie de son frère. plus judicieusement. judicieusement ? alors voilà à quel point il compte pour l'ainé ? s'en est trop. avant de s'en rendre compte, le brun abat son poing sur la pommette de son frère, le faisant reculer, une grimace sur le visage. Bellamy vient de frapper Dante. et d'un coup sa colère s'évapore, partie comme elle est venue. il n'est plus qu'un corps lourd, le bras encore en l'air. hébété. soulagé. 
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MessageSujet: Re: i'd apologize but it won't go very far › dante   Lun 23 Nov - 22:48



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C'est comme une confrontation qui attendait d'éclater depuis bien trop d'années. Comme des remontrances, des reproches qui ont été enfouis dans une seule et même personne, que l'on a enfermé dans une boîte, que l'on a espéré garder en soi le plus longtemps possible. Puis un jour, les colères accumulées en entassées ne tiennent plus dans un seul et même compartiment, les murs ne peuvent plus supporter cette pression ardente, alors ça se craquelle, on y voit des fissures au début légères, qui grossissent au fil du temps avant d'être si importantes que le tout finit par exploser. Que tout sort, toute la fureur s'exprime dans des mots que l'on aurait jamais imaginé entendre auparavant, pas venant de cet individu, pas venant de cet être autrefois calme et tranquille, serein et quelque peu pacifiste. Quand il l'observait, il n'y voyait qu'un homme, assez tendre. Aucune violence, aucune amertume. Aveuglé par l'insouciance, Dante ne voyait pas en Bellamy une personne qui demandait de l'attention. Qui en avait besoin. L'aîné n'a jamais été l'homme le plus apte à donner de l'amour ou même de l'affection. A toujours été habile quand il s'agissait d'éloquence sur des sujets banals, mais lorsqu'on lui demandait de bomber la poitrine pour y montrer un cœur qui bat, on n'y voyait qu'un roc qu'aucun coup ne pouvait réellement briser. On avait fini par s'y faire à cette armure. Du moins, c'est ce qu'il pensait, et il ne se sentait pas plus mal à ne pas avoir à exprimer les ressentis qui pouvaient émerger dans son esprit. Son essence, il ne la comprenait pas. Il ne comprenait plus les sentiments, ne comprenait plus les essentiels d'une relation aussi bien amicale, que familiale, ou même amoureuse. Comme retombé en enfance, il ne savait plus faire la différence entre tout ce qui se bousculait dans cette âme qu'il a lui-même abîmé par les années. Dante blâme la mort de sa femme, il la blâme elle pour l'avoir laissé dans cette existence, quand bien même ses sentiments n'étaient plus aussi authentiques envers elle, elle restait un pilier, une base, une fondation qu'on ne pouvait pas briser. Et quand tout s'écroula, il se laisse sombrer sous les pierres qui le fracturèrent. Il aurait pu sortir des décombres. Mais n'a jamais trouvé le courage de le faire. Grand Docteur Jagger. Ce dernier ne peut s'empêcher d'étirer un sourire, comme flatté de cette ironie, de ce sarcasme qui pend et qui est déblatéré si facilement de la part de son jeune frère. Dante ne comprend pas où cette conversation est censée menée, sur quoi ils vont déboucher, sur quelle conclusion est-ce qu'ils vont s'arrêter. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il ne l'a jamais réellement vu agir ainsi, et que la finalité sera certainement inédite. Quelque chose qu'il n'aura pas encore vu, pas encore subi. « Et sois en honoré, d'avoir mon attention. » qu'il finit par dire, le sérieux dans le ton et sur le visage. « Même si j'ai, sincèrement, d'autres choses à faire présentement. » Le soupir est lâché alors que les mains de Dante rejoignent les poches du jeans qu'il porte, tenue simplette pour quelqu'un qui, tous les matins, se surprend à faire la larve de son lit plutôt que de trouver des habits convenables. Et voilà qu'on le définit comme étant un robot. Dante, la machine qui n'a pas de cœur, qui n'a pas le temps de se soucier des autres car il prend son travail bien trop au sérieux pour pouvoir prêter son attention à ceux qui le méritent pourtant. « Comment tu peux savoir que je ne suis pas touché par ce qui lui arrive ? T'as l'air de bien me connaître pour en tirer de telles conclusions. » Il souffle. A-t-il besoin de se justifier pour chacune de ses décisions ? A-t-il besoin d'avoir ce sermon qui n'a pas sa place, ici, maintenant ? Il le dévisage, Bellamy. Il le toise, les yeux qui envoient des billes de plombs, qui fusillent. Il ne s'explique pas. Il attend que son cadet ait fini son discours, ce speech qui risque de prendre moins longtemps que prévu. Ça s'envenime. Les tirades sont cruelles, les réponses de Dante le sont d'autant plus que les phrases se forment et se lancent. Des conséquences qu'ils ne retiennent pas, ni l'un, ni l'autre, ils se sont cherchés si longtemps qu'ils se trouvent enfin. Et l'aîné est obligé de jouer les durs. De jouer la carte de l'indifférence et du mystère, du secret. De jouer sur le secret qui pèse, sur les mentions qu'il n'énonce pas clairement. Sur ce comportement de Bellamy qui se sentira forcément visé dans ces derniers termes articulés. Mais Dante, non. Il ne s'attend pas à cette réaction. N'a pas vu le coup venir, n'a pas senti le tension montée aussi haut dans le corps de son frère. Pourtant, il regarde ces iris, les scrute minutieusement, y lit des sentiments qu'il ne comprend pas et qu'il ne comprendra peut-être jamais s'il reste ainsi. S'il reste ainsi, comme mort à l'intérieur alors que la carrure reste animée. Les phalanges repliées, le poing qui vient frapper de plein fouet l'une des pommettes de Dante. Râle de douleur, expression de surprise dans le grognement, la mâchoire qu'il serre instinctivement de même que les dents qui s'entrechoquent. Non, il ne s'y attendait pas. Et il se demande, l'espace d'un instant, si c'est réellement arrivé ou si son imagination lui a joué un mauvais tour. Pourtant, la blessure est bel et bien réelle, il sent la chaleur qui monte sur la joue, le brûlure d'un coup qui se propage sur la partie du visage qui a été frappée. La tête légèrement baissée, les prunelles fixent le carrelage blanc alors qu'il se masse doucement l'endroit touché, bruits de bouche agaçant qu'il lâche pour témoigner aussi bien de sa déception, de son exaspération que de son irritation. Il relève le menton dans un soupir, les yeux fermés qui se rouvrent pour faire face à l'assaillant. Les poings sont serrés, mais il ne fait rien. Les regards se sont tournés vers eux, Dante n'y fait pas attention. « Je dois admettre que t'as un bon crochet. » Il en rit. Il en rira toujours, des situations de ce genre, quand bien même l'envie de l'attraper par le col et le secouer comme un prunier est présente. Ce ne serait pas professionnel, de se déchaîner, ici et maintenant. « Tu crois que je ne me soucie pas d'Isaiah ? » Néanmoins, le ton est plus dur. Plus que d'habitude. Comme une acerbité qui ressort, de la colère que l'on y mélange, et cette haine qui sort d'on ne sait où. « Tu crois que je l'ai pris sous ma charge juste histoire d'avoir un patient en plus ? » Il s'arrête. « Tu crois que je l'ai surveillé jour et nuit juste parce que j'avais du temps à tuer ? » Peut-être pas jour et nuit. Mais souvent. Bien trop souvent pour qu'il soit considéré comme un patient lambda. Ses yeux roulent, se stoppent au plafond. Soupir, énième soupir. « Cette conversation, qu'on a par rapport à moi et ma soi-disant indifférence envers le cas qu'est Isaiah... » Sourire, énième sourire. Encore. Toujours. Lippes qui s'étirent dans le sarcasme, là où ça blesse. « Ce ne serait pas plutôt une excuse ? » Il observe un instant le bazar qui a été mis sur le sol, les individus qui passent en faisant attention de ne pas marcher sur les feuilles. « Une excuse pour masquer les reproches que tu as envers moi. Qui te concernent directement. Te cache pas derrière Isaiah, si t'as quelque chose à me dire. » Il hausse les épaules. Il sourit. Puis il se rend compte. Ça devait bien faire des lustres qu'il n'avait pas eu une conversation aussi longue avec Bellamy.  
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MessageSujet: Re: i'd apologize but it won't go very far › dante   Ven 27 Nov - 23:26


DANTE JAGGER
“i'd apologize but
it won't go very far”

gout métallique dans sa bouche. la rancoeur. huit lettres qu'il ne comprend que trop bien. c'est son enfance qui vient frapper Dante, c'est son adolescence, c'est l'ensemble de son parcours scolaire et du reste de son existence. médecine comme son frère. souriant comme son frère. discret comme son frère. comme son frère, toujours et encore. éduqué en éternel second, parce que les autres n'étaient pas prévu alors. parce qu'ils faisaient parti, à eux trois, d'un microcosme. et puis Harry, et puis Livie, et puis Heidi, et puis Isaiah. Bellamy il est fou, Bellamy il est blessé. on arrête pas de lui dire d'aimer, de pardonner erg d'avancer. mais c'est un peu plus dur chaque jour de se dépêtrer de ces sensations qui l'obsèdent. celles qui lui rappellent qu'il n'est pas à sa place. qu'il n'était pas fait pour être là. le gamin en trop, toujours. effacé, laissé pour compte parce que sage, parce que "Oh Bellamy, il sait s'occuper tout seul. Un véritable petit ange." mon cul. il a laissé faire, trop généreux, trop désireux de voir les autres choyés. il se demande parfois si sa colère est justifiée. et puis Dante revient à son esprit, sa suffisance sur la bouche et son dédain dans le regard. crapule à la violence à peine masquée. grand seigneur à l'ambition contrôlée. il est fort l'homme, avec son regard qui sait exactement où frapper. l'homme est aveuglé par sa colère. il fonce tout droit dans le jeu de son ainé. il se fait avoir, l'idiot. taureau qui plonge ses cornes dans la cape rouge sang. plus il est tremblant, et moins il parle. moins il parvient à s'exprimer, se contentant de ressentir des émotions qui le dépassent. si loin de ses idéologies. si il prenait le temps d'y penser au moins deux secondes, il ne parviendrait pas à se reconnaitre. il se dégouterait. mais non, à la place il reste là à fixer Dante en espérant une quelconque justice. quoi, des supplications ? des excuses ? c'en est risible. comme si son frère pouvait exprimer autre chose que du dédain. une bête qui se régale de la perte des autres. « Te connaitre ? » il rit amer le sage-femme. « J'ai arrêté de faire l'effort de te connaitre depuis bien longtemps, grand frère. » ses derniers mots sont acerbes. « Tout ce que tu m'as toujours laissé entrevoir, c'est ce comportement que tu as avec tes employés. Je n'ai le droit à rien de plus, à quoi bon chercher plus loin ? » c'est un reproche qu'il parvient à formuler. à peine quelque mot sur cette douleur longtemps ressentie. trop longtemps. cette douleur il l'exprime par la violence le brun. lui qui a toujours détesté ça, la violence. comme forcé de se défouler, de se lâcher, comme manipulé par d'étranges ficelles qui viennent envoyer son poings contre l'autre corps dans une chorégraphie sans rythme, déstructurée au possible. plus rien n'a de sens, autre que cette mélodie monstrueuse qui se joue sur les cordes de son âme sensible. une cacophonie qui s'arrête alors que sa peau rentre en contact avec le visage de son frère, comme un interrupteur à sa colère. d'un coup tout s'en va, tout part. Bellamy redevient cette douceur qui le caractérise tant. la réalité lui revient sur les épaules, il se sent soudainement stupide. il sait qu'on ne peut discuter avec Dante. pourquoi a-t-il essayé de le remettre à sa place ? il a envie de pleurer le garçon, il s'est humilié. pire encore, il a montré à l'autre cette faiblesse qui le menace tant. une faiblesse qui lui donne des excès de folie, qui le perd peut à peu. il est hébété, il est silencieux, il est ailleurs. il regarde son frère, puis le tas de feuilles au sol. dérouté. sans un mot de plus, il se penche et ramasse les papiers alors que les reproches de son ainé viennent le frapper, riposte bougrement efficace. il a les mains qui tremblent Bellamy, il sent la rage se transformer en tristesse. une larme sur sa joue pâle, puis une autre. ce sont les nerfs qui lâchent, la fatigue qui l'attaque. il n'en montre rien, trop occupé à ramasser les feuilles, à en faire un tas impeccable. comme un toc, un besoin soudain d'ordre. se concentrer à autre chose pour ne pas que son coeur s'emballe plus encore. Dante a réussi son coup. Bellamy est K.O. incapable d'aligner trois mots. parce que son ainé à raison. qu'il reste silencieux, qu'il se défile. qu'il cache derrière Isaiah la souffrance d'années entières. des cicatrices qui se rouvrent sous les mots assassins de son frère. et puis le tas est parfait, et il n'a plus rien à faire d'autre que de se lever, les yeux baissés. il tend les feuilles à son frère, le regard baissé. les yeux qui l'évitent. il ne sait pas si il doit partir en courant ou rester là, à attendre. il hésite, il tord du bec. il fini par répondre, parce qu'il n'est pas foutu de faire autre chose. « Je crois que je n'ai plus rien à te dire, ça fait bien longtemps que tu ne m'écoutes plus. » un cri de détresse derrière ses paroles amères. il attend que l'autre prenne le dossier, puis il fait demi tour. il n'a rien à faire de plus ici. il ne veut pas passer une seconde de plus auprès du tyran. il est fatigué Bellamy, il veut juste pouvoir s'asseoir, et oublier.
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MessageSujet: Re: i'd apologize but it won't go very far › dante   Dim 29 Nov - 0:44



i'd apologize but it won't go very far
“i won't go easy on you”


Il ne fait plus la distinction. Ne prend plus la peine de faire la différence entre lui et les autres. Ne cherche pas à montrer qu'il le considère comme son frère, ne cherche pas à souligner ce fait là alors qu'il est à l'hôpital, qu'il est au travail. Il a toujours vu ça comme une sorte de favoritisme, comme un choix que l'on fait à cause de liens du sang qui nous définissent et qui nous lierons à jamais. Il ne prend pas la peine de comprendre ce que les autres peuvent ressentir face à l'indifférence d'un Dante qui est leur frère, en face d'un Dante qui est leur ami, en face d'un Dante qui n'est plus le même dès lors qu'il franchit le seuil de l'établissement hospitalier. Ils ne savent pas comment réagir, ne savent pas le comportement qu'ils doivent adopter. Peuvent-ils être amicaux ? Ou doivent-ils eux aussi jouer la carte d'une indifférence qui bousille, qui grattouille les relations pourtant positives, les amitiés qui s'effritent sous le passivité d'une personne qu'ils ne reconnaissent plus. Dante ne fait pas de traitement de faveur, pas même pour les propres frères et sœurs qu'il côtoie comme de simples collègues, le peu de sourires glissés en dehors se transforment ici en des regards dont les significations peuvent être prises avec des pincettes. Des iris qui sont vides d'un quelconque sentiment, une simple œillade comme il pourrait le faire avec une connaissance hors de l'hôpital. Pas de sympathie, pas de compassion, des gestes et des mouvements qui lui demandent trop d'efforts ici-même, des attentions qu'il ne prend pas la peine d'effectuer car il considère qu'il n'est pas là pour ça. Il n'est pas là pour eux, il est là pour les patients. Il est là pour ces inconnus qui, dans la rue, ne leur accorderaient que l'inévitable détournement du regard. La réaction de Bellamy lui semble disproportionnée, il a l'impression d'avoir à faire à une avalanche qui devait tomber il y a des mois. Des années, même. Et qui prend enfin sa course dans un lieu qui n'aurait pas dû être ébranlé par des comportements comme les leurs. Dante ne sait pas quoi penser. Il n'a jamais eu à affronter son cadet dans un tel état. Ne l'a jamais vu ainsi. Inédit. Nouveau. Situation qu'il ne connaît pas et dont il ne sait pas quel comportement adopter. L'indifférence, c'est tellement plus facile. Et il est borné, Dante. Quand il n'a pas envie d'en parler présentement, c'est qu'il n'a pas envie et qu'il faut tout bonnement attendre le moment propice. Le coup a été de trop. Le poing s'est logé dans l'une de ses pommettes, il a senti le brûlure se propager tout autour, la joue rougie par une frappe qu'il n'a pas vu venir, qu'il n'a pas prédis. C'est démesuré. Bellamy, il s'est plaint et il l'a bien fait entendre à l'aîné. Ce dernier, il en discerne l'amertume dans les mots, l'acerbité effroyable qui le figerait presque. Il l'observe, le regarde, il est redevenu calme, comme apaisé. Je n'ai le droit à rien de plus, qu'il avait dit. Dante y démêle les sous-entendus, les non-dits, les indices qui le feraient soupirer en temps normal, mais il se retient, serre les dents en levant les yeux au ciel. Il sourit, Dante. Il se met à sourire, comme si de rien n'était. Des coups ? Il s'en est pris. Plusieurs. Il peut se relever, même si ça vient de son propre frère. Il repose son regard sur celui-ci, l'observe ramasser les feuilles en fronçant les sourcils. Sourire qui disparaît en le voyant ainsi. Pitoyable. Pathétique. Il la voit, la mâchoire serrée, celle qui tremble quand on retient le flot de sentiment qui se traduit sous des larmes. Les mains tremblent. Tout tremble, chez le cadet. Qui finit par se relever, les feuilles parfaitement empilées les unes au-dessus des autres. Il les observe, l'un et l'autre. Ça lui semblerait presque inutile de les prendre, de continuer comme si de rien n'était alors qu'on vient de l'attaquer salement. Et pas n'importe qui. On lui a dit, une fois, que les liens du sang étaient inébranlables. Que rien ne pouvait se mettre au travers d'une généalogie. Rien, ni personne. On se trompait. Dante, à lui tout seul, il arrive à démanteler ce réseau familial. Les feuilles sont tendues vers lui, il ne les prend pas. Pas maintenant, pas tout de suite. Ce serait facile de partir, bredouille, les mains dans les poches et de faire comme si de rien n'était. Dante, quand on le cherche, on le trouve. Bien trop rapidement. Au galop, il arrive et il fracasse de ses sabots le peu de bonté qui reste en chacun, inconsciemment. Tôt ou tard, ça finit par se briser entièrement, en de milliers de morceaux qui s'étalent, qu'on ne perçoit plus, qu'on ne pourra plus jamais recoller. « Disons que j'ai tendance à tendre l'oreille quand je ne suis pas occupé avec des choses plus importantes que des... élans de colère et des révélations de manque d'affection, ou que sais-je alors que je suis au boulot. » Il a le regard baissé, Bellamy et Dante sait qu'il est vain d'essayer de l'attraper. Alors il fixe ce faciès qui scrute l'ailleurs, les mêmes traits indifférents. « Et quand on ne me frappe pas au visage. En plein boulot. » Il soupire. Les collègues sont passés, ils ont regardé, sont repartis, mais les dires eux, sont toujours présents, sur les lèvres bavardes, dans les iris inquisiteurs. « Si t'avais tant de choses à me dire par le passé, t'aurais dû le faire en temps et en heure, au bon endroit, au bon moment. » A savoir : ni maintenant, ni ici-même. D'un geste sec qui ne se veut pas pour autant brutal, il attrape le tas de feuille qu'il place sous l'un de ses bras. « Et ne pas attendre que ça s'accumule au fil des années. » Mais peut-être, peut-être qu'il avait déjà essayé Bellamy. Mais Dante est aveugle et sourd, quand ça lui chante. « Et surtout ne pas faire de scènes de ménage au sein même de l'hôpital. Chez moi, c'est ouvert. » Littéralement. Il ne ferme pas la porte à clé. Jamais. Mauvaise habitude qui lui a valu quelques surprises. Trop de surprises, même. Il soupire, agacé. Troublé, même, par ce visage dépité qu'il a en face de lui et qui le fuit. Il relève le menton, scrute le plafond avant de regarder à sa gauche, direction qu'il souhaite prendre. L'une des mains de Dante vient tapoter l'une des épaules de Bellamy. Il se force à le faire, c'est pas instinctif. Et il s'en va. Il part. Il le laisse, là, au milieu du couloir. Et lui, il retourne vaquer à ses occupations. A déjà balayé la dispute en quittant la scène où s'est déroulée le spectacle, se concentre sur ce qui l'attend dans quelques instants. Ils auront tout le loisir de s'embrouiller. Plus tard. 
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