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 i keep dancing on my own › connie

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Bellamy Jagger
too young, too dumb to realize
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MESSAGES : 967 SINCE : 20/11/2015 NICKNAME : dameron (marie) ALTER EGO : henry le canari & portia le lama FACE, @ : j. morris rien que pour vos yeux

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MessageSujet: i keep dancing on my own › connie   Sam 21 Nov - 18:53


CONNIE WELCH
“i keep dancing on my own”

l'enfant est mort. les cris qu'il n'a pas poussé résonnent dans la chambre pâle. Bellamy lui, ne dit rien. il reste là, debout, le bous dans ses bras. désolé. abattu. la mère pleure, que peut-elle faire d'autre ? le médecin fini par s'en aller alors qu'on vient chercher le petit corps sans vie. un accident, un malheur. le troisième ce mois-ci, une perte toujours aussi dure pour le jeune sage femme. il aimerait pouvoir dire quelque chose à la femme en pleurs mais n'en est pas capable. il voudrait pouvoir lui retirer sa douleur. si seulement. il a beau en voir de temps en temps, des drames familiaux, ceux-ci l'abattent toujours autant. d'habitude, il court se réfugier auprès d'une Connie à la douce chaleur. une étreinte qui lui remet les pieds sur terre. une étreinte qui lui manque, malgré l'humiliation et la colère. il reste là un moment, fait ce qu'il peut pour apaiser l'endeuillée. et puis il part se laver les mains, protocole qu'il effectue comme un robot. l'énergie qui l'habitait n'est plus, elle semble s'être évaporée des semaines auparavant. il est fatigué le garçon, le coeur plein de désillusion. il se demande encore et encore ce qui a bien pu foirer. ce qui a pu pousser le monde à leurs tomber sur la tête. Connie c'est un manque qui lui brule les entrailles. leur vie n'est plus la même depuis l'autre. ils ne se parlent plus, ils se regardent à peine. ils s'allongent tous les deux l'un à coté de l'autre dans leur lit conjugal, prétendent s'endormir, jusqu'à ce que l'un d'entre eux n'abandonne le combat, ne parte se coucher dans le salon. un canapé qui semble connaitre une seconde vie alors que leur bonheur s'est évaporé. il ne comprend pas. il ne comprend plus. et la mort de cet enfant qui le chamboule, et ses inquiétudes qui lui jouent des tours. il est fatigué Bellamy. il ne peut plus continuer comme ça. treize heure. elle doit être en train de déjeuner. l'homme prévient son chef et part à la cafétéria où il repère vite Connie, assise avec une amie. la blonde ne semble pas au meilleur de sa forme, une mince victoire pour lui qui la connait si bien. lui qui ne parvient pas à lui en vouloir comme il le faudrait. il ne parvient pas à la détester, elle qu'il aime tant. alors il attrape un plateau qu'il remplit mollement. une pomme, de l'eau, ça lui suffit. il n'a plus faim de toute façon. quelques pas le séparent de la blonde et soudain il doute. quoi dire ? quoi faire ? le courage s'est échappé et un instant il envisage de faire demi tour. mais non, il avance. porté par les souvenirs de son rire heureux. il s'assoit à coté de cette amie qui se tait soudainement, surprise, il lui sourit poliment. « Salut, tu pourrais nous laisser un moment ? J'ai besoin de parler à Connie. » sa douceur est encore intact, un bon point pour lui qui voit la femme acquiescer et d'éloigner, le laissant seul avec ce corps maintes fois étreint. il la fixe un moment, incapable de parler. pas sur de ce qu'il doit faire. pas sur de la voix à suivre. « Comment tu vas ? » il a besoin de le savoir, au fond. parce qu'elle lui manque. parce qu'il l'aime quand même.
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MessageSujet: Re: i keep dancing on my own › connie   Dim 22 Nov - 20:21

Une journée comme une autre. Une pause déjeuner singulière, habituelle, ennuyante. Une pause déjeuner où la jeune femme retrouve l’une de ses amies infirmières et pendant laquelle elles discutent de la pluie et du beau temps. Littéralement. Ordinairement, Connie mange toujours une entrée, une salade, le plat du jour, et une pomme. Aujourd’hui ne fut guère l’exception. Elle mordait dans la pomme, répondait à son amie la bouche pleine sans se fier aux bonnes manières et répétait le même geste. Pour une fois depuis quelques jours, les deux jeunes femmes ne parlaient pas de cette histoire qui agitait l’hôpital. Si elles en avaient disserté longuement sous les regards hagards des autres employés, Connie avait décidé de laisser cette histoire derrière. Aujourd’hui, la jeune femme allait merveilleusement bien. Comme d’habitude. Comme si le fait que son petit ami (ou elle, accessoirement) squatte le canapé au lieu du lit conjugal était la chose la plus adorable au monde. Comme si le fait de ne pas s’adresser la parole de la soirée, voire de la journée, était reposant, enivrant, calmant. Que nenni. Connie, comme Bellamy, savait que tout allait mal. A ce stade, la jeune femme ignorait en partie si sa relation survivrait jusqu’à la fin de l’année ou s’ils décideraient de se séparer à l’amiable. Inutile de préciser que cette dernière option ne l’enchantait guère mais s’ils avaient fait le tour de la question, il était peut-être temps de passer à autre chose. La pomme terminée, Connie resta encore un court moment avec son amie qui tenait à lui raconter le dernier potin de son service. Une infirmière ayant fricoté avec un ancien patient, l’irréparable. Mais la fin fut avortée par l’arrivée de Bellamy. A peine Connie le vit s’asseoir à sa table que son sourire retomba. L’homme est venu la voir avec un but précis et le fit sous-entendre à l’autre jeune femme qui finit par les laisser. Connie lui adressa un bref signe de main avant de revenir vers son petit ami, un sourire gêné sur ses lèvres. Même entamer une discussion avec lui lui paraissait parfois insurmontable. Il ne l’agressa guère, bien au contraire. Une question, celle de savoir comment elle se portait, la fit détourner le regard. Non, la jeune femme n’allait pas très bien. C’était d’une évidence. « On fait aller », répondit Connie d’un ton neutre. Un silence de plomb s’installa entre les deux jeunes gens, tandis que la jeune femme jouait avec son trognon de pomme distraitement. Au bout de quelques secondes, elle se résout à lui retourner la question. « Et toi ? » Quelque part, Connie a envie de savoir qu’il va mieux. Que son moment d’égarement ne l’a pas blessé. Même si elle sait que ça n’est pas le cas. Et que les vautours qui les observaient silencieusement cherchaient à capter la moindre parole que l’autre pouvait prononcer. Quelques secondes passèrent jusqu’à ce que Connie n’ouvre la bouche de nouveau. « Pas trop dur ce matin ? » Encore des banalités. « C’est le calme plat, chez moi. A croire que personne n’a envie d’une rhinoplastie. » Un léger sourire pour détendre l’atmosphère, pour essayer de le faire rire. Pour que rien ne change, au fond.
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Bellamy Jagger
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MessageSujet: Re: i keep dancing on my own › connie   Mar 24 Nov - 15:02


CONNIE WELCH
“i keep dancing on my own”

sa peau est pâle, ses yeux creusés. si il ne se connaissait pas, il se dirait surement que ce type qu'il voit dans la glace est un inconnu, un drogué, un malade. il a l'impression de crever l'homme, à petit feu. on a beau avoir pitié, le plaindre, il n'en est rien. Bellamy se sent responsable de ce qu'il se passe. il sait au fond de lui que la faute est sienne. qu'il n'a pas su la retenir. crétin qui s'en veut et qui espère reconquérir la belle. qui espère se montrer digne d'elle enfin. qui croit qu'il l'a déçue, et que c'est pour ça qu'elle est allée voir ailleurs. que c'est de sa faute. et l'enfant qui meurt, c'est de sa faute. et Dante qui l'efface, et Payton qui l'embrasse, et Isaiah qui a été blessé. tout ça parce qu'il est fautif. beaucoup de culpabilité sur ses épaules frêles. une sensation désagréable qui lui donne la bouche pâteuse. pas dans son élément, pas à l'aise. plus bas que terre. Bellamy aurait voulu ne jamais savoir la liaison de Connie et de Flynn. plutôt crever. mais Janne avait fait la gaffe, devant lui. hilare que de savoir qu'un glandu se retrouvait cocu d'une manière des plus ridicules. il essaye de ne pas y penser lorsqu'il s'installe devant elle. elle n'a pas envie de l'imaginer avec lui dès lors que leurs regards se rencontrent. c'est plus fort que lui pourtant et un instant la colère le fait frissonner. mais il se retient Bellamy, il n'est pas comme ça. il ne s'énerve pas. il préfère se concentrer sur autre chose. sur le pendentif qu'elle porte, un cadeau de sa part. sur l'odeur de son shampoing qui lui est familière. sur ses grands yeux. sur le soin qu'elle prend à ne pas le regarder. son ton neutre, absent, il le blesse. qu'ont-ils fait pour mériter ça ? il voit bien qu'elle est mal à l'aise. il la connait par coeur Connie. rectification. connaissait. ça le rend malade de se dire qu'elle a été touché par un autre, embrassé par un autre. il a beau se dire qu'aucun être humain appartient à qui que ce soit, il ne peut s'empêcher d'être blessé. d'être jaloux. « Je pourrais dire que ça va, mais ce serait te mentir. Et je n'ai pas l'habitude de te mentir. » il sourit, tristement. il ne lui a jamais menti. Connie, c'est un peu comme sa meilleure amie. il lui dit tout, il a toujours été entier avec elle. c'est peut-être ça qui fait le plus mal. parce qu'il n'a plus confiance en elle, et que ça lui manque. pas trop dur le matin ? il baisse les yeux, il et bouleversé. « Le gamin est mort. C'est le troisième cette semaine. » pour ça aussi il se sent responsable. il regarde sa pomme, il est nerveux. il est pitoyable. et pourtant Connie parvient à le faire sourire, à nouveau. comme avant, presque. « Besoin que je vienne jouer le patient ? Il doit bien y avoir un ou deux trucs à changer, ça va vous occuper. Et puis ça m'évitera de voir les gars de la morgue. » la blague retombe dans le sinistre, et Bellamy soupire. il est vidé de son énergie. le garçon au sourire infini, l'hyperactif du bonheur est éteint. il se mord la lèvre, des mots plein la tête. « Ça me rend malade de ne plus te parler comme avant. Tu me manques Connie. » mais. il y a toujours un mais. il sert les dents, il relève la tête. « Tu le vois encore ? » il a besoin de savoir, il ne peut faire autrement.
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